L’obsession pour « le moment fasciste » que nous serions en train de vivre est révélatrice de la déconnexion totale des élites politiques et médiatiques avec les Français
Il n’y a pas de demande politique massive pour des extrêmes en France, loin de là
Mais une demande de lucidité et d’efficacité. Et une aspiration à des leaders politiques qui ne se contentent pas d’être des entrepreneurs narcissiques de leurs propres destins mais prennent à bras le corps les défis auxquels ils ne savent plus répondre tout en étant incapables de reconnaître l’échec de solutions vendues comme la seule voie de la raison depuis 40 ans
« La violence d’extrême gauche a toujours existé. Elle est même au cœur de son logiciel politique depuis la Terreur. Il n’y a pas si longtemps, le groupuscule Action directe, à l’instar des Brigades rouges en Italie, faisait couler le sang en France. Entre 1979 et 1987, ses membres ont revendiqué plus de 80 attentats ou assassinats sur le territoire français. Parmi leurs crimes les plus marquants, on peut citer l’assassinat de l’industriel Georges Besse en 1986.
De ce point de vue, le meurtre de Quentin s’inscrit dans une longue tradition de la violence à gauche, même si nous l’avions un peu oublié ces dernières décennies. Ce qui est totalement inédit en revanche, c’est l’institutionnalisation de cette violence par la France insoumise. Jusqu’alors la gauche parlementaire condamnait les dérives de l’extrême gauche tandis que ces dernières années LFI n’a cessé de les légitimer. L’élection de Raphaël Arnault, militant antifasciste fiché S, au poste de député est le symbole de cette rupture. »
Alors qu’une marche blanche est organisée ce samedi à Lyon en hommage à Quentin, j’ai tenu, dans mon premier édito du week-end sur @Europe1, à alerter sur cette violence d’extrême gauche qui, aujourd’hui plus que jamais, menace la paix civile.
@thomas_guenole@ArnaultRaphael Petit rappel de la définition du fascisme : https://t.co/4LIl0Y7DSx
Vous honorez un délinquant violent et ses amis meurtriers. Honte à vous.
Mais qui sont les « moutons », au juste…?
Répondre par un tel mépris au message de Giorgia Meloni après la mort de Quentin, ce n’est pas seulement provoquer une énième crise diplomatique absurde. C’est surtout mépriser les Français, qu’il faudrait « garder » d’entendre, sur ce drame absolu, une parole enfin claire – qui manifestement ne viendra pas de leur président…
La député ex-LFI Danielle Simonnet tente de diffamer Quentin et le plateau de LCI lui montre qu'elle rame et qu'elle s'emmêle les pinceaux.
Guillaume Roquette (Le Figaro) lui envoie une vraie roquette en direct.
@jon_delorraine@marcotaage Cette mauvaise fois et ces mensonges me sidèrent. Ces gens justifient la violence, désignent de nazis ceux qui osent ne pas penser comme eux, mais font les apeurés dès qu’on leur répond ou qu’il y a une pancarte déployée. Hallucinant. Ne rien leur céder !
L’extrême gauche empêche les interventions de personnalités aussi “droitistes” que François Hollande ou Sylviane Agacinsky tout en imposant des Jean-Marc Rouillan ou autres membres d’organisations terroristes dans les universités
Mais Manuel Bompard ose dire qu’il est inquiet pour la liberté d’expression. Disons plutôt qu’il est inquiet pour le monopole que la gauche radicale s’est arrogée dans les universités
@mbompard La jeune garde est « liée et alliée au mouvement insoumis » comme la dit @JLMelenchon ! Ce matin revendiquez le droit que des milices violentent des citoyens qui déplient une pancarte ! Vous soutenez ceux qui musellent la liberté d’expression, vous nazifiez tout le monde !
C’est si confortable, si douillet, si conformiste, si « comme dans les années 80 », si Camp du Bien.
Mais c’est également si décalé, si dépassé, si déplacé au vu de l’actualité. Ce n’est pas l’extrême droite qui a tué #Quentin.
Et cela devient pervers au vu de la réalité de notre pays et de cette tendance tyrannique à qualifier d’extrême droite quiconque ne rentre pas dans ce prêt à penser.
Qui aujourd’hui essaie de s’imposer par la violence ? Qui est raciste et antisémite ? Qui empêche la liberte d’expression dans les universités, les grandes ecoles, les institutions culturelles ? Qui ment systématiquement et pratique l’inversion accusatoire ? Qui frappe en meute ses opposants jusqu’à tuer ?
Évidemment l’extrême gauche. Et elle rencontre de facto la complicité du vieux camp du bien autoproclamé, qui va des professionnels de l’agit-prop au « centrisme » faussement sage en passant par les complices de partis de gauche qui n’hésitent pas à s’allier à LFI.
Vous en avez assez ? Moi plus que tout.
Par les arguments, l’engagement, le droit quand il le faut (et que c’est possible), dans les urnes bien sûr, dans les amphis, sur les plateaux et les réseaux sociaux, sur le terrain, partout et tout le temps, aidez-moi à les contrer, les combattre, les vaincre.
« Je sens bien que Rima Hassan et les gens qui étaient à Sciences Po Lyon avaient peut-être peur de cette femme avec une banderole et que cela nécessitait de déployer des CRS. Mais enfin, à un moment donné, ce qui est arrivé, c’est que vous avez une meute de gens qui sont venus s’en prendre à des femmes qui déployaient une banderole. C'est quand même cela, le fait générateur. »
@JulienAubert84@BFMTV