Tout le monde s’accorde à dire que @JLMelenchon possède un talent politique particulier. L’affaire Barbara Butch introduit un sérieux doute sur le sujet.
Ce qui identifie la @FranceInsoumise telle que l’a façonnée son leader, ce ne sont pas des mesures, une doctrine idéologique, des idées originales. De ce côté là, le discours est largement faisandé : modèle URSS/Brejnev, Cuba/Castro, Venezuela m/Chavez.
Ce qui caractérise LFI, et qui séduit aujourd’hui une partie dominante de l’électorat à gauche, ce sont des manières d’être dans le débat, radicales et déterminées, ne reculant jamais, ne regrettant jamais, ne s’excusant jamais. Pour faire valoir ces postures, et pour permettre aux futurs électeurs de les remarquer, il faut accentuer les clivages, rendre par le verbe les désaccords insurmontables et, au passage, qualifier de manière dévalorisante m - voire insultante - tous ceux qui ne sont pas réputés de la famille.
D’une certaine manière, LFI incite ses membres à vivre dans le conflit permanent. Pas de repos, toujours sur la brèche. Ceci explique l’initiative prise par LFI à Grenoble à l’encontre de Barbara Butch, sotte sur le fond, excessive dans la forme, d’une évidente violence intellectuelle, porte ouverte aux violences physiques. C’est d’ailleurs sur ces incriminations que la DJ vient de déposer une plainte contre LFI.
Faute de doser les ingrédients de l’action quotidienne, la séduction que fabriquent Jean-Luc Melenchon et sa « formation gazeuse » est largement contrebalancée par l’indignation qu’elle provoque et la trouille qu’elle suscite. D’où la pétition de 300 personnalités du spectacle après la violence exercée contre Barbara Butch. Figurent, dans la liste des signataires, des compagnons de route du candidat à l’élection présidentielle.
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne tempere-t-il pas ses ardeurs et celles des siens ? Parce qu’il les aime. Parce qu’il aime vivre dans la tension. Parce que selon sa psychologie, la colère est de gauche; ou encore : on n’est pas de gauche si on est pas en colère.
Raisonnement enfantin, conséquences lourdes. Si cette ligne de pente coagule un électorat qui, peut-être, propulsera son candidat au second tour de l’élection présidentielle, elle tue tout espoir de victoire lors de la confrontation finale.
Jean-Luc Melenchon a réussi cet exploit : susciter aujourd’hui davantage de rejet que @MLP_officiel Vingt ans en arrière, on aurait cru cela impossible. Cela classe, en définitive, le chef de la France Insoumise parmi les plus mauvais stratèges de la politique française.
La vérité tient dans cette maxime : le rêve du leader de LFI, c’est d’être qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle, pas d’être le prochain président de la République.
Etonnant, non ?
À réécouter : Quand Marine Le Pen réclamait « l’inéligibilité à vie » pour les élus condamnés, notamment pour « détournement de fonds publics ».
Se souvenir qu’elle a fait fortune, de père en fille, en faisant du « tous pourris » un fond de commerce.
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@RER_A@prefpolice Merci @prefpolice d’avoir prévenu au dernier moment. La plupart des voyageurs ont découvert l’info. dans le RER. Anticiper, c’est décidément compliqué !
5 à 6 blessés par jour dans le canal Saint-Martin à cause des bouts de verre, sans compter les grandes plaies à la tête, luxations d'épaules, fractures de chevilles, et plein de "mini catastrophes".
Paris, 8h. Ligne 6.
La RATP a inventé le concept du sauna collectif écologique.
Nouvelle rame, sans climatisation pour réduire l’empreinte carbone.
Résultat : des voyageurs rincés.
Si l’objectif est de rendre la voiture à nouveau attractive, c’est une réussite.
@Ligne6_RATP
Pourquoi on doit arrêter le Mistral bashing.
Wald, je te dois une réponse. T’es là depuis mes débuts en février, t’as toujours gratté là où ça fait mal. Donc prends une bière, j’ai des choses à te dire. Et que ça profite à tout le monde. 🐛
Le sujet n’est pas d’avoir le meilleur modèle grand public. C’est d’avoir une IA utilisable par ceux qui ne peuvent pas envoyer leurs données chez OpenAI ou Anthropic.
Oui, Qwen 27B démonte le Mistral 120B. Oui, leur com est souvent mauvaise. Oui, ils ont 194k abonnés contre 4,9M pour OpenAI. Oui, ils ne gagnent pas tous les benchmarks. Oui, certaines releases sont expliquées comme une appliance réseau de 2008.
Parce que pendant qu’on s’obsède sur les benchmarks publics, Mistral avance ailleurs.
