@FIREDUpWealth Hi Eric, I m Eric from France. Have listened to some of your videos for some months and I like them. Thanks for sharing your advice. Nice to meet you ;-)
@GregInvestFr Salut Greg, pour moi c'est risqué. Pourquoi prendre ce risque alors qu'il y a du sans risque à bon prix à côté ? Sans compter qu'ils comptent beaucoup sur les rachats pour la croissance et qu'il y a du stock base compensation à hauteur d'une boîte tech... qu'en penses tu ?
The Mask est mon film préféré depuis l'enfance. Et je pense que c'est un des films les plus sous-estimés intellectuellement de l'histoire du cinéma. Tout le monde voit une comédie avec Jim Carrey en costume vert. Personne ne voit ce que le film dit vraiment.
Stanley Ipkiss. Regardez ce personnage avant le masque. Un type invisible. Gentil, poli, serviable, et complètement écrasé par le monde. Son patron l'humilie. Les mécaniciens l'arnaquent. Les videurs le rejettent. Les femmes ne le voient pas. Il fait tout bien et il ne reçoit rien. C'est l'archétype de l'homme qui a intériorisé toutes les règles du jeu social et qui perd quand même.
Et un soir il trouve le masque. Et tout ce qu'il a refoulé toute sa vie sort d'un coup. La confiance, l'audace, l'humour, la séduction, la violence, la créativité, tout. Le masque ne crée rien. Il révèle. C'est la phrase clé du film que personne ne retient : le masque amplifie ce qui est déjà là.
C'est la leçon la plus importante du film. Stanley n'est pas devenu quelqu'un d'autre. Il est devenu la version non-filtrée de lui-même. Toute l'énergie, tout le talent, toute la rage, tout l'humour, tout était déjà là. Compressé. Verrouillé. Enfermé derrière des couches de politesse, de peur du rejet, de conformisme social. Le masque n'ajoute rien. Il enlève les freins.
Et c'est exactement comme ça que fonctionne le succès. Le succès ne te transforme pas. Il te révèle. L'argent, le pouvoir, la célébrité, c'est des masques. Ils amplifient ce qui est déjà en toi. Si tu es généreux, tu deviens philanthrope. Si tu es un connard, tu deviens un tyran. Si tu es créatif, tu deviens un visionnaire. Le succès est un amplificateur, pas un créateur.
Regardez la structure du film. Avec le masque, Stanley fait exactement trois choses. Il se venge de tous ceux qui l'ont humilié. Il séduit la femme qu'il pensait inaccessible. Et il s'exprime avec une créativité débridée, la danse, le chant, les transformations. Vengeance, amour, art. Les trois pulsions les plus fondamentales de l'être humain. Tout était là depuis le début. Il lui manquait juste la permission de les exprimer.
Et le génie du film c'est que le méchant, Dorian Tyrell, met aussi le masque. Et il devient un monstre. Parce que le masque révèle ce qui est dedans. Même technologie, même artefact, résultat complètement opposé. La preuve que ce n'est pas l'outil qui compte. C'est ce que tu portes en toi avant de le mettre.
Le vrai arc narratif de Stanley c'est pas "un loser devient un héros". C'est "un homme découvre que tout ce dont il avait besoin était déjà en lui". A la fin du film il jette le masque à la mer. Il n'en a plus besoin. Parce que le masque lui a appris une seule chose : la permission. La permission d'être soi-même sans filtre. Et une fois que tu as compris ça, tu n'as plus besoin de l'artefact.
C'est pour ça que ce film m'a marqué plus que tous les autres. Parce qu'il dit à chaque gosse qui se sent invisible, écrasé, trop poli, trop gentil, trop différent : tout est déjà en toi. La puissance, l'humour, le charme, la créativité. Tu n'as pas besoin de devenir quelqu'un d'autre. Tu as besoin de la permission d'être toi-même à fond.
Et dans la vraie vie, le masque c'est quoi ? C'est le moment où tu arrêtes de demander la permission. Le moment où tu lances ta boîte. Le moment où tu postes ton premier tweet. Le moment où tu dis ce que tu penses vraiment. Le moment où tu décides que le regard des autres n'est plus un frein. C'est pas un objet magique. C'est une décision.
Stanley Ipkiss n'a jamais eu besoin du masque. Il avait juste besoin de comprendre qu'il avait le droit d'être tout ce qu'il était déjà.
Quatre destins, quatre fuites en avant. Dans une Europe métamorphosée, du désert de Catalogne aux étendues glacées des îles Lofoten, des forces de l'ombre intriguent au mépris de tous les risques.
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