Je vois deux choses dans cette histoire.
La première, c’est le vertige du montant. Trois millions d’euros pour une mairie dans une commune de 4 000 habitants. Une mairie est un bâtiment administratif. Elle doit être fonctionnelle, accueillante, durable. Elle n’a pas vocation à devenir le grand projet architectural du mandat.
Trois millions d’euros, à l’échelle d’une petite commune, c’est énormément. Ce sont des places en crèche, des écoles rénovées, des équipements sportifs, des rues refaites, des espaces publics végétalisés, des services pour les familles et les personnes âgées. Bref, de l’argent public qui peut améliorer très concrètement la vie quotidienne.
La deuxième, c’est la question de la responsabilité.
Quand un bâtiment public flambant neuf se fissure au bout d’un an et devient invivable dès qu’il fait chaud, il ne suffit pas de se renvoyer la balle entre la mairie, l’architecte et les usagers.
Quelqu’un a commandé ce projet. Quelqu’un l’a dessiné. Quelqu’un l’a validé. Quelqu’un l’a payé avec l’argent des contribuables.
Et derrière, il y a aussi un sujet qui commence sérieusement à m’agacer : cette fascination pour certains bâtiments prétendument « exemplaires », « sobres », « bioclimatiques », « écoresponsables », qui cochent toutes les cases sur la plaquette de présentation mais oublient parfois une chose assez basique : les êtres humains qui vont vivre dedans.
Un bâtiment public durable qui devient une étuve l’été et se fissure après douze mois, ce n’est pas de l’écologie.
C’est du storytelling architectural payé avec de l’argent public. Et c’est intolérable.
10°C de plus à l'intérieur quand il fait 24°C dehors, dans cette mairie toute neuve construite en 'béton de chanvre, matière écologique et isolant thermique de qualité". L'architecte reporte la faute sur le personnel.
https://t.co/EtxnuNXURA
75 000 spectateurs sur les trois jours, le plus grand festival electro du sud Est (voire plus), en plein centre ville à Cannes (plages et Palais), qui se conclut par une marseillaise spontanée du jeune public. @plageselectro
Vive Cannes, vive la France
https://t.co/dOXp4a02W2
La liste des fournitures scolaires "à la française" est très révélatrice. Crayon HB uniquement, cahier 24x32 96 p. sans spirale, chemise violette à élastiques 3 rabats en polypropylène format A4... Bureaucratie, uniformité, égalité par la norme : tout le pays tient là-dedans.
Glaçant - pour ne pas dire terrifiant. Quand le macronisme s’effondrera, au printemps 2027, l’ampleur des systèmes ahurissants de contrôles et d’orientation de l’information gouvernementale se verra soudain crûment - utilisant à flots l’argent public.
Tous ceux qui auront financé, participé, à ces Stasi environnementales - d’essence totalitaire - pour le compte du pouvoir devront rendre des comptes.
Comment ont-ils pu croire les uns et les autres que ça se passerait bien pour eux éternellement ?
Que dans une démocratie on peut faire ça ?
Bally Bagayoko (@BallyBagayoko), maire LFI de Saint-Denis, a choisi la coche bleue.
Pas la grise, réservée aux comptes d’élus et d’institutions publiques.
La bleue. Celle qui monétise les impressions.
Chaque like, chaque vue, chaque réponse rapporte. Pendant qu’il dénonce les “cadeaux aux entreprises” et les “aides sans contrepartie”, lui-même transforme son statut d’élu en flux de revenus privés sur X.
Propre, légal, et parfaitement assumé.
Le même homme a longtemps cumulé un poste de cadre à la RATP (plus de 6 000 € mensuels primes comprises) avec des mandats d’adjoint puis de vice-président. Recrutement 2000 : sans concours, sans entretien, sur proposition directe d’un directeur lié au @PCF local. Horaires “élastiques”, selon le Canard enchaîné. Aujourd’hui plainte de l’association @ACAntiCorrupti1 pour soupçons d’emploi fictif et détournement de fonds publics.
