Voici un cas clinique qu’on m’a envoyé.
Vous connaissez le principe : il y a au moins deux types de questions.
- Celles qui portent sur la description du cas, et qui sont nécessaires (ou qu’on pense nécessaires) pour pouvoir répondre correctement.
- Et celles directement posées par l’auteur du cas.
https://t.co/09nKJk7DSq
Je donnerai mes commentaires en podcast d'ici quelques jours.
Les réseaux sociaux sont remplis d’opinions simplistes sur la santé mentale et la psychiatrie.
Ici, il suffit de prendre des compléments alimentaires pour corriger une carence.
Là, les séances de thérapie permettront de « régler le problème de fond ».
Ailleurs, on vous dit qu’il suffit de poser le bon diagnostic, comme si le nom allait suffire pour tout le monde, à chaque fois.
Il y a bien sûr des éléments de vérité dans ces propositions. Mais cela revient à simplifier des problèmes complexes et des prises en charge qui se heurtent à plus d’une déception lorsqu’on se rend compte que ce n’était pas si évident.
Je vous propose, dans cette vidéo, un cas clinique de dépression adolescente d’apparence assez simple. C'est facile au départ, ça se complique très vite.
Je vous montre comment naviguer dans les doutes cliniques et méthodologiques qui entourent la discipline.
Normalement, vous n’êtes plus sûrs de vous après l’avoir regardée.
Et c’est tout l’objectif.
En psychiatrie, le doute est une nécessité.
La vidéo est disponible ici, sans publicité :
https://t.co/8ZPyyHws90
On m’a proposé de faire une interview avec quelqu’un de connu pour ses posts sur LinkedIn. Un gros compte.
Sauf qu’en visio, la personne ne comprenait pas grand-chose à ce qu’elle disait. Infernal.
Je suis allé voir les posts : c’est que du copier-collé d’IA.
Tout s’explique.
On ne peut pas mentir en vidéo 🙂
Sur les antidépresseurs, je pense qu’on raconte n'importe quoi des deux côtés.
Oui, le sevrage existe. Oui, les troubles sexuels aussi. Mais Internet transforme parfois des problèmes réels et rares en certitudes.
J’ai fait le point, études à l’appui 👇
https://t.co/1NQyypYoBC
On peut reconnaître qu’un patient a eu un sevrage atroce sans conclure pour autant que tous les patients auront le même.
Prendre un témoignage au sérieux n'implique pas de transformer le témoignage en statistique.
@DrJeromeMarty À mon avis les vaccinations forcées chez les soignants malgré des données negatives ne vont pas arranger les choses.
Bon courage pour votre livre cher confrère. C'est souvent stressant comme moment 🙂
Certains médicaments utilisés en psychiatrie ont des effets métaboliques majeurs par rapport à leur effet thérapeutique.
Avec la mirtazapine, par exemple, 7,5% des patients ont pris au moins 7% de leur poids initial dans les essais contrôlés américains, contre aucun sous placebo.
Par contre, son avantage moyen sur le placebo sur les symptômes dépressifs est inférieur à 3 points sur la HDRS-17, une échelle qui va de 0 à 52 points.
Plus de détails dans la vidéo, le lien est en commentaire.
Je pense qu’on est en train de faire une erreur avec la santé mentale.
On arrose les gens de :
« Prenez soin de vous. »
« Vous méritez du repos. »
« Écoutez vos émotions. »
Mais parfois, le problème n’est pas là.
Le problème, c’est que certains ne savent pas dire non. Ils ne savent pas demander quelque chose sans agresser l’autre. Ils ne savent pas quand il faut se taire, et quand il faut s'affirmer. Ils ne savent pas gérer un conflit.
Et ça, ça peut leur pourrir la vie beaucoup plus sûrement qu’un manque de faire attention à eux.
Si on veut vraiment arroser les gens de santé mentale, j’aimerais qu’on les arrose aussi d’efficacité interpersonnelle.
Ça leur donne les outils pour réellement améliorer leur quotidien.
Par contre, c'est plus dur.
Mais rien de ce qui modifie réellement les trajectoires de vie n'est facile.
Attention, je ne fais pas ça pour blesser qui que ce soit. J'ai simplement peur que les slogans fassent plus de vue qu'ils n'aident les gens.
Si on veut arroser toute la population de santé mentale, je penes qu'on peut l'arroser avec de l'efficacité interpersonnelle.
Savoir dire non.
Savoir demander.
Savoir quand il faut se taire.
Savoir comment être assertif sans devenir narcissique.
Et surtout, savoir se comporter quand la relation est plus importante que d'avoir raison.
Ça sert tous les jours.
Et les patients ne sont naturellement pas bons dans cet exercice.
Il y a quelques jours, j’ai dit à une journaliste qu'il fallait
« peut-être arrêter de bourrer le mou des jeunes avec la santé mentale. »
J'ai reçu un silence glaçant.
Mais la question mérite d’être posée : est-ce que de penser en permanence à sa santé mentale peut parfois finir par la dégrader ?
Et si on se rend compte plus tard que c'est le cas, est-ce que les professionnels prendront leur responsabilité face à la souffrance qu'ils ont engendrée ?
Les médicaments de la psychiatrie sont parfois très sédatifs.
Ça peut devenir insupportable. Les patients nous le disent, et j'en ai fait l'expérience moi-même.
Est-ce qu'il existe des solutions ? Je me penche sur la bétahistine dans cet article, en terminant par une information sur les dépenses des USA dans l'autisme.
L'article est ici : https://t.co/6ujTi2hYzp
Critique et commentaires sont les bienvenus !
« J’ai fait un hyperfocus parce que j’ai un TDAH »
C’est peut-être une bonne explication sur Instagram ou TikTok.
Mais dans un vrai couple, parfois, l’autre veut surtout savoir pourquoi on a encore oublié ce qu’il nous avait demandé.
Et parler de son TDAH de cette manière peut lui faire péter un plomb.
J'ai rencontré une patiente sous lithium se plaignant de gonalgie de phénotype inflammatoire et insomniante,
pour laquelle le médecin traitant a refusé de mettre un AINS à cause de la présence de lithium dans l’ordonnance.
Elle a été mise sous prednisone à la place – donc un anti-inflammatoire stéroïdien.
La patiente n’a pas fait un virage, mais a débuté un état mixte typique – irritable, insomnie quasi complète, anxieuse.
Que faire lorsqu'une patiente est sous anti-inflammatoires et lithium ? Je fais le point sur cette situation fréquence en pratique.
L'article est accessible ici : https://t.co/16xxFMGjpO
Les critiques sont les bienvenues.