Il y a dix ans, le journaliste burundais de Iwacu, Jean Bigirimana disparaissait après avoir été arrêté. Dix ans plus tard, aucune réponse, aucun procès, aucune vérité. Antoine Kaburahe, fondateur du journal Iwacu, est notre invité.
URGENT
Depuis ce lundi matin 22 décembre, Léandre Sikuyavuga et Abbas Mbazumutima, responsables du journal @iwacuinfo sont dans les locaux du Service National des Renseignements (SNR). Nous ignorons la raison. Inquiets nous demandons l'intervention du @CNC_BURUNDI & @CNIDH_Bdi
💡 Major blackout in #Burundi: Since August 4, several provinces — including the political capital Gitega and economic capital Bujumbura — have been plunged into darkness ⚠️ Outage expected until August 14. Informal economy suffocates, anger is rising. #Electricity#Regideso
Neuf ans après la disparition du reporter d’@iwacuinfo, Jean Bigirimana, son journal a commémoré ce 23 juillet cet événement tragique. Les jeunes journalistes ont déposé une gerbe de fleurs devant son portrait géant dans les enceintes d’@iwacuinfo. « Les questions sont les mêmes depuis 9 ans : où est Jean ? Qui l’a enlevé ? Quel crime a-t-il commis ? », a déclaré Léandre Sikuyavuga, directeur d’@iwacuinfo.
#Burundi : Il y a 9 ans, le journaliste Jean Bigirimana était enlevé à Bugarama. Depuis, silence total. Malgré des indices accablants, la justice burundaise n’a jamais enquêté sérieusement. La #CBDDH exige #JusticePourJeanBigirimana#PresseEnDanger
#Burundi. Y a-t-il un Pilote dans l'Avion "Burundi"? C'est la question que beaucoup de Burundais et des Partenaires du #Burundi se posent, eu égard à la crise de leadership et de gouvernance, une crise politique et économique, qui caractérise la gestion du pays. Depuis des années, le #Burundi s'enfonce de plus en plus dans une crise sans précédent, comme un avion sans pilote qui va s'écraser. Les Burundais s'interrogent bien si le "Pilote" qu'ils ont élu à la tête du pays, dispose bien des capacités suffisantes pour piloter l'avion "Burundi". Enfermés, depuis deux décennies, dans le cercle vicieux de la pauvreté et des conflits politiques, ils risquent de ne pas en sortir bientôt, si les conditions d'une croissance partagée et soutenue ne sont pas mises en oeuvre rapidemment.
1. Au niveau politique, depuis deux décennies, le #Burundi vit dans des cycles de conflits armés, des massacres de civils, d'exécutions extra-judiciaires, des exils forcés. Des acteurs politiques, de la société civile et des médias sont emprisonnés et privés d'espace d'expression. Des centaines de milliers de Burundais vivent des conditions difficiles dans des camps de réfugiés dans les pays voisins, tandis que d'autres sont éparpillés dans divers pays, africains ou européens, y compris des politiciens, des experts dans divers domaines, des médecins, des enseignants, des hommes d'affaires, des hommes et femmes des organisations civiles et des médias. Comme si cela ne suffisait pas, le Président Evariste NDAYISHIMIYE a décidé, en janvier 2024, de fermer les frontières avec le pays-frère du #Rwanda et s'engagea à déployer des militaires des #FDNB pour appuyer les #FARDC à combattre le #M23, aux côtés des miliciens #Wazalendo, les #FDLR, les #SAMIDRC, la #MONUSCO, et les mercenaires européens, avec toutes les conséquences sur les populations, sur l'économie et les relations du #Burundi avec ses voisins et le monde. Un environmement qui ne favorise pas l'organisation d'élections législatives et communales crédibles.
2. Au niveau économique, la situation est catastrophique. Plus de 75% de la population vivent dans l'extrême pauvreté, avec un PIB par habitant de $265. La production agricole est insuffisante à nourrir la population, et plus de 70% de la population souffrent de l'insécurité alimentaire. Le pays manque de resources financières pour financer le développement, le peu de resources disponibles sont, soit gaspillées, soit détournées. Les marchés publics sont attribués à des parents ou des amis, sans compétences techniques adéquates, l'administration publique est inefficace. Les devises manquent, le carburant manque, il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de sucre, les prix des denrées de première nécessité augmentent régulièrement, les investisseurs privés, nationaux et étrangers, ne veulent pas investir au #Burundi, les partenaires de développement ont réduit considérablement leur aide, la Diaspora reste hésitante à appuyer le pays. Et le Gouvernement n'engage aucune réforme pour faire face à cette crise qui perdure. C'est l'impasse.
3. Le Président Evariste NDAYISHIMIYE ne donne pas l'impression de s'émouvoir de cette situation que traverse le pays. Il se réfugie dans sa politique chère de bouc-émissairisation. Tantôt, c'est la Banques Centrale (BRB), qui s'associe aux opérateurs économiques pour dilapider les devises, tantôt, ce sont les banques commerciales, qui reçoivent des devises et les cachent, tantôt, c'est l'Office des Recettes (OBR), qui dilapide les ressources fiscales, la société pétrolière (SOPEBU) corrompue, les opérateurs économiques, les collaborateurs, la justice, les citoyens, qui sont envoutés par le diable pour saboter l'économie...
4. Pourquoi, conformément aux missions lui confiées par le Peuple, le Chef de l'Etat ne se décide pas à engager des réformes pour relancer l'économie et soulager les populations de la misère, la pauvreté et la faim ?
Apparemment, la population devra encore attendre longtemps. Très longtemps!!
𝗔𝗖𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗨𝗥𝗚𝗘𝗡𝗧𝗘
#Burundi: Christophe Sahabo, médecin emprisonné depuis 2022 suite à un litige concernant la direction d'un hôpital, a besoin de soins médicaux urgents.
Écrivez à la ministre de la Justice @MiniJustice_BDI
👇📨
https://t.co/Ho9QHs1IFH via @amnestybe
#BURUNDI. A QUOI A SERVI L’AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT ?
1. En 19 ans (2005-2024), le pouvoir du CNDD-FDD a reçu plus de 10 milliards de Dollars US, au titre de l’aide publique au développement, soit le double de l’aide reçue par les régimes qui l’ont précédé, durant 28 ans (1976-2004), qui n’ont reçu que 4,7 milliards de Dollars US.
2. En 11 ans seulement (1976-1987), le Président Jean-Baptiste BAGAZA, avec 1,4 milliard de Dollars US d’aide étrangère, a réalisé de nombreux projets de développement : il a mis en place une dizaine de sociétés régionales de développement agricole, il a construit des routes à travers tout le pays, des barrages hydroélectriques, il a créé une centaine d’entreprises publiques, construit des écoles, des hôpitaux et centres de santé. Il y avait un contrôle strict de l’utilisation de l’aide au développement.
3. Mais qu’a réalisé le pouvoir du CNDD-FDD depuis 2005, avec plus de 10 milliards de Dollars US ? Des routes ? Des barrages ? Des écoles ? Des hôpitaux ?
4. Depuis quelques années, l’aide publique au développement accordée au #Burundi, est devenue un business pour quelques fonctionnaires internationaux et nationaux, des entreprises étrangères, mais aussi une myriade de consultants, qui ont, tous, un objectif en commun : ne pas scier la