Comme toujours, un excellent résumé de la situation : si la France veut conserver ce qui lui reste de puissance et d’indépendance, il faut sortir des postures et de l’idéologie autour du « couple franco-allemand moteur de l’Europe », donner la priorité à notre outil productif et nouer des partenariats avec les pays européens qui partagent nos intérêts. Nous payons des décennies d’aveuglement et d’incapacité à définir nos enjeux vitaux. Mais il est encore temps de bifurquer.
🇳🇴🇺🇸🇷🇺 Norwegian General Sverre Diesen, former Chief of Defence of Norway, has openly said what many European politicians prefer to remain silent about:
“Under the current administration, we cannot consider America our ally. Trump's United States is a hostile actor that, in the event of a conflict in Europe, is more likely to side with Russia than with us and other European countries.”
These are not the words of a Russian propagandist. This is the assessment of a former military chief of a NATO member state.
And if European generals are already openly warning that the United States could side with Russia in a war in Europe, one question remains:
How many more warnings do European leaders need before they finally start seriously preparing to defend themselves?
Ukraine — 2022. Europe — 2027…
Remember this tweet.
🔴 ALERTE - Le communiqué qui confirme tout ce qu'il voulait démentir.
Hier, devant l'Assemblée, le chef d'état-major des Armées annonçait que « les Allemands ont décidé de quitter le projet » MGCS.
Ce matin, communiqué rectificatif : le programme serait « poursuivi ».
Lisons-le.
L'Allemagne lance une étude nationale pour remplacer le Leopard 2. La France lance une capacité intermédiaire pour remplacer le Leclerc. Le MGCS, lui, est repoussé à la fin des années 2040 et « recentré » sur la connectivité et la robotisation.
Chacun son char. Et un programme commun… sans char.
On appelle ça une poursuite. Partout ailleurs, on appellerait ça un enterrement avec faire-part différé.
Et pendant que le programme commun s'éteint, l'État allemand s'apprête à entrer au capital de KNDS, l'industriel français du char, avec les mêmes droits que Paris.
Paris sauve les apparences. Berlin prend les parts.
🔴 ALERTE -KNDS : on revit l’histoire d’Airbus.
Il y a six jours, je posais la question : capitaux américains ou souveraineté européenne pour KNDS ?
Berlin a tranché. Pour lui-même.
Selon Bloomberg, l’option du fonds américain Warburg Pincus passe au second plan. L’État allemand négocie désormais le rachat de 40 % du fabricant du CAESAR et du Leclerc, avec un droit de priorité. L’introduction en Bourse serait repoussée.
En 2015, KNDS naît à parité : l’État français d’un côté, la famille Wegmann de l’autre. Selon l’AFP, l’entreprise était jusqu’ici de fait sous contrôle de l’État français.
Et voici le détail savoureux : pour permettre à Berlin d’entrer au capital avec les mêmes droits que Paris, l’État français envisage de réduire sa propre participation.
Autrement dit, l’Allemagne augmente son emprise capitalistique pendant que la France accepte de diminuer la sienne.
C’est le scénario d’Airbus. Une entreprise née d’un équilibre, puis, nomination après nomination ou part après part, un centre de gravité qui glisse vers Berlin.
La semaine où l’Allemagne annonce quitter le char du futur franco-allemand, elle négocie son entrée au capital du groupe qui fabrique le Leclerc.
Elle quitte les programmes communs. Elle achète les entreprises.
Et Paris laisse faire.
"Vous voulez l'État-providence ? Respectez le capitalisme !" 🗣️
À l'occasion de l'événement BIG qu'il organise à Paris, Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance, est venu passer un coup de gueule sur le plateau de BFM Business contre les réticences françaises envers le capitalisme. Pour lui, si on veut conserver notre modèle social, il faut respecter les entrepreneurs et leur donner les moyens d'agir.
🔴 BREAKING NEWS - Après le SCAF, le char du futur.
Le chef d'état-major des Armées l'a annoncé ce jeudi devant l'Assemblée : « Les Allemands ont décidé de quitter le projet » MGCS, le char franco-allemand censé remplacer le Leclerc et le Leopard 2.
Quatre mois après l'effondrement du SCAF.
Pour le SCAF, on avait trouvé le coupable : Dassault, trop rigide, qui refusait de partager comme Airbus le voulait.
Pour le char, quelle sera l'excuse ?
Lancés tous les deux en 2017, par Emmanuel Macron et Angela Merkel. Le MGCS a vu Rheinmetall entrer dans le jeu en 2019 et bousculer l'équilibre initial. Il y a quelques semaines, son patron, Armin Papperger, agitait encore la menace d'un retrait français.
C'est l'Allemagne qui part.
Deux programmes, le même scénario. Tant que Berlin peut prendre la main industrielle, la coopération avance. Quand la France défend sa part, le projet ralentit, puis Berlin s'en va.
