@petertiani007@sethkikuni Desole. Je suis contre sa libération. Un homme qui incite a la haine mérite une privation de ces droits. Ceux qui seront victimes de ses dires pourront peut-être ne plus s'exprimer.
@KatangaCynthia@sethkikuni Je suis contre sa libération. Un homme qui incite a la haine mérite une privation de ces droits. Ceux qui seront victimes de ses dires pourront peut-être ne plus s'exprimer.
@bienhbooka2@moise_katumbi Je ne suis pas Hachem Abba Père mais je ne pense pas que @moise_katumbi sera un jour président de la RDC. Il faut nous trouvé autre chose
RENCONTRE TSHISEKEDI-KABILA A HARARE : CONFIDENCES D’UN
DIPLOMATE OCCIDENTAL
« La repentance est le dernier profit que l’homme tire de sa faute » François De La
Rochefouchauld
Selon les confidences d’un diplomate occidental impliqué dans le suivi du conflit à l’Est de la
République Démocratique du Congo, de retour de Kigali où il avait assisté en compagnie d'une
vingtaine d'autres Chefs d'Etat à la prestation de serment du Président Kagame, le président
angolais João Lourenço à Kinshasa a fait une escale à Kinshasa afin de parler à Félix Tshisekedi.
Cette rencontre été l'occasion pour le Chef de l'Etat angolais d'exprimer son mécontentement à
son homologue congolais sur les déclarations qu'il avait tenues à Bruxelles sur son
prédécesseur. Lors d'une interview largement médiatisée, Félix Tshisekedi avait directement
accusé Joseph Kabila d'être l'instigateur de la rébellion du M23/AFC. Il avait également tenu
des propos offensant à l’encontre du président rwandais Paul Kagame. Joao Lourenço a relevé
à son homologue congolais que de telles prises de position ruinaient ses efforts pour une
solution durable au conflit dans l'Est du pays.
Mandaté par les États-Unis pour favoriser un dialogue de paix entre le Rwanda et la RDC, João
Lourenço a invité F. Tshisekedi à adopter une attitude plus mesurée. Il lui a fait valoir que
l'accord de Luanda représentait pour la République Démocratique du Congo une ultime
opportunité d'éviter une issue humiliante à la guerre et d'atteindre une solution acceptable qui
protège les intérêts de son régime. J. Lourenço a exigé sans ménagement que Félix Tshisekedi
fasse acte de repentir et revienne à la raison.
João Lourenço a informé Félix Tshisekedi qu'il avait obtenu de son homologue rwandais la
possibilité d'une rencontre entre les deux chefs d'État. Selon le Chef de l'Etat angolais, Paul
Kagame est disposé à offrir à Félix Tshisekedi une issue honorable face à l'impasse du conflit
à l'Est de la République Démocratique du Congo, où les troupes congolaises continuent de subir
défaites après défaites.
Joao Lourenço a également confirmé à Félix Tshisekedi que les discussions engagées à Luanda
révèlent que le Rwanda apprécie la médiation angolaise. Les Etats-Unis se réjouissent des
engagements pris par Kinshasa de ne plus recourir aux FDLR. Cette position ouvre la voie à
une possible normalisation des relations entre les deux pays voisins.
En ce qui concerne la question du M23/AFC, le président João Lourenço a suggéré à Félix
Tshisekedi de rencontrer son prédécesseur, Joseph Kabila, à l'occasion du sommet des chefs
d'État de la SADC à Harare. Le chef de l'État angolais a exhorté le président congolais à faire
amende honorable et à retirer les accusations qu'il avait formulées à l'encontre de son
prédécesseur.
Selon le diplomate occidental, Félix Tshisekedi a accepté les recommandations de João
Lourenço. La rencontre entre les deux hommes d'État congolais s'est tenue à Harare, en marge
du sommet. Au cours de cet échange, Félix Tshisekedi a exprimé des excuses pour les propos
tenus lors de son interview. Il a assuré Joseph Kabila que le différend était désormais apuré. En
gage de sa bonne foi, le chef de l'État congolais a invité son prédécesseur à retourner au pays,
en lui garantissant, ainsi qu'à l'ancienne Première Dame, Olive Lembe Kabila, des assurances
quant à leur sécurité physique et à la protection de leurs biens.
Cette rencontre a été suivie d'un entretien avec João Lourenço, qui s'est déclaré satisfait de cette
avancée, laquelle ouvre la voie à la consolidation de l'accord de cessez-le-feu signé avec le
Rwanda, au retrait des troupes rwandaises de la République Démocratique du Congo, ainsi qu'à
un accord de paix avec la rébellion du M23/AFC.