Je suis en grand danger, non pas pour mes actes mais pour qui je suis.
C’est peu perceptible pour les gens mais c’est normal, car les juifs représentent 0.2% de la popu mondiale.
Je suis un mauvais juif en plus pour les juifs, je mange du porc, je ne fais pas chabbat, je ne vais jamais prier, pire, je ne crois pas en dieu (et j’écris dieu 😱). Non encore pire, je suis laïque.
Mais ce que je sais, c’est que ceux qui veulent ma disparition se fichent de ces nuances. Ils me mettent dans le même sac. Et depuis le 7 octobre, surtout, j’ai décidé d’y entrer à pieds joints dans ce sac.
Là où cette part culturelle qui composait une de mes identités, avait une place à elle dans ma vie, que j’avais réussi à lui octroyer bon an mal an, avec mes réflexions, mes recherches, mes convictions et surtout mes doutes, aujourd’hui, je ne suis que juif.
Non pas par communautarisme.
Mais par solidarité avec ces juifs assassinés, violés, mutilés, kidnappés.
Par cette volonté de lutter contre un chantage, et donc le dénoncer a priori.
Par cette assignation qu’on me donne de fait, une délégitimation avant même d’ouvrir la bouche.
Je ne sais plus quoi penser.
Je me suis toujours dit « mais comment les gens ont pu aller se déclarer à la préfecture comme juif et porter l’étoile jaune ? ».
Et voilà que je m’affiche ici et là en tant que juif. Par fierté aussi. D’être un être humain normal. Qui n’a rien demandé à personne. Qui vit comme tout le monde et qui est fier de sa partie juive. Et qui se fiche des avis des autres.
En vrai non. J’ai peur. Mais je tente de mettre la peur de mon côté pour avancer avec elle, pour affronter malgré tout.
Je ne pense pas avoir grandi dans un environnement où se posaient ces questions de couleur/religion/origines/croyance.
Et c’est tant mieux.
L’environnement était beaucoup plus axé sur nos dénominateurs communs et nos différences nous enrichissaient.
Le monde change et des forces, que l’on ne voit pas, le font changer.
Ce serait être naïf que de ne pas le voir.
J’aime trop la France.
J’aime trop la vie.
J’aime trop la liberté pour ne pas me battre pour conserver ce qu’on a la chance d’avoir.
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@Le_Figaro Cher Michel,
Vous avez sûrement raison, c’est probablement une très bonne et compétente Ministre des sports…Cependant cela ne vous a pas échappé qu’elle avait été nommée avant tout : Ministre de l’Education Nationale, un des plus importants ministères de notre République…
Quand je suis arrivée en ces lieux, peu après le 7/10, je ne connaissais rien à l'histoire d'Israël.
Je pensais, comme je l'ai entendu toute ma vie, que les juifs s'étaient installés en Israël après la guerre, et que les anglais en avaient juste profité pour se débarrasser des juifs de leurs territoires (en bons antisémites qu'ils sont).
Je ne pouvais pas plus me tromper...
Et je sais que bon nombre d'entre vous sont acquis à ce même narratif, donc je vais vous livrer (en condensé) ce que j'ai pu apprendre depuis, vu que je me suis plongée de manière effrénée dans cette histoire.
Le nom Palestine a été donné par les romains à l'ancienne terre des hébreux avant qu'ils ne les en chassent, le nom complet était Syria Palestinia.
Nous sommes en 132 après JC, l'islam n'existait pas encore.
Cette terre, sur lesquels des foyers juifs ont perduré sans discontinuité depuis 3500 ans, a été colonisée par toutes sortes de peuples, il y a eu la période arabe (638 à 1093), les croisades (1096 à 1244) la période turque (1244 à 1775), puis plein de guerres de conquêtes diverses et variées mêlant Bonaparte, l'Egypte, le retour des Ottomans, et nous arrivons en 1860, époque où des foyers juifs et arabes peuplent cette terre, les juifs étant majoritairement citadins, les arabes étant surtout ruraux.
