Madhhab de l’Imam Zayd | La Sunnah du Prophète ﷺ telle qu'elle a été transmise par sa descendance : les fils d'al-Hassan et d'al-Hussein, paix sur eux.
Ce compte a pour vocation de vous faire découvrir la foi zaydite, la plus ancienne doctrine de l’islam. Nous n’aborderons ni la politique ni la géopolitique, afin d’éviter problèmes, tensions et divisions inutiles.
Le savant Mohammed al-Houthi répond aux chiites rafidites et aux sunnites qui cherchent à fragmenter les zaydites en jaroudisme et batrisme, deux courants inexistants du zaydisme créés par les rafidites dans le but de nous nuire.
Le zaydisme est-il un courant sunnite ?
L’Imam Majd al-Din al-Muayyadi (as), le dernier Imam des Zaydites (1914 - 2007), a dit :
« L'école zaydite forme, avec l'école [sunnite] shafiite, deux jumeaux principaux et deux branches d'une même racine doctrinale. »
Fatwa sur les drapeaux, par le respecté savant Mohammed ibn Abdullah Awad
✳️Question
Quelle est la règle concernant les drapeaux et les bannières dans la doctrine zaydite ? Et est-il permis pour nous de porter des bannières ou des drapeaux autres que le drapeau du Tawhid, tels que des drapeaux locaux ou nationaux, ou ceux de sociétés ou d'organisations ?
↕️Réponse
La bannière qui indique que ceux qui la portent appartiennent à une pensée égarée ou sont des partisans d'un parti infidèle ou de ce type, cela n'est pas permis et n'est pas licite. Quant à la bannière qui indique l'appartenance à un pays ou à une tribu, il n'y a aucun inconvénient.
Fatwa sur les sourcils, émise par le respecté savant Mohammad ibn Abdullah Awad
✳️ Question
Chez une femme, l’épilation des sourcils est-elle autorisée ?
↕️ Réponse
Il n'y a aucun inconvénient à ce qu'une femme élimine les défauts de ses sourcils s'il y a des défauts.
Ce qu’il a dit dans la vidéo n’est pas ses propos, il racontait une histoire. C’est assez facile de prendre un extrait de 19 secondes sur une conférence de 2h30. L’avis des zaydites sur les Compagnons et Aïsha, paix sur eux, est assez connu ; la flagellation est le châtiment pour ceux qui les maudissent. Je pense que même les sunnites n’ont pas de sanctions et châtiments aussi sévères contre ceux qui s’en prennent aux Compagnons, j’ai pas le souvenir que les chiites étaient flagellaient en Irak si ils maudissaient les Compagnons
@sonofagazi@capitaine_snake Le Jaroudisme et le Batrisme n’existent pas au sein du Zaydisme, il s’agit de deux faux concepts créés par les chiites rawafidh dans l’intérêt de nous diviser. J’ai traduit un long discours d’un savant zaydite qui parle de cette question, je le publierai dans quelques jours
Nous sommes vos frères, nous formons une seule doctrine. Je ne pense pas que les milices chiites d’Irak auraient accepté une telle banderole dans leur rassemblement. Tu en penses quoi ? Précisons aussi que le terme "rawafidh" provient du vocabulaire zaydite, c’est nous qui avons employé ce terme pour la première fois pour dénoncer les chiites duodécimains.
L’anniversaire du Messager de Dieu est l’occasion pour réaffirmer que le sunnisme et le zaydisme forment un seul courant religieux !
La banderole affiche :
« Ô Dieu, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, et agrée les Califes Bien Guidés : Abou Bakr, Omar, Othman et Ali ; ainsi que le reste des Compagnons de Ton Prophète, tous ; et les Successeurs, et ceux qui les suivent dans la droiture jusqu’au Jour du Jugement. »
Je dis ça dans le contexte que l’Imam Hadi, fondateur de l’imamat zaydite, est plus sévère que les savants sunnites sur les sanctions à prendre contre ceux qui maudissent les Compagnons du Prophète.
L'Imam Hadi a déclaré que ceux qui insultaient les califes méritaient des châtiments corporels et a ordonné que ceux qui insultaient Abou Bakr et Omar soient fouettés
Source : Al-Idah li ma Khafiya min al-Itifaq 'ala Ta'dim sahabat al-Mustafa par l'Imam al-Hadi ila'l-Haqq Yahya
LONG FORMAT
La retraite spirituelle et la préservation de la foi, selon ʿAlī ibn Muḥammad al-ʿAjrī (1903 - 1987)
Dans son ouvrage Al-Maqāṣid al-Ṣāliḥa fī al-Fatāwā al-Wāḍiḥa (Les objectifs vertueux dans les fatwas explicites), ʿAlī ibn Muḥammad al-ʿAjrī développe une réflexion approfondie sur la place du croyant dans une société où la corruption morale, les troubles religieux et la dégradation des relations humaines peuvent devenir des obstacles à la foi et à la pratique religieuse. Son propos s’inscrit dans une discussion consacrée à l’ʿuzla, c’est-à-dire la retraite spirituelle, l’éloignement des mauvaises fréquentations et la limitation des rapports sociaux lorsque ceux-ci deviennent nuisibles.
