Economist. President of Partners for Peace and Prosperity. "There can be no Sustainable Development without Peace, and no Peace without Sustainable Development"
#SouthAfrica. Ubuntu Says: “I Am Because We Are.” Xenophobia Says: “You Don’t Belong.” Ubuntu is not a slogan, it's responsibility.
Long before Western governments condemned the Apartheid, African Nations were the first to declare it a crime against humanity. Through the Organization of African Unity (OAU), they pushed for sanctions, lobbied the United Nations, and refused diplomatic relations with Pretoria.
They made apartheid a continental struggle, not just a South African one.
The Apartheid regime retaliated with bombings, assassinations, and cross‑border raids.
Nelson Mandela understood the debt. He understood Ubuntu — “I am because we are.” He believed South Africa’s liberation was inseparable from the liberation of the continent. He believed the Rainbow Nation would be a home for all who live in it. He believed South Africa would never turn its back on Africa.
But today, that vision is cracking. With the Rise of Xenophobic Nationalism, the soul of the Nation is at stake.
Therefore, South Africa must choose what kind of nation it wants to be:
A nation that honors the sacrifices made for its freedom, or a nation that forgets them and turns against its own continent.
The future of the Rainbow Nation depends on which voice it chooses to follow.
https://t.co/oS9CqM9IAA
Le Chef de l'Etat du #Burundi a démissionné de ses responsabilités. L'Etat, il est où? Lui aussi le cherche. Les pénuries de carburant? Il n'est pas responsable. Ceux qui manquent le carburant n'ont qu'à aller le prendre à Dar-es-Salaam. La corruption? Il connait les coupables, mais il ne peut pas les arrêter. La pauvreté? Lui n'est pas concerné, les populations n'ont qu'à travailler. Les Burundais devraient en tirer les conséquences.
#Burundi. Le Dossier “Kira Hospital” a montré aux institutions internationales et aux investisseurs privés, que le #Burundi est dirigé par un système de prédation, et non de transformation socio-économique, et que le pouvoir en place ne respecte ou ne protège les investisseurs privés.
Ce dossier de « Kira Hospital » se trouve déjà auprès du Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissement (CIRDI), de la Banque Mondiale, et s’ajoute à d’autres, déjà instruit ou en cours d’instruction par cette institution, que ce soit dans le secteur minier, du pétrole, du bâtiment, ou autres.
C’est une situation qui contribue à ternir davantage l’image du #Burundi, pays classé parmi les pays les plus corrompus du monde, avec un classement très bas en termes de libertés économiques (38%). Ce dossier s’ajoute à d’autres nombreux autres, où des investisseurs privés ont été dépouillés de leurs ressources financières, et dont les dossiers se trouvent auprès du CIRDI également. Le #Burundi risque de payer d’importantes sommes d’argent.
Inauguré, en 2015, avec la présence de l’ancien Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, « Kira Hospital » était l’un des meilleurs hôpitaux du #Burundi et de la sous-région : un établissement de trois étages sur 10 000 mètres carrés, doté de 130 lits et de 321 employés, dont 42 spécialistes et 11 médecins généralistes.
Il représentait une grande contribution au secteur de la santé, dans un pays marqué par la persistance de maladies transmissibles, l’émergence de nouvelles menaces épidémiques et des défis liés à l’accès aux soins de santé, avec un budget annuel alloué à la santé de seulement 2% (2024-2025) et l’une des densités les plus faibles du monde en personnel médical, soit 0,5 médecin pour 10.000 habitants. Très peu d’investissement privé dans ce secteur.
C’était, par conséquent, l’occasion d’attirer les investissements privés dans ce secteur social. « Kira Hospital » fut considéré comme un « success story » d’un investissement privé réussi et d’une référence régionale en matière de santé. Et surtout que l’hôpital était l’œuvre d’un enfant du pays, Dr. Christophe Sahabo, qui avait terminé ses études en Europe et qui était parvenu à convaincre des partenaires européens pour venir investir au #Burundi.
Mais, c’était oublier que le système de gouvernance en place est bâti sur un système de prédation financière, et que tout investisseur privé étranger doit se préparer à partager ses capitaux avec les hauts dignitaires du pouvoir, sinon, il perd tout. Le promoteur du projet, Dr. Christophe Sahabo, se trouve actuellement en prison depuis 2022, condamné à un emprisonnement ferme de 20 ans, avec la confiscation de tous ses biens, sous l'accusation « d’atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale ».
Aujourd’hui, les conditions de santé du Dr. Sahabo sont extrêmement difficiles, et le pouvoir en place ne s’en émeut pas outre mesure, malgré de nombreux appels à l’humanité et à la justice objective par les organisations de la société civile, les acteurs politiques du pays et les partenaires d’investissement. Quelle gouvernance !!
Comme le soulignait, en octobre 2025, la CRN – Ingeri ya Rugamba, « cette affaire est plus qu’une injustice individuelle : elle est le symbole de la prédation érigée en mode de gouvernance ».
Le cas Sahabo est également un message adressé à tout investisseur privé qui s’aventurerait à apporter ses capitaux dans ce pays, que ce soit un investisseur étranger ou de la Diaspora Burundaise. Depuis des années, la faible gouvernance économique a fait fuir des investisseurs privés et, à l'avenir, très peu d’investisseurs vont se risquer à venir investir au #Burundi, pays qui ne protège pas les investissements et les investisseurs. Les investissements directs étrangers continuent de chuter, et cela, malgré les appels répétés, du pouvoir en place, aux investisseurs.
Le #Burundi mérite mieux. Il a besoin d’un nouveau leadership transformateur, et non d'un leadership prédateur.
#BURUNDI. LOUIS RWAGASORE, SACRIFIÉ A L’AUTEL DU NATIONALISME
Ce jeune Prince, fils du Roi Mwambutsa IV, Louis RWAGASORE fut assassiné, le 13 octobre 1961, pour avoir voulu impulser une Vision nationaliste et un développement endogène pour son pays.
Figure emblématique de la lutte anticolonialiste au #Burundi, Louis RWAGASORE demeure, au grand tableau des héros des indépendances africaines, l’un des plus illustres inconnus. Sa ligne idéologique et sociétale reste ignorée ou inconnue, aussi bien par les dirigeants, que par le peuple burundais, en général.
Voici quelques-uns des piliers majeurs qui ont caractérisé l’idéologie politique et économique de RWAGASORE, et qui ont constitué le centre de son combat :
1. Bâtir le #Burundi autour de « l’Identité Murundi »
Au moment où la Tutelle Belge s’activait à diviser les Burundais en ethnies Hutu et Tutsi, RWAGASORE n’arrêtait pas de plaider pour « l’identité Murundi », invitant tous les Burundais à se sentir, d’abord, Burundais, avant d’être Hutu, Tutsi, Twa ou Ganwa.