A cette époque là, les arabes se définissent eux mêmes comme des habitants de la Syrie du Sud, la notion de Palestine n'existe pas, ce qui les caractérise avant tout, c'est d'être des musulmans.
Il faut bien comprendre comment se passe la vie des juifs dans le Proche Orient. Ils ont un statut à part, ce sont des dhimmis, des sous citoyens, qui héritent d'une législation à part.
Voici un extrait de cette dhimmitude au Maroc :
"En 1845, il y a quelque 200 000 Juifs au Maroc qui se dévouent à l'étude et à la méditation des livres sacrés mais qui, en tant que dhimmis perclus d'impôts, subissent depuis longtemps oppressions, injures et humiliations de la part des musulmans : sortis du mellah, les Juifs se doivent de marcher constamment nu-pieds hiver comme été ; ils doivent porter des vêtements d'une couleur discriminatoire même au bain public, leur monture ne peut être le noble cheval, ils ne peuvent se défendre contre les musulmans qui les agressent ou les accusent arbitrairement d'avoir insulté l'islam, ce qui est passible de mort… Il s'interdisent ainsi toute réaction aux outrages (allant jusqu'aux émeutes, violences, viols, rapts d'enfants pour les convertir) pour protéger leur communauté contre laquelle la répression serait féroce : « Dans leurs relations avec les musulmans, les Juifs n’étaient pas égaux devant la loi », d'autant que le témoignage d'un dhimmi n'est pas recevable"
En Irak, les juifs étaient les moins sionistes du monde, ils étaient arabophones, intégrés dans ce pays où ils vivaient depuis des siècles, et ne désiraient absolument pas partir en Palestine. Le gouvernement leur a mené la vie noire jusqu'à ce qu'ils n'aient plus d'autre choix. Comme ils étaient, par leur statut de dhimmis, privés de passeports, ils ont dû en acheter, à prix d'or et après moultes contraintes administratives, se résoudre à laisser tous leurs biens avant de partir, comme la loi les y obligeaient.
En fait, la volonté d'établir un foyer national juif est né en terre de Palestine vers 1860/1870, au sein de juifs qui en avaient marre des persécutions des arabes.
Ils étaient victimes de massacres un peu partout dans le Maghreb et le Proche Orient, on rajoute à ça, un peu plus tard, les accointances entre hitler et le grand mufti de Jérusalem qui comptait copier son modèle de "solution finale" pour l'appliquer à tous les juifs du Maghreb, et on comprend mieux que les juifs aient eu envie de se réunir et de former un état pour se défendre.
Ainsi est donc née l'idée de la restitution des terres juives à leurs légitimes propriétaires, et pour ce faire, il a fallu réunir de l'argent pour racheter les terres arabes aux propriétaires syriens et libanais (exit la fake news de terres "données" aux juifs et "volées aux palestiniens" qui je le rappelle, n'existaient pas encore).
Golda Meir, née en 1898, a été l'une des plus grandes activistes de ce projet à partir de ses 18 ans, nous sommes donc en 1916, et l'un de ceux qui a le plus contribué pour le rachat de ces terres était Rothschild :
"A l'âge de trente-sept ans, il se consacra au soutien et à la fondation des premières colonies juives en Palestine ottomane. Nous sommes en 1882, soit quinze années avant la création de l'Organisation sioniste par Theodor Herzl, vingt-cinq ans avant l'arrivée du premier sioniste en Palestine. En 1900, le baron de Rothschild a déjà dépensé l'équivalent du budget d'un Etat pour aider les victimes des pogroms à s'installer en Terre sainte."
D'autres juifs de la diaspora ont réuni les sommes nécessaires pour acquérir des terres, vendue bien au dessus du prix du marché par des arabes moqueurs qui se demandaient ce que pourraient bien faire les juifs de ces terres infestées de malaria, ou tellement arides qu'il était impossible d'y planter quoi que ce soit.
Puis l'ONU donne mandat à l'Angleterre pour régler le partage des terres entre juifs et arabes.
