« Doigts d’honneur, dégage connard, dégage sale sioniste : quand Didier Eribon m’exprime sa haine »
« Mais c’est Eribon !! »L’incrédulité de mon ami résonne encore. Il vient de reconnaître l’homme qui quelques secondes auparavant m’a aboyé dessus à coup de « Dégage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien où nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colère. C’est bien Didier Eribon. L’éminent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. À la manière d’un exhibitionniste qui, peinant à trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin à la hâte en débitant des ordures pour voir l’effet produit sur les passantes…
Passée la sidération, je refuse de laisser l'impunité s'installer. Je remonte sur mon vélo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermeté : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos désaccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgarités ? ». Démasqué, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous êtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait à me le signifier. Cela m’arrive quelques fois. Mais comme à chaque fois quand la violence verbale est convoquée, je prends alors la décision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa déambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter à son propre naufrage. Je lui fais remarquer à quel point ce procédé est désespérant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous m’avez insulté alors je vous insulte. Vous avez insulté les Insoumis, vous avez traité Jean-Luc Melenchon de salopard antisémite. ». « La République, c’est moi » dit Mélenchon, et dans un parallélisme parfait, « Mélenchon, c’est moi » se convainc l’intellectuel Insoumis.
En l’écoutant, je perçois une violence inouïe, froide, une haine viscérale, une rage qui déforme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez été plus costaud, vous m’auriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre manière de régler les différends. ». Pour toute réponse, et pour masquer son indignité sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'écraser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dîne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littérature. »L'arrogance de l’entre-soi germanopratin convoquée pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe définitivement, laissant échapper ce qui lui brûlait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dégage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je répondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lèvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », craché avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisémitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la société. Didier Eribon ne m’a pas dit « sale juif », mais tout mon être l’a entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et qu’on ne vienne pas me demander pourquoi. C’est ainsi. Et c’est pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaître le racisme quand ils en sont victimes. Cette scène de rue n’est pas qu’une anecdote pathétique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censés être les acteurs du débat, les figures tutélaires de la réflexion et de la confrontation des idées, sombrent à ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'étonner de la brutalité qui gangrène le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-là n'a pas seulement fait un doigt d'honneur à un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur à l'intelligence même.
J’ai hésité pendant le week-end. Le pays est assez fracturé. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
La situation que connaît notre pays est grave et l’émotion qui saisit nos concitoyens est immense après une journée qui a vu des bâtiments publics incendiés, des rues saccagées et de multiples commerces vandalisés.
A côté de jeunes et de manifestants qui entendaient exprimer leurs revendications, des groupes ultra-violents et des pillards déguisés en émeutiers ont détruit de nombreux biens publics comme privés et attaqué des édifices, notamment des mairies, dont la première valeur est celle de représenter la République. Ces actes et les individus qui les commettent doivent être implacablement condamnés.
Les forces de l’ordre, dont nul ne peut contester l’extrême difficulté de leur mission et qui ont elles-mêmes été agressées, ont été débordées. Des blessés sont à déplorer du côté des manifestants comme des policiers.
Ce bilan est désastreux car il emporte de lourdes conséquences : d’abord sur les libertés et notamment celle de manifester puisqu’elle est entravée par la violence ; ensuite sur la jeunesse confrontée à la brutalité et privée des réponses attendues du Gouvernement ; enfin sur l’État qui n’a pas été capable d’assurer partout l’ordre public. Sans oublier les effets sur notre économie déjà fragilisée. Tout est insupportable, jusqu’à l’image donnée de notre pays.
Il appartient donc aux pouvoirs publics d’ouvrir des négociations sérieuses avec les organisations de jeunesse et avec les centrales syndicales sur les thèmes qui ont justifié l’ampleur des manifestations, et de réunir les forces politiques déterminées à agir ensemble contre la violence et trouver des réponses communes sur la question du maintien de l’ordre. Quant à la discussion budgétaire, elle doit être désormais concentrée sur les sujets essentiels à la vie du pays.
A 6 mois d’une échéance cruciale pour la France, il est essentiel de ramener au plus tôt la paix civile, de garantir la stabilité du pays et d’assurer l’union des citoyens autour de la République.
Misogyne, vulgaire, indigne.
Et ce député est vice-Président de l’Assemblée nationale.
Vous comptez demander le silence à la prochaine séance de cette manière aussi ou c’est réservé qu’aux femmes en ligne ?
« Comment a-t-on pu laisser la deuxième ville de France dans cette situation? »
Après les violences à Marseille, Benoît Payan interpelle le gouvernement dans la @TribuneDimanche
https://t.co/xzEAx1fmwq
J’ai vu l’enfer des pillages vécus par les commerçants de ma rue sans l’intervention d’aucune force de l’ordre 5 heures durant.
Mélenchon défilant bien au chaud au milieu de sa secte vit déconnecté du monde réel.
Ses propos sont irresponsables.
« Il ne faut pas dire des contrevérités, il faut revenir au réel.
Premièrement, on n'a jamais été cobelligérant on a toujours été clair là-dessus. Dire cela c'est tenir le langage du Kremlin, je suis désolée or ce n'est pas la réalité.
Deuxièmement vous parlez des négociations, vous dites d'Ankara, en fait c'était à Istanbul et c'était en effet juste avant le massacre de Boutcha contre des civils Ukrainiens qui ont été tués. Pardon non on ne fait pas d'équivalence entre ces massacres, ces crimes contre l'humanité là et l'attaque d'un immeuble à Moscou secondaire.
