Rien sur les femmes et les enfants.
Rien sur l’âge du relèvement de l’âge du mariage
Rien sur l’autorité parentale partagée
Rien sur l’autorisation de l’avortement en cas de viol ou d’inceste
Rien sur les violences sexuelles
Rien sur la reconnaissance du féminicide.
Rien.
La semaine dernière, les photos de nos martyrs étaient affichées devant le siège des Nations Unies à New York, pour que leur mémoire reste visible et que notre appel à la justice continue d’être entendu.
Les gars ! Du 24 au 30 juillet : Paralène !!!
Une grosse campagne nous attend !!!!
Justice pour toutes les victimes du régime de @Macky_Sall !!!
L'#ONU@UN ne doit jamais servir de refuge aux criminels, aux tortionnaires, ni aux auteurs de détournements de deniers publics et d'enrichissement illicite !!!
Pétition citoyenne contre le soutien du Sénégal à la candidature de Macky Sall à l’ONU - Signez la pétition ! https://t.co/aCEv6T0ZvB via @ChangeFrance
Je redeviens avocat et je demande l'audiencement des procédures visant Macky Sall.
Il y a neuf mois, on me suspendait, pour un écrit, le temps d'une naissance.
Aujourd'hui, alors que je redeviens avocat, j'apprend que Macky Sall, ancien chef d'État, qui a fait tuer soixante de ses concitoyens parce qu'ils réclamaient justice, vérité, et démocratie, a obtenu le soutien du Sénégal pour devenir le futur Secrétaire général de l'ONU.
Et qu'il aurait pour cela demandé à l'État Français et à l'État Sénégalais que soient enterrées les procédures que j'ai entamées, au nom de ces victimes visant à faire la vérité sur la mort de soixante manifestants, tués à balles réelles.
J'ai donc demandé à la Cour de cassation française de procéder à l'audiencement de la procédure dans les plus brefs délais.
LE PATRIOTE INCONNU
Une boutique ordinaire, une transaction ordinaire. Au moment de payer, nos poignets se sont répondu. Le même bracelet vert. Nous ne nous étions jamais vus, mais nous nous sommes reconnus. Un sourire, quelques mots, puis cette phrase qu’il m’a laissée en guise d’au revoir, « rendez-vous en 2029 ».
Il y a dans cette scène minuscule quelque chose qui mérite qu’on s’y arrête. Un parti de masse est une communauté paradoxale. Ses membres se comptent par centaines de milliers et ne se rencontreront jamais tous. Ce qui la rend habitable, ce sont ses signes. Le bracelet ne dit rien d’autre qu’une appartenance, mais il la rend visible, et cela suffit à transformer un comptoir de boutique en lieu de retrouvailles entre inconnus. La transaction était verticale, fonctionnelle, anonyme. Le signe l’a doublée d’une relation horizontale, gratuite, fraternelle. Se connaître n’était pas nécessaire. Se reconnaître a suffi.
Il faut aussi mesurer la temporalité de ce signe. Le tee-shirt se porte les jours de meeting, le bracelet se porte tous les jours. C’est un militantisme de basse intensité et de longue durée, la plus difficile à décréter, la plus précieuse à conserver. Derrière son comptoir, ce commerçant arbore ses couleurs à la vue de tous ses clients, y compris ceux qui ne les partagent pas. Cette exposition tranquille est une petite bravoure quotidienne.
Tout nous distingue, en apparence. Lui tient son commerce, moi modeste salarié. Nos journées, nos contraintes, nos vocabulaires professionnels n’ont presque rien en commun. Et pourtant le même objet au poignet, choisi, porté, assumé. C’est peut-être la donnée sociologique la plus précieuse de notre formation politique. Elle fait tenir ensemble le marché et l’université, l’atelier et la diaspora, le guichet et l’amphithéâtre. Le « F » de PASTEF n’est pas une lettre décorative. La fraternité y est un principe politique, ce que nos textes rattachent au « mbokk », cette solidarité qui fait primer le collectif. Ce matin-d’hier, dans cette boutique, elle n’était pas un concept. Elle était un fait observable.
Ce bracelet, le militant l’achète de ses propres économies. Dans la culture politique que nous combattons, l’objet descendait du patron vers le client, contre une fidélité. Ici le flux s’inverse. Le signe ne rapporte rien, il coûte quelque chose. Et une appartenance qui coûte engage autrement qu’une appartenance qui rapporte. Ce que je désignais dans une autre publication le « MILITANT-ACTIONNAIRE ».
