Monique , ministre de l’Écologie : le conflit d’intérêts ultime. 153k€ d’actions dans Airbus, Thales, Dassault, BNP, LVMH, Zara, Sanofi, TotalEnergies (avant de les faire disparaître de sa déclaration), Air Liquide…
Diamant à 30k€, maison à 1,2M€ à Sainte-Maxime, appart parisien à 2,2M€, SCI à 583k€. Tout ça pendant qu’elle nous serine sur la transition écologique.
Ex-présidente WWF qui marchande son logo aux entreprises, ex-envoyée Macron pour des sommets greenwashing One Planet Summit, anti-nucléaire de carte postale hier, opportuniste pro-mix aujourd’hui.
Déclarations HATVP bidouillées moitié des actions oubliées au début, invisible pendant les canicules, muette sur les reculs.
C’est pas une écologiste, c’est une bourgeoise qui s’est fait un joli pactole sur le dos de la planète.
Comment Matthieu Pigasse, le « milliardaire de gauche » (l'oxymore vivant), a vraiment fait fortune (3 milliards d'euros)
Spoiler : pas en créant une entreprise. En vendant à l'État ce qu'il avait appris en travaillant pour l'État.
Déroulé. 🧵
Pigasse n'est pas un entrepreneur. C'est un pur produit de la haute administration.
Sciences Po, ENA, puis la Direction du Trésor — où, littéralement, il gère la dette et la trésorerie de l'État français. Ensuite conseiller technique de DSK, puis directeur adjoint de cabinet de Fabius à Bercy.
Pendant des années, il apprend de l'intérieur une seule chose : comment un État se finance, comment se négocie une dette publique, et à quel point un gouvernement est dépendant des banques pour survivre.
Il passe de l'autre côté de la table.
Il rejoint Lazard et y crée le Sovereign Advisory Group — la cellule dédiée aux dettes publiques. Traduction : il va désormais monnayer dans le privé tout ce qu'il a appris dans le public.
Son métier n'est pas de vendre un produit sur un marché. Son métier, c'est de facturer son expertise à des États — donc à de l'argent public.
Argentine, Irak, Équateur, Grèce, Chypre, Bolivie, Ukraine.
Pendant que tout le monde fuit les États au bord du gouffre, lui y fonce. Parce que c'est là que se signent les mandats les plus chers de la finance souveraine : des dizaines de millions d'honoraires, payés par des pays en faillite.
Voilà la matrice de la fortune Pigasse : devenir l'intermédiaire le mieux payé entre les États insolvables et la finance internationale.
Et le sommet du système, c'est le marché français.
2012, début du quinquennat Hollande. Le gouvernement socialiste lance son projet phare : la Banque publique d'investissement. Pour la structurer, Bercy choisit une banque conseil.
Devinez laquelle. Lazard. Dirigée en France par… Matthieu Pigasse.
Sauf que Pigasse, à ce moment précis : — est un soutien public déclaré de Hollande pendant la présidentielle — et vient de nommer Audrey Pulvar, compagne d'Arnaud Montebourg (le ministre politiquement en charge de la BPI), à la tête des Inrocks, dont il est propriétaire.
L'État qui crée une banque publique « pour rompre avec la vieille finance »… confie le dossier à l'emblème même de cette vieille finance, dirigé par un proche du pouvoir. Le Figaro, le Nouvel Obs, Reporterre : la polémique explose.
Lui a tout nié en bloc — « polémique sans aucun fondement », appel d'offres, critères objectifs, jamais d'intervention. Soit. Mais la boucle, elle, est imparable :
L'État paie la banque.
La banque enrichit Pigasse.
Pigasse finance des médias qui défendent une vision où l'État est central.
Le système se nourrit de lui-même.
Et c'est exactement ce qu'il a construit ensuite avec l'argent.
Le Monde. L'Obs. Les Inrocks. Radio Nova. Le HuffPost France. Vice France. Mediawan. Rock en Seine, les Eurockéennes.