Il chercha, d’abord, à rassembler toutes les couches de la population, tant les chrétiens que les musulmans - autour de l’identité Murundi. Les Swahilis, souvent considérés comme des étrangers au #Burundi, ont joué un rôle crucial dans cette histoire du mouvement indépendantiste, en lui donnant une dimension transnationale déterminante. RWAGASORE parcourut tout le pays, discutant avec les populations, le petit peuple, sur leurs besoins, il eut de longues discussions avec les responsables de l’Eglise catholique.
À 24 ans, il réclama auprès de la Tutelle Belge une « Constitution Murundi », une autonomie et une indépendance pour le #Burundi. La tutelle l'interpréta comme la première manifestation de nationalisme au #Burundi, et le projet fut immédiatement dénigré et rejeté par la Tutelle.
Par la suite, avec son parti UPRONA, il demanda à la population de ne plus payer de taxes, de boycotter les magasins tenus par des expatriés, bref, une campagne de désobéissance civile.
Dans ce bras de fer avec le colonisateur, RWAGASORE acquit une grande popularité et put élargir son audience à des segments divers de la population. Il rassemblait ainsi des composantes de la société, que la colonisation avait divisées, sur des critères religieux, ethniques, éducatifs ou économiques. Surtout, il emprunta une conduite « démotique » de la politique dont peu d’autres leaders firent l’expérience à l’époque.
2. Des coopératives indigènes, facteurs de cohésion sociale et d’indépendance économique
Mais c’est surtout à partir de 1957 que ses initiatives l’ont placé en position d’adversaire politique déclaré de l’administration coloniale, au moment où il a lancé deux coopératives de commerce et de consommation au profit des producteurs et commerçants « indigènes ». Considérées par les autorités belges comme des « machines de guerre » anticolonialistes et combattues à ce titre, ces coopératives ont fédéré différentes composantes de la société burundaise jusque-là peu coordonnées, et ont été à l’origine de la cohésion sociale autour de « l’identité Murundi ».
Ces coopératives avaient pour objectif d’affranchir le commerce burundais d’intermédiaires omniprésents (Grecs et Asiatiques, pour l’essentiel), et connurent un vif succès dès leurs débuts, notamment auprès des commerçants swahilis que le pouvoir colonial appréhendait comme un groupe subversif.
Par le développement de ces coopératives, RWAGASORE gagna, en moins d’une année, une stature nationale, et, dans le même temps, il prit la première place parmi les adversaires de l’administration de la Tutelle.
RWAGASORE notait que le commerce au Burundi représentait une activité insuffisamment appréciée, alors qu’il constituait la richesse du pays.
La Tutelle mit tout en œuvre pour torpiller ces entreprises et y parvint à la fin de l’année 1958, malgré les efforts consentis pour les maintenir hors du contrôle colonial.
3. Une agriculture intensive pour assurer l’autosuffisance alimentaire et favoriser l’industrialisation
Dans son combat pour un développement endogène du #Burundi, RWAGASORE notait ceci:
« Pour l'un des pays les plus denses d'Afrique, dont il faut nourrir la population, malgré la terre étroite, il faut instaurer une bonne politique foncière, notamment celle de la propriété privée… Il faut que cette terre étroite soit exploitée rationnellement et d'une manière intensive ».
Il faut signaler qu’en 1960, la densité de la population burundaise était de 99 habitants par kilomètre carré, et qu’en 2025, cette population s’est accrue considérablement, pour atteindre une densité démographique de 574 habitants par kilomètre carré.
Il fallait, par conséquent, une exploitation intensive de la terre, que chaque are cultivé puisse produire plus, ce qui impliquerait l’utilisation de nouvelles techniques culturales (par exemple, cultures en terrasses, exploitation des marais), des engrais et des semences sélectionnées.
La production vivrière ne devait pas seulement assurer l’autosuffisance alimentaire de la population, mais dégager des excédents de la production, afin de soutenir les agro-industries susceptibles de couvrir le pays en besoins essentiels, tels que les huiles végétales, le savon, les habits, les produits alimentaires, et autres.
4. Développer les cultures industrielles d’exportation
Il souhaitait également une voie d’evacuation des marchandises à l’exportation et en importation via le port de Dar-es-Salaam en ces termes : « Nous devons nous assurer d'une voie de sortie sûre et rentable, c'est-à-dire faire des accords économiques avec le Tanganyika (Tanzanie actuelle), pays politiquement stable, et en créant une ligne de chemin de fer direct Usumbura-Rumonge-Kigoma-Dar-es-Salaam ».
Il réitérait son souhait en disant : « Il faut que cette terre étroite ne produise pas uniquement pour nourrir ses habitants, il faudrait la spécialiser dans l'agriculture industrielle et trouver d'autres produits d'exportation pour seconder la monoculture du café ».
Le café a été introduit par la colonisation en 1920. Sa production a évolué au cours des années, et en 1959, on comptait 38 millions de caféiers, produisant 27.000 tonnes. En 1992, la production de café atteignait 51.000 tonnes. En 2025, la production de café a baissé jusqu’à 9.000 tonnes. Cette baisse résulte du manque de soutien du Gouvernement aux caféiculteurs, surtout, depuis les crises des années 90.
Le souhait de RWAGASORE de diversifier les produits d’exportation, pour compléter le café, n’a jamais été réalisé à ce jour. Pire encore, même la culture de café est en voie de disparition, vue l'evolution de sa production au cours des dernières années.
5. Promouvoir la spécialisation régionale
RWAGASORE était convaincu qu’une spécialisation régionale favoriserait l’augmentation de la production:
« Il faudrait pousser à ce qu'une partie de la population ou une telle contrée naturelle se spécialise dans telle culture ou tel produit ».
En effet, il est difficile que chaque région du pays, dans le souci d’être auto-suffisante, produise tout, sur de petites surfaces de terres cultivables. La spécialisation régionale favoriserait une grande production et des échanges régionaux.
Ce facteur du développement a été ignoré par les pouvoirs publics. Il fut un temps une étude des potentialités régionales avait été effectuée, mais aucune suite ne lui a été réservée.
6. Favoriser l’émergence d’une classe moyenne ouvrière
RWAGASORE était convaincu de la nécessité de promouvoir une classe moyenne ouvrière, en dégageant une partie de la population qui se consacrerait aux activités secondaires, constituant ainsi ce qu’il appelait « le prolétariat ».
« Ce prolétariat ne se conçoit qu'en multipliant des entreprises industrielles et autres qui occuperaient cette abondante main-d'œuvre. C'est pourquoi des garanties réelles devront être données aux investissements des capitaux étrangers ».
Cette approche de « prolétariat ouvrier » évoluerait, par la suite, vers l’émergence d’une classe moyenne commerçante et artisanale, et, plus tard, vers la création d’une classe industrielle pouvant prendre la relève des industries appartenant aux investisseurs étrangers. Il fallait, par conséquent, commencer par l’éducation et la formation en entreprenariat des affaires.
