Je ne supporte plus d'entendre les tyrans de la souffrance vouloir imposer à la Terre entière leur propre vision de la vie, de la mort et du soin.
Comme si leur rapport personnel à la douleur et à la peur de la mort devait devenir une obligation universelle.
Comme si la dignité humaine atteignait nécessairement son sommet dans l'agonie, l'endurance et la souffrance acceptée jusqu'au dernier souffle ?!
Comme si chacun devait devenir une forme de Christ sur sa croix pour mériter le droit d'avoir bien vécu.
On nous explique qu'autoriser quelqu'un à choisir sa propre fin constituerait une défaite civilisationnelle.
Mais cela fait précisément des siècles que notre civilisation exige des individus qu'ils supportent l'insupportable.
Des siècles qu'on regarde des êtres humains s'étouffer dans leurs sécrétions, se dissoudre lentement dans des douleurs atroces ou survivre dans des agonies interminables au nom d'un idéal abstrait de la vie sacrée.
Depuis quand l'amour consiste-t-il à exiger de l'autre qu'il souffre davantage pour nous rassurer ?
Depuis quand aimer quelqu'un signifie-t-il regarder sa détresse en espérant qu'il trouvera, dans quelques heures ou quelques semaines supplémentaires, une grandeur morale que lui-même ne cherche plus ?
Depuis quand le véritable amour consiste-t-il à dire : « Je préfère que tu continues à souffrir plutôt que d'avoir à supporter ta disparition. »
L'amour authentique accompagne. Il protège. Il soulage. Il reste présent. Mais il ne possède pas.
Et surtout, il ne transforme pas sa propre peur du deuil en obligation de vivre imposée à celui qui souffre.
À quel moment nous nous sommes crus légitimes pour décider, à leur place, de la quantité de souffrance qu'ils devraient encore endure ?!
Aujourd’hui, pour la 3e fois, l’Assemblée nationale a adopté le texte sur l’aide à mourir.
Ce vote, c’est celui de l’écoute : celle des malades pour qui chaque jour est un calvaire, celle des familles qui veulent un dernier souvenir digne, celle des soignants qui ont vu cette souffrance qu’on ne peut plus taire.
C’est celui d’un droit nouveau, d’une liberté intime, qui appartiendra aux malades et à eux seuls.
C’est celui de l’équilibre, avec un cadre précis et dans le respect des
convictions de chaque soignant.
C’est celui de l’engagement, aussi, à investir dans le même temps massivement pour les soins palliatifs.
Il y a un an, avec Line Renaud, nous avions signé ensemble une tribune pour que le débat puisse se tenir.
Pour qu’il soit digne. Pour écouter la parole des malades, des familles, des Français.
Ce sujet est trop intime, trop grave pour être l’otage de divisions politiques et de postures. Il appelait de la dignité. Je crois que nous y sommes parvenus.
La navette parlementaire se poursuit, je resterai mobilisé jusqu’au bout, pour que ce droit nouveau devienne enfin réalité.
#FinDeVie. Je veux avoir de la liberté de pouvoir demander, un jour peut-être, que l’on m’aide à mourir. Et je ne veux pas que quelqu’un me l’interdise au nom de convictions religieuses ou de principes éthiques qui ne sont pas les miens. Je soutiens donc le projet de loi en discussion au Parlement.
Dans le débat sur l'aide à mourir, le face-à-face n'est pas une symétrie : il y a une différence fondamentale entre les gens qui luttent pour l'attribution d'une liberté supplémentaire et ceux qui luttent contre.
Les 1ers ne réclament une liberté que pour eux-mêmes ou ceux qui le souhaitent. Les 2nds veulent en priver tout le monde.
Comme à son habitude, @GTabard réécrit l’histoire.
Personne n’a peur d’un référendum ! Mais pourquoi demander maintenant un référendum alors que le processus législatif touche à sa fin ? C’était quand le texte s’enlisait avant la 1ère lecture au Sénat qu’il fallait le demander et mettre le Président face à ses promesses ! Et c’est ce que j’avais fait en tant que président d’@ADMDFRANCE.
M. Tabard, un peu de sérieux et de bonne foi dans ce débat ne vous aurait pas fait de mal.
Quel curieux raisonnement pour un candidat à l’élection présidentielle !
@BrunoRetailleau est contre l’aide active à mourir, il organise au Sénat le chaos pour l’étude du texte et il décide de ne pas reconnaître tout le travail démocratiquement effectué avant et qui ne va pas dans son sens.
Pour rappel :
✅ l’avis du CCNE (comité d’éthique)
✅la Convention citoyenne
✅un groupe d’étude sur la fin de vie à l’Assemblée
✅des dizaines d’auditions lors d’une commission spéciale
✅des heures à l’Assemblée pour une 1ère lecture avant la dissolution
✅des auditions en commission des affaires sociales
✅une « nouvelle » 1ère lecture à l’Assemblée avec un vote majoritaire sur le texte
✅des reports demandés par la droite au Sénat et un 1er rejet sur un texte vidé de tout son sens
✅2ème vote majoritaire de l’Assemblée lors d’une 2ème lecture
✅des reports encore demandés par la droite au Sénat et une 2ème rejet sur un texte supprimé de ses articles dans un cirque politique
Et maintenant Bruno Retailleau veut un référendum car il refuse de reconnaître le vote majoritaire des députés (élus par les Français) et invente une majorité de soignants hostiles à la proposition de loi ?
