-Urbanisme et Aménagement - ENSAS+Unistra
- Architecture/Ingénierie Architecturale - INSA+UFE
Coordinateur BIM + Conducteur de travaux: Le Grand Paris Express
🌟🚆 Nouvelle étape majeure pour la mobilité en Île-de-France ! 🌟🚆
Le 3 juin dernier, Mm Valerie Pécresse, Présidente du Conseil régional d'Île-de-France, a visité la gare de Thiais-Orly.
Aujourd'hui, 24 juin, marque l'ouverture de la gare de Thiais-Orly au public. Nous sommes fiers des retours positifs des usagers, qui saluent ce travail "remarquable".
Par la suite, l'inauguration officielle s'est tenue ce 19 juin en présence des élus locaux (Maires de Thiais et d'Orly), des responsables de la région Île-de-France, de la RATP, de la Société du Grand Paris (SGP), ainsi que de nombreux autres partenaires.
NIGER: L’UA ET LA CEDEAO A LA CROISÉE DES CHEMINS
Le putsch du 26 juillet ayant destitué le président élu Mohamed Bazoum et placé une junte à la tête du pays sous le commandement du général Abdourahamane Tchiani, chef de la garde présidentielle, sera inévitablement étudié dans les livres d'histoire. Cette prise de pouvoir a engendré des réactions variées, à la fois sur le Continent et dans le reste du monde.
L'opinion internationale, incluant les gouvernements africains, l'UA, la Cédéao et les pays occidentaux a unanimement condamné ce coup de force et exigé le retour à l'ordre constitutionnel et la libération du président Bazoum. Les États-Unis et la France ont aussi brandi la menace de suspendre leur aide et leur coopération militaire avec le Niger.
De l'autre côté, les débats sur les réseaux sociaux, en particulier chez les jeunes, semblent exprimer un soutien envers les putschistes. Ils dénoncent la corruption, la mauvaise gouvernance et l'ingérence étrangère qui affligent le Niger. À Niamey et dans d'autres villes, des vidéos montrent des milliers de personnes en train de manifester, brandissant des drapeaux russes et scandant des slogans hostiles à la France.
La Cédéao doit se rassembler pour un sommet extraordinaire à Abuja, au Nigeria, ce dimanche. L'objectif est de discuter d'éventuelles sanctions contre le Niger. Cependant, la junte a déjà annoncé qu'elle percevait une menace d’une "opération militaire imminente à Niamey" de la part de l'organisation régionale, en collaboration avec des pays africains non membres et certains pays occidentaux. La junte a également averti des "conséquences d'une intervention militaire étrangère" et affirme sa "résolution indéfectible de défendre la patrie".
Une attaque contre les putschistes entraînera une réaction hostile de l'armée nigérienne, qui y verrait une agression contre le pays. Les pays impliqués dans cette opération se retrouveraient en conflit avec le Niger, ce qui déstabiliserait encore plus une région fragilisée par les violences et les crises. Une intervention de cette nature renforcerait le sentiment anti-français dans la région. Le Niger pourrait suivre le chemin du Mali et entrer progressivement en crise avec la CEDEAO et l'UA. Supposons que le Tchad, actuellement très fragile, décide de rejoindre la coalition anti-putsch au Niger sous l'impulsion des Français et des Nigerians, opposés déjà à l’époque contre toute sanction contre le Tchad suite aux événements du mois d’avril 2022. Le Tchad et le Niger se retrouveraient en état de guerre. Au-delà de l'ironie qu'une participation du Tchad à une opération anti-putsch au Niger représenterait, le Sahel tout entier pourrait se désagréger, non pas sous les coups des terroristes, mais à cause des conflits désormais ouverts entre ses États membres.
Devant ces enjeux, une solution diplomatique à la crise nigérienne semble être la voie privilégiée, impliquant tous les acteurs concernés. Il est aussi important de se rappeler du Mali, où les sanctions internationales, particulièrement celles perçues comme dictées par les occidentaux, n'ont fait que renforcer la junte malienne. Aucune sanction, que ce soit de l'Union africaine, de la CEDEAO, de l'UE ou des Nations Unies n'a réussi à faire fléchir la junte de Bamako. Au contraire, il semble qu’elles aient renforcé sa détermination et sa légitimité aux yeux des Maliens. Il est donc crucial ici de respecter les Nigeriens, de prendre en compte leurs aspirations au changement car les enjeux sécuritaires qu'une gestion imprudente de cette crise pourrait engendrer sur le Sahel sont énormes. Le coup d'État au Niger est un test majeur pour la CEDEAO et l'Union africaine. Ne pas défaire le coup d’Etat serait désastreux. Le défaire par la force serait tout aussi désastreux. Utiliser les sanctions comme au Mali serait inopérant et contre productif. Le succès ou l’échec des actions de l’UA et de la CEDEAO dans la gestion de cette crise déterminera leur avenir.