7. Construire les infrastructures de transport pour la facilitation des échanges
RWAGASORE insistait sur la nécessité de disposer d’infrastructures de transport adéquates et de facilitation du commerce, à l’intérieur du pays, mais aussi avec la région et le reste du monde. Il souhaitait, par exemple, que l’aéroport de Bujumbura devienne international, ce qu’il n’était pas encore à l’époque.
Il souhaitait également une voie d’evacuation des marchandises, à l’exportation, comme à l'importation, via le port de Dar-es-Salaam en ces termes :
« Nous devons nous assurer d'une voie de sortie sûre et rentable, c'est-à-dire faire des accords économiques avec le Tanganyika (Tanzanie actuelle), pays politiquement stable, et en créant une ligne de chemin de fer direct Usumbura-Rumonge-Kigoma-Dar-es-Salaam ».
RWAGASORE a réitéré son idéologie politique et économique par cette phrase que chaque burundais devrait retenir :
« L’avenir de ce pays nous incombe à nous tous. Ce pays sera ce que nous aurons voulu qu'il soit. A nous de prendre la résolution de changer, de construire ensemble, avec des critères réalistes que nous avons, le bonheur du peuple Murundi ».
La question est: Qu'avons-nous fait du #Burundi depuis 65 ans ?
Avec la mort de RWAGASORE, c`est le rêve d’un #Burundi libre, uni et démocratique qui était ainsi brisé. Depuis, le #Burundi est entré dans un cycle de divisions et de conflits à caractère ethnique. Son idéologie politique et sociétale, pourtant très bien articulée, est restée dans les tiroirs de l’histoire.
L’IDENTITÉ MURUNDI ET L’INDÉPENDANCE ECONOMIQUE RESTENT ENCORE UN RÊVE.
A LA JEUNESSE BURUNDAISE, REPRENEZ LE FLAMBEAU LĀ OÙ RWAGASORE L’A LAISSÉ.
En Afrique, la situation est pire. Non seulement les enfants ne se réfugient pas dans les réseaux sociaux (TikTok et autres), puisque le taux d'accès à internet est encore faible (38%), et que beaucoup n'ont pas accès à l'électricité, mais beaucoup d'Etats africains ont démissionné de leur responsabilité d'investir dans les infrastructures scolaires, la formation des enseignants et la qualité de l'enseignement. Les parents, quant à eux, préoccupés par leur survie quotidienne, ne sont plus regardants quant au garçon ou la fille qu'ils sont entrain d'élever. Les enfants de privilégiés copient les devoirs sur les fameux RS, d'autres trichent chez leurs camarades, d'autres, carrément, considèrent que l'école ne sert à rien, puisqu'on peut accéder à des postes de haute responsabilité sans avoir fait de grandes écoles. L'enseignat, lui, reste sur la scène scolaire comme un comédien, on l'écoute (s'il a la chance), mais on se faut de ce qu'il dit. Il n'a pas le droit de gronder ou de sanctionner les enfants, au risque de perdre son poste comme il n'a pas le droit de coller un zéro. Alors, à quoi bon passer des heures à préparer des cours que personne ne va écouter, inculquer le savoir dont personne ne veut, exiger la lecture de tel livre que personne ne lira. Gare à l'enseignant qui va faire échouer l'enfant du Président de la République, du Ministre, du Général, ou tout autre haut-fonctionnaire de l'Etat. Ajouter à cette cacophonie la situation de pauvreté dans laquelle vivent beaucoup d'enseignants, ces derniers préféreront, plutôt, consacrer plus de temps aux activités extra-professionnelles pouvant leur procurer des revenus supplémentaires pour leur famille. Les enfants des milieux défavorisés quittent les écoles très tôt pour se lancer dans le milieu du travail pour leur survie et celle de leur famille. Et s'ils ont la chance d'avoir un parent bien placé dans l'administration, il leur trouvera un emploi ou leur donnera un capital pour commencer un commerce. Vous pouvez vous imaginer la qualité du médecin, du politicien, de l'ingénieur, qui sortira de ce type d'enseignement. Les économistes savent bien que l'éducation est un facteur-clé de la croissance économique, mais très peu de pays y consacrent suffisamment de ressources et d'attention. Pour certains dirigeants, l'éducation est un luxe.
La situation au Burundi est bien plus catastrophique. L'éducation est un secteur abandonné, aussi bien, par l'Etat, les parents, les éducateurs et les enfants eux-mêmes.
#Burundi. Le FMI, dans son Communiqué No 26/158 du 20 mai 2026, réitère ses recommandations au Gouvernement d’entreprendre sans tarder les réformes macroéconomiques nécessaires en vue de corriger les déséquilibres extérieurs, qui handicapent la relance de l’économie. Ce Communiqué fait suite à la mission du FMI au #Burundi du 27 avril au 8 mai, dans le cadre des consultations 2026, au titre de l’Article IV. Ces recommandations seront-elles mises en œuvre ?
1. Le FMI recommande la discipline budgétaire, visant, notamment, d’accroitre l’assiette fiscale, de contrôler les dépenses et consacrer plus de ressources aux dépenses sociales et aux investissements publics bien ciblés, de revoir le système des exonérations, afin de favoriser la croissance économique. Toutefois, le projet de budget 2026/2027 ne reflète pas ces recommandations : des dépenses publiques qui augmentent de 29%, générant un déficit fiscal important de 336 milliards de Francs Burundais, qui sera, certainement, financé par un recours au système bancaire, une faible part aux investissements publics, en particulier, au secteur de l’agriculture. Un tel budget aussi déficitaire aura pour impact une augmentation de la dette publique et de l’inflation.
2. En matière de politique de change, les experts du FMI suggèrent au Gouvernement d’entreprendre une réforme du taux de change, qui permettrait d’équilibrer les taux du marché officiel à ceux du marché parallèle de devises étrangères, en vue d’atténuer les pénuries de carburant, de stimuler les exportations et favoriser les investissements directs étrangers, et renforcer la valeur de l’aide extérieure. Ces experts proposent, soit un ajustement rapide et unique du taux de change, soit un ajustement progressif, en vue d’aboutir dans un horizon proche à un équilibre entre les deux taux.
3. Toutefois, aussi longtemps que le Gouvernement n’aura pas investi dans les secteurs d’exportation pour couvrir une majeure partie des importations et qu’il n’aura pas bénéficié de ressources extérieures conséquentes, quels que soient les ajustements faits, les effets sur les déséquilibres seront minimes, et les importateurs auront toujours recours au marché parallèle pour s’approvisionner en devises, et partant, une nouvelle dépréciation de la monnaie nationale et des pressions inflationnistes. Par conséquent, le Gouvernement devrait réfléchir sur une nouvelle politique d’investissement public tournée plus vers la promotion des exportations.
4. En matière de gouvernance économique, la mission du FMI a indiqué que l’institution finalise actuellement une évaluation diagnostique de la gouvernance du #Burundi, en vue d’identifier les possibilités de renforcer la transparence, la redevabilité, l’efficacité des institutions et le climat des affaires. Il faut souligner aussi que le FMI dispose d’une politique qui définit son rôle face à des problèmes de gouvernance au sein de ses Etats Membres, ainsi qu’un cadre d’action renforcé en matière de gouvernance, dont le but est de promouvoir une coopération plus systématique, efficace, franche et impartiale avec les pays membres sur les questions de gouvernance, dont la corruption, qui compromettent les résultats macroéconomiques.
