Appel à @davidlisnard , @eciotti et @MarionMarechal
par Charles Gave.
La thèse que je vais défendre dans le papier de ce 24 Mai 2026 est la suivante : dans les douze mois qui viennent, la population française va devoir choisir entre un sursaut comme il y en a eu tant dans notre histoire et la disparition de notre pays comme acteur de l’Histoire
Pourquoi ? Parce que, en 2027, nous allons avoir la conjonction d’une crise économique quasiment sans précédent depuis 1798 et d’une échéance électorale essentielle .
Crise économique.
1. Les prix de l'énergie se sont envolés, et le prix des produits raffinés risquent de rester élevés même si le prix du brut baissait compte tenu du nombre de raffineries qui ont été détruites dans le monde.
2. Voilà qui va aggraver une récession qui allait avoir lieu de toute façon. Il semble que l’économie française soit en effet déjà rentrée dans une nouvelle période de contraction. La preuve en est que le chômage recommence à augmenter.
3. Cette aggravation du chômage va automatiquement amener à une détérioration des comptes publics, ce qui revient à dire que le déficit budgétaire hors paiement des intérêts va passer très au-dessus de 6 % par rapport au PIB français.
4. Ce ralentissement économique coïncide avec une hausse des taux longs et courts un peu partout dans le monde, et les taux d’intérêts sur les OAT sont déjà au-dessus du taux de croissance de notre pays, ce qui veut dire que la France est d’ores et déjà dans une trappe à dettes.
5. Il paraît donc évident que le service de la dette va exploser à la hausse, ce qui détériorerait encore plus le déficit budgétaire.
6. Il est donc probable que le prochain Président, une fois élu, devra suivre les ordres du FMI, la France ayant enfin perdu toute souveraineté
La France, l’orgueilleuse Nation, comme l’appelait Bismarck, n’existera plus.
Rien de cela n’est bien nouveau pour ceux qui lisent ces billets.
Ce qui est nouveau c’est ce que je vais dire maintenant.
Échéance électorale.
La campagne présidentielle va commencer doucement, quelque part après la rentrée scolaire et accélérer ensuite pour culminer en Mai prochain avec le débat entre un candidat lambda et le candidat de l’Etat profond.
Et tous les gens raisonnables dans le passé ont bien entendu toujours voté pour le candidat de l’Etat profond.
Mais cette élection sera différente. Elle aura lieu au moment où le désastre économique créé par les traîtres qui nous gouvernent depuis si longtemps sera à son paroxysme.
Et peu de soldats français auraient voté pour Gamelin en Juillet 1940.
Il n’est donc pas impossible qu’il n’y ait pas de candidat de l’Etat profond au deuxième tour.
La grande différence entre cette élection et les précédentes est que dans un an nous serons sans doute en plein milieu de LA crise financière qui marquera la fin du social clientélisme et du capitalisme de connivence, les deux cancers qui nous ont tué et qui furent mis en place par Mitterrand.
Ce que me dit mon expérience est donc tout simplement que nous allons entrer au plus tard au début de l’année prochaine, dans la crise financière et dans la campagne électorale, EN MÊME TEMPS.
Les Français vont donc devoir choisir leur nouveau Président en plein milieu de la crise financière qui marquera la fin de la Sociale Démocratie.
Je suis embarrassé à l’idée de devoir me citer, mais j’ai mentionné à plusieurs reprises qu’entre ce qui se passe à Bruxelles aujourd’hui et ce qui se passait à Moscou sous Brejnev, il y a la même différence qu’entre le Coca Cola Zéro (Bruxelles) et le Coca Cola normal (Moscou)[1].
Les deux sont du poison mais le Coca zéro apparemment tue plus lentement, mais tout aussi sûrement que le Coca classique.
Les deux systèmes ont exactement les mêmes racines philosophiques.