Cependant, al-ʿAjrī ne présente pas la retraite comme une règle absolue ni comme une obligation valable en toute circonstance. Il cherche plutôt à déterminer quand l’isolement est préférable à la fréquentation des gens, et quand la présence parmi eux demeure nécessaire ou méritoire. Sa réflexion repose sur le Coran, les hadiths attribués au Prophète et à sa famille, les paroles de ʿAlī ibn Abī Ṭālib, les enseignements des imams et les propos de nombreux savants et ascètes zaydites.
L’idée centrale qui ressort de son exposé est la suivante : le croyant doit rechercher ce qui protège sa religion, purifie son âme et le rapproche d’Allah. Si la fréquentation des hommes favorise la connaissance, la réforme et le bien, elle est préférable ; mais si elle entraîne les péchés, les conflits, la vanité et l’éloignement d’Allah, la retraite devient alors une protection et parfois une nécessité.
I. La corruption de l’époque comme cause de la retraite
Selon al-ʿAjrī, l’isolement peut devenir préférable lorsque la société se dégrade et que les comportements des hommes s’éloignent de la religion. Il évoque une époque où les personnes vertueuses deviennent rares, où les mauvaises fréquentations se multiplient et où les relations sociales exposent le croyant à de nombreux dangers.
La fréquentation des gens n’est donc pas considérée comme bonne en elle-même. Elle doit être jugée en fonction de ses conséquences. Une personne peut fréquenter les autres et perdre progressivement sa pudeur, sa sincérité, sa patience et sa foi. Elle peut être entraînée dans la médisance, les disputes, la jalousie, l’ostentation, les plaisirs interdits ou les discussions inutiles.
Al-ʿAjrī souligne ainsi que le musulman ne doit pas se laisser tromper par le simple fait que les relations sociales sont nombreuses ou agréables. La quantité des fréquentations ne constitue pas une preuve de leur utilité. Ce qui compte, c’est leur effet sur l’âme et sur la religion.
Lorsque les gens de bien sont peu nombreux et que les mauvaises influences dominent, le croyant peut donc choisir de s’éloigner afin de préserver sa foi. La retraite n’est pas alors une fuite lâche devant les responsabilités, mais une forme de prudence spirituelle.
II. La retraite comme protection de la religion et de l’âme
Dans l’ensemble des textes, al-ʿAjrī présente la retraite comme un moyen de protéger plusieurs dimensions essentielles de la vie religieuse :
la foi ;
la sincérité ;
la tranquillité du cœur ;
la langue ;
le temps ;
la pudeur ;
la concentration dans l’adoration ;
l’éloignement des péchés ;
la préservation contre les conflits et les tentations.
La fréquentation excessive des gens expose en particulier le croyant aux fautes de la langue. Les textes insistent sur les dangers de la médisance, du mensonge, de la calomnie, des paroles inutiles, des moqueries et des disputes. Or, lorsque l’homme reste à l’écart, il réduit les occasions de tomber dans ces péchés.
Selon ʿAlī ibn Muḥammad al-ʿAjrī, l’isolement permet également de préserver son temps. La fréquentation des gens peut être longue, répétitive et dépourvue d’utilité. Elle peut remplir les journées de conversations sans intérêt, de visites incessantes et de préoccupations mondaines.
d’acquérir la science ;
de transmettre la religion ;
de conseiller ;
d’aider les faibles ;
de maintenir les liens de parenté ;
de participer au bien ;
de défendre la vérité ;
de réformer la société.
La retraite est préférable lorsqu’elle permet :
de protéger la foi ;
d’éviter les péchés ;
de préserver la langue ;
de se libérer des disputes ;
de consacrer du temps à l’adoration ;
de se repentir ;
de méditer ;
de fuir les mauvaises fréquentations ;
de préserver sa dignité et sa tranquillité.
Le choix entre la compagnie et la solitude doit donc être fait en fonction de la religion, de la situation et de la capacité de chacun. Ce qui est bénéfique pour un savant expérimenté peut être dangereux pour une personne faible ou facilement influençable.
Conclusion
ʿAlī ibn Muḥammad al-ʿAjrī présente la retraite spirituelle comme une voie de protection et de réforme dans un monde où les fréquentations peuvent devenir une source de corruption. Il insiste sur la nécessité de préserver la foi, la langue, le temps, la sincérité et la tranquillité du cœur.