5. Puissions-nous espérer qu’une telle évaluation en profondeur de la gouvernance mette en lumière les nombreux cas de corruption et de dilapidation des ressources publiques, impliquant les hauts responsables du pouvoir, que ce soit, dans le domaine des exportations minières, du café ou autres produits d’exportation, de dilapidation de ressources fiscales ou de marchés publics.
6. Dans le secteur de l’or, la mission du FMI recommande au Gouvernement l’adhésion à l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives), qui permettrait une amélioration dans la transparence, contribuant, ainsi, à assurer que les ressources minières participent pleinement aux recettes budgétaires, aux entrées de devises et au développement durable. La poursuite des efforts visant à renforcer la traçabilité, la formalisation et la mobilisation des recettes dans ce secteur sera essentielle pour maximiser la contribution de l’exploitation minière à la stabilité macroéconomique et à une croissance inclusive.
7. Enfin, il est évident que, compte tenu des élections présidentielles prévues en 2027, du conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo et des tensions avec le pays voisin de la République du Rwanda, les politiques de discipline budgétaire, de stabilisation macroéconomique ou de transparence financière seront reléguées au second plan. Une grande partie des ressources fiscales sera consacrée à ces activités. Sans la paix, la stabilité et la cohésion sociale, aucune politique de stabilisation macroéconomique ne pourra réussir.
#Burundi. “La maladie ne se guérit point en prononçant le nom du médicament, mais en prenant le médicament », disait Thomas Sankara, ancien Chef d’Etat du Burkina Faso. Ce message est également valable pour les dirigeants du CNDD-FDD qui, depuis des années, prononcent des discours théoriques et les promesses trompeuses, sans que des actions concrètes soient engagées.
1. Le #Burundi est malade. La pauvreté s’exacerbe et se généralise. La production agricole chute et l’insécurité alimentaire s’installe. Les infrastructures se détériorent (les routes, les installations électriques, les écoles, les centres de santé et hôpitaux). L’administration publique est devenue inopérante et politique. Le pouvoir est absent. Les dirigeants passent des semaines, des mois, des années, à dénoncer, à crier aux voleurs, aux fainéants, aux insouciants, aux criminels. Mais, aucune action, aucun programme. Aucune réforme pour changer la situation.
2. Au #Burundi, les ressources publiques sont dilapidées, la corruption devient endémique. Pendant que dans d’autres pays, les dirigeants font la chasse aux mauvais gestionnaires et aux détourneurs de ressources publiques, au #Burundi, les dirigeants ferment les yeux et demandent simplement à ceux qui se sont servis dans les caisses de l’Etat de remettre l’argent de l'Etat volé. Aucune sanction. Aucune mesure de répression. Les coupables sont connus, mais ils sont protégés.
3. Les droits de l’homme sont bafoués. Des citoyens sont tués, au vu et au su des dirigeants, et les criminels ne sont jamais inquiétés. Les acteurs politiques n'ont plus d'espace d'expression et de participation à la gestion du pouvoir. Les organisations de la société civile sont interdites d'operer librement. Les médias sont réduits au silence.
4. Des centaines de milliers de réfugiés, constitués d'hommes, de femmes, de jeunes, croupissent dans les camps de réfugiés des pays voisins ou ailleurs, dans des conditions difficiles. Les dirigeants ne s’en émeuvent pas. Aucun programme pour leur réintégration dans leur pays.
5. Les dirigeants organisent des campagnes pour la paix, des séances de prières, sans de réels actes de foi, dans un pays où les populations souffrent de faim et de maladies, où les populations vivent dans une peur quotidienne d’être tuées, torturées ou emprisonnées, où les populations ne peuvent pas s’exprimer leur souffrance, où les jeunes n’ont pas d’emploi. Aucune empathie. Seulement des promesses que demain sera meilleur.
6. Il faut mettre les mots aux maux : le #Burundi est malade. Malade de ses dirigeants. Le #Burundi a besoin d’une nouvelle gouvernance, un nouveau leadership. Le #Burundi a besoin d’institutions fortes, qui protègent les citoyens, et non d’hommes « forts », qui servent les intérêts d’un petit groupe, pendant que le peuple se meurt.
#Burundi. Durant les 6 années du pouvoir du President Evariste Ndayishimiye, la situation économique s’est détériorée considérablement. Tous les indicateurs économiques le démontrent. Ce pouvoir a été marqué par :
1. Une faible gouvernance économique, par :
- La mauvaise gestion des ressources publiques
- La corruption, qui gangrène toute la hiérarchie de l’Etat
- Les recrutements des cadres sur des bases partisanes, et non professionnelles ;
- Des systèmes opaques de passation des marchés publics
- La détérioration de toutes les infrastructures publiques : routes, écoles, centres de santé, barrages hydroélectriques, entreprises étatiques ;
- La dépréciation continue du Franc Burundais par rapport au Dollar américain ;
- La hausse des prix des produits de première nécessité et la faible production vivrière, qui ont entrainé une insécurité alimentaire chronique, affectant plus de 40% de la population.
- La forte dépendance du #Burundi à l’aide étrangère
- La faiblesse des réformes de stabilisation macroéconomiques.
2. Une destruction sociétale et politique, par :
- Plus de 200.000 enfants qui quittent les écoles primaires, chaque année, par manque de nourriture, et qui vont chercher du travail dans les villes ou dans les pays voisins ;
- Le chômage qui touche plus de 65% des jeunes, qui ont perdu tout espoir d’un avenir meilleur ;
- Plus de 300.000 burundais, qui vivent encore dans les camps de réfugiés dans les pays voisins, et que les autorités veulent rapatrier de force ;
- Plus de 12.000 détenus dans les établissements pénitentiaires, pour une capacité d’accueil officielle de 4 000 places, dont une bonne partie de prisonniers politiques et d’opinion.
- Des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes, des opposants politiques, qui sont, chaque jour, soit, tués, soit, torturés, ou emprisonnés, ou portés disparus.
- Plusieurs citoyens quittent le pays, en raison de l’environnement social et du climat d’insécurité qui prévalent dans le pays : enseignants, médecins, journalistes, acteurs politiques, militaires, commerçants, etc.
- Une déstabilisation régionale, qui se traduit par des dépenses militaires exagérées, compte tenu de la situation économique du pays, un recrutement massif de nouveaux agents de l’armée, une association avec des forces étrangères négatives pour créer l’instabilité dans la région des Grands Lacs.