Le ticket gagnant, c’était déjà celui-là. La coche bleue n’est que la version numérique du même réflexe : ne jamais laisser une position publique sans extraction de valeur privée.
On peut être maire. On peut même être cadre RATP pendant vingt ans sans jamais vraiment avoir à justifier sa présence.
Mais feindre l’austérité morale tout en encaissant les revenus publicitaires de ses propres posts, c’est un art. Un art de la cohérence à géométrie variable.
« Ça vous énerve pas cette expression ? "Je vais à la rencontre des français". Le reste du temps, tu vis où ? Tu vis sur Mars quoi? En croyant nous flatter, ils nous méprisent. »
@davidlisnard@Nouv_Energie
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HONTEUX
"La France dilapide des dizaines de milliards, qu’elle n’a pas, pour soutenir les #éoliennes, pendant que l’Allemagne y renonce !"
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Les marqueurs forts.
Numéro 4 : l’épicerie vrac.
Tu la reconnais immédiatement. Devanture soignée, grandes jarres alignées derrière la vitrine, tableau noir avec des prix au kilo écrits à la craie, et ce mot magique : « vrac ». Parfois « zéro déchet ». Toujours le même parfum de vertu.
L’épicerie vrac n’est pas un magasin. C’est un examen. Un rituel. Une mise à l’épreuve.
Tu rentres avec tes petits bocaux soigneusement lavés. Ou tu en achètes sur place, parce que tu as oublié. Tu pèses le contenant vide. Tu le remplis. Tu re-pèses. Tu colles l’étiquette. Tu recommences pour les lentilles, le quinoa, les noix de cajou, la lessive en poudre. Dix minutes plus tard, tu as trois cents grammes de riz et une sueur froide. Et tu as payé le prix du kilo comme si tu avais acheté du foie gras.
Ce qui frappe le plus, c’est l’austérité. Rien ne donne envie. Pas d’odeurs de pain chaud, pas de fromages qui appellent, pas de couleurs appétissantes. Juste des jarres de grains secs, de flocons, de poudres. Un univers protestant, presque amish. La nourriture y est traitée comme une ration, pas comme un plaisir. On pèse, on mesure, on contrôle. On se méfie de l’excès. On se méfie même de l’envie.
La clientèle colle parfaitement au décor. Mêmes chaussures, mêmes sacs en tissu, mêmes conversations à voix basse sur la « qualité de l’huile d’olive pressée à froid ». Les enfants s’appellent Alma ou Basile. Le personnel sourit d’un air de compréhension mutuelle. Si tu arrives avec un simple sac plastique, tu sens immédiatement le regard. Pas hostile. Pire : pédagogique.
L’absurdité est magnifique. Pour éviter un emballage industriel, on a inventé un système plus lent, plus cher, plus contraignant, qui nécessite que chacun possède une collection de bocaux, les lave régulièrement, les transporte, les pèse. Le plastique n’a pas disparu. Il a juste changé de propriétaire. Il est maintenant chez toi, dans ton placard, sous forme de contenants « responsables ».
Et le plus beau : une grande partie des produits vendus en vrac sont les mêmes que ceux des rayons classiques. Même origine, même filière, même camion. Seule change la mise en scène. On a retiré l’emballage pour y coller une morale. Une morale restrictive, qui transforme l’acte de se nourrir en exercice de maîtrise de soi.
Quand une épicerie vrac s’installe, le diagnostic est posé. Le quartier a basculé. L’ancien commerce de proximité a disparu ou s’est « réinventé ». Les prix ont grimpé. Les habitants d’origine passent devant en regardant ailleurs. Ceux qui restent apprennent le code ou déménagent.
L’épicerie vrac ne combat pas le gaspillage. Elle le sublime.
Les marqueurs forts.
Numéro 1 : les tiers-lieux.
Tu marches dans un quartier qui te semblait encore à peu près normal. Boulangerie, garage, café un peu crade où les types parlent fort. Puis tu tombes sur le panneau. Bois clair, typo ronde, logo un peu trop soigné. « Tiers-lieu ». Parfois « espace de transition ». Parfois « lieu d’innovation sociale ». Toujours le même vocabulaire ouaté.
