En 2007, Azarias Ruberwa et Joseph Kabila appartenaient au même ordre politique et institutionnel. Pourtant, cela n’empêcha ni l’apparition du CNDP de Laurent Nkunda ni, quelques années plus tard, la création du M23. À l’époque, ces mouvements armés étaient présentés, à juste titre, comme des agressions contre la République, puisqu'instigués, organisés et orchestrés par le Rwanda; et non comme l’expression légitime de revendications politiques ou communautaires.
Une question fondamentale se pose donc : selon quel principe ce qui était illégal, criminel et injustifiable sous Joseph Kabila deviendrait-il soudainement légitime sous Félix Tshisekedi ? Les griefs aujourd’hui invoqués existaient déjà. Les discours sur la protection des communautés, le retour des réfugiés, la sécurité des populations et l’application des accords avaient déjà servi de justification au CNDP, puis au premier M23. Pourquoi ces arguments ne suffisaient-ils pas hier à légitimer la guerre, mais devraient-ils aujourd’hui transformer une rébellion armée, soutenue de l’extérieur et responsable de massacres, de l’occupation de territoires congolais, en interlocuteur politique respectable ?
Une revendication ne change pas de nature selon l’identité du Président en fonction. Si le CNDP et le M23 étaient des entreprises insurrectionnelles lorsqu’ils combattaient le régime de Joseph Kabila, ils le demeurent lorsqu’ils attaquent celui de Félix Tshisekedi. Autrement, il faudrait reconnaître que le véritable critère n’est ni le droit, ni la protection d’une communauté, ni l’intérêt national, mais une simple convergence politique contre le pouvoir en place.
Ruberwa et Kabila doivent donc répondre à cette contradiction : qu’est-ce qui rendait ces rébellions condamnables lorsqu’ils étaient ensemble au pouvoir, mais prétendument compréhensibles aujourd’hui qu’ils se retrouvent dans l’opposition au même Chef de l’État ? En droit comme en politique, on ne peut condamner une insurrection lorsqu’elle menace son propre pouvoir et la légitimer lorsqu’elle sert ses intérêts. Ce n’est pas une doctrine. C’est une instrumentalisation de la guerre.
@PatrickLokala_@MartinFayulu Ce mr @MartinFayulu c est un éternel incohérent. Les gens qui l ont fait savoir qu il avait remporté les élections 2018 , ce sont ces mêmes gens là qui ont détruit sa vie .
Je soutiens la position du Chef de l’Etat lorsqu’il affirme que ce dialogue sera différent de ceux que notre pays a connus par le passé.
L’opposition doit garder une réalité essentielle à l’esprit, le Président Félix Tshisekedi n’est ni un Président de transition, ni un Président hors mandat. Il est en plein exercice d’un mandat constitutionnel obtenu par les urnes. A ce titre, il ne peut recevoir d’injonctions de qui que ce soit sur la manière d’exercer les prérogatives que lui confère la Constitution.
Si nos opposants se disent attachés au respect des textes et à l’Etat de droit, cela doit commencer par le respect des institutions légitimes qui dirigent actuellement la République.
@jenovicmbowa1 Ce que nous traversons aujourd’hui c est la conséquence de sa mauvaise gestion à la tête de la fecofa. Pas d infrastructures sportives !
Je ne comprendrai jamais certains de mes compatriotes. Je remarque qu’à chaque fois que je parle de rébellion, de justice et de respect de l’autorité de l’Etat, certains pensent que je ne devrais pas m’exprimer. Pourtant, ma position est simple. Un Etat ne peut être fort que lorsque ses lois et ses institutions s’imposent à tous, sans distinction. Je n’épargne personne, moi y compris.
Nous devons apprendre à pousser tout le monde au respect des institutions, sans exception, même lorsque cela doit faire mal à certains d’entre nous.
On ne bâtira jamais un Etat fort dans la complaisance, encore moins en trouvant constamment des excuses à ceux qui ont détourné les fonds publics ou à ceux qui ont pris les armes contre leur propre pays. La nation doit passer avant la famille, le clan, le parti politique, les amitiés et les intérêts personnels.
C’est en restaurant la justice, la discipline et l’autorité de l’Etat que nous bâtirons enfin un Congo plus fort et plus beau qu’avant.
Il n’y aura plus de dialogue entre politiciens dans ce pays!!!
