Deux livres pour comprendre l’Iran et le conflit en cours.
Le Proche-Orient iranien : le 7-Octobre, pourquoi et comment.
Le Régime iranien à livre ouvert : démonter les idées reçues sur la République islamique.
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Allowing inspectors in is far from enough to make sure there’s no prohibited activity in Iran. They must have full access, to all facilities. Which was not the case even before the 12 day war, with visas revoked, procedural impeding, and many blocking actions by Iran. And even such a full access might not be enough, because they would then access only publicly known sites. Considering the history of dissimulation at the core of Iran’s nuke program… bottom line, this is no concession.
Ce n’est pas Israël qui a imposé à l’Etat libanais de désarmer le Hezbollah. Le gouvernement libanais a déclaré les armes du Hezbollah illégales, et la communauté internationale a forcé un cessez-le-feu donnant la chance au gouvernement de mettre en application cette décision. Et ce alors même qu’Israël était en train de démanteler l’arsenal du Hezbollah par la force, ce qui ne gênait d’ailleurs que peu de membres du gouvernement libanais.
La République islamique a survécu. Ce n’est pas la même chose que gagner.
L’héritage de cette guerre, c’est aussi la fin du sanctuaire iranien, l’affaiblissement de l’axe khomeyniste et la fin de la fiction selon laquelle ses différents fronts pourraient être considérés isolément.
Surtout, Téhéran ne peut plus externaliser indéfiniment le coût militaire de sa stratégie régionale tout en se croyant lui-même hors d’atteinte.
Khamenei aura donné au régime les moyens de survivre à la guerre. Il lui aura aussi légué la stratégie qui a contribué à ramener la guerre en Iran.
@Ndawsari@AP@CNN The same that explain that Hezbollah is “a Lebanese party”. In fact, the same that used to explain that the Islamic republic is democracy after the Shah’s dictatorship, and Khomeini a new Gandhi.
@JasonMBrodsky In some regards, the front has already reached many parts of the world a long time ago, for instance Argentina in 1994. They used to target Jews - they’ve just widely expanded their scope.
@citrinowicz Sure. But before the war, the 20 years of engaging Iran were also rooted in deep misunderstanding of the Iranian regime and its determination to advance its project, both nuclear and regional, whatever the tactical concessions it was willing to make.
Agree to that. However, the difference is that now the infrastructure and leadership of the program have been considerably degraded. And most importantly, however stronger the incentive may be in Tehran towards a bomb, the cost of moving towards it has been made also quite clearer.
Clairement. Mais aussi un mauvais choix de mot qui dénote une compréhension lacunaire de la région. Le Hamas n’a pas eu besoin de saisir Gaza pour y sévir. Et surtout il sert les intérêts iraniens bien au-delà de la Palestine. Le Hamas est un mouvement palestinien, mais il est surtout la pointe de l’axe khomeyniste en Palestine.
À voir. À court terme l’Arabie saoudite est perdante, c’est clair. Mais à plus long terme ? Les tabous qui font obstacle à son rapprochement avec Israël tombent l’un après l’autre. Ajoutez à cela la promesse de livraison de F-35, première brèche historique à la politique américaine de maintien du qualitative edge en faveur d’Israel. Et la perspective d’un accord nucléaire permettant l’enrichissement sur son sol. Beaucoup d’éléments qui permettront à l’Arabie de consolider sa position face à l’Iran.
Oui. Le Hamas opère à Gaza, en Cisjordanie, il opère aussi au Liban, et ailleurs dans la région.
Comme le Hezbollah libanais opère au Yémen. Et les Houthis yéménites en Iraq.
Car leur point commun est d’être des groupes au service de l’idéologie khomeyniste qui opère dans toute la région et a pour objectif d’enserrer Israël pour le détruire.
Ne pas comprendre cela c’est ne pas comprendre le Moyen-Orient.
Tout à fait. Le Hamas a fait de Gaza son QG après en avoir pris le contrôle exclusif en 2007, mais il est bien évident qu’il reste présent et actif en Cisjordanie depuis sa fondation et encore aujourd’hui. D’ailleurs il est présent et actif ailleurs dans la région, par exemple au Liban où ses membres sont ciblés régulièrement par Israël.
Tout comme d’ailleurs le Jihad islamique palestinien est présent et actif au Liban. Ou le Hezbollah libanais est présent et actif au Yémen. Ou encore les Houthis yéménites en Iraq.
Car tout ceci est une stratégie iranienne qui s’étend dans toute la région et dont l’objectif est d’enserrer Israël, « l’entité sioniste ». Ne pas comprendre cela, c’est ne rien comprendre à ce qui se passe depuis le 7 Octobre.
Le Hamas est évidemment présent et actif en Cisjordanie, il est d’ailleurs également présent et actif au Liban, dans les camps palestiniens et ailleurs, et aussi dans d’autres pays. Le Hamas est un élément d’un axe khomeyniste qui s’étend dans toute la région et au-delà.
Emmanuel Macron affirme devant l'ONU que le Hamas n'a "jamais été actif en Cisjordanie".