La Jordanie, crée à cette même occasion, en reçoit 73% et aucun palestinien n'est jamais venu pleurer que les jordaniens leur avaient volé leur terre, puis Israël qui se voit octroyer un minuscule pourcentage, accepte, alors que les arabes refusent le pourcentage (plus important et mieux situé) restant.
Pour résoudre le conflit, la Commission Peel est crée (cherchez dans google, ainsi que le Livre Blanc), rien n'y fait, les arabes refusent toujours alors que les terres sont déjà acquises par les juif.
Israël s'installe et déclare son indépendance le 14 mai 1948, et dès le lendemain, une coalition de 5 pays arabes lui déclarent la guerre, et exhortent tous les arabes y résidant encore à partir, puisque, persuadés d'écraser Israël en 2 semaines (voire pour certains en 2 heures) les arabes pourront revenir s'y installer et voler les biens des juifs.
Le reste de l'histoire vous la connaissez.
Israël a gagné toutes les guerres, aurait pu garder tous les territoires mais les a restitués, sauf la Cisjordanie qu'elle garde sous son contrôle parce que c'est une région tampon avec ses ennemis (le hezbollah au Liban est toujours très actif).
Le peuple palestinien, regroupement des arabes de la région sous cette appellation dans les années 1960 est créé, certains "réfugiés" partent en Jordanie (ils se font massacrer après avoir essayé de retourner le gouvernement), au Liban (même chose) en Syrie (pareil) et l'Egypte qui a administré Gaza de 1948 jusqu'en 1967 perd Gaza lors de la guerre des 6 jours.
En échange de la paix, Israël propose alors à l'Egypte de reprendre Gaza, ce qu'elle refuse.
Depuis, l'Egypte qui a une frontière avec Gaza a construit un mur qu'elle a récemment renforcé pour être sûre qu'aucun palestinien n'entre sur son territoire (tu m'étonnes).
En 2005, Israël se retire intégralement de Gaza, tout en laissant les infrastructures leur permettant de se développer, imaginant qu'avec les 3 milliards perçus annuellement par l'aide internationale, Gaza deviendrait le Singapour du Proche Orient.
Les gazaouis détruisent toutes ces infrastructures et élisent le hamas qui est en place depuis 2006, a commencé par tuer tous ses opposants et maintient son peuple dans la terreur.
Bien sûr, toutes ces informations doivent être bémolisées, elles ne tiennent pas compte des formidables amitiés qui sont nées entres juifs et arabes au cours de toutes ces années, ni de la réalité des peuples, la souffrance des gazaouis, les racistes envers eux en Israël, leurs difficultés à vivre au quotidien.
Je suis toujours convaincue que la paix est possible entre les peuples, et que les palestiniens sont surtout des victimes du hamas et de tous ceux qui les plongent dans une guerre qui dure depuis 75 ans, refusant systématiquement toute paix avec Israël au prétexte qu'on ne négocie pas avec les juifs.
Mais je m'appuie sur des faits concrets et vérifiables pour contrer le narratif que ceux qui veulent rayer Israël de la carte font circuler depuis tant d'années qu'il est presque devenu une réalité, sans qu'on le remette jamais en cause.
A cause du 7/10, la paix, ainsi qu'une solution à 2 états, sont fortement remis en question.
🔬💡Behind the paper: Adaptation of #Staphylococcus#aureus to the airways correlates with increased exploitation of metabolites released by the lung #microbiota https://t.co/V5NRNDAwAh
Même si la création de l'État d'Israël date du 14 mai 1948, mais la présence du peuple juif au Proche Orient remonte dès l'Antiquité.
➡️ https://t.co/yLwp5VLFWv
Our new work : Implantation of engineered human microvasculature to study human infectious diseases in mouse models, is finally out 😀
@iScience_CP@NeckerInem@univ_paris_cite @INSB_CNRS @cdf1530
Great collaboration with Laurent Muller
🥳🥳🥳
https://t.co/BIYc8lmrBk