Est-ce que Ducobu insulte des femmes handicapées, enferme des femmes aux toilettes en les faisant hurler de peur? Rackette des gens sinon ils les arrosent de manière agressif ou les fait tomber à l eau? Non. Le comparatif est faux et mensonger. Il est fait par pur clientelisme.
Si Hamza s’appelait Ducobu, on saluerait la malice et le côté rigolo de cet enfant qui mouille des passants en pleine canicule.
Mais comme il s’appelle Hamza, c’est du coup une « racaille » qui menacerait l’ordre public, qu’on menotte sous les yeux d’une brigade de 10 policiers.
Séquence lunaire sur Quotidien où depuis son plateau climatisé, Yann Barthès se moque des personnes qui vivent sous les toits et nous explique que riches et pauvres sont égaux face à la canicule
La petite histoire (presque) mignonne du jour…
À Bonnetable (Sarthe), une fillette de 11 ans tient seule la caisse du CocciMarket quand un homme de 26 ans, cagoulé et armé d’un fusil, tente de la braquer. Elle lui lance calmement : « Tu peux retirer ta cagoule, je sais qui tu es. » Déstabilisé, il repart sans rien prendre. Interpellé, il a été condamné à 2 ans de prison ferme. 😄😄
Il y a quelques jours est sorti le film "L’Abandon", consacré au sort tragique de Samuel Paty.
Je ne sais pas bien comment le dire, car dans ce genre de situation, nous autres enseignants sommes souvent contraints au silence. Pourtant, je me sens obligé de parler. Même si c’est risqué.
Il y a quelques mois, à l’entrée du site où j’enseigne, dans le 5e arrondissement, j’ai découvert des tags : « Mort à Hanouna », « Mort aux Sionistes », « Free Gaza ». La routine, hélas.
Ce jour-là, mon cours portait sur l’écologie appliquée. En entrant en classe, j’ai quand même osé faire une petite introduction. J’ai expliqué que ces slogans mettaient notre école en danger et qu’il valait mieux éviter des propos aussi extrêmes. J’imaginais un consensus rapide, avant de passer au véritable sujet du cours : la mémoire et la résilience des écosystèmes.
À ma grande surprise, une partie des étudiants m’a ouvertement contesté. Certains ont affirmé que « les Juifs avaient mérité leur sort », que Hanouna était d’extrême droite et que les musulmans étaient les véritables victimes, persécutées « par le système ». Je suis resté sans voix, déboussolé.
Je leur ai rappelé qu’il s’agissait de menaces de mort. Plusieurs ont préféré quitter le cours plutôt que d’engager le débat.
Je suis perdu face à cette nouvelle génération.
Quelques jours plus tard, j’ai compris que ma hiérarchie ne me soutenait pas vraiment. Des étudiants « susceptibles » s’étaient plaints de ce que j’avais osé dire. On me l’a fait savoir, on me l’a reproché.
C’est perturbant.
Bien sûr, dans le cadre d’un cours scientifique, j’aurais sans doute dû me taire, baisser la tête et faire comme si je n’avais rien vu en entrant dans l’établissement.
Pourtant, quelque chose en moi me dit que non.
Et le sort de Samuel Paty me parle.
Comment oser se taire ?
J'ai vu "L’Abandon" et ça m'a renvoyé quelques années en arrière quand, en janvier 2008, j’ai pris mes fonctions en anti-terro.
Les choses sont à peu près passées ainsi : on m’a donné mon badge, j’ai signé une palanquée de documents, puis on m’a fait asseoir devant un ordinateur pour regarder la vidéo de décapitation de Nick Berg.
Nick Berg était un citoyen américain. Un type étrange, une sorte d’aventurier un peu branque, persuadé qu’il allait décrocher des contrats de reconstruction dans l’Irak en guerre et sympathiser avec les gars du coin. Il s’est fait enlever à la sortie de son hôtel et Zarkaoui l’a décapité quelques jours plus tard.
Je me souviens de sa combinaison orange. Et du bruit que faisait sa gorge. Une sorte de glouglou sinistre, tandis que son corps tentait d’arracher quelques secondes supplémentaires à la mort.
Puis l’écran est devenu noir. J’étais un peu nauséeux.
Mon nouveau chef de groupe a souri, pas mécontent de m’avoir choqué. Il m’a dit :
"Voilà contre quoi on se bat ici."
Ensuite, j’ai été pris dans la lessiveuse.
L’explosion du Caire, en février 2009, fut mon premier attentat. Les activités terroristes de Rachid Kassim, en 2017, ma dernière grosse affaire. Entre les deux, j’ai travaillé, à des degrés d’implication divers, sur pratiquement tous les attentats islamistes survenus en France. Et puis il y a aussi eu ceux qui n’ont pas eu lieu. Tous ceux que nous avons empêchés. Des dizaines, probablement.
Il y a des gens, aujourd’hui encore, qui sont en vie parce que nous avons bossé comme des dingues durant ces années de violence et de confusion. Nous avons largement sacrifié nos vies de famille et esquinté nos santés à force de stress, de fatigue et de nuits écourtées.