Janvier : accord-cadre avec le ministère des Armées.
Février : achat de Koyeb + 1,2 Md€ pour un datacenter IA en Suède. Mars : Mistral Small 4, Forge, Leanstral, Voxtral + coalition NVIDIA Nemotron. Mars aussi : 830M$ de dette pour 13 800 GPU à Bruyères-le-Châtel, à côté du CEA.
Avril : Business Insider révèle que xAI a discuté d’un partenariat à trois avec Mistral et Cursor pour rattraper OpenAI et Anthropic sur le code et les agents.
Mai : Mistral annonce Industrial Engineering avec Airbus, BMW et ASML. Ils rachètent Emmi AI pour la Physics AI. Ils sortent Medium 3.5 en open weights. Ils lancent Vibe avec remote agents, Connectors et Workflows. Et ils annoncent Les Ulis : 10 MW d’inférence en France.
Juin (aujourd'hui) : Arthur pose les mots. Nouveau modèle cet été. Nouvelle famille « fat but sparse ». Early access en juillet pour la recherche, les gouvernements et l’industrie. Et surtout : open weights pour ce modèle et les suivants.
Le message est clair : tu ne peux pas posséder, auditer ou améliorer un système que tu ne touches qu’à travers l’interface de quelqu’un d’autre.
C’est ça, la stratégie du cafard.
Les cafards ne survivent pas parce qu’ils sont les plus beaux ou les plus aimés. Ils survivent parce qu’ils s’infiltrent dans les murs, les tuyaux, les endroits que personne ne regarde. Et ils sont encore là quand les autres ont disparu.
-> Défense, banque, spatial, télécoms, industrie lourde, énergie, secteur public.
Ce ne sont pas les marchés les plus bruyants, mais ce sont les plus collants. Une fois que tu es dedans avec les données, les process, l’infra et les équipes, tu ne dégages pas facilement.
Forge ? Ce n’est pas du RAG avec une landing page propre. C’est Mistral qui débarque chez toi avec des ingénieurs, dans tes données, ton code, ton vocabulaire métier et tes contraintes internes pour construire un modèle qui apprend ton entreprise.
Ces organisations ne peuvent pas juste balancer leurs données sensibles dans un SaaS américain ou chinois. Elles ont besoin de contrôle, de déploiement local, d’auditabilité et de souveraineté.
En Europe aujourd’hui, qui coche vraiment ces cases ? Mistral.
Ça ne veut pas dire qu’il faut arrêter de critiquer. Au contraire.
Benchmarker froidement. Dire quand Qwen est meilleur. Dire quand une release est mal vendue. Mais il y a une différence entre être exigeant et être aveugle.
Le vrai sujet n’est pas de savoir si Mistral bat tout le monde aujourd’hui.
Le vrai sujet, c’est : qui sera encore là si les Chinois ferment le robinet de l’open weights ? Qui peut fournir une IA européenne aux institutions qui ne peuvent pas dépendre d’OpenAI, Anthropic ou Alibaba ?
Arthur et l’équipe ont commencé avec un tweet en 2023 pour lâcher leur 7B. Aujourd’hui, ils dirigent une scale-up avec les Américains devant, les Chinois aux fesses, les régulateurs sur les côtés et les clients enterprise qui veulent tout.
Ce sont des scientifiques et des builders, pas des communicants. Et ça se voit. Mais quand Arthur parle, on a envie d’écouter. Parce qu’il y a une mission derrière.
Ma vision est simple :
>Forge doit devenir le cheval de Troie (data proprio + hardware local + relation profonde).
>Il faut un open weights au niveau des meilleurs Qwen 27/35B MoE, robuste et bidouillable.
>Le Chat et Vibe doivent progresser, mais ce n’est pas là que se joue la bataille principale.
Mistral ne gagnera pas en devenant « le ChatGPT français ». Mistral gagnera s’il devient la couche IA des organisations qui ne peuvent pas se permettre de déléguer leur intelligence stratégique.
Si demain les Chinois arrêtent de publier des open weights, Mistral sera là.
Qwen c’est magnifique, un cadeau pour l'humanité. Mais on ne peut pas bâtir toute notre souveraineté sur la générosité durable d’Alibaba.
Alors oui, tout n’est pas parfait. Oui il y aura des ratés. Oui il y aura encore des benchmarks moyens.
Mais rien n’est fini. Au contraire, c’est maintenant que ça commence.
La chaussette est chauvine. Elle assume.
Et pour une fois, on a peut-être une boîte européenne qui ne se contente pas de commenter le train américain depuis le quai. Et elle dit : on y va.