3. Par conséquent, le Gouvernement devrait s’engager rapidement à :
- Créer un environnement favorable à la paix et la stabilité, pour le vivre-ensemble entre communautés nationales et régionales ;
- Ouvrir l’espace politique pour les partis politiques, l’espace civique pour les médias et les organisations de la société civile ;
- Revoir des Accords de Paix existants, en particulier, la Charte de l’Unité Nationale (1992) et les Accords d’Arusha (2000) ;
- Rapatrier et réinstaller les réfugiés et déplacés intérieurs ;
- Libérer les prisonniers politiques et d’opinion ;
- Engager des réformes macro-économiques audacieuses en vue de stabiliser l’économie et mettre les bases pour une relance économique réelle.
@LiberatNTIBASH@hermiriho Comment renforcer les capacités numériques et IA lorsque dans le pays, l'accès à internet est limité à 11% de la population et 2% en milieu rural, et de même pour l'électricité. Ce sont les deux facteurs qui favorisent la transmission des connaisances en technologies numériques.
Les deux scenari sont possibles: réclamer la rétrocession de Bugufi (via la Cour Internationale de Justice, le Cameroun l'a fait pour la Péninsule de Bakassi et il a gagné le procès), et exiger le paiement des compensations pour non-application des Accords Belbases durant des décennies. Mais il faudra un Gouvernement responsable et patriote.
#Burundi. En 21 ans de pouvoir du CNDD-FDD, le pays n’a enregistré, ni avancée économique, ni stabilité nationale, ni cohésion sociale, ni coopération régionale. Au contraire, les politiques menées jusqu’ici ont exacerbé les conditions socio-économiques de la population et paralysé les perspectives de coopération et d’intégration régionales dans la Region des Grands Lacs.
Plusieurs facteurs le démontrent :
1. Faibles investissements dans l’agriculture
En 1985, l’agriculture contribuait pour 54% comme valeur ajoutée au PIB national. En 2025, la part de l’agriculture est descendue jusqu’à 25%, entrainant des hausses de prix des produits vivriers, des crises alimentaires et l’extrême pauvreté. Le gouvernement investit, à peine, 8% du budget national dans l’agriculture, contre 22% en 1985. Avec la croissance démographique, l’exiguïté des terres et la perte de fertilité des sols, la production vivrière par habitant a fortement baissé. L’élevage n’est pas soutenu, de même que les programmes de l’agriculture intensive ne sont plus privilégiés par les pouvoirs publics. Le délaissement des cultures vivrières et d’exportation est une erreur politique fondamentale. Le secteur rural occupe plus de 85% de la population.
Seule la relance de l’investissement dans l’agriculture intensive et l’élevage permettra au Burundi de recouvrer l’autosuffisance alimentaire, la promotion des exportations et la promotion des agro-industries. Le Gouvernement devrait privilégier la distribution gratuite d’engrais et semences sélectionnées, l’encadrement technique de la population, la recherche agricole, la construction d’infrastructures rurales et l’organisation du marché des produits vivriers et d’exportation.
2. Un secteur privé hautement politisé
Le secteur privé doit être le moteur du développement économique, et dans tous les secteurs économiques (agriculture, industries, services). Au #Burundi, le secteur privé connait deux principaux défis : le premier défi est de nature technique et institutionnel, il s’agit du coût élevé des crédits, le déficit énergétique, le niveau et la multiplicité des taxes, le manque d’infrastructures de base, les coûts et délais de transport, la faiblesse des compétences et du niveau de qualification des responsables des entreprises privées et du personnel administratif et technique. Le deuxième défi, aussi important, est la forte politisation du secteur privé par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, par son immixtion dans l’administration des entreprises privées, l’attribution des marchés a des proches, le rôle de plus en plus actif des hauts fonctionnaires de l’Etat, y compris les Ministres, les Parlementaires/Sénateurs, les hauts-officiers et directeurs généraux, dans l’import-export, dans les banques, dans les concessions minières et exportation de café.
Cette pratique a favorisé de nombreux cas de corruption et l’inefficacité de la justice pour protéger les investissements. Les nouveaux investisseurs privés, surtout étrangers se sont heurtés à ces défis, et beaucoup se sont retirés, d’autres ne se sont pas risqués. Y compris les membres de la Diaspora burundaise qui aurait souhaité investir dans leur pays d’origine ou même former des joint-ventures avec les partenaires dans les pays hôtes. Aujourd’hui, la part du secteur privé dans l’investissement est faible. Pour un pays en difficultés économiques comme le #Burundi, il est déplorable de constater que le Gouvernement n’engage pas de réformes en vue d’attirer les investisseurs tant nationaux qu’etrangers, en levant les goulots d’étranglement cités ci-haut.
3. Une faiblesse des ressources humaines et institutionnelles
Dès son accès au pouvoir, en 2005, le CNDD-FDD a désigné aux postes de responsabilités de l’Administration et des entreprises publiques, des personnes choisies, non pas sur les critères de compétence et d’expérience, mais en fonction de leur niveau de militantisme dans le parti qui venait de gagner les élections. Cette politisation clientéliste du recrutement dans le secteur public s’effectue dans un contexte de tension du marché du travail et en contradiction directe avec le cadre légal de la fonction publique. Par conséquent, ayant été nommés par le parti présidentiel, ces responsables rendent compte, non pas à la population qu’ils sont censés servir, mais plutôt, au parti qui les a nommés à ces postes. Cette situation a continué jusqu’aujourd’hui, où des financements des partenaires de développement tombent en annulation faute d’être utilisés. Le militantisme prime sur l’expertise et le professionnalisme.
D’autre part, la gestion de l’Etat ne respecte aucune loi. Des lois et règlements sont adoptés, mais non appliqués. Par exemple, il existe une loi sur les Marchés Publics, néanmoins, les marchés de biens et services sont attribués, non pas aux plus offrants, mais, aux proches du Chef de l’Etat, des hauts responsables de l’Etat ou de l’armée. Il existe une loi pour lutter contre la corruption, mais c’est une loi symbolique, puisque non appliquée par ceux qui l’ont adoptée, ainsi de suite.
4. Capture des ressources publiques
Dès leur accession aux postes de responsabilités, les hauts responsables du CNDD-FDD investissent l’ensemble du secteur public, administration et entreprises, en vue d’accumuler des ressources financières et s’enrichir et enrichir le parti CNDD-FDD.
Cette capture se traduit par le pillage des ressources fiscales, les ressources provenant des exportations de minerais, du café, la gestion de l’aide étrangère, l’attribution des concessions minières et pétrolières, l’allocation des devises pour importations de carburant et autres produits, l’attribution des marchés publics, la gestion des engrais et semences, la collecte de mais auprès de paysans, tout y passe.
En 2006, le #Burundi était classé 130ème place sur 159 pays de l’indice de corruption de Transparency International. En 2025, il est classé 167èmesur 182 pays dans le monde. Conscient de l’image considérablement ternie du #Burundi, les Présidents Pierre Nkurunziza et Evariste Ndayishimiye ont successivement multiplié les professions de foi contre la corruption, mais sans trop y croire.
