My latest interview with @AJEnglish on the economic and geopolitical implications of the war on GCC countries and the growing strategic risks surrounding the Strait of Hormuz.
"The real loser is not Saudi Arabia, whose economy can absorb the shock. The real loser is the idea itself of a collective capacity for Arab fuel-producing states to shape the global energy order."
— #AJOpinion by Anas Abdoun ⤵️ https://t.co/Kukb5WClsu
The UAE didn’t leave a cartel. It left a Riyadh-controlled institutional architecture at the exact moment Saudi Arabia shifted from partner to open rival.
And by choosing production freedom over price discipline, Abu Dhabi sent Washington the clearest signal it could: we are buying your security guarantee with barrels.
With Hormuz partially closed, Iran having attacked UAE territory, and the Saudi-Emirati fracture now fully public, Abu Dhabi’s calculus has changed fundamentally.
Turkey is preparing to host talks later this week about creating a regional security platform with Pakistan, Saudi Arabia and possibly Egypt https://t.co/fI5PmVVaUC
De surcroît, une levée des sanctions à la suite d’une guerre constituerait un précédent historique. Jamais les États-Unis n’ont levé un régime de sanctions économiques sous pression militaire directe. Cela signifierait, en termes de perception géopolitique, que l’outil sanctions, pilier de la politique étrangère américaine depuis trois décennies, est réversible dès lors que la cible possède suffisamment de capacités de nuisance. Ce serait, pour tout observateur, un signal d’une portée considérable.
Iran-USA-Négociations. On ignore si les Etats-Unis ont accepté de dégeler 6 milliards de dollars au profit de l'Iran, avant l'ouverture des négociations au Pakistan. Téhéran l'a annoncé. Washington dément. Cette somme, qui appartient à l'Iran, devait être dégelée par les Etats-Unis en 2018 en échange de la libération de cinq citoyens américains retenus en Iran. Mais elle ne l'a jamais été, elle était restée gelée au Qatar. C'est une revendication iranienne ancienne. Si tel était le cas, ce serait le signe que les Etats-Unis font un geste de bonne volonté en ouverture de négociations cruciales pour la paix au Moyen-Orient. Mais rien n'est moins sûr.
#IranWar
Au-delà des fractures politiques, l’Iran a obtenu un fait accompli d’une portée stratégique considérable : le contrôle de facto du détroit d’Ormuz. @ProfessorPape , qui a conseillé la Maison-Blanche pendant plusieurs années sur les questions de sécurité nationale, a longtemps argumenté que la puissance américaine reposait, en dernière instance, sur sa capacité à garantir la liberté du commerce international et la sécurité des routes maritimes. Or cinq semaines de guerre ont révélé une réalité que Washington préférait ne pas formuler : Ormuz n’est plus sous le contrôle de la 5e Flotte. Il est sous le contrôle de l’Iran.
Le fait que le plan iranien en dix points inclue un « protocole de transit sécurisé » dans le détroit et que Téhéran ait déjà institué un système de péage de facto sur le passage des navires traduit cette nouvelle réalité. Ormuz rejoint ainsi la mer de Chine méridionale, objectivement de plus en plus sous contrôle chinois, et Bab el-Mandeb dans la liste des goulots d’étranglement maritimes qui échappent progressivement au contrôle américain. Pour la première puissance navale de l’histoire, c’est une érosion existentielle.
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In one week of war, Iran shattered a 50-year Gulf-based Pax Americana.
In four weeks, it helped kill off 50 years of sanctions on Iranian oil.
And in five weeks, it somehow managed to convert the American president to Islam.
That has to be one of the most efficient military campaigns in modern history.
@sabine_c2705@ObsDelphi Non évidemment je dis juste que rapporter tout le communiqué l’US air force sans changer une virgule et dire « c’est ce qu’il sait passe »
c’est manquer d’esprits critiquer et on le fait jamais avec les déclarations de l’Iran.
Il serait simpliste de dire que la Chine « profite » de la guerre. La formule exacte est plus subtile : Pékin a structuré sa position de sorte que le coût du conflit lui soit supportable et que les bénéfices stratégiques dépassent largement les pertes. Des réserves énergétiques au plus haut, un outil de renseignement qui s’améliore en temps réel, un concurrent stratégique qui s’épuise militairement et industriellement, un théâtre asiatique qui se découvre progressivement tout converge vers un renforcement relatif de la position chinoise.
Sans tirer un seul coup de feu, sans engager un seul soldat, la Chine est en train de transformer la guerre Iran–États-Unis en un accélérateur de basculement de l’ordre mondial.
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