Un an et demi après notre arrivée à la tête de l’@EnaRDC_Officiel, je suis fier d’annoncer que :
(-) Pour la première fois depuis sa création en 2013, l’ENA a produit ses états financiers annuels, arrêtés au 31 décembre 2025.
(-) Ces états financiers ont été audités et certifiés sans réserve (« clean opinion ») par le Collège des Commissaires aux comptes.
(-) Dans un souci de transparence et de reddition des comptes, ils sont désormais mis à la disposition du public, en libre téléchargement via le lien ci-après : https://t.co/l2l8IhoCE0
(-) Il en ressort notamment qu’en une seule année, les revenus de l’ENA (produits d’exploitation) ont plus que triplé, passant de USD 1,7 million en 2024 à USD 5,4 millions en 2025, soit une augmentation de 218%, rendue possible grâce à une stratégie volontariste de diversification des sources de financement de l’Ecole.
Cette démarche s’inscrit dans l’ambition portée par l’Autorité de tutelle, SEM @LihauEbua, celle de réformer l’ENA pour réformer l’Etat. C’est cette ambition que nous nous efforçons, chaque jour et avec rigueur, de traduire en résultats concrets, grâce à l’engagement remarquable de l’ensemble des cadres et agents de l’ENA que je remercie.
Le CIREM est heureux de partager un nouveau Working Paper intitulé “Fiscal Consolidation and Human Development: Evidence from Sub-Saharan Africa”, rédigé par Nephthali Cibangu, Manassé Mulunda, Ishara Musimwa et Jean-Paul Tsasa Kimbambu.
Le papier est disponible au lien suivant.
- URL : https://t.co/9wkSmtMRQw
Ici un aperçu du papier.
À partir d’une nouvelle base de données narrative recensant les épisodes discrétionnaires de consolidation budgétaire dans 14 pays d’Afrique subsaharienne entre 1990 et 2024, les auteurs analysent les effets des politiques d’ajustement budgétaire sur le développement humain.
Les résultats montrent qu’une consolidation budgétaire équivalente à 1 % du PIB réduit progressivement l’Indice de développement humain (IDH), avec des effets qui persistent pendant plusieurs années.
L’étude met également en évidence que les différentes dimensions du développement humain ne réagissent pas de la même manière. L’éducation apparaît comme la composante la plus durement et durablement affectée, tandis que la santé subit le choc le plus marqué à court terme avant de retrouver progressivement son niveau initial. En revanche, les effets sur la composante revenu demeurent relativement plus limités.
- En effet, la santé absorbe un choc conjoncturel, tandis que l’éducation subit un choc structurel. Les effets négatifs sur la santé sont relativement réversibles lorsque les dépenses reprennent, alors que les pertes éducatives se traduisent par une détérioration durable de l’accumulation du capital humain.
L’une des principales contributions de cette étude est de montrer que la composition de la consolidation budgétaire importe autant que son ampleur. Les ajustements reposant principalement sur des hausses d’impôts engendrent, dans l’ensemble, des coûts plus élevés pour le développement humain que ceux fondés sur une réduction des dépenses publiques, notamment en matière de santé et d’éducation.
Ces résultats invitent à dépasser une lecture exclusivement budgétaire des programmes d’ajustement. Si le rétablissement des équilibres macroéconomiques demeure essentiel, les modalités de cet ajustement peuvent produire des conséquences durables sur le capital humain et les perspectives de développement.
Plus largement, ce papier rappelle qu’une politique budgétaire ne devrait pas être évaluée uniquement à l’aune de ses effets sur les déficits ou la dette publique, mais également à travers son impact sur le bien-être des populations et l’accumulation du capital humain.
Bonne lecture !