5. Un pays refermé sur lui-même
En tant que pays enclavé, c’est-à-dire sans accès à la mer, pour ses importations et exportations, le #Burundi est fortement dépendant de ses voisins pour l'accès aux ports maritimes, ce qui entraîne des coûts de transport élevés et des complications logistiques. Dans ce contexte, il devrait multiplier les voies de transit qui lui permettraient d’accéder à la mer. Actuellement, il reste dépendant uniquement de la voie centrale, par le port de Dar-es-Salaam, étant donné qu’avec la fermeture des frontières avec le Rwanda, l’accès au port de Mombasa est difficile et couteux. La voie Sud, par le Lac Tanganyika, via le port de Mpulungu, n’est toujours pas envisagé. Que se passerait-il si la voie de Dar-es-Salaam, pour une raison ou une autre, devenait indisponible ?
Les autorités burundaises devraient se rendre compte que cette politique d’enfermement sur soi contribue à l’appauvrissement de la population, qui n’a plus d’alternatives de survie.
6. Une déstabilisation régionale accrue
Depuis 2015, le #Burundi est en conflit avec son voisin, le #Rwanda, qu’il accuse héberger des combattants qui veulent l’attaquer. Dans ce contexte, le Gouvernement dépense des milliards de Francs Burundais pour acquérir des armes, il s’allie avec les milices armées rwandaises qui ont commis le génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994, il conclue des accords militaires avec le Gouvernement de la RDC pour combattre les forces de l’AFC/M23, il organise, sur son territoire, des formations militaires des forces coalisées du #Burundi, de la #RDC et des FDLR (milices rwandaises), avec l’appui d’experts étrangers et des mercenaires.
Cette déstabilisation régionale a contribué à la paralysie des communautés économiques régionales auxquelles appartient le #Burundi : CEPGL, CIRGL, EAC, COMESA, ainsi que le programme de l’Union Africaine relatif à l’instauration de la paix et la facilitation des échanges intra-africains.
En conclusion, le parti CNDD-FDD, entré au pouvoir en 2005, n’a pas permis au #Burundi de sortir de la crise que le pays venait de traverser depuis plus de 10 ans. Au contraire, le parti a, plutôt, axé sa politique sur les moyens de se maintenir au pouvoir et s’enrichir, et non aider la population à sortir de la pauvreté. Le PIB par habitant réalisé en 20 ans (2005-2025) est inférieur au PIB par habitant réalisé en 10 ans, sous la Deuxième Republique (1976-1986).
Dans la situation actuelle, pour la reconstruction, le développement et la prospérité partagée, le #Burundi aura besoin d’une redynamisation de l’Etat et une nouvelle gouvernance politique et économique. Sans une paix durable, sans stabilité nationale et régionale, sans cohésion sociale, il n’y aura pas de progrès social. C’est une réalité. Et les dirigeants du CNDD-FDD devraient y réfléchir.
La Belgique n'a pris possession du Ruanda-Urundi qu'en 1916. Conformément à l'Accord Orts-Milner, les territoires de Bugufi (Burundi) et Gisaka (Rwanda) furent officiellement remis aux Anglais, le 22 mars 1921, en vue de faciliter la construction du chemin de fer Le Caire-Le Cap.
Dans sa lettre aux Nations Unies, pour récupérer le territoire de Bugufi, le Roi MWAMBUTSA IV fut appuyé par le Prince Jean-Baptiste NTIDENDEREZA, Chef de la Province Mukenke, qui, dans une Note détaillée, du 23 mars 1946, donna l’historique de la province de Bugufi, les différents chefs qui se sont succédé, les coutumes de cette région, ainsi que le système d’administration en place, qui relevait du Roi du Burundi.
Les Nations Unies ne donnèrent pas de suite à la requête du Roi, sans explications. C’est ainsi que la région de Bugufi resta, jusqu’à ce jour, partie intégrante de la Tanzanie, et les régimes qui se sont succédé au Burundi n’ont jamais réclamé la rétrocession de ce territoire.
De l'autre côté, le Rwanda a eu plus de chances, puisqu'il a pu récupérer la Region de Gisaka, rétrocédée à la Grande Bretagne dans le meme contexte. Le roi YUHI V MUSINGA avait protesté énergiquement, lorsque le tracé du chemin de fer « Le Caire-Le Cap », fut abandonné, d’autant plus que l'on prenait au moins 1/4 du Ruanda. Le Roi MUSINGA eut beaucoup de soutiens dans sa lutte, y compris celui du Résident du Ruanda, Van den EEDE, le Ministre Belge des Colonies, Louis FRANK, l’Administrateur Général des Colonies belges, et l’Eglise Catholique. Le Gisaka fut rétrocédé au Ruanda, par une convention de rétrocession, signée le 31 décembre 1923, devenue effective le 1er janvier 1924.
#Burundi. En six ans de pouvoir, le bilan de la gouvernance du Président Evariste Ndayishimiye est catastrophique. Le pouvoir d’achat de la population s’est détérioré, l’insécurité alimentaire s’est aggravée, tandis que les pénuries et les hausses de prix des produits de base n’ont cessé de s’amplifier. Et pourtant, le Président ne cesse de promettre la prospérité pour tous, pendant que la corruption reste élevée au niveau national.
Le déclin économique depuis 6 ans
Depuis les 6 dernières années, la production intérieure du #Burundi a continué à baisser, du fait de la baisse de la production agricole et des autres produits d’exportation. Les entreprises publiques ont été démantelées. Le pouvoir n’a construit aucune infrastructure routière ou de production d’énergie. Les institutions politiques et économiques sont devenues inopérantes. Ces baisses ont conduit à la perturbation de tous les autres secteurs économiques et le déclin économique. Le #Burundi est, aujourd’hui, le pays le plus pauvre et le plus affecté par la faim et la malnutrition du monde. Cette pauvreté touche tous les secteurs, aussi bien les agriculteurs que les fonctionnaires publics.
La mauvaise gouvernance politique et économique
La mauvaise gouvernance et les violations massives répétitives des droits de l’homme ont conduit les partenaires de développement du #Burundi à réduire sensiblement leurs aides de plus de 50% en 9 ans (« donor fatigue »), soit, de 742 millions de dollars à 357 millions de dollars, entre 2016 et 2025, tandis que les investissements directs étrangers ont été réduits de presque 90%, soit de 221 millions de dollars, en 2017, à 25 millions de dollars, en 2025.
La corruption s’est renforcée et des milliards de francs sont dilapidés, chaque mois, par les hauts responsables du parti au pouvoir, alors que le President Evariste Ndayishimiye avait, a maintes reprises, promis d’y mettre fin. Les recettes fiscales, les exportations de minerais, les aides étrangères, les investissements privés, tout y passe. Le #Burundi est l’un des pays les plus corrompus du monde, avec une Note de 17 sur 100. Il est le pays le plus corrompu au sein de la Communauté Est-Africaine. La dette publique a été multipliée par 4,5% en 10 ans, entre 2015 et 2025, passant de 1.700 milliards de Francs Burundais à 7.600 milliards de Francs Burundais, soit 70% du PIB.