Et la plupart des pays d’Europe encore gouvernés par cette sociale démocratie mortifére sont agonisants : La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique sont aussi malades que nous le sommes, mais nous avons-nous, en France, une caractéristique singulière : nous sommes les seuls à ne pas avoir vu émerger un ou plusieurs partis souverainistes …, qui feraient l’analyse que le problème se trouve dans la perte de nos souverainetés et que la solution est donc de sortir de l’Europe.
Partout ailleurs, nous avons de tels partis, en Grande Bretagne Reform, en Allemagne l’AFD, qui ont fait l’analyse que la seule façon de s’en sortir serait de récupérer les souverainetés transférées à Bruxelles et revenir à l’Europe des Nations, chère à de Gaulle.
Pas chez nous, où ceux qui devraient tenir ce rôle, les dirigeants du RN, ont décidé que le plus important était d’être invité aux goûters d’anniversaire dans la cour du château avec les autres petites filles.
Et donc, à ce jour et à ma connaissance, personne parmi les candidats « sérieux » ne reprend l’antienne gaulliste que quand les forces légalement élues trahissent le pays, le devoir de tout homme d’Etat est de dire que ces forces ne sont plus légitimes et d’offrir une alternative au Peuple.
Et donc, si nous n’avons pas de parti souverainiste qui émerge, les citoyens voteront par défaut pour le RN nous allons nous trouver devant un écroulement semblable à 1940 avec le RN à qui on demandera de signer l’armistice, qui le fera sans problème ce qui le déshonorera à jamais.
En fait, il n’y a pas la moindre chance de redresser notre pays si nous restons dans l’Euro, dans Schengen, dans la cour européenne des droits de l’homme et autres foutaises et ceux qui disent le contraire mentent et savent qu'ils mentent.
Il est donc temps de dire la vérité au peuple: On peut sortir de l’Europe et redresser la France, mais on ne peut pas redresser la France et rester dans l’Europe.
Et prétendre qu’une fois élu, on changera l’Europe revient à dire que les Nazis ayant gagné, il fallait trouver des accommodements avec eux. Tout le monde parle du général de Gaulle, mais on les voit tous agir comme Pétain.
Et derrière cette idée se trouve la certitude que les élections législatives de 2027 seront plus importantes que les élections présidentielles.
En 1958, le personnel de la IVème République avait été balayé.
En 1981, il en fut de même pour les centristes de Giscard.
En 2027, les Coppe et autres Bertrand vont disparaître à jamais..
J’appelle donc à l’émergence d’un parti souverainiste et donc anti-construction européenne telle qu’elle a eu lieu.
Et ce parti sera facilement majoritaire lors des élections législatives.
Encore faut-il qu’il existe.
« Rien de mal ne peut arriver à un pays si les hommes d’honneur se l��vent et parlent à temps » disait Edmond Burke et cette phrase est l’en-tête de tous les documents produits par l’IDL.
Trois personnes, que j’ai rencontré me semblent avoir compris ce que voulait dire Burke :
· Le maire de Cannes, Lisnard.
· Le maire de Nice, Ciotti
· Marion Marechal, présidente de @IDL_AvecMarion
Et je demande donc à ces trois personnes : Mettez-vous d’accord et lancez ensemble un parti vraiment souverainiste, qui aurait dans son programme de sortir de l’Euro et donc de l’Europe, de sortir de la Cour européenne des Droits de l’Homme, de reprendre le contrôle de nos frontières et de notre justice et de donner aux Français le référendum d’initiative populaire qui leur permettra de supprimer le Conseil Constitutionnel et d'enfin mettre messieurs Fabius et Juppé en prison.
Et pour la première fois de ma vie, je serai très honoré de m’encarter dans un parti, et si je pouvais avoir la carte numéro quatre, les trois premières étant déjà prises, j’en serais vraiment très heureux.
Il est temps de brûler vos vaisseaux et de prendre l'avion pour Londres.
[1] Pour ceux qui veulent en savoir plus sur cet écroulement inéluctable, lire mon livre : « La Vérité vous rendra libre » chez Pierre de Taillac, Éditeur qui a tiré a plus de 50000 exemplaires et dont personne n’a parlé.
L’Union Soviétique était l’Empire du Mal, la Social-Démocratie est l’Empire du mensonge.