Ce texte peut être (doit être) voté définitivement cet été. Les Français le demandent, les associations regroupant des personnes malades et des aidants aussi, une majorité de soignants également.
Stop aux fake news, au conservatisme religieux et au déni démocratique de M. Retailleau. Avançons et ne lâchons rien !
Ma réponse aux réactionnaires du sénat : « Personne n’est obligé de se marier avec quelqu’un du même sexe, ni d’avorter, ni de recourir à l’aide à mourir. N’imposez pas vos convictions. Laissez les gens choisir leur propre vie ». #Senat
Je regarde beaucoup les médias internationaux. Dans un monde peuplé par des Trump, Putin, Xi Jinping, Netanyahu et autres Supreme Leaders, et même chez nous en Europe avec nos Johnson, Orbán, PiS et autres populistes maison, la France de Macron est tout sauf "sortie de l'Histoire" et "marginalisée"
On peut critiquer Macron pour sa politique nationale. Sur la scène internationale la France s'en sort plutôt très bien par les temps qui courent, du moins dans tout ce que je lis et vois ailleurs @NicolasBaverez
Heureux d'annoncer le tournage de Baron Noir saison 4 - Les événements, une Création Originale CANAL+.
Cette nouvelle saison, qui réunit les univers de Baron Noir et La Fièvre, est écrite par Éric Benzekri en collaboration avec Anthony Gizel et Laure Chichmanov, réalisée par Yan England.
Kad Merad retrouve son rôle de Philippe Rickwaert et Nina Meurisse celui de Sam Berger. Ils seront notamment entourés d’Ana Girardot, François Morel, Patrick Mille et Rachida Brakni.
Le cancer du pancréas, l’un des plus mortels, vient de voir ses premiers vrais progrès.
C’est ça, le progrès : la science et la recherche.
Pas les antivax, les sceptiques et les complotistes qui freinent l’innovation depuis des années.
L’avenir appartient à ceux qui font avancer la connaissance, pas à ceux qui la combattent.
🗺️À Lyon, aux élections municipales de 2026, le sortant écologiste Grégory Doucet l'a emporté en duel avec une courte avance contre Jean-Michel Aulas. J'ai fait quelques cartes par bureaux de vote du scrutin aux deux tours.
Journée record, du local à l’hémicycle:
8h Métropole de Lyon 10h @V_Sarselli élue au @grandlyon 13h Je suis élu à la Commission permanente 15h Direction l’Assemblée 18h Assises de la Prévention 20h @HugoCouturier 21h Débats 23h30 Adoption de ma loi
✅ bravo @DeputesDem
Quand Marine Le Pen avait annoncé qu'une fois élue elle mettrait au pas les fonctionnaires en remplaçant les gauchistes par des "patriotes", tout le monde avait hurlé au fascisme. A bon droit.
Quelle différence avec un maire promettant de renvoyer les agents municipaux qui ne partagent pas son projet ?
Et comment la sélection va-t-elle s'opérer ? Bally Bagayoko va-t-il adresser un questionnaire à tous les agents pour savoir si ce sont des amis ou des ennemis du peuple insoumis ? Ou bien va-t-il les virer au facies ?
Alors que l'aide à mourir répond à une aspiration profonde des Français, je regrette le rejet de ce texte aujourd'hui au Sénat. Nous avions pourtant trouvé un large accord à l'Assemblée nationale au terme d'un débat constructif et apaisé.
Le chemin continue dès la semaine du 16 février pour la deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Je suis convaincue que le Parlement peut définitivement adopter ce texte très attendu par nos concitoyens d'ici l'été 2026.
#FinDeVie : "C'est une attente très forte de nos compatriotes", souligne @YaelBRAUNPIVET à propos de l'instauration d'une aide à mourir. "Je ferai tout pour que ce texte soit adopté avant l'été 2026, pour qu'il puisse entrer en application avant la fin du quinquennat". #DirectAN
Alors que notre Sénat moyenâgeux s’est opposé, mercredi 21 janvier, à la possibilité pour une personne atteinte d’une maladie incurable d’accéder à un produit létal délivré à sa demande par un médecin, il paraît important de revenir sur les 11 erreurs les plus fréquentes au sujet de l'aide active à mourir. 👇🏿
@gerard_larcher@BrunoRetailleau@OlivierFalorni@PatrickKanner
Toute ma vie, j’ai construit sans jamais céder aux extrêmes.
C’est une question de cohérence, d’histoire familiale et personnelle, d’engagements.
Je parlerai toujours à toutes les Lyonnaises et à tous les Lyonnais, sans distinction.
Mais jamais, jamais, je ne conclurai le moindre accord avec les extrêmes.
Lyon, la ville de Jean Moulin, nous rappelle ce que deviennent les sociétés quand on entrouvre la porte aux dérives.
L’histoire nous a appris où mènent ces renoncements : nous ne les accepterons jamais.
Le soir du 13 novembre 2015, ils ont été retenus en otage au Bataclan.
#DesVivants raconte leur histoire et leur combat pour se reconstruire, ensemble.
La série événement de Jean-Xavier de Lestrade, réalisateur de "Sambre" et "Laëtitia", est disponible dès maintenant sur https://t.co/tgzsOkOHkm 👉 https://t.co/4pQd2riFp2
Un proche du JT sur la question de @LeaSalame à Marion Cotillard : "Personne ne l'a dit mais évidemment Marion Cotillard avait donné son accord pour qu'on lui pose une question sur sa rupture annoncée cet été. Tout avait été calé avec ses attachés de presse" (@le_Parisien)