Violations généralisées des droits de l'homme
Le pouvoir en place a toutes les caractéristiques d'un pouvoir dictatorial, qui manipule le peuple, et qui suspend, à sa guise, les institutions démocratiques et constitutionnelles. Il exerce des violences politiques à l'encontre des populations civiles, couplées à l'augmentation du nombre de prisonniers politiques ou dissidents à qui l'on refuse un procès en phase avec les normes internationales. Des citoyens ordinaires sont massacrés, torturés. Ce pouvoir restreint les libertés de la presse et d’expression. La population, dans son ensemble, vit dans la peur, et ne peut s’exprimer. Des centaines de milliers de réfugiés politiques, civils et des médias, croupissent, dans des conditions difficiles, dans les pays voisins ou ailleurs. En #Tanzanie, des réfugiés sont sommés de rentrer de force au #Burundi, malgré la situation sécuritaire qui prévaut dans ce pays.
Une politique de déstabilisation régionale
Depuis 2022, malgré les contraintes économiques et financières ci-haut citées, le #Burundi s’est fortement impliqué dans les conflits de la région des Grands Lacs, en prenant partie auprès de la République Démocratique du Congo, #RDC, pour exterminer les populations Tutsi dans la région de l’Est de la RDC, et en s’associant avec les forces qui ont commis le génocide contre les Tutsi en 1994, au #Rwanda, les FDLR, pour déstabiliser ce pays voisin et poursuivre le plan de génocide. Des quantités d’armes sont achetés au travers du budget national, d’autres, transitent par le #Burundi pour une destination inconnue. Le pays est réellement en état de préparation d’une guerre.
Et cela pendant que le President Evariste Ndayishimiye assume successivement les fonctions de Président en exercice de la Communauté Est-Africaine (2022-2023), de COMESA (2024-2025) et de l’Union Africaine (2026-2027). Et toutes ces institutions visent la promotion de la paix et le bon voisinage.
L’avenir du #Burundi est encore plus sombre…
Les années à venir s’annoncent encore plus sombres pour la population burundaise. Dans un pays où le monopartisme de fait s’est installé, et où le Président de la République est reconduit par décision, sans aucune compétition démocratique. Quant à la population, elle ne voit aucune sortie de la pauvreté, de même que la jeunesse n’entrevoit d’avenir, dans un tel environnement national, régional et international explosif.
Et le Président de la République, avec un bilan de 6 ans catastrophique, n’arrête pas de promettre aux populations que bientôt, elles pourront sortir de leur pauvreté. L’évolution du Produit Intérieur Brut par habitant depuis 6 ans prouve bien le contraire. Que le pays continue à s’enfoncer dans l’extrême pauvreté.
OU VA LE BURUNDI ? EN ENFER OU AU PARADIS? Le temps nous le dira.
Le financement du développement en Afrique est un de nombreux paradoxes du continent. Il est, par exemple, paradoxal que malgré des ressources abondantes, minières, agricoles, environnementales du continent, et d’énormes potentialités économiques, la part de l’Afrique dans la richesse mondiale soit encore très faible, 6%. L’une des causes principales étant la faiblesse de la gouvernance et des institutions, tant nationales que continentales.
#Burundi. La paix, la cohésion sociale et la bonne gouvernance, sont des facteurs essentiels pour le développement économique. Ce principe s’est vérifié dans deux pays voisins, le #Burundi et le #Rwanda, deux pays de mêmes dimensions géographiques, de presque la même taille de population et des ressources naturelles identiques, mais dont l’évolution économique, durant les 30 dernières années, a été différente. En 1994, le PIB par habitant du #Burundi était légèrement supérieur à celui du #Rwanda. Trente ans après, les progrès atteints par les deux pays sont complètement différents.
Deux pays, deux visions.
#Burundi : absence d’une cohésion sociale et d’une vision pour une relance économique véritable
Au #Burundi, depuis 1993, avec l’assassinat du Président-élu, Melchior Ndadaye, suivi de massacres de plus de 300.000 Tutsi, et, après d’intenses négociations pour le retour de l’ordre constitutionnel, qui ont abouti à la signature des Accords d’Arusha, un pouvoir a accédé au pouvoir, constitué d’anciens rebelles, le Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD). C’est ce parti qui dirige le pays depuis 2005. Malheureusement, le système de gouvernance mis en place n’a favorisé, ni la restauration de la paix, ni la cohesion sociale, ni la relance économique d’un pays qui venait de passer 10 ans dans une crise politique sans précédent.
Le système politique, mis en place par le CNDD-FDD, n’a pas favorisé la cohésion sociale. Il est caractérisé par une politique d’exclusion, de massacres ciblés, des disparitions forcées et d’exils de femmes, d’hommes et de jeunes. L’espace politique pour les partis politiques de l’opposition, intérieurs et en exil, a été fermé, les organisations de la société civile ont été privées de leur liberté d’expression.
Au niveau économique, malgré une multitude de plans de développement et de visions de long terme, des déclarations, des promesses du Chef de l’Etat, très peu de progrès en matière de développement ont été enregistrés, que ce soit dans le secteur de l’agriculture, des productions d’exportation, d’infrastructures routières et d’énergie, d'education, ou de santé.
Au contraire, durant les 20 dernières années, le #Burundi s’est distingué dans l’accaparement de ressources publiques, au travers des marchés publics, d’attributions des ressources en devises aux amis et membres du parti au pouvoir, d'une monopolisation des secteurs du commerce d’import-export, de distribution d’engrais et de semences sélectionnées aux agriculteurs, d’exploitation et d’exportation de minerais.
Depuis 2005, le #Burundi est classé parmi les pays les plus corrompus du monde. Le PIB par habitant, qui était de 162$ en 1994, est de seulement 219$, en 2024. Les déficits budgétaires et de la balance des paiements se creusent chaque année, la monnaie nationale se déprécie considérablement, les pénuries diverses (devises, carburant, électricité, engrais, produits de première nécessité), autant de facteurs qui ont contribué à l’aggravation de la pauvreté de la population et de l’insécurité alimentaire.
#Rwanda : le prix d’une réconciliation nationale, de la cohésion sociale et d’un leadership visionnaire
Après 1994, le #Rwanda a souffert énormément des effets du génocide contre les Tutsi, au cours duquel plus d’un million de Tutsi ont été massacrés. Le Gouvernement post-genocide, se trouvait en face de nombreux défis, en particulier, de nombreux rescapés du génocide, des institutions étatiques décapitées, des capacités humaines presqu'inexistantes. Dans ce contexte extrêmement difficile, le Gouvernement devait s’engager dans un triple chantier : de réconciliation nationale, de reconstruction et de transformation économique.
Le chantier le plus difficile du Gouvernement post-génocide, fut celui de la réconciliation nationale, qui a rassemblé les filles et les fils de la Nation rwandaise autour de la politique d'identité nationale: « Ndi Umunyarwanda » ("Je suis rwandais"), à la place des identités ethniques héritées de la colonisation. Aussi, les jeunes et les femmes ont reçu une place prépondérante dans la reconstruction du pays.