Charles Gave
Anthony Hopkins ne trouvait aucun exemplaire du livre à Londres. Il s'assit alors sur un banc de métro.
C'était en 1973. Hopkins venait d'obtenir un rôle dans un film intitulé *La Fille de Petrovka*, adapté d'un roman du journaliste américain George Feifer.
Comme tout acteur sérieux, il voulait lire le livre original. Il passa une journée entière à fouiller les librairies de la célèbre Charing Cross Road à Londres.
Rien. Le livre était introuvable au Royaume-Uni.
Frustré et épuisé, Hopkins entra dans la station de métro Leicester Square pour prendre le train et rentrer chez lui.
C'est alors qu'il remarqua quelque chose sur un banc.
Quelqu'un avait oublié un livre.
Il le ramassa. Le retourna.
*La Fille de Petrovka*.
Le livre exact qu'il cherchait depuis le matin, abandonné sur un banc de métro dans une ville de huit millions d'habitants.
Hopkins n'en revenait pas. Il l'emporta chez lui, le lut et remarqua quelque chose d'inhabituel. Les marges étaient remplies de notes manuscrites à l'encre rouge. Des annotations. Quelqu'un avait soigneusement annoté tout le livre.
Il n'y pensa pas plus. Il utilisa les notes pour mieux comprendre son personnage, se prépara pour le rôle et rangea discrètement cette coïncidence parmi les étranges moments de la vie.
Quelques mois plus tard, Hopkins se rendit à Vienne, où le film était tourné.
Un jour, sur le plateau, on lui présenta un visiteur.
George Feifer. L'auteur du livre.
Ils parlèrent du film, des personnages, de l'histoire. Puis Feifer mentionna quelque chose qui laissa Hopkins sans voix.
« Je n'ai plus d'exemplaire de mon propre livre », dit Feifer. « J'ai prêté mon exemplaire personnel à un ami il y a des années. Il contenait toutes mes notes dans les marges. Il l'a perdu quelque part à Londres. Je ne l'ai jamais revu depuis. »
Hopkins sentit ses cheveux se dresser sur la nuque.
« J'ai trouvé un exemplaire », dit-il lentement. « Sur un banc dans le métro. Il est rempli de notes manuscrites. ��
Feifer le regarda avec incrédulité.
Hopkins alla chercher le livre et le tendit à l'auteur.
Feifer pâlit.
C'était son exemplaire. Son écriture. Ses annotations. Le livre personnel qu'il avait perdu des années auparavant – oublié par hasard sur un banc de métro, au moment précis où Anthony Hopkins, l'acteur qui en avait le plus besoin, s'y asseyait.
Dans une ville de millions d'habitants. À travers des milliers de rues. Parmi des centaines de stations de métro.
Le bon livre. Le bon banc. Le bon moment.
George Feifer a retrouvé son livre perdu. Anthony Hopkins a gagné une histoire qu'il raconterait toute sa vie.
Carl Jung appelait cela la synchronicité – l'idée que les coïncidences significatives ne sont pas aléatoires, mais font partie d'un schéma plus profond tissé dans la réalité.
Hopkins a toujours été fasciné par cette idée. Il a parlé d'apprendre à simplement s'émerveiller de la vie.
« Je ne sais pas s'il existe un plan directeur », a-t-il dit un jour. « Mais parfois, il se passe des choses trop parfaites pour être expliquées. »
Peut-être était-ce de la chance. Peut-être était-ce le destin. Peut-être était-ce l'univers qui souriait discrètement.
Ou peut-être, juste peut-être, certains livres sont-ils destinés à trouver leurs lecteurs.
Et certaines histoires sont-elles destinées à être racontées.
Asseyez-vous, prenez un petit quelque chose de fort, parce que moi, je les ai tous connus. J’ai partagé leur table, leur vin, leurs confidences, et parfois même leurs excuses – parce que personne n’est vraiment méchant au fond, n’est-ce pas ?
