- 12h27 : Toutes affaires cessantes, le Gouvernement jette la procureure d'Auch en pâture à l'opinion publique (pour qu'elle prenne la foudre à sa place)
- 18h21 : Le ministère de la Justice porte plainte après des menaces contre la procureure d'Auch.
Tartuferie, niveau expert.
G. Bobbato maire « Certains tentent de protéger le système en faisant de Lyhanna, de Fleurance, de la procureure d’Auch, des gendarmes de Lectoure, la somme de défaillances individuelles. Ne nous y trompons pas, il s’agit d’une défaillance sociétale »
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C'est un problème que l'on identifie depuis plus de deux siècles.
Beccaria l'expliquait déjà dans Des délits et des peines (1764) : ce n'est pas la sévérité de la peine qui produit l'effet dissuasif le plus fort, mais sa certitude et sa proximité temporelle avec l'infraction.
Une peine modérée mais rapide est souvent plus efficace qu'une peine théoriquement sévère prononcée des années après les faits, voire jamais.
Lorsque les procédures deviennent interminables, que les décisions arrivent trop tard et que la réponse judiciaire semble lointaine ou incertaine, c'est la crédibilité même de l'institution qui s'affaiblit.
La question des délais n'est donc pas seulement une question de gestion administrative ou budgétaire. C'est l'un des fondements mêmes de la philosophie pénale moderne depuis le XVIIIe siècle.
@Ben_Malaussene@frhaz@Elisabeth_Borne Votre patience, inouïe. Les réactions sur les rs sont à désespérer, on ne peut plus qu’espérer que ce ne soit pas complètement représentatif de notre société. Les raccourcis faciles à penser, l’ignorance, la vindicte populaire.
J'ai vu "L’Abandon" et ça m'a renvoyé quelques années en arrière quand, en janvier 2008, j’ai pris mes fonctions en anti-terro.
Les choses sont à peu près passées ainsi : on m’a donné mon badge, j’ai signé une palanquée de documents, puis on m’a fait asseoir devant un ordinateur pour regarder la vidéo de décapitation de Nick Berg.
Nick Berg était un citoyen américain. Un type étrange, une sorte d’aventurier un peu branque, persuadé qu’il allait décrocher des contrats de reconstruction dans l’Irak en guerre et sympathiser avec les gars du coin. Il s’est fait enlever à la sortie de son hôtel et Zarkaoui l’a décapité quelques jours plus tard.
Je me souviens de sa combinaison orange. Et du bruit que faisait sa gorge. Une sorte de glouglou sinistre, tandis que son corps tentait d’arracher quelques secondes supplémentaires à la mort.
Puis l’écran est devenu noir. J’étais un peu nauséeux.
Mon nouveau chef de groupe a souri, pas mécontent de m’avoir choqué. Il m’a dit :
"Voilà contre quoi on se bat ici."
Ensuite, j’ai été pris dans la lessiveuse.
L’explosion du Caire, en février 2009, fut mon premier attentat. Les activités terroristes de Rachid Kassim, en 2017, ma dernière grosse affaire. Entre les deux, j’ai travaillé, à des degrés d’implication divers, sur pratiquement tous les attentats islamistes survenus en France. Et puis il y a aussi eu ceux qui n’ont pas eu lieu. Tous ceux que nous avons empêchés. Des dizaines, probablement.
Il y a des gens, aujourd’hui encore, qui sont en vie parce que nous avons bossé comme des dingues durant ces années de violence et de confusion. Nous avons largement sacrifié nos vies de famille et esquinté nos santés à force de stress, de fatigue et de nuits écourtées.
Je dis cela : cela n’appelle pas de remerciements particuliers. Nous avions choisi ce métier. Nous étions payés pour le faire. Nous sommes de grands garçons et de grandes filles, fiers de certaines affaires, pleins de regrets au regard de celles que nous avons ratées.
En réalité, ce que je veux vous dire, c'est que nous avons aussi été aux premières loges pour observer l'incapacité de la société française à se confronter à la réalité. Les critiques adressées au film "L’Abandon", y compris lorsqu’elles émanent de certains enseignants, relèvent encore une fois de ce déni.
Alors écrivons-le clairement.
Il existe, là dehors, des islamistes radicaux qui vous détestent et qui souhaitent votre mort.
Depuis des années, ils assassinent des gens qui n’avaient d’autre tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ont tué un couple de policiers chez eux, devant leur enfant en pyjama. Ils ont décapité un professeur. Ils ont massacré des anonymes à une terrasse de café, dans une salle de concert, sur une promenade au bord de la mer.
Faire semblant de ne pas voir cette haine à la fois passionnée et méticuleuse au nom du �� vivre ensemble», du « pas d’amalgame » ou de la peur de nourrir l’islamophobie ne la fera pas disparaître. La bonne volonté ne neutralise pas le gars qui nourrit le projet de vous tuer.
Si vous implorez pour votre vie en expliquant à quel point vous êtes ouvert au dialogue, arrangeant, « prêt à faire des concessions sur plein de choses », il vous tuera quand même, ET EN PLUS, il se foutra de votre gueule.
Je sais que c’est un gros morceau à avaler.
Alors, pour autant, cela ne signifie pas qu’il ne faille pas garder la tête froide et les idées claires. Quand mon fils était très malade et hospitalisé pendant plusieurs semaines, son infirmière préférée était une jeune femme algérienne qui portait le voile. Et lorsque deux copains musulmans viennent jouer avec mon fils pour une après-midi Playstation, je trouve plutôt normal d’acheter des bonbons sans gélatine de porc pour agrémenter leur coupe du monde.
Plusieurs réalités peuvent coexister dans le même espace-temps. C’est troublant. Fatiguant, parfois. Cela exige un effort intellectuel et moral permanent. Je n’ai pas de recette toute faite.
J’ai juste cette certitude forgée sur le tas : il faut regarder les choses en face. La réalité est le matériau de la pensée et le film "L’Abandon" me semble tout à fait utile.
@LeHordurier Rholala je vous lis pour la 1ere fois mais ok j’en suis, ça résonne tellement. Ingé reconvertie prof des écoles en 2013, et tenant avec une force grandissante un positionnement que j’aurais moi aussi qualifié de réac, quand je n’avais rien expérimenté de l’éducation.
Pour les gens hors EN, enthousiastes d'enseignants-animateurs.
J'ai commencé à enseigner en primaire il y a près de 26 ans. A l'époque, la pédagogie de projet en était à ses débuts, ça faisait disruptif. L'objectif était cependant clair : faire travailler des notions apprises
Bonjour @lemondefr il me semble bien compliqué de faire reconnaître son établissement (école élémentaire publique !) pour accéder à l’abonnement enseignant. La liste déroulante (incontournable) propose essentiellement les écoles privées de mon secteur !!!!!
@le_Parisien@GuirecSoudee A TRAVERSÉ l’Atlantique en 11 jours sur son trimaran avant de s’attaquer au tour du monde à l’envers en solitaire, après avoir bouclé le Vendée Globe ET il a embarqué Inoxtag. Ça n’a rien à voir.
Surveillante de collège tuée en Haute-Marne : François Bayrou promet d'interdire "tout de suite" la vente aux mineurs de "tous les couteaux"
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