David Lisnard est probablement un meilleur maire qu'un candidat à la présidentielle.
J'ai regardé son entretien sur @lecrayonmedia. Je partage une grande partie de ses convictions libérales et conservatrices. Mais après plus d'une heure d'entretien, je comprends pourquoi il peine à émerger dans l'opinion.
@davidlisnard, voici les 10 conseils amicaux :)
1. Arrêtez de vouloir prouver que vous êtes intelligent.
Aristote, Max Weber, de Gaulle, Milton Friedman, la scolastique médiévale... Les références s'enchaînent.
"La culture, c’est comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale." Et surtout, faites en sorte qu'on cite Lisnard plutôt que d'entendre Lisnard citer les autres !
2. Apprenez à répondre en 30 secondes.
Interrogé sur votre France idéale en 2050, vous partez de la sécurité des enfants pour arriver au Mont-Blanc, à la géologie corse, à la robotique et à la philosophie grecque... 🥱
Chaque digression affaiblit votre idée principale. Un président doit savoir hiérarchiser, choisir et renoncer.
3. Cessez de corriger systématiquement le journaliste.
À une question sur le libéralisme, vous dénoncez un "présupposé idéologique". À une autre sur les services publics, vous annoncez une "deuxième déconstruction de la question".
Vous donnez parfois l'impression d'un professeur agacé par ses élèves. Les questions naïves sont aussi celles que se posent les électeurs, accueillez-les.
Vous pouvez largement imposer vos termes et vos concepts sans hausser les sourcils.
4. Assumez votre ambition présidentielle.
"J'ai l'impression de ne pas être illégitime", dites-vous. Puis vous comparez votre candidature à un marathon que vous ne courez certainement pas pour gagner.
Comment mobiliser des électeurs, des militants et des soutiens financiers autour d'un candidat qui semble déjà intérioriser sa défaite ? La lucidité est une qualité mais la conquête exige aussi de croire à sa victoire.
5. Arrêtez de vous excuser d'être présidentiable.
Lorsque vous dites "quand je suis président", vous vous reprenez presque aussitôt : "Ça fait un peu président."
Cette autodérision permanente finit par vous desservir. Assumez de vouloir dirigez la France et si vous pensez ne pas en être capable, alors retirez-vous !
6. Racontez davantage votre histoire.
Vous expliquez être, avec votre frère, le premier de votre famille à avoir obtenu le bac. Vous avez entrepris, dirigé, gagné une mairie qu'on vous disait inaccessible. C'est un récit d'ascension sociale formidable et pourtant, vous le survolez avant de retourner à vos démonstrations économiques.
Comme si vous aviez peur d'ennuyer, que ça n'intéresse ni l'interviewer ni le spectateur. Votre parcours peut incarner vos idées, faites-en une force.
7. Parlez davantage aux Français qu'aux experts.
Quand on vous interroge sur l'héritage que vous souhaitez laisser, vous évoquez rapidement la nomination d'un DRH de l'État. Vous avez raison de vouloir réformer l'administration.
Mais les Français rêvent d'abord de sécurité, de liberté, de prospérité et d'un avenir meilleur pour leurs enfants. Racontez les résultats avant les procédures.
8. Apprenez à vous arrêter après une bonne formule.
"Foutez-nous la paix !" Voilà une phrase excellente pour défendre la liberté. Mais vous avez tendance à reprendre aussitôt vos explications, jusqu'à ensevelir vos meilleures intuitions sous de nouvelles démonstrations.
Une phrase forte suivie d'un silence vaut parfois davantage que cinq minutes d'argumentation.
9. Acceptez de séduire.
Vous affirmez : "Je cherche pas à séduire, je cherche à convaincre." C'est probablement votre plus grande erreur de communication !
Une présidentielle mobilise autant la raison que les émotions. La compétence rassure, la personnalité attire, la confiance rassemble. Les électeurs doivent aussi avoir envie de vous suivre.
10. Donnez-nous une raison de choisir Lisnard.
Vous défendez la liberté, le travail, l'autorité, la prospérité et le redressement national. Très bien. Mais plusieurs personnalités de droite portent déjà ces thèmes.
Quelle est votre singularité ?
Quel récit voulez-vous incarner ?
Pourquoi vous plutôt qu'un autre ?
À force de vouloir démontrer la pertinence de votre programme, vous oubliez parfois de construire votre propre évidence.
Bref, Lisnard me donne davantage envie de lui confier la réforme de l'administration que les clés de l'Élysée.
https://t.co/gS2CTIrhok
I first heard about David Lisnard in 2020. @davidlisnard
Ever since, I have been telling every French person I know the same thing: if I were French, I would go to work for him.
Most of them look at me as if I’d said something exotic. A liberal who cares about culture? A mayor who thinks about civilization? In France, that is not supposed to exist.
Because French politics sells the stack in pieces. The liberals know economics and ignore civilization. The conservatives defend civilization and love the state. The technocrats have neither – just procedures.
Lisnard is the one guy in France who gets it all. Liberty, culture, civilization – the full stack.
Liberty: less state, more responsibility, power back to the people closest to the problem.
Culture: the conviction that beauty, heritage and transmission are not decoration but the point.
Civilization: the understanding that all of it – the market, the culture, the family – stands on foundations that have to be defended.
And the part most intellectuals skip: he runs a city. Every day, in front of everyone, with results you can walk through.
And it’s a beautiful city – Cannes – where he gets reelected with a majority of over 80% of the vote!
Liberty without culture is a market without meaning. Culture without liberty is a museum run by the state. France needs both – and someone who has actually built something with them.
France has produced men like this before – Tocqueville, Bastiat – and ignored them until it was too late, at its own peril. It would be nice, for once, to listen in time.
🇫🇷🗽
@elonmusk@JMilei
Il y a 10 ans on aurait tous étés choqués. Aujourd’hui c’est quotidien.
L’autoritarisme n’est vraiment plus la ou on l’attendait. Il doit cependant rester notre ennemi à tous.
Aujourd’hui:
1) Trump exclut CNN et Politico de la Maison Blanche.
2) France Inter écarte Charles Sapin sous la pression des syndicats.
(Et on pourrait rajouter Sardine Rousseau qui veut faire fermer X si on avait pas honte d’elle)
C’est la fin de la confrontation des idées. On refuse d’entendre l’autre, on s’enfonce dans son identité comme seul mode de pensée.
Sans débat, plus de respect. Sans débat, plus d’idées. Sans idées et sans respect, plus de République.
@dr_l_alexandre https://t.co/VyPsCmbIkQ
Regardez à partir de 28:46 comment il dit dépenser son argent.
C’est le problème de l’ultra gauche française: pas de principes, que des luttes basées sur des identités imaginées et préfabriquées