MCF en Macroéconomie @univ_lyon2.fr @GATE_LSE et maman de deux petits gars. Associate professor in Macroeconomics @GATE_LSE and mum of two little boys.
"Toute CPJ pourvue en 2026 devra être gagée par le non-remplacement d'un départ d'enseignant-chercheur" (circulaire Dgesip)
Circulaire du 28 avril 2026
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A guide for students of economics: Ten statements that demonstrate that someone does not understand modern economics or what an equilibrium is, and that you can safely ignore everything else they say.
1. “Equilibrium means the economy is stable or at rest.”
Many assume that an equilibrium is a peaceful state with no forces at play. Instead, an equilibrium is just an arrangement of actions and expectations over time that are mutually consistent. It can be locally unstable, explosive, or fragile. Nothing in the definition of equilibrium implies stability.
2. “Equilibrium implies optimality or social efficiency.”
Equilibrium is often conflated with efficiency, but equilibrium merely reflects decentralized consistency, not welfare maximization. Market power, externalities, incomplete markets, nominal rigidities, and frictions routinely produce inefficient equilibria. I often teach a first-year macro graduate course, and not a single one of the equilibria I define is efficient.
3. “Equilibrium is a unique outcome.”
Many often expect models to have one equilibrium. In reality, multiple equilibria arise naturally in dynamic, strategic, and incomplete-market environments. Models of coordination failures, self-fulfilling expectations, bubbles, overlapping generations, and liquidity traps all hinge on the existence of equilibrium multiplicity.
4. “Equilibrium requires perfect foresight or perfect information.”
Equilibrium does not assume agents know the future. In fact, equilibria are often stochastic. The definition of equilibrium only requires that beliefs are consistent with the (perceived) stochastic laws of motion implied by the model. Bayesian learning, noisy signals, ambiguity, and subjective uncertainty all fit well within an equilibrium framework, provided beliefs converge to an internally consistent (but possibly incorrect) distribution.
Bonus point: equilibria are compatible with agents having diverging beliefs that never converge to a single Dirac distribution.
5. “Real economies are rarely in equilibrium, so the concept is unrealistic.”
Equilibrium is not meant to describe the daily state of the world. It is a conceptual device used to understand the outcome of our models under the assumptions we make. Also, see point 1 above.
6. “Equilibrium requires agents to be fully rational in a psychological sense.”
Equilibrium only assumes internal consistency: agents optimize given preferences and constraints. It does not assume realism about human cognition. We can and do define equilibria in models with behavioral biases, bounded rationality, inattention, or rule-of-thumb behavior. We only need to ensure that the resulting actions and beliefs are mutually compatible.
7. “Equilibrium eliminates dynamics or learning.”
Equilibrium is sometimes misinterpreted as a static state in which nothing evolves. In fact, many equilibria are sequences of probability distributions over states driven by shocks, policy rules, and endogenous responses. Learning dynamics (Bayesian updating, adaptive rules, experience-based expectations) can occur within equilibrium if the evolution of beliefs is self-consistent.
8. “Equilibrium renders expectations unimportant.”
A common misconception is that equilibrium mechanically determines outcomes. In reality, expectations are often central: they determine investment, consumption, asset prices, and policy responses. Many equilibria differ only in their expectations. This is why communication, credibility, and forward guidance matter even in fully rational models.
9. “Equilibrium excludes policy intervention.”
Some interpret equilibrium as a laissez-faire concept. In fact, equilibrium analysis is the foundation of modern policy evaluation. Fiscal, monetary, and regulatory interventions work through equilibrium responses (prices, wages, interest rates, quantities) and must satisfy equilibrium conditions to be credible. Equilibrium is a tool for policy design, not a barrier to it.
10. “Equilibriums…”
Aequilibrium is a Latin neuter noun of the second declension, which forms a nominative plural in “a”. It is composed of aequus (equal; the same root as equality or equity) and libra (balance or scales or the name of several currencies over history).
A final thought: “equilibrium” is a term of art. Its meaning in economics differs from its use in the natural sciences or in everyday language. Terms of art are ubiquitous across academic disciplines, and the first act of intellectual diligence when one starts studying a discipline is to learn what they mean.
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Ironman 70.3, Ultra Trail et International de pétanque : des événements parfois en concurrence sont aujourd’hui supprimés ou regroupés avec des rendez-vous départementaux.
2 650 000 euros d’économies.
Nous faisons le choix de recentrer les dépenses sur les priorités des Niçois !
Au-delà du côté caricatural sur le fond, c’est aussi à côté de la plaque d’un point de vue budgétaire :
— Ignore les effets d’aubaine : de nombreux alternants ne seraient pas alternants plutôt qu’étudiants à la fac. En particulier, ils pourraient se substituer à de vrais emplois.
— Confusion entre coût moyen et coût marginal : les universités ont des coûts fixes, des cotisations sociales… la réduction du nombre d’étudiants engendrerait des économies bien inférieures à ce qu’implique une règle de trois.
Tout ça pour un système — l’alternance — qui ne montre pas vraiment de résultats probants en France pour le moment, en particulier pour des profils susceptibles de poursuivre des études universitaires.
"Enfin écrire comme les autres."
C'est ce que Dysmaths promet aux élèves dys : pouvoir rédiger leurs maths sur ordi, proprement, sans bricoler.
Un outil né du besoin d'un parent. Gratuit. Et vraiment utile. 🧮
Merci @gchampeau !