Son propos ne consiste pas à condamner toute relation humaine. Il distingue soigneusement la compagnie des gens vertueux, qui peut apporter science et bien, de la fréquentation des personnes mauvaises, qui peut entraîner vers les péchés et les troubles. La retraite n’est donc pas un mépris des hommes, mais une manière de choisir ses relations et de protéger sa religion.
Selon al-ʿAjrī, le croyant doit se demander si sa présence parmi les gens le rapproche d’Allah ou l’en éloigne. Lorsque la fréquentation favorise la réforme, l’enseignement et l’accomplissement des devoirs, elle est utile et parfois obligatoire. Mais lorsqu’elle entraîne la corruption, la distraction, les disputes et l’affaiblissement de la foi, l’isolement devient préférable.
La pensée d’al-ʿAjrī peut ainsi être résumée par cette idée : le croyant ne doit pas rechercher la compagnie pour elle-même, ni la solitude pour elle-même ; il doit rechercher ce qui est le plus bénéfique pour sa religion et pour son retour vers Allah. La meilleure retraite est celle qui purifie le cœur, protège des fautes, augmente la sincérité et permet au croyant de retrouver sa dignité, sa paix intérieure et sa proximité avec son Seigneur.
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La retraite spirituelle et la préservation de la foi, selon ʿAlī ibn Muḥammad al-ʿAjrī (1903 - 1987)
Dans son ouvrage Al-Maqāṣid al-Ṣāliḥa fī al-Fatāwā al-Wāḍiḥa (Les objectifs vertueux dans les fatwas explicites), ʿAlī ibn Muḥammad al-ʿAjrī développe une réflexion approfondie sur la place du croyant dans une société où la corruption morale, les troubles religieux et la dégradation des relations humaines peuvent devenir des obstacles à la foi et à la pratique religieuse. Son propos s’inscrit dans une discussion consacrée à l’ʿuzla, c’est-à-dire la retraite spirituelle, l’éloignement des mauvaises fréquentations et la limitation des rapports sociaux lorsque ceux-ci deviennent nuisibles.
Cependant, al-ʿAjrī ne présente pas la retraite comme une règle absolue ni comme une obligation valable en toute circonstance. Il cherche plutôt à déterminer quand l’isolement est préférable à la fréquentation des gens, et quand la présence parmi eux demeure nécessaire ou méritoire. Sa réflexion repose sur le Coran, les hadiths attribués au Prophète et à sa famille, les paroles de ʿAlī ibn Abī Ṭālib, les enseignements des imams et les propos de nombreux savants et ascètes zaydites.
L’idée centrale qui ressort de son exposé est la suivante : le croyant doit rechercher ce qui protège sa religion, purifie son âme et le rapproche d’Allah. Si la fréquentation des hommes favorise la connaissance, la réforme et le bien, elle est préférable ; mais si elle entraîne les péchés, les conflits, la vanité et l’éloignement d’Allah, la retraite devient alors une protection et parfois une nécessité.
I. La corruption de l’époque comme cause de la retraite
Selon al-ʿAjrī, l’isolement peut devenir préférable lorsque la société se dégrade et que les comportements des hommes s’éloignent de la religion. Il évoque une époque où les personnes vertueuses deviennent rares, où les mauvaises fréquentations se multiplient et où les relations sociales exposent le croyant à de nombreux dangers.
La fréquentation des gens n’est donc pas considérée comme bonne en elle-même. Elle doit être jugée en fonction de ses conséquences. Une personne peut fréquenter les autres et perdre progressivement sa pudeur, sa sincérité, sa patience et sa foi. Elle peut être entraînée dans la médisance, les disputes, la jalousie, l’ostentation, les plaisirs interdits ou les discussions inutiles.
Al-ʿAjrī souligne ainsi que le musulman ne doit pas se laisser tromper par le simple fait que les relations sociales sont nombreuses ou agréables. La quantité des fréquentations ne constitue pas une preuve de leur utilité. Ce qui compte, c’est leur effet sur l’âme et sur la religion.
Lorsque les gens de bien sont peu nombreux et que les mauvaises influences dominent, le croyant peut donc choisir de s’éloigner afin de préserver sa foi. La retraite n’est pas alors une fuite lâche devant les responsabilités, mais une forme de prudence spirituelle.
II. La retraite comme protection de la religion et de l’âme
Dans l’ensemble des textes, al-ʿAjrī présente la retraite comme un moyen de protéger plusieurs dimensions essentielles de la vie religieuse :
la foi ;
la sincérité ;
la tranquillité du cœur ;
la langue ;
le temps ;
la pudeur ;
la concentration dans l’adoration ;
l’éloignement des péchés ;
la préservation contre les conflits et les tentations.