Un empire culturel et médiatique entièrement aligné à gauche — financé par une fortune bâtie sur des mandats publics.
Le militant de « l'État fort », de l'impôt, contre la rente et l'héritage… est devenu riche en facturant des États.
Maintenant, l'hypocrisie finale. Celle qu'on n'entend jamais.
Ce « banquier de gauche » qui incarne soi-disant l'alternative au capitalisme financier anglo-saxon :
→ a quitté Lazard en 2020 pour Centerview, une boutique de Wall Street, dont il a monté le bureau parisien pour conseiller… LVMH, Sanofi, Carrefour. Le CAC 40 dans le texte.
→ a revendu 49 % de sa part du Monde au milliardaire tchèque Daniel Křetínský — sans même prévenir la société des journalistes censée garantir l'indépendance du titre.
Le récit « David de gauche contre Goliath capitaliste » s'effondre. Il n'y a pas David. Il n'y a que Goliath, déguisé.
Parce que Pigasse n'est pas un capitaliste. Un capitaliste prend des risques sur un marché et peut tout perdre.
Lui a fait l'inverse : il a transformé sa connaissance intime de la machine d'État en rente privée. Zéro risque entrepreneurial. Juste un homme qui a appris la mécanique du pouvoir de l'intérieur, puis l'a revendue de l'extérieur, au prix fort.
C'est ça, le « milliardaire de gauche ».
Pas une contradiction. Le pur produit d'un système : le capitalisme de connivence, où la même oligarchie prospère précisément grâce à l'argent public qu'elle prétend réguler — et finance ensuite les médias qui vous expliquent que tout va bien.
Il faut que tout change pour que rien ne change.
L'année dernière, le gouvernement publiait cet article anti-climatisation.
Ils l'ont supprimé discrètement.
Comme d'habitude, les fachos avaient raison.
Réalisé sans trucage, le siège de l'ADEME à Paris.
Que voit-on sur les toits ? Des souffleurs bioclimatiques 😏
Les mêmes qui nous expliquent que la clim est mauvaise.
🚫Cette canicule aura, au moins, permis de réaliser toute l'hypocrisie des écologistes sur le sujet.
Bonjour M. Leaument, nous organisons un dîner le mercredi soir avec des amis. Nous serions heureux de vous entendre exposer vos idées sur le climat et l’économie.
https://t.co/qQTEiTIUAy
La France devient un pays où des cadres dorment dans leur Tesla pour avoir la clim.
Pas parce que la clim est impossible.
Pas parce que l’énergie manque.
Pas parce que la technologie n’existe pas.
Parce qu’une partie du pays a décidé que le confort moderne était moralement suspect.
Bourdieu appelait ça faire de nécessité vertu.
Quand une société n’arrive plus à fournir l’abondance, elle apprend à aimer la contrainte.
Pas de clim ? Sobriété.
Pas de voiture ? Vertu.
Pas d’infrastructure ? Nouveau mode de vie.
Même chose à Paris.
Des gens qui, il y a 20 ans, allaient au bureau en voiture se retrouvent à 50 ans à pédaler sous la pluie, en costume, et on appelle ça du progrès.
Non.
Le progrès, ce n’est pas apprendre à mieux subir.
Le progrès, c’est rendre la vie plus facile, plus confortable, plus sûre, plus abondante.
Quand une société arrête d’être techno-optimiste, elle ne devient pas “plus sobre”.
Elle devient pauvre.
Puis elle invente une esthétique morale pour célébrer son propre déclassement.
Les chefs d'entreprises demandent qu'on supprime toutes les aides aux entreprises.
Si une entreprise a besoin d'être aidée, c'est qu'elle ne devrait pas exister.
L'Etat n'a pas à aider les entreprises.
Mais l'Etat n'a pas non plus à handicaper les entreprises avec des impôts confiscatoires et décourageants.
Baissez massivement les impôts.
Supprimez les aides.
Et tout rentrera dans l'ordre.