À partir de ce moment, tu sais exactement où tu te trouves.
Le tiers-lieu n’est pas un café. Ce n’est pas une bibliothèque. Ce n’est même plus un local associatif. C’est un marqueur territorial. Un drapeau planté. Quand il apparaît, le processus est déjà bien avancé.
On te le vend comme un espace ouvert, horizontal, créatif. En réalité, c’est l’un des filtres sociaux les plus efficaces jamais inventés. Personne ne t’interdit d’entrer. On te laisse juste sentir, en moins de trois minutes, que tu n’es pas tout à fait à ta place. Le mobilier en bois de récupération, les affiches sur le « care », le café en grains d’une coopérative lointaine, le tableau blanc déjà rempli de post-it sur « les communs » et « la résilience ». Tout est là pour te rappeler le code.
Le vrai exploit du tiers-lieu, c’est d’avoir transformé une idée banale en idéologie subventionnée. Ray Oldenburg parlait de ces endroits ni maison ni bureau où les gens se croisent sans agenda. Ici, l’agenda est permanent. Chaque atelier, chaque « cercle de parole », chaque « temps de gouvernance partagée » sert le même récit : la croissance est le problème, la voiture est le problème, le travail productif est le problème. On va réparer le monde à coups de seed bombs et de monnaies locales pendant que les factures d’électricité du local sont payées par la collectivité.
Les habitants d’origine n’y mettent presque jamais les pieds. Pas par snobisme inverse. Par réalisme. Ils n’ont pas le temps de « co-construire ». Ils n’ont pas envie d’écouter quelqu’un expliquer la fin du productivisme pendant que leur usine ferme ou que leur loyer monte. Le tiers-lieu ne les regarde pas. Il regarde ceux qui savent déjà parler le même langage.
C’est pour ça que c’est un marqueur si fiable. Plus fiable que les vélos cargo. Plus fiable que les composteurs partagés. Plus fiable même que les commerces qui passent du « bar-tabac » à « épicerie vrac & café littéraire ». Le tiers-lieu a besoin d’argent public, de dispositifs, d’appels à projets, de « structures d’accompagnement ». Il a besoin d’un récit permanent. Et ce récit est toujours le même.
Quand tu en vois un s’installer, note l’adresse. Dans cinq ans, le prix au mètre carré aura bougé, les anciens commerces auront disparu ou se seront « réinventés », et ceux qui vivaient là avant auront soit déménagé, soit appris à devenir invisibles.
Le tiers-lieu n’accueille pas le quartier.
Il le remplace.
Les marqueurs forts.
Numéro 2 : le vélo cargo qui transporte Capucine et Gaspard.
Tu le vois arriver au loin. Large, stable, un peu trop propre. Une caisse en bois clair à l’avant, parfois une bâche noire, parfois des stickers discrets. La mère pédale. Ou le père. Peu importe. À l’intérieur, deux têtes casquées. Capucine et Gaspard. Parfois Apolline et Hippolyte. Les prénoms ne mentent presque jamais.
Le vélo cargo n’est pas un moyen de transport. C’est un signal. Un drapeau roulant. Il dit : « Nous avons choisi. Nous savons. Nous ne sommes pas comme les autres. »
Il coûte entre trois et six mille euros, parfois plus avec l’assistance électrique. Il pèse lourd. Il est lent. Il se gare mal. Il craint la pluie, le vent, la côte un peu raide. Mais tout cela n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est ce qu’il permet d’afficher. La vertu écologique sans le sacrifice réel. La distance courte transformée en geste moral. Le second véhicule de la famille bourgeoisie remplacé par un objet qui se regarde mieux dans le rétroviseur des autres.
Regarde les détails. Les casques assortis, même pour cent mètres. Les lunettes de soleil sur les enfants. Le legging fleuri ou le collant technique. La posture droite, un peu théâtrale. On ne se contente pas d’aller chercher le pain. On performe le trajet. On montre qu’on a compris quelque chose que les autres n’ont pas encore saisi.