La fréquentation excessive des gens expose en particulier le croyant aux fautes de la langue. Les textes insistent sur les dangers de la médisance, du mensonge, de la calomnie, des paroles inutiles, des moqueries et des disputes. Or, lorsque l’homme reste à l’écart, il réduit les occasions de tomber dans ces péchés.
Selon ʿAlī ibn Muḥammad al-ʿAjrī, l’isolement permet également de préserver son temps. La fréquentation des gens peut être longue, répétitive et dépourvue d’utilité. Elle peut remplir les journées de conversations sans intérêt, de visites incessantes et de préoccupations mondaines.
La contagion morale
L’homme est influencé par ceux qu’il fréquente. Même s’il ne commet pas immédiatement les mêmes fautes, il peut finir par les considérer comme normales. C’est pourquoi al-ʿAjrī accorde une grande importance au choix des compagnons.
IX. Les paroles des anciens sur la solitude
Pour appuyer son argumentation, al-ʿAjrī rapporte de nombreuses paroles attribuées aux anciens, aux ascètes et aux autorités religieuses. Ces paroles présentent la solitude comme une source de dignité, de tranquillité et de sécurité.
Certaines formules montrent que l’homme qui se tient à l’écart des querelles conserve mieux son honneur. D’autres expliquent que la fréquentation excessive des hommes entraîne l’humiliation, les attentes déçues et la dépendance à leur égard.
La solitude permettrait ainsi au croyant de ne pas attendre des créatures ce qu’il doit rechercher auprès d’Allah. Plus l’homme dépend du regard des autres, plus il risque de perdre sa liberté intérieure. À l’inverse, celui qui se tourne vers son Seigneur trouve dans cette relation une forme de suffisance spirituelle.
X. La retraite et la mort
La retraite permet au croyant de se rappeler que la vie terrestre est limitée. L’homme qui se laisse absorber par les relations, les disputes et les plaisirs peut oublier sa fin. Celui qui s’isole pour méditer sur la mort prend davantage conscience de la valeur de son temps.
L’ʿuzla devient donc une manière de se préparer à l’au-delà. Elle pousse le croyant à se demander :
Qu’ai-je accompli ?
Que me reste-t-il à corriger ?
Ai-je réparé mes injustices ?
Ai-je demandé pardon à Allah ?
Ai-je consacré mon temps à ce qui est utile ?
Suis-je prêt à rencontrer mon Seigneur ?
La solitude est ainsi liée à la vigilance spirituelle et à l’examen de conscience.
XI. La retraite n’est pas un refus de la famille et des obligations
Il ne faut pas comprendre les propos d’al-ʿAjrī comme une invitation à abandonner ses parents, son épouse, ses enfants, ses proches ou les droits des autres. La religion impose des devoirs sociaux que l’isolement ne peut pas annuler.
Le croyant doit continuer à :
honorer ses parents ;
maintenir les liens de parenté ;
accomplir ses responsabilités familiales ;
rendre les dépôts ;
aider les personnes dans le besoin ;
répondre aux salutations ;
assister aux obligations religieuses et communautaires ;
rendre justice aux autres.
La retraite concerne donc principalement les relations superflues, nuisibles ou dangereuses. Elle ne doit pas servir de prétexte pour négliger les droits obligatoires.
On peut ainsi être retiré intérieurement tout en accomplissant ses devoirs sociaux. L’essentiel est que le cœur ne soit pas dominé par les créatures et que les fréquentations ne détournent pas de l’obéissance à Allah.
XII. La véritable retraite est aussi intérieure
L’enseignement d’al-ʿAjrī dépasse l’opposition simpliste entre « vivre parmi les gens » et « vivre seul ». Un homme peut être physiquement isolé tout en ayant le cœur rempli d’orgueil, d’envie, de colère et d’amour du monde. À l’inverse, une personne peut vivre au milieu des hommes tout en gardant son cœur attaché à Allah.
La véritable ʿuzla est donc aussi une retraite intérieure. Elle consiste à :
ne pas dépendre du jugement des hommes ;
ne pas rechercher constamment leurs éloges ;
ne pas se laisser entraîner par leurs passions ;
ne pas suivre leurs erreurs ;
préserver son intention ;
rester attaché à Allah dans toutes les situations.
L’homme peut ainsi participer à la vie sociale tout en conservant une forme de solitude spirituelle. Il parle lorsque la parole est utile, se tait lorsque le silence est préférable, fréquente les gens de bien et s’éloigne des assemblées nuisibles.
XIII. Une conception équilibrée de la retraite
À travers l’ouvrage, al-ʿAjrī ne défend donc ni une sociabilité illimitée ni un isolement absolu. Sa position est conditionnelle et équilibrée.
La fréquentation des gens est préférable lorsqu’elle permet :