Troisièmement dans ces négociations qu'a demandé la Russie ? Une capitulation de l'Ukraine. Effectivement vous dites que c'est une des options, personne ne le pense en Europe et probablement personne ne l'assume dans le monde à part la Russie, parce que la souveraineté de l'Ukraine doit être respectée. Qu'est-ce qu'il y a derrière la souveraineté de l'Ukraine ? Il y a la nôtre.
Par ailleurs, vous parlez d'escalade de conséquences pour nos compatriotes, mais qu'est-ce qui a coûté à nos compatriotes ? Deux choses : l'invasion à grande échelle de la Russie contre l'Ukraine qui a conduit en effet en 2022 à avoir de très lourdes conséquences, y compris que vous dénoncez à juste titre en Europe sur le plan énergétique, mais c'est la Russie qui en est responsable. Deuxièmement, la guerre en Iran, qui aujourd'hui pèse sur le pouvoir d'achat de nos compatriotes.
Je suis tout à fait ouverte et je trouve que c'est important d'avoir un débat, mais un il faut arrêter de mettre les pays sur le même plan, deux il n’y a pas de cobelligérance, et trois revenons au réel. »
"Après l’élection de Raphaël Glucksmann, ma première pensée a été pour Léa Salamé. Sa vie va changer à partir de maintenant, qu’elle le veuille ou non. Elle doit mettre une grande partie de sa carrière entre parenthèses". @valtrier, invitée de @Caroline_Roux, dans #cdanslair
𝗧𝗿𝘂𝗺𝗽-𝗣𝗼𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲 : 𝗹’𝗨𝗸𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗼𝘂𝗽𝘀
#Trump vole au secours de #Poutine, quitte à poignarder l'#Ukraine et à lâcher l’#Europe. Drôle d’alliance entre deux dirigeants dont les revers s’accumulent. Face à ce tandem prêt à tout, les Européens ont mieux à faire que subir : encore faut-il qu’ils se réveillent.
Par @EnetBoris
https://t.co/JsAyaah9cV
Maladie de Charcot : "Un livre qui raconte une histoire personnelle et aussi la vie de millions de français qui sont concernés par la maladie"
@lamiaela et Julien Parelon face à @FogielMarcO dans #RTLMatin : ils publient "Les Empêchés" aux éditions Leduc
Maladie de Charcot : "Je suis sa femme, pas son aidante"
@lamiaela et Julien Parelon face à @FogielMarcO dans #RTLMatin : ils publient "Les Empêchés" aux éditions Leduc
Officiellement, Édith Piaf est morte à Paris le 11 octobre 1963. En réalité, elle est morte la veille sur la Côte d'Azur, il y a 63 ans aujourd'hui.
Son corps a traversé la France de nuit, en ambulance, pour qu'elle meure chez elle.
Elle naît le 19 décembre 1915 à Paris. La légende la fait naître sur un trottoir de Belleville.
Son acte de naissance dit l'hôpital Tenon.
Enfant, elle vit un temps chez sa grand-mère, à Bernay, en Normandie. La grand-mère tient une maison close.
Adolescente, elle chante dans les rues de Paris pour quelques pièces.
En 1935, un patron de cabaret, Louis Leplée, l'entend. Il la baptise « la Môme Piaf ».
Un piaf, c'est un moineau.
En 1945, elle écrit La Vie en rose.
En 1949, l'homme qu'elle aime, le boxeur Marcel Cerdan, vient la rejoindre à New York. Son avion s'écrase aux Açores.
Au début des années 1950, des accidents de voiture la rendent dépendante à la morphine.
En 1960, elle chante Non, je ne regrette rien. Ses concerts sauvent l'Olympia de la faillite.
Elle n'a pas 48 ans, mais son corps est usé.
Le 10 octobre 1963, elle meurt dans sa villa de Plascassier, près de Grasse.
Son mari, Théo Sarapo, et ses proches la ramènent en secret dans son appartement parisien. Un médecin date le décès du lendemain matin, à Paris.
Le 14 octobre, l'Église lui refuse une messe. Plus de 40 000 personnes l'accompagnent au cimetière du Père-Lachaise.
Ce jour-là, la circulation s'arrête dans Paris.
🇫🇷 FLASH | Marine Le Pen NOMME Laure Lavalette coordinatrice du pôle Famille/Solidarités dans le cadre de sa campagne présidentielle.
La députée du Var, et ancienne membre du syndicat identitaire Renouveau étudiant, avait signé en 2014 un texte demandant aux élus locaux de soutenir les candidats souhaitant abroger le droit à l'avortement. Elle avait, l'année d'après, soutenu la suppression des subventions au planning familial.
Les députés socialistes qui avaient votés les pleins pouvoirs à Pétain furent exclus et bannis de la SFIO après la libération. Daniel Mayer, membre du Conseil national de la Résistance, fut le premier leader du parti dans la France libérée. Pauvre , petit Monsieur Odoul.
Après une cyber attaque sur le site de vote de la primaire, le vote a été perturbé et très ralenti une bonne partie de la journée.
Merci à tous ceux qui ont fait preuve de patience . Je comprends votre frustration
Les choses s’améliorent mais pour que tous puissent voter, nous avons pris la décision unanime de prolonger le vote jusqu’à dimanche 18h.
Une décision sage après une crise. Rien n’empêchera notre départage démocratique !