L’épidémie de choléra a fait 239 cas cumulés et 13 décès au Tchad à la date du 3 août 2026. Les foyers sont localisés à Karal, dans la province du Hadjer-Lamis, ainsi qu’à N’Djaména. Le taux de létalité national s’établit à 5,4 %, selon le ministère de la Santé publique. #Tchad 🇹🇩
Dans l'affaire Ali Ahmat Aghabache contre deux syndicats de la Magistrature, le Président Mahamat Idriss Déby Itno a choisi de prendre la parole publiquement pour défendre son Ministre au nom de "la liberté d'expression".
Cette prise de position est d'autant plus incompréhensible que la Constitution tchadienne est, sur ce point, sans ambiguïté. Son article 158 dispose en effet expressément que le Président de la République « est tenu de veiller à l'exécution [...] des décisions de justice ». Il ne s'agit ni d"une recommandation, ni d'une formule protocolaire. C'est une obligation constitutionnelle ferme, à laquelle le Président de la République ne peut se soustraire sans manquer gravement à son serment.
Or, en cautionnant publiquement un ministre qui appelle à déchirer des décisions judiciaires qui ne correspondraient pas au cadastre, le Président se place en contradiction avec l'article 155, qui consacre l'indépendance du pouvoir judiciaire à l'égard de l'exécutif, et viole l'esprit et la lettre de l'article 158.
Demander à ses services de déchirer des décisions de justice n'a absolument rien à voir avec l'exercice de la liberté d'expression. La liberté d'expression protège le droit de critiquer, de débattre, de contester. Elle ne saurait, en aucun cas, servir de bouclier pour couvrir une injonction adressée à des agents de l'État de faire obstacle à l'autorité de la chose jugée. D'autant plus que le droit tchadien prévoit des voies de recours clairement définies (appel, pourvoi en cassation, tierce opposition...) permettant à quiconque s'estime lésé par une décision judiciaire de la contester par les voies légales appropriées.
Lorsqu'un ministre, ignorant délibérément ces voies de recours, ordonne à ses subordonnés de détruire des actes juridictionnels, il ne s'exprime plus. Il incite à la rébellion contre l'autorité de l'État comme avait tenu de le faire savoir un des participants à la réunion avec le ministre. Un tel comportement tombe sous le coup des dispositions du Code pénal tchadien qui répriment l'incitation à la désobéissance et les atteintes à l'autorité des décisions de justice.
Invoquer la liberté d'expression pour justifier de tels agissements, c'est trahir le sens de ce droit fondamental et cautionner une infraction pénale caractérisée.
Il y a également une incohérence politique difficile à ignorer. Le Président se félicite publiquement d'avoir œuvré pour que le Chef de l'État ne préside plus le Conseil Supérieur de la Magistrature, au nom de la séparation des pouvoirs. Mais il soutient dans le même temps un ministre qui bafoue ouvertement l'autorité judiciaire. On ne peut pas se revendiquer de la séparation des pouvoirs d'un côté, et la piétiner de l'autre.
Le signal politique envoyé par cette intervention du chef de l'Etat est préoccupant. En couvrant un comportement d'obstruction à la justice, le Chef de l'État délivre un message dangeureux à l'ensemble des agents de l'État : refuser d'exécuter une décision judiciaire exécutoire ne fait courir aucun risque. C'est clairement une invitation à l'anarchie institutionnelle. Cette position contribue à éroder la confiance des citoyens dans leurs institutions et fragiliser l'autorité même de l'État.
Il est encore temps, cependant, de corriger le tir. Le Président Mahamat Idriss Déby Itno a la possibilité de réaffirmer solennellement l'autorité des décisions de justice et de démontrer, par des actes concrets, qu'il est bien le garant de l'indépendance de la magistrature que la Constitution fait de lui.
On ne bâtit pas un État fort en fragilisant sa justice.
@Hajj_ar Les magistrat tchadiens doivent réagir pour sauver ce qu'il y a encore à sauver dans l appareil judiciaire, le pouvoir judiciaire est un pouvoir au même titre que le pouvoir exécutif mais c est seulement au Tchad qu on voit les magistrats être malmènés ainsi sans broncher
Je suis musulmane et je fête Noël.
Je ne m’en cache pas. Parce que je me sens française, même si je ne suis pas chrétienne. Parce que Noël permet de nous rapprocher et de partager des belles valeurs, la fraternité, la chaleur humaine, la famille, les enfants, la compassion, le partage, la générosité.
Je considère les chrétiens comme mes frères, tout comme les juifs. Au-delà des religions, nous sommes frères et sœurs en humanité. Et nous avons un seul Dieu, peu importe le nom qu’on lui donne. Nous ne sommes pas obligé d’être croyant ou chrétien pour fêter Noël, beaucoup d’athées fêtent Noël. Ils ont compris que ce n’est pas la religion l’essentiel, mais l’esprit de solidarité, de fraternité et l’humanité. Fêter Noël permet de nous rassembler et de partager sans effacer qui nous sommes. C’est choisir l’amour et la fraternité là où d’autres choisissent la peur et l’exclusion.
Pour toutes ces raisons, et bien d’autres j’aime l’esprit de Noël et je fête Noël chaque année.
Joyeux Noël à toutes et à tous.✨💖✨💖✨💖✨
Henda
#IlsOntDit: Échangeant avec les acteurs locaux sur des pistes de solutions aux récurrents conflits entre éleveurs et agriculteurs, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone Occidental, Dago Yacouba, a appelé au respect des valeurs et coutumes propres à chaque localité. #Tchad 🇹🇩
Combien de relations se brisent, combien d'histoires se compliquent, combien de non-dits restent suspendus. Pourtant, l'Évangile nous montre qu'il est toujours possible de continuer à aimer, même lorsque tout semble irrémédiablement compromis.