L’IMAGE QUI PARLE 🚨
Sourire aux lèvres, joie immense de deux généraux stratèges que la RDC n’a jamais connue.
- L’un a libéré la ville de Kisangani, une ville fortement militarisée par le régime Mobutu en 1997, et dont le régime pensait qu’elle ne tomberait jamais. Un régime dictatorial.
- L’autre a libéré la ville de Goma, une ville aussi fortement militarisée avec différentes forces coalisées du régime TSISEKEDI, un régime plus pire que l’autre de 1997.
La RDC va respirer une nouvelle aire avec l’espoir que son peuple apporte à ses deux grands Monsieurs⤵️.
N’en déplaise à leurs partisans les plus fanatiques et à leurs relais congolais et étrangers, ce qui se joue actuellement entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi n’a pas grand-chose à voir avec les intérêts fondamentaux de la #RDC et du peuple congolais. Nous assistons plutôt à un règlement de comptes entre deux anciens alliés, désormais engagés dans une confrontation qui semble entrer dans sa phase décisive. L’un des deux devra tôt ou tard disparaître de la scène, et au regard du contexte actuel, #Kabila bénéficie d’un « léger avantage », en raison des soutiens — ou de la bienveillance — dont il semble jouir dans la région. Comme je l’ai souligné il y a quelques jours, le Kabila qui s’est exprimé publiquement vendredi dernier n’est pas seul. Et alors pas du tout. De son côté, #Tshisekedi peut toujours compter sur le soutien des États-Unis, même si Washington ne semble guère pressé de s’impliquer davantage dans le conflit. Certes, un durcissement des sanctions américaines pourrait contraindre le Rwanda et le nouveau mouvement politico-militaire à revoir leurs calculs. Mais rien n’est moins sûr. L’incertitude demeure totale.
Dans tous les cas, c’est le peuple congolais qui risque de payer, une fois de plus, le prix de cette confrontation entre deux anciens alliés, qui ont chacun, à des moments différents de leur parcours, entretenu des relations avec Paul Kagame.
#RDC: Kabila prend la tête du FRN, nouveau mouvement politico-militaire qui succède à l'AFC/M23
Réunis à Goma les 10 et 11 octobre 2026, les signataires d'une déclaration politique datée du 12 octobre ont créé le Front pour la Refondation de la Nation (FRN), qui remplace l'AFC. Le mouvement invoque l'article 64 de la Constitution et dit vouloir mettre fin au régime de Tshisekedi « par tous les moyens y compris la force ». Il a désigné l'ancien président Joseph Kabila à sa présidence, avec Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa comme vice-présidents.
Ce deuxième discours de Joseph Kabila s'inscrit dans la continuité du premier, mais avec une différence significative. Dans sa première prise de parole, Kabila s’était montré offensif tout en laissant entrevoir la possibilité d’un dialogue. Dans ce second discours, il adopte une posture de confrontation totale. Le ton reste calme, mais les sous‑entendus sur le rapport de force sont explicites. L’allusion à l’accord de Washington est, à cet égard, éloquente. En substance, Kabila dit à Félix Tshisekedi : « Tu as cédé les minerais stratégiques du Congo en espérant consolider ton pouvoir et obtenir, éventuellement, le soutien des États-Unis à ton projet de révision constitutionnelle. Mais tu commets une erreur fondamentale si tu crois que les intérêts américains se confondent avec ton avenir personnel. Les États-Unis négocient avec un État, pas avec un homme. La RDC existait avant toi et continuera d'exister après toi. De la même manière que les engagements conclus avec Washington peuvent survivre à Donald Trump, ils peuvent parfaitement survivre à Félix Tshisekedi. Tu n'es donc pas aussi indispensable que tu sembles le croire. »
Ceux qui connaissent le style de Joseph Kabila savent qu'il est peu enclin aux déclarations improvisées. Longtemps surnommé le « taiseux », l’homme a cultivé une pratique du pouvoir dans laquelle le silence, l'attente et la maîtrise du calendrier politique occupent une place importante. Il serait donc imprudent de considérer ses interventions actuelles comme de simples réactions d'humeur. Ses propos sur l’accord de Washington constituent un message subliminal révélateur du mouvement tectonique qui se joue derrière les querelles politiciennes congolaises. La guerre de l’ombre est en train — si ce n’est déjà fait — de prendre sa vitesse de croisière, et les jours, semaines et mois à venir pourraient réserver des surprises inattendues. Joseph Kabila n’a pas dit son dernier mot. Félix Tshisekedi non plus. Et quoi qu’il en soit, l’issue de cette « guerre » dépendra de facteurs qui dépassent largement la volonté des deux hommes : l'évolution de la crise sécuritaire dans le Kivu, les dynamiques internes de la société congolaise, les choix des États voisins et les arbitrages des grandes puissances.