Dans les faits, ce vélo circule presque exclusivement dans des zones déjà densément peuplées de gens qui lui ressemblent. Il ne colonise pas les banlieues ouvrières. Il ne remplace pas la Twingo du couple qui travaille en 3x8. Il s’installe là où le prix du mètre carré a déjà grimpé, là où le tiers-lieu a ouvert six mois plus tôt, là où l’épicerie vrac a remplacé le Tabac-Presse.
Le vélo cargo ne combat pas la voiture. Il la regarde de haut tout en bénéficiant du même réseau routier, des mêmes feux, des mêmes trottoirs élargis financés par tout le monde. Il transforme un choix de classe en évidence morale. Ceux qui n’en ont pas un deviennent, par absence, un peu moins conscients, un peu moins responsables, un peu moins contemporains.
Quand tu en croises un qui transporte Capucine et Gaspard, tu n’as pas besoin de demander l’adresse. Tu sais déjà dans quel quartier tu te trouves. Et tu sais aussi, à peu près, ce que pensent ses conducteurs de ceux qui, eux, continuent de prendre la voiture.
Petit Gabriel (Attal)
C’est pas bien de copier sur son voisin ( l’excellent David Lisnard)
Et puis c’est inutile de vouloir proposer quoi que ce soit quand on a activement participé à la banqueroute de la 🇫🇷
Allez dehors. Et vive David Lisnard notre futur président 🇫🇷👍🏻
📣 Le samedi 29 août à 19 h, retrouvez @davidlisnard sur la butte de Saint-Cassien, à Cannes, à l’occasion de son discours de rentrée, l’un des temps forts du campus « La Gagne » de Nouvelle Énergie.
L’ouverture des portes se fera à partir de 18 h et la soirée se poursuivra autour d’un cocktail dînatoire offert par Nouvelle Énergie.
Inscrivez-vous dès maintenant : https://t.co/ZJNkOvyxnK
Nous vous attendons nombreux !
@GabrielAttal On vous voit @gabrielattal reprendre à les idées du président de @Nouv_Energie prononcée lors de son discours de #Bayeux le 17 juin 2026.
Les médias complaisants qui invisibilisent @davidlisnard vous encenseront servilement mais le #factcheck est facile
https://t.co/xD42k469Sq
@GabrielAttal Incapable d’avoir des idées par vous-même, vous êtes réduit à piller, donc à valider, celles de @davidlisnard ! C’est assez minable et à votre image: vous n’avez jamais rien accompli, rien fait à Matignon et êtes comptable de l’écroulement de la France dans tous les domaines.
Incapable d’avoir des idées par lui même moins stupides et inapplicables que le passage en noir et blanc des écrans pour les mineurs le soir, Gabriel Attal en est réduit à piller, donc à valider, celles de @davidlisnard.
À sa différence, il n’a jamais rien accompli, en particulier pendant son passage à Matignon, d’où il s’est rendu comptable de l’écroulement de la France dans tous les domaines.
Vous avez donc le choix entre un pur apparatchik du PS, n’ayant jamais eu d’expérience du privé ni de comptes politiques à rendre de ses fautes.
Et le maire le mieux élu de France, qui a longtemps été commerçant, a un bilan unanimement reconnu et grâce à qui les idées libérales telles que la capitalisation et la dérégulation sont désormais omniprésentes dans le débat public, donc éligibles dans les urnes.
Après avoir repris le projet de @davidlisnard d’une retraite par capitalisation, Gabriel Attal souhaite désormais proposer une grande réforme institutionnelle… comme l’a proposé @davidlisnard lors de son discours à Bayeux !
Les Français préféreront toujours l’original à la copie
Bonjour @GabrielAttal, je vous remercie pour cet hommage à nos propositions, énoncées notamment à Bayeux en juin. Très attaché aux droits de propriété, et donc aux droits d’auteur, je vous transmets cette facture (à tarif très attractif) de la part des équipes de @Nouv_Energie ayant construit ce projet.