À un moment, il faudra poser la question franchement : l'Allemagne veut-elle des partenaires, ou des sous-traitants ?
Il est à la manoeuvre pour assurer le succès du programme EPR2 : Bernard Fontana, l’artisan d’un nucléaire souverain, nommé industriel de l’année 2026 par L’Usine Nouvelle dlvr.it/TVqQWc
«J’ai toujours été à l’interface entre la R&D industrielle et le monde académique» : de Saint-Gobain à l’ESPCI Paris-PSL, Emmanuelle Gouillart suit le cap de la recherche et l’innovation dlvr.it/TVm820
🚨 GOLDMAN SACHS DROPS DOOMSDAY STATEMENT: U.S. BONDS HAVE NO BUYERS
Goldman Sachs just admitted the long end of U.S. Treasury market is “totally bidless.”
Translation: almost nobody wants the 10- to 30-year debt the U.S. is trying to sell.
No buyers. None. Zero.
While Treasury Secretary Scott Bessent tells Congress we’re in an “illiquid period,” doubles then triples long-bond buybacks, taps the General Treasury Account to fund it and openly says “I am the house.”
Yields are surging anyway. The 10-year has pushed toward 5.3% and the 30-year is even higher, levels not seen in years while Japan, one of the biggest foreign holders, keeps selling Treasuries and bringing money home.
This was exactly warned by Japan’s @yutokanzakireal that the measures being prepared by Bank of Japan will affect the lives of billions of people and apologized to people of the West.
Soon after, Scott Bessent intervened and effectively took over BoJ operations which Japanese policymakers heavily criticized.
If the same ”bidless” condition hits the short-dated treasuries market, the entire U.S. debt market (and global) collapses.
The U.S. debt crisis will turn into a global liquidity crisis.
La correspondante de The Economist en France qui pourtant connaît bien le pays est effondrée devant la médiocrité du débat public sur la dette en France actuellement. Même si on ne peut pas lui donner tort, ça ne va pas arranger nos affaires. La classe politique a une responsabilité historique de sortie urgente du déni pour proposer enfin des solutions crédibles de baisses des dépenses. Les idées ne manquent pas.
Si l’Etat ne peut pas se refinancer à un coût supportable, il doit alors soit spolier les Français de leurs économies soit imposer des coupes drastiques dans les services sociaux et les retraites (vraisemblablement les deux), le tout provoquant une récession.
La honte va s’abattre sur nous.
Je me souviens que l’on débattais pour savoir s’il fallait porter secours aux grecs que nous jugions fainéants.
Dure présente réalité.
Bon bah c’est mort.
Mes parents ne veulent pas qu’on désindexe leurs pensions.
Aucune raison ! Ils ont travaillé toute leur vie !
Moi, je ne veux pas qu’on augmente mes impôts.
Aucune raison ! J’en paye déjà suffisamment !
Ma cousine ne veut pas qu’on diminue le nombre de fonctionnaires territoriaux.
Aucune raison ! Il faut bien remplacer les départs à retraite pour faire le travail !
Mon maire ne veut pas fusionner avec la commune voisine.
Aucune raison ! L’histoire de ma commune n’a rien à voir avec celle d’à côté !
…
Personne ne veut payer plus.
Personne ne veut recevoir moins.
Personne ne veut supprimer ce qui le concerne.
Mais tout le monde veut réduire les dépenses publiques.
Celles des autres, évidemment.
C’est mort.
« Vous êtes shootés à la monarchie ! »
Il faut la réorganisation totale du pays. Il faut un ministre d’État qui réorganise tout ça. C’est beaucoup plus important que quelqu’un à l’Élysée, dont il faut d’ailleurs modifier le rôle, la fonction.
On devrait utiliser le référendum pour la réorganisation totale des pouvoirs publics français.
Extrait de mon passage dans l’émission de Bourdin - Les yeux dans les yeux.
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#referendum #pouvoirspublics #organisationdelEtat #lesmecanosdelarepublique
Nous y sommes. La fête qui dure depuis 50 ans est finie. Dans 6 mois, nos débats sur la retraite à 62 ans ou les franchises sur les médicaments seront préhistoriques. Après des décennies de déni, la France est en train de prendre le mur. La réalité s’impose toujours.
"On est en train de dire comment vont se passer les élections, mais, telle qu’on y va, cela risque d’être une crise financière extrêmement grave (…) On n’est pas loin". Cela veut dire "que vous perdez en pouvoir d'achat". @PhDessertine dans #cdanslair
Est-ce que les chaînes infos auraient la bonté de mobiliser leur rédaction sérieusement, pour expliquer aux Français ce que cela veut dire ? Nous basculons dans autre chose : le grand appauvrissement. Inconsciemment, les lycéens l’ont compris.