Ce signe a une mémoire. Il n’y a pas si longtemps, l’arborer pouvait valoir des ennuis, et le parti lui-même fut dissous par décret. Que le même emblème se porte aujourd’hui à ciel ouvert,l mesure le chemin parcouru. Le sourire échangé portait aussi cela, la mémoire discrète de ce que ce vert a coûté à ceux qui l’ont porté quand il n’était pas prudent de le faire.
Et puis il y a la phrase. Le vendeur n’a pas récité un slogan. Il a donné une date. « Rendez-vous en 2029. » J’y entends la maturité d’une base dont l’horloge est réglée sur le temps démocratique. Quelles que soient les recompositions du moment, sa constance ne se crie pas. Elle se porte au poignet chaque matin et se convertira, échéance après échéance, en bulletins de vote. Un mouvement se juge à cela, à sa capacité de durer entre deux rendez-vous électoraux sans rien perdre de sa boussole.
La boutique sert tout le monde, et c’est très bien ainsi. Notre fraternité s’ajoute à la fraternité nationale, elle ne s’y substitue pas. Le bracelet distingue, il ne divise pas. Il dit une espérance, il ne dresse pas une frontière. Nous ne nous connaissions pas, nous nous sommes reconnus. Et le Sénégal que nous voulons est celui où pareille reconnaissance restera un bonheur simple, permis à toutes les familles politiques, dans la paix des boutiques et des poignées de main. #Sonko2029
@torofouta221@trefle2coeur@linguere_lena0 Oui parcequ’ils ne lui ont pas donné le choix.
Bref, pourquoi tu ne parles pas du fait qu’il a annulé les élections unilatéralement ?
Toujours parler du doigt quand on vous montre la lune.
Non content d'avoir joué avec l'économie du Sénégal, @Macky_Sall aurait effectué un virement de 4 millions d'euros à cet escroc. Un virement "officieux ", exécuté "en une fraction de seconde".
"Pour un État, ce n'est rien" affirme l'intervieweur. Sauf que cet argent appartient au peuple sénégalais !
Qui arrêtera cet homme, qui a passé 24 ans à la tête des plus grandes institutions du Sénégal et qui a joué avec la vie des Sénégalais·es et avec leur économie ?
À mon avis, il faut arrêter d’interagir avec Vendredi Milk… Il s’en fout de ce que vous lui dites et compte dessus pour avoir de la visibilité... L’ignorer est la meilleure réponse à ses élucubrations.
Quand il t’aime là all you have to do is ✨exist✨ ( oui) : no doubts , no confusions, no mixed feelings. Laissez les gars trop « occupés » ou qui vous font douter de vous à côté pitié
UNE LOI CENSURÉE, UNE JURISPRUDENCE CONSACRÉE !
Le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu ce jeudi 9 juillet sa décision n° 6/C/2026. La loi n° 18/2026 portant révision de la Constitution, adoptée le 29 juin par l’Assemblée nationale, est déclarée contraire à la Constitution. Elle ne peut plus être promulguée.
D’abord l'essentiel. La décision s'impose à tous, aux institutions comme aux citoyens. Je l'écrivais il y’a deux jours (avant qu'elle ne tombe), je le répète aujourd’hui. Dans un État de droit, on plaide avant, on se conforme après. C'est ce qui nous distingue.
Le Président de l'Assemblée nationale l’a rappeler avec la netteté qui convient, cette décision s'impose à tous. Dont acte.
Maintenant, le texte. Que juge exactement le Conseil ? Les sages ont conclu en triade.
D’abord la COMPÉTENCE. Le Conseil juge qu'il peut contrôler les lois de révision constitutionnelle. Il fixe même le périmètre de ce contrôle, les conditions d'adoption et d'approbation, la régularité de la procédure suivie, les limites de temps et de matière que la Constitution impose au pouvoir constituant dérivé. La ligne d'incompétence de 2006 est donc refermée. L'audace de février 2024, que beaucoup avaient saluée lorsqu'elle sauva l'élection présidentielle, est désormais consacrée en principe. Le juge constitutionnel sénégalais est entré, pleinement, dans le contrôle du pouvoir de révision.