Les opposants politiques prétendent donc définir, à l’avance, le format du dialogue, ses conditions et jusqu’à la liste de ceux qui devraient obligatoirement y participer. Autrement dit, ils revendiquent un dialogue conçu par eux, entre eux et selon une architecture dont ils se seraient eux-mêmes arrogé le pouvoir de déterminer les protagonistes. Une question élémentaire demeure pourtant sans réponse : de quelle légitimité procède une telle prétention ? Qui, dans ce pays, a mandaté Martin Fayulu pour décider que Joseph Kabila devrait nécessairement prendre part à un dialogue national ? Qui lui a conféré le pouvoir d’établir que le M23 devrait obligatoirement y être associé ? Au nom de quelle souveraineté quelques responsables politiques pourraient-ils déterminer, à eux seuls, les acteurs habilités à discuter de l’avenir de plus de cent millions de Congolais ?
C’est là toute la contradiction : on invoque constamment le peuple, mais dès qu’il s’agit de décider de son avenir, on l’efface. Sa souveraineté est célébrée dans les discours, puis confisquée au moment de déterminer qui parle, de quoi l’on parle et selon quelles règles. La composition du dialogue devient alors le produit d’accointances, de calculs et de rapports de force entre appareils politiques, plutôt que l’expression méthodiquement recueillie des aspirations nationales.
Nous ne devons plus accepter cette mécanique.
La République démocratique du Congo n’est pas la propriété de sa classe politique, encore moins celle des alliances, coalitions ou réseaux d’intérêts qui gravitent autour d’elle. La souveraineté appartient au peuple. Le dialogue national, s’il doit avoir lieu, ne peut donc être conçu comme une conférence de copropriétaires du pouvoir.
Il existe, en outre, une limite politique et morale qu’aucune rhétorique sur l’inclusivité ne saurait effacer : on ne peut pas participer à une entreprise armée contre son propre pays, contribuer à la violence contre ses populations, à l’occupation de son territoire ou au pillage de ses ressources, puis prétendre transformer les conséquences de cette violence en droit automatique à la négociation politique et, finalement, en mécanisme d’accès au pouvoir. La violence ne peut devenir un mode de production de la légitimité. Autrement, nous institutionnalisons une incitation permanente à prendre les armes contre la République pour obtenir demain, à la table des négociations, ce que l’on n’a pas obtenu du peuple.
C’est précisément ce cycle qu’il faut briser.
Si dialogue il doit y avoir, son architecture doit procéder des aspirations du peuple congolais, de l’ordre constitutionnel et de l’intérêt supérieur de la Nation. Il ne revient ni à Martin Fayulu, ni à Joseph Kabila, ni à quelque autre acteur politique de s’attribuer individuellement le monopole de sa définition.
Le peuple congolais ne peut plus être la caution rhétorique d’un dialogue auquel il n’est convié qu’en spectateur.
Et personne ne devrait confondre capacité de mobilisation et souveraineté populaire. Nous sommes tous capables de descendre dans la rue, de mobiliser des militants et de produire des images de foule. Mais une manifestation, quelle que soit son ampleur, ne confère à personne un titre de propriété sur la volonté nationale.
Le véritable enjeu est désormais celui-ci : passer du dialogue des acteurs politiques au dialogue de la Nation ; du partage des positions à la définition d’un projet collectif ; de la négociation entre prétendants au pouvoir à l’expression organisée de la souveraineté populaire.
Le Congo appartient aux Congolais. C’est d’eux que doit partir le dialogue, et c’est à eux qu’il doit revenir.
Le Fondé.
#RDC 🚨 Organiser une marche le 15 septembre 2026, date retenue pour la rentrée parlementaire de la session de septembre, est ni plus ni moins un acte de provocation. Face à cette nouvelle manœuvre de l’opposition, l’Hôtel de Ville de #Kinshasa va soit annuler la marche, soit la délocaliser afin de préserver l’ordre public.
De la demande de démission au retour au Palais du peuple… Personne, parmi eux, ne semble mesurer l’absurdité, l’improvisation et le manque de sérieux de leur démarche. Le 15 septembre arrivera et ils ne sauront même plus pourquoi ils marchent, sinon pour s’offrir quelques photos et vidéos à publier, comme pour justifier des commandes de chaos dans la capitale. Mais on les verra dans une ville de vingt millions d’habitants, se tentant la jambe comme si un dinosaure les avait mordus, entourés de leurs 78 partisans…