Depuis quelques jours, la souveraineté numérique semble être devenue la nouvelle obsession de nos responsables politiques.
Il a suffi que les États-Unis restreignent l'accès à leurs IA les plus avancées pour voir resurgir les vieux réflexes français : déclarations martiales sur la souveraineté technologique, injonctions à soutenir nos champions nationaux, appels à davantage d'argent public, multiplication des plans stratégiques et confusion permanente entre communication politique et politique industrielle.
Mais une fois encore, le débat est pris à l'envers.
Comme souvent en France, on confond la conséquence et la cause. On regarde les géants américains et on s'imagine que leur réussite est née d'une décision politique. Alors on cherche le bon plan, le bon dispositif, la bonne subvention. Comme s'il suffisait de décréter l'innovation pour qu'elle apparaisse.
L'histoire raconte exactement l'inverse.
Les grandes ruptures technologiques n'ont pas été créées dans les ministères. Elles sont nées dans des laboratoires, des garages, des universités, des entreprises. Elles ont été portées par des chercheurs, des ingénieurs, des entrepreneurs et des investisseurs prêts à prendre des risques considérables.
Et puis, pardon d'être politiquement incorrect, mais je veux dire les choses : Mistral fait un travail remarquable et mérite le respect. Sa réussite relève du miracle tant les obstacles qu'il a dû surmonter sont énormes. Il n'empêche : dans les benchmarks, Mistral est aujourd'hui largement distancé par les modèles américains et chinois. Faut-il donc contraindre nos administrations et nos entreprises à s'équiper d'un outil moins performant, au seul motif qu'il est français ?
Car soutenir une entreprise parce qu'elle est française n'est pas une stratégie. Une stratégie consiste à créer un environnement où 10 Mistral peuvent émerger, où 100 entrepreneurs peuvent tenter leur chance, où les capitaux du monde entier ont envie de venir investir.
Et c'est précisément là que se situe notre retard.
Quand un investisseur regarde la France, il voit des délais administratifs interminables, des grèves, une inflation réglementaire permanente, une fiscalité complexe et une culture de la méfiance vis-à-vis de ceux qui créent. Pendant ce temps, les États-Unis et certaines nations asiatiques attirent les talents, les capitaux et les projets industriels à une échelle qui n'a plus rien de comparable.
Le sujet n'est donc pas de savoir combien de milliards l'État va distribuer. Le sujet est de savoir pourquoi tant de milliards privés choisissent d'aller ailleurs. Croyez-moi : si la France parvenait à combattre les forces intérieures qui la brident et la ralentissent, les capitaux viendraient d'eux-mêmes !
La véritable souveraineté ne se décrète pas : elle se construit. Elle naît lorsque l'innovation devient plus facile, plus rapide, plus rentable que chez les voisins. Elle apparaît lorsque les entrepreneurs ont davantage de temps pour créer que pour remplir des formulaires.
Voilà le seul débat que nous devrions avoir.
@MacLesggy Ce n’est pas parce que de nombreuses fake news circulent qu’il faut en diffuser d’autres.
Plusieurs médias font état du risque particulièrement élevé du tabac : La Dépêche, Le Point, France 24, Le Monde… stop à la cabale générale contre les médias ! Tous ne se valent pas.
Madame @GeWoessner décrit un phénomène grandissant au sein des médias qui sont responsables selon moi d’une grande part de désinformation en santé
Je vous partage l’infographie que j’ai créé via chatGPT pour illustrer ce phénomène de « boule de neige de la désinformation »
Ça marche pour le cadmium, l’acetamipride etc …
Personne ou presque ne retourne à la source
Personne ou presque ne fait donc son boulot.
Salesforce choisit la France.
Deux milliards d’euros supplémentaires pour ouvrir à Paris son premier AI Innovation Hub au sein de l'UE, soutenir les talents et renforcer l’écosystème IA. Un nouvel engagement stratégique d’ici 2030.
Thank you!
IKEA choisit la France.
35 millions d'euros d'investissements supplémentaires d’ici 2030, 10 magasins IKEA compacts, 300 emplois et des livraisons durables par la Seine.
Ça méritait bien un kit !
Détrônée et reléguée à la troisième place en audience, CNews dévisse. Pour tenter d’enrayer ce grand déclassement, la chaîne radicalise sa ligne éditoriale, plus prorusse que jamais.
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Le cas Xenia Fedorova agite le groupe Bolloré, mais aussi le sommet du pouvoir. En 2024, une carte de résident de 10 ans a été délivrée à l’ex-patronne de RT France sans que le préfet de police de Paris n’ait été mis au courant https://t.co/vSYPAPanBu avec @ArianeChemin