Ensuite la PROCÉDURE. Le Conseil juge que l'article 103, qui organise la révision, n'est pas un régime procédural complet et autonome. Les règles de la procédure législative ordinaire s'appliquent donc aussi aux révisions, sauf exclusion expresse ou incompatibilité. Il en tire deux conséquences. L'irrecevabilité financière d'abord, une proposition qui crée des charges publiques, ici l'organe unique de gestion des élections, la future Cour constitutionnelle et des obligations nouvelles au profit des enfants et des familles, doit être accompagnée de recettes compensatrices formulées, discutées et adoptées en même temps qu'elle. Ce ne fut pas le cas. Le vote bloqué ensuite, prérogative que l'article 82 reconnaît à l'exécutif sans distinguer entre projet et proposition de loi, et dont la demande, formulée en séance le 29 juin, ne pouvait être écartée. Ces deux manquements, juge le Conseil, sont des vices substantiels. Ils emportent la loi entière.
Enfin, le silence le plus bruissant de cette jurisprudence; CE QUE LA DÉCISION NE DIT PAS. Le recours ne posait pas, et la décision ne tranche pas, la question qui agite le débat depuis le 29 juin, celle de la voie d'approbation d'une révision d'initiative parlementaire, référendum ou vote des trois cinquièmes. Cette question reste ouverte. Le lecteur attentif notera seulement que le Conseil, en admettant le recours dès l'adoption « sans attendre son éventuelle approbation », traite l'adoption et l'approbation comme deux étapes distinctes. Chacun méditera ce que ce mot, éventuelle, laisse entendre.
Et maintenant ? Juridiquement, le processus de cette loi s'arrête là, une loi déclarée contraire à la Constitution ne peut être promulguée (./) Politiquement et institutionnellement, la suite appartient aux institutions, et je me garderai d'en préjuger ici.
Une question, en revanche, mérite déjà d'être posée à la doctrine, froidement, loin des passions du jour. Si l'irrecevabilité financière ne vise que les initiatives des députés, et si le vote unique appartient à l'exécutif, qui tient la plume de la révision quand elle vient du Parlement ? (Ce n'est pas une critique de la décision, mais qui applique les textes.) C'est une question sur les textes eux-mêmes.
Ce débat-là commence aujourd'hui, et il se mènera par les principes.
De Ibrahim Khalil Touré
Ousmane SONKO est parti du gouvernement depuis 47 jours seulement:
■ Les maîtres contractuels, les agents de la Poste et ceux de la Caisse nationale d’épargne renouent avec les retards de salaires. Une situation qui ne s’était plus produite depuis deux ans et demi.
■ Les professionnels de la filière riz expriment massivement leur mécontentement et demandent la démission du ministre du commerce pour manquement à ses engagements et promesses.
■ Les enfants de ministres se font de nouveau remarquer par des scandales et des faits délictueux.
■ La Fédération sénégalaise de football et certains agents du ministère renouent avec les vieilles pratiques ayant conduit à l’élimination prématurée de l’équipe nationale au Mondial.
■ Les centrales syndicales, qui avaient signé le pacte de stabilité avec le gouvernement Sonko, menacent d’aller en grève le 10 juillet 2026.
■ Des lobbies de la spéculation foncière, de la fraude immobilière et du blanchiment de capitaux ont obtenu la reprise de leurs activités sur des terres très souvent indûment acquises.
■ Les coupures d’eau, les baisses de pression ainsi que les coupures intempestives d’électricité ont repris dans plusieurs localités.
■ pendant ce temps, les ministres du nouveau gouvernement se distinguent davantage par leurs sorties politiques, leurs discours surréalistes, que par la gestion des dossiers qui leur sont confiés.
■ Les quatre ou cinq dernières sorties du président de la République ont toutes été consacrées à des activités politiciennes. Vous l’aurez remarqué, il ne s'exprime que très rarement sur les questions qui préoccupent les Sénégalais, comme s'il éprouvait une certaine gêne à le faire.
Ce que je trouve fascinant avec vous, c’est que vous faites plusieurs enfants avec ce type d’hommes, vous êtes tout aussi irresponsables que ces hommes. Un homme qui ne peut pas gérer un seul enfant, pourquoi en rajouter encore plusieurs avec lui ? Bref.