Je dis cela : cela n’appelle pas de remerciements particuliers. Nous avions choisi ce métier. Nous étions payés pour le faire. Nous sommes de grands garçons et de grandes filles, fiers de certaines affaires, pleins de regrets au regard de celles que nous avons ratées.
En réalité, ce que je veux vous dire, c'est que nous avons aussi été aux premières loges pour observer l'incapacité de la société française à se confronter à la réalité. Les critiques adressées au film "L’Abandon", y compris lorsqu’elles émanent de certains enseignants, relèvent encore une fois de ce déni.
Alors écrivons-le clairement.
Il existe, là dehors, des islamistes radicaux qui vous détestent et qui souhaitent votre mort.
Depuis des années, ils assassinent des gens qui n’avaient d’autre tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ont tué un couple de policiers chez eux, devant leur enfant en pyjama. Ils ont décapité un professeur. Ils ont massacré des anonymes à une terrasse de café, dans une salle de concert, sur une promenade au bord de la mer.
Faire semblant de ne pas voir cette haine à la fois passionnée et méticuleuse au nom du « vivre ensemble», du « pas d’amalgame » ou de la peur de nourrir l’islamophobie ne la fera pas disparaître. La bonne volonté ne neutralise pas le gars qui nourrit le projet de vous tuer.
Si vous implorez pour votre vie en expliquant à quel point vous êtes ouvert au dialogue, arrangeant, « prêt à faire des concessions sur plein de choses », il vous tuera quand même, ET EN PLUS, il se foutra de votre gueule.
Je sais que c’est un gros morceau à avaler.
Alors, pour autant, cela ne signifie pas qu’il ne faille pas garder la tête froide et les idées claires. Quand mon fils était très malade et hospitalisé pendant plusieurs semaines, son infirmière préférée était une jeune femme algérienne qui portait le voile. Et lorsque deux copains musulmans viennent jouer avec mon fils pour une après-midi Playstation, je trouve plutôt normal d’acheter des bonbons sans gélatine de porc pour agrémenter leur coupe du monde.
Plusieurs réalités peuvent coexister dans le même espace-temps. C’est troublant. Fatiguant, parfois. Cela exige un effort intellectuel et moral permanent. Je n’ai pas de recette toute faite.
J’ai juste cette certitude forgée sur le tas : il faut regarder les choses en face. La réalité est le matériau de la pensée et le film "L’Abandon" me semble tout à fait utile.
@TrashTalk_fr@sam_amick La ligue fermée est un système anti-capitaliste qui va à l'encontre de la libre concurrence. Dans un pays qui prône le libre echangisme, ces ligues montrent l' 'hypocrisie dont elle font preuve. Bref elle devraient adopter la montée et la descente. Point final à la ligne.
Les injonctions contradictoires ont de quoi rendre fous les chercheurs d'emploi.
France Travail leur conseille - et même, les incite par le règlement de l'ARE - de postuler à un maximum d'offres. Les RH considèrent qu'un candidat qui candidate dans trop d'entreprises est un « red flag ». Il faut qu'il montre son envie de travailler dans l'entreprise, mais en même temps, s'il postule à trop d'offres de la même entreprise, c'est qu'il « ne sait pas ce qu'il veut ».
France Travail et certaines RH disent qu'il faut préparer l'entretien, venir avec des notes pour ne pas se perdre et montrer qu'on l'a préparé. D'autres RH considèrent qu'utiliser ses notes refroidit le dialogue, et que ça montre un manque de confiance en soi.
Selon certaines RH, il faut absolument que le candidat pose des questions à la fin de l'entretien pour montrer sa curiosité, mais selon d'autres, trop en poser montre que le candidat n'a pas assez fait de recherches donc manque de curiosité.
Les shorts « Tu recrutes ou pas ? » de cette chaine Youtube sont une mine d'or car on voit deux grands problèmes dans le rapport des RH aux candidats et au travail :
- Elles ont toutes une idée très précise et personnelle de comment doit se passer un entretien, mais aucune ne dira la même chose. Impossible de savoir ce qu'il faut vraiment fait.
- Dans ces vidéos, ce qui revient tout le temps, ce sont des jugements sur la personnalité du candidat et non sur ses compétences, en essayant de déduire ce qu'il est à partir de ces moindres faits et gestes. Tout ceci n'est que de la psychologie de comptoir.
Vous êtes au chômage depuis des mois, vous galérez, et votre avenir sera décidé par quelqu'un qui n'a jamais fait le travail pour lequel elle recrute, et qui vous jugera à partir de la pseudo-psychologie qu'elle aura appris dans Marie-Claire, dans Voici ou dans des réels Instagram.
"Vigilante" avec comme acteur principal Fred Williamson, doublé par Med Hondo. Pas du du tout un film ARTE 🤭 @Mikofficiel#kick #80's #bis
https://t.co/SaEKUctKX3
@Portes_Thomas Inculture et essentialisation ethnique. Bref on frôle le crétinisme. Mais bon, vous evitez ce qualificatif car des electeurs de votre circonscription ont voté. Donc le tort est partagé.