La reconstruction du #Rwanda après le génocide de 1994 contre les Tutsi a bénéficié du leadership visionnaire incarné par le President Paul Kagame et son équipe. Il a fallu, d’abord, reconstruire les institutions de l’Etat, renforcer les capacités humaines nationales, en leur dotant des moyens technologiques modernes, et, surtout, en faisant appel à l’expertise internationale, y compris celle de la la Diaspora rwandaise.
La Vision 2020 fut le premier programme de long terme, axée sur 6 piliers principaux, à savoir : 1) la bonne gouvernance et un Etat capable ; 2) le développement des ressources humaines et une économie centrée sur le savoir ; 3) une économie basée sur le secteur privé ; 4) le développement des infrastructures ; 5) une agriculture rentable et orientée vers le marché ; 6) la promotion de l’économie régionale et internationale. Ces 6 piliers étaient sous-tendus par 3 axes transfrontaliers, à savoir : (a) l’égalité du genre ; (b) la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; (c) la promotion des sciences et de la technologie. La mise en œuvre de cette Vision a permis au #Rwanda de multiplier par 7 le PIB par habitant, passant de 111$, en 1994 à 778$ en 2020. Ce leadership visionnaire se poursuit avec la Vision 2050. En 2026, le PIB par habitant a dépassé 1.000$.
Ces visions de développement et la bonne gouvernance ont favorisé la croissance rapide de l’économie rwandaise. La corruption a été combattue. Le #Rwanda reçoit, chaque année, l’un des scores, au niveau mondial, les plus élevés de bonne gestion économique et financière. Ces efforts sont soutenus par l’aide importante de la communauté internationale et des investissements étrangers.
L’économie du #Rwanda s’accélère, tandis que celle du #Burundi stagne. Trente ans de stagnation pour l’économie du #Burundi devrait faire réfléchir les autorités nationales, ainsi que les institutions internationales qui appuient le #Burundi dans ses programmes de développement. Une stagnation économique pendant 30 ans aggrave la pauvreté de la population.
#Burundi. Les déflagrations qui ont ébranlé la ville de Bujumbura ce 31 mars 2026, loin d’être un incident mineur, comme le relèvent les autorités de l’Etat, constituent, à bien des égards, un révélateur implacable des vulnérabilités structurelles du pays et de la faible gouvernance du système politique en place au #Burundi.
1) Contrairement à la version officielle, d’un court-circuit électrique mineur, les populations de la ville de Bujumbura, témoins et victimes de ces déflagrations, et les experts militaires burundais, sont tous, unanimes pour affirmer que cet accident semble causé par des facteurs exogènes au dépôt d'armes.
2) Des dizaines de décès, des centaines de blessés, des destructions de maisons et infrastructures, des équipements militaires calcinés, des médicaments et stocks alimentaires de l'armée brulés. Chose surprenante, le Gouvernement a assuré que l’Etat n’a aucune responsabilité dans cet accident, et que les populations affectées devront recourir aux services d’assurance personnelle.
3) Cette énième crise s’ajoute à d’autres nombreuses : des pénuries persistantes de carburant, depuis plus de 5 ans, et qui vont s'aggraver avec la guerre au Moyen-Orient, de nombreux délestages de courant électrique, qui paralysent la vie des citoyens et les activités économiques, des hausses des prix de denrées alimentaires, du fait des pénuries d’engrais, de la baisse de la production vivrière, et qui se traduisent en hausse de l’insécurité alimentaire, des pénuries de médicaments, des fermetures de frontières avec les voisins, un environnement politique tendu, caractérisé par des massacres quotidiens de citoyens, des enlèvements/disparitions, une vie difficile des réfugiés dans les pays voisins, maltraités et rapatriés de force, des déplacés intérieurs, etc.
En ce temps de carême, les chrétiens ne comprennent plus ce qui leur arrive. Ils parlent de malédiction et de calamités qui frappent le peuple burundais. Tous les appels des populations en détresse imploraient les parents et amis de prier pour eux.
4) Depuis 5 ans, la population souffre énormément. De faim, de massacres journaliers, de manque de services de base, de dilapidation de ressources publiques. Que des malheurs et des désespoirs. Et la pauvreté qui s’accentue et touche de plus en plus de personnes. Et voilà que ces explosions dans les dépôts des équipements militaires viennent ajouter le drame au drame.
5) L’Etat est absent. Il n’exprime aucune empathie envers les populations sinistrées. Il ne prend aucune mesure pour soulager la misère de la population, plutôt, le Gouvernement et les administrations locales ne cessent de demander des redevances diverses à ces populations pauvres. Au contraire, les réactions du pouvoir sont décevantes.
6) Le #Burundi est également acteur principal dans les tensions politiques et sécuritaires régionales. D’abord, par le rôle que le pays joue dans le conflit inter-congolais à l’Est de la République Démocratique du Congo, depuis 2022, le #Burundi ayant déployé plus de 20.000 militaires des Forces Nationales de Défense et des miliciens Imbonerakure dans l'Est de la RDC pour se battre aux côtés des Forces Congolaises de Défense et des miliciens Wazalendo, contre les forces de l’AFC/M23, et commettre des exactions et des massacres dans les montagnes de Minembwe où résident de nombreuses communautés congolaises Tutsi.
7) Ensuite, de fortes tensions instrumentalisées par le #Burundi à l’égard de son voisin, le #Rwanda, avec des risques de régionalisation des conflits dans toute la région de l’Afrique de l’Est. Ces tensions se sont exacerbées depuis janvier 2024, lorsque le #Burundi a décidé de fermer les frontières avec le #Rwanda, suivie des déclarations du President Evariste Ndayishimiye, en visite à Kinshasa, qui promettait à la jeunesse rwandaise résidente en RDC, de l’aider à se défaire du President en place au #Rwanda. Ceci justifie la coopération que le Gouvernement entretient avec les forces du FDLR et d’autres mouvements armés contre le pouvoir de Kigali, les forces armées de la RDC et les miliciens Wazalendo, qui se retrouvent tous au #Burundi pour des entrainements militaires conjoints, avec des experts-formateurs étrangers.
Et toutes ces tensions régionales s'exacerbent au moment où le Président Evariste Ndayishimiye est Président de l’Union Africaine, pour l’année 2026-2027, une organisation dont la priorité est de restaurer et maintenir la paix en Afrique.
8) Les partenaires de développement et les investisseurs privés étrangers tournent le dos au #Burundi, face à un pouvoir qui ne veut assumer aucune responsabilité dans les différentes crises, qui ne veut engager de réformes, et qui crée des tensions politiques envers ses voisins.
LA MARCHE VERS LE RETOUR DE LA PAIX, LA STABILITE, LA RELANCE ECONOMIQUE ET LA COOPERATION REGIONALE DANS LA REGION DES GRANDS LACS SERA LONGUE.