Cette seule phrase en dit très long sur l'ignorance de notre président, sur l'incompétence des conseillers de l'Elysée, et sur la perversité des fonctionnaires du Quai d'Orsay dont je doute qu'ils n'aient pas été associés à la préparation ce discours.
Le Hamas a été un acteur majeur de la seconde intifada, qui a conduit à des milliers de morts, mais aussi au verrouillage de la Cisjordanie/Judée-Samarie. C'est l'islamisation des Palestiniens qui a empêché toute résolution du conflit, qui a fait reculer Arafat en 2000 et Abbas en 2008.
Plus récemment, trois attentats ont été commis en Israël par des Palestiniens venus de Cisjordanie et ont été revendiqués par le Hamas : Jaffa/Tel-Aviv le 1er octobre 2024, 7 morts ; Tel-Aviv le 18 janvier 2025, 1 blessé grave ; Jérusalem le 8 septembre 2025, 6 morts. Dans les trois cas, le Hamas ou les Brigades al-Qassam ont explicitement revendiqué l’attaque.
Sans une présence militaire constante, ce sont beaucoup plus d'attentats qui se produiraient : il ne se passe pas une semaine sans que l'armée israélienne démantèle des cellules terroristes dans ce territoire.
Emmanuel Macron a le droit de militer pour un Etat palestinien, mais pas en racontant n'importe quoi.
Il ne peut pas non plus s'étonner de la présence israélienne au Liban en omettant de rappeler les dizaines de milliers de roquettes et missiles lancées sur Israël en trois ans depuis le Sud du Liban.
Cette obsession anti israélienne frise l'antisémitisme.
On a longtemps débattu pour savoir si le Hezbollah, les Houthis ou les milices irakiennes étaient des « proxies » de l’Iran.
Mauvaise question.
Leur degré de dépendance à l’Iran varie, en fonction de facteurs historiques, politiques et théologiques propres à chacun.
Mais la stratégie iranienne, elle, est constante : transformer des forces locales en instruments de puissance régionale.
L’Iran ne remplace pas les dynamiques locales. Il les arme.
C’est ce qui a rendu son architecture régionale si difficile à comprendre, et si difficile à combattre.
Totally agree. And it has always been like that. Iran engaging in the nuke talks and signing the JCPOA didn’t mean they had renounced a path to a nuclear weapon.
I also remember an effort by Iran to make the Houthis appear as a partner for dialogue with the Europeans. At the very same time they kept helping build the capacities for them to make possible what they are doing now in bab el Mandeb.
Vu le nombre de caches d’armes et les kilomètres de tunnels du Hezbollah mis à jour au Liban Sud, tous creusés alors que la Finul avait mandat de préserver la stabilité et parfois à quelques dizaines de mètres de leurs positions, on comprend que certains estiment non seulement que la Finul ait failli, mais aussi qu’elle est à certains égards comptable de la situation actuelle.
Le guide suprême n’a jamais été qu’une autorité spirituelle, il a toujours été depuis Khomeyni le Vali, et à ce titre le commandant en chef, autorité tout à la fois politique, religieuse et militaire, à l’échelle de toute la résistance.
Du reste la primauté de l’Etat est aussi une constante de ce régime depuis le début : le maslahat e nezam, l’intérieur supérieur du régime, est depuis longtemps reconnu comme la norme suprême, permettant de déroger à tous les commandements islamiques même les plus fondamentaux.
Conversation avec un des négociateurs de l’accord nucléaire de 2015. Il dit sans ambages ce que les négociateurs occidentaux eux-mêmes ont toujours refusé de voir : le JCPOA était asymétrique, il était outrageusement en faveur de l’Iran, et c’est pour cela qu’il a réussi. Car tout ce que les Iraniens avaient concédé était « tactique » et de « court terme » alors que tout ce qu’ils avaient obtenu était « stratégique » et « sans limite de temps ».
J’ajouterais que, ainsi, à mesure qu’on approchait des sunset clauses de 2025 à 2030, l’Iran pouvait arguer que la question nucléaire devait donc être réputée réglée. Ainsi l’Iran aurait pu à terme reprendre tranquillement la voie vers la bombe, voie qu’elle n’a jamais quittée, mais cette fois, en prétendant avoir fait toutes les concessions pour prouver sa bonne foi.
Le JCPOA était un accord qui gelait une partie seulement des progrès iraniens vers la bombe, et ce pour une période très limitée. Cet accord ne réglait aucunement la question nucléaire iranienne. Les Européens ont fait du JCPOA un totem pour la seule raison que, pour une fois, ils étaient à la manœuvre.
🧵گفتوگو با «سیدحسین سادات میدانی» در برنامه میز دیپلماسی؛
🔹تفاهمنامه اسلامآباد از نظر حقوقی «شاهکار» بود
🔹تفاهمنامه اسلامآباد سنگبنای برونرفت از وضعیت کنونی است
🔹برجام به جای سال ۲۰۱۵، باید در ۲۰۱۰ تنظیم میشد تا گرفتار برخی تحریمها نشویم
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