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🇨🇵💉 Julie Pannequin, directrice de recherche au CNRS à Montpellier, développe un test sanguin pour dépister plus tôt le cancer colorectal ! Le but : remplacer le dépistage actuel qui repose sur le prélèvement de selles par une prise de sang, plus efficace et moins dérangeante. 🙌 (France Bleu)
📸 Salah Hamdaoui
Magistral Claude Malhuret, hier soir au Sénat.
"Un proverbe turc dit: quand un clown s'installe dans un palais, il ne devient pas roi. C'est le palais qui devient un cirque".
Son discours en intégralité (vidéo https://t.co/9dqlS9gqg1)
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C'était une des recommandations de Laurent Bigorgne à Emmanuel Macron : il faut réduire l'offre éducative publique, confier aux initiatives privées davantage de jeunes.
La privatisation du post-bac a donc eu lieu. On est passé vite de 12% d'offre privée à 25%. Moins de Sorbonnes, plus d'écoles aux acronymes faussement impressionnants. Et le phénomène se poursuit. Des écoles donnent des diplômes bidons. Elles prétendent qu'elles ont des pédagogies innovantes quand elles se contentent d'ouvrir la salle informatique. Tu crois que c'est du Montessori pour adultes, et tu te retrouves à payer 10k/an pour des heures de colle.
Qui en a été la cible ? Essentiellement les bacheliers les plus vulnérables, scolairement et socialement. Ils s'endettent pour des bouts de papier qui n'ont pas de valeur sur le marché du travail, et pour une progression en matière de compétences très... relative.
Si vous ne le savez pas déjà, je vous invite à chercher ce qu'est devenu Laurent Bigorgne. Il faut réunir l'homme et l'œuvre.
Il faudra confier l'éducation et l'enseignement supérieur à des personnes plus sérieuses et plus intègres que cela. C'est pour moi, de très loin, le plus terrible échec d'Emmanuel Macron, et celui qui aura les plus graves conséquences à moyen terme : l'incompétence à défendre les intérêts de la jeunesse.
Le 24 mars 1529, François Ier crée une institution pour une seule raison : la Sorbonne refuse d'enseigner le grec et l'hébreu.
Les théologiens considèrent que le latin suffit. Tout ce qui vient de l'Antiquité grecque les effraie.
François Ier ne négocie pas. Il nomme deux professeurs, les paie sur ses deniers, et leur donne une mission : enseigner ce que la Sorbonne refuse d'enseigner. Gratuitement. À tout le monde.
La Sorbonne est furieuse. Elle tente de faire interdire les cours. Elle échoue.
Deux chaires deviennent douze. Le grec, l'hébreu, les mathématiques, la médecine, la philosophie.
L'institution s'appelle d'abord le Collège des lecteurs royaux.
Aujourd'hui, c'est le Collège de France. Ses cours sont toujours gratuits. Toujours ouverts à tous. Sans inscription, sans diplôme, sans condition.
Près de cinq siècles plus tard, rien n'a changé. C'est l'un des derniers endroits en France où le savoir n'a pas de prix.
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Interdit pendant 48 ans par la Fédération internationale des sports de glace, le backflip est autorisé depuis juin 2024.
Cette figure a d'ailleurs refait parler d'elle avec Ilia Malinin aux JO d'hiver 2026. Un geste que Surya Bonaly maîtrisait déjà adolescente.
Pete Hegseth complained that the Pentagon sent officers to Harvard to study strategy and leadership — and they came back “too Harvard,” with “globalist, radical ideologies.”
In other words:
The military sent people to learn diplomacy, history, and international law.
They came back thinking critically.
And that made him uncomfortable.
He doesn’t want officers who understand the world. He wants soldiers who don’t question power.
Puisque certains pour ne pas changer dénigrent une fois de plus leurs pays , je remets cette merveilleuse Marseillaise interprétée par Axelle Saint-Cirel
Un moment de cohésion nationale que certains patriotes en carton n’arrivent même plus à apprécier
La France 🇫🇷 mérite mieux
Le problème de cette analyse est qu’elle ne rend pas correctement compte de l’origine du problème et sous-entend donc implicitement que le déficit est entièrement imputable à la retraite des fonctionnaires.
Or ce n’est pas vrai. Une grande partie de ce déficit est imputable à la politique de recrutement de l’État. D’abord parce qu’il a remplacé nombre de fonctionnaires par des agents contractuels cotisant au régime général, ou qu’il a tout simplement transféré des pans entiers de l’économie au privé ces trente dernières années. C’est ce qui explique pourquoi il y a si peu de cotisants (0,9) par retraité dans son régime de retraite.
Mais tous ces cotisants « manquants » qui dégradent les comptes du régime des fonctionnaires n’ont pas disparu. Ils se sont déversés dans le régime général du privé, alors même que les retraités correspondants restent à la charge du régime public. Ce faisant, ils améliorent la pyramide des âges du privé. Ce qui est perdu pour un régime est gagné pour l’autre. Le déficit du régime des fonctionnaires améliore donc mécaniquement le solde budgétaire du régime du privé.
Les 70 milliards en question ne doivent pas être intégralement imputés au régime de la fonction publique, car ils viennent compenser une politique qui donne un ballon d’oxygène aux régimes du privé.
Mal identifier la source du problème, c'est compliquer l'acceptabilité des réformes nécessaires.
Dépenses de retraite : 3326€.
Salaire net IR payé : 2710€.
Dernier bulletin de paie, PRAG à Paris 1.
Ça y est, ce qui va à la retraite dépasse même mon net avant impôt.
Salariés du privé : le trou du système est caché dans les fiches de paie du public. On va dans le mur.