Sur Crissements de plume, une brève analyse consacrée au roman "La Vérité sur Marie" de Jean-Philippe Toussaint publié en 2009 et lauréat du prix Décembre.
Bonne lecture !
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✍️"La lecture est un vaccin efficace contre le fascisme."
👉Pour terminer l'émission, Siri Hustvedt nous propose un texte inédit, à la gloire de la résistance, droit dans les yeux.
📷(Re)voir l'émission en intégralité sur @FranceTV : https://t.co/tbFnHESGOG
"La solitude ne se résume pas à l'absence de compagnie.
Elle réside dans l'absence de but, dans le vide de sens.
Quand tout autour de vous paraît étrange et inaccessible, quand chaque relation semble superficielle et que vos élans pour comprendre se heurtent à l'indifférence, vous comprenez que la vraie solitude, ce n'est pas d'être isolé, mais de se sentir étranger à un monde qui ne vous comble pas, un monde sans signification."
Haruki Murakami
🌿Non ! Fou seulement ! Poète seulement !
parlant en images coloriées,
criant sous un masque multicolore de fou,
errant sur des mensongers ponts de paroles,
sur des arcs-en-ciel, parmi de faux ciels
errant, planant ça et là …
Nietzsche
Braque
"Pour bien vieillir, il faut garder en soi les curiosités de l’enfance, les aspirations de l’adolescence, les responsabilités de l’adulte, et dans le vieillissement essayer d’extraire l’expérience des âges précédents."
Edgar Morin, Leçons d'un siècle de vie
La valeur des choses n'est pas dans la durée, mais dans l'intensité où elles arrivent.
C'est pour cela qu'il existe des moments inoubliables, des choses inexplicables et des personnes incomparables.
Fernando Pessoa
Le livre de l'intranquilité
#EdgarMorin, né le 8 juillet 1921 (104 ans), nous a quittés. Sociologue et philosophe majeur du XXe et XXIe siècle, il a construit une œuvre autour de la pensée et de la complexité. « La Méthode » et ses réflexions sur la pensée complexe demeurent des références essentielles.
🌿Moi je souriais, mais à l’intérieur j’avais envie de crever. Des fois je sens que la vie c’est pas ça, c’est pas ça du tout.
Romain Gary / La vie devant soi
"L'équilibre pour moi, c'est se retrouver dans son lit, le soir, sans épouvante, et le matin sans découragement. Une espèce d'accord entre ce qu'on pense de soi et sa vie. Se maintenir dans une situation qui ne vous paraisse jamais épouvantable."
Françoise Sagan, Un certain regard
Le tournant peut surgir de façon subite. Une force fait signe, un soutien survient, une alliance qu'on n'attendait plus se décide, rien n'est fatal ni définitif.
Philippe Sollers
Passion fixe
reading itself probably makes some people "uncomfortable"....the effort it requires to feel a little sympathy for someone not an exact mirror of yourself.
PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : KAREN BLIXEN
L’ascension littéraire de Karen Blixen débute par un retour contraint. Après dix-sept années passées au Kenya, l’échec de sa plantation de café et la mort de son amant Denys Finch Hatton la ramènent au Danemark en 1931, porteuse d’une expérience africaine encore vive qu’elle allait bientôt convertir en œuvre littéraire.
Sous le pseudonyme d’Isak Dinesen, elle publie « Sept contes gothiques » en 1934, recueil où le récit mondain devient le lieu d’une méditation sur le destin, le masque et la métamorphose. Mais c’est avec « La Ferme africaine » en 1937 qu’elle impose sa voix : une prose élégante et fluide, attentive aux paysages du Kenya, aux Ngong Hills, aux êtres aimés et perdus, ainsi qu’à la disparition d’un monde colonial qu’elle observe moins en historienne qu’en témoin de sa propre défaite.
Durant les années 1940, #KarenBlixen approfondit une esthétique du conte qui refuse le naturalisme pour retrouver la puissance ancienne de la fable. « Contes d’hiver » en 1942 déplace son imaginaire vers le Nord et donne à la narration une fonction de résistance intérieure. En 1944, sous le nom de Pierre Andrézel, elle publie « Les Voies de la vengeance », roman sombre dont l’intrigue, située dans une atmosphère d’enfermement et de persécution, fut souvent lue comme une réponse oblique aux années d’occupation.
Le dernier grand acte de sa carrière se concentre dans les années 1950 avec « Derniers Contes » en 1957 et « Anecdotes du destin » en 1958, où figure « Le Festin de Babette », récit dont l’adaptation cinématographique lui vaudra, bien après sa mort, une célébrité mondiale. La fin de sa vie, marquée par la maladie, les honneurs et de nombreuses nominations au prix Nobel, s’achève en 1962 dans la demeure de Rungstedlund.
Elle laisse une œuvre fondée sur l’art de raconter comme on transmet un secret. Ses lettres, ses essais et ses récits posthumes prolongent l’ampleur d’une voix qui sut unir la mémoire africaine, la tradition européenne du conte et une intelligence aiguë de la fatalité. Sa prose demeure l’une des plus singulières du XXe siècle, prouvant que l’imaginaire, lorsqu’il est conduit avec rigueur, peut devenir une forme supérieure de lucidité.