Prenez Néron, par exemple. Un garçon sensible, un artiste dans l’âme. Il aimait la lyre, les vers, les grands spectacles. Quand Rome brûlait, il n’était pas en train de rigoler sadiquement ; non, il composait ! Il cherchait l’inspiration dans les flammes. C’est dur d’être incompris quand on est un visionnaire. Les chrétiens ? Des rumeurs ! Il voulait juste refaire la ville en plus beau, en plus doré. Un urbaniste avant l’heure, quoi.
Et puis il y a Attila. Un malentendu total. Ce n’était pas un barbare, c’était un homme d’affaires plus nomade qu’Attali. Il négociait ferme, voilà tout. Quand il demandait une rançon, c’était juste du marketing agressif. Et les massacres ? Des dommages collatéraux. Il avait une pression énorme : gérer un empire à cheval, avec les Huns qui n’arrêtaient pas de les lui briser pour les primes de fin de campagne. Moi je lui disais : « Attila, respire, fais comme Glucksmann dans quelques siècles, prends un spritz. » Il souriait, les dents pleines de sang de cheval, et me répondait : « T’as raison, l’ami, c’est le stress. »
Staline, quel nounours ! Un Géorgien chaleureux, avec cette grosse moustache qui grattait quand il faisait la bise. Il adorait les blagues, les chants cosaques, les soirées arrosées. Les purges ? Une question de management. Il fallait trier l’équipe, virer les toxiques, les ambitieux. Il me confiait, les yeux humides devant son Big Mac : « Tu sais, des fois je dors mal, mais c’est pour le bien du peuple. » Un vrai père de la nation, un peu strict, mais avec le cœur sur la main.
Hitler, lui, c’était le sensible du groupe. Un peintre raté, complexé par Vienne et par ses camarades qui réussissaient mieux que lui à l’Académie des beaux-arts. Il voulait juste qu’on le remarque. Le Führerbunker ? Une crise d’angoisse existentielle. Il me disait : « Dieter, si j’avais été accepté en art, tout ça n’aurait pas existé. » Je lui tapotais l’épaule : « Adolf, t’as du talent, tes aquarelles sont pas mal, vraiment. Laisse tomber la politique, ouvre une galerie à Berchtesgaden. » Il pleurait presque.
Pol Pot ? Un rêveur. Il voulait retourner à la terre, à la pureté khmère, loin des villes. Les lunettes, les profs, les gens qui lisaient trop ? C’étaient des obstacles à son grand projet écolo-communautaire. Un peu radical dans la méthode, d’accord, mais l’intention était belle : du riz pour tous, des sourires aux champs. Il me lisait ses poèmes en mangeant son kebab comme Grégoire : « La révolution, c’est comme désherber un jardin. Faut enlever les mauvaises herbes. » Poétique.
Et Mao… ah, Mao ! Le poète du Grand Bond en avant. Il écrivait des vers magnifiques sur les montagnes et les rivières, pendant que les moineaux crevaient de faim. Mais il croyait sincèrement que le peuple allait bondir vers le paradis. Un optimiste maladroit. Je lui disais : « Camarade, peut-être un peu moins de bonds, un peu plus de pizza ? » Il riait : « Tu es trop occidental, Dieter. »
Aujourd’hui, quand je vois tous ces gens qui crient au scandale pour des fréquentations un peu… originales, je souris doucement. Moi qui ai trinqué avec Caligula (il était juste bipolaire, le pauvre), avec Idi Amin (un cuisinier passionné, un peu trop créatif sur les menus), avec Saddam (très courtois, excellents cigares), je me dis : on est tous des incompris.
Alors calmez-vous avec vos dossiers, vos legs de cinq millions, vos sociétés offshore. Jeff était juste un mécène généreux, un homme charmant, passionné d’art. Il voulait aider les jeunes artistes français, investir dans la culture. Un peu trop naïf, un peu trop confiant, mais au fond, un cœur d’or.
Comme tous les autres, quoi.
Allez, à la vôtre. Et surtout, ne jugez pas trop vite. On finit tous par avoir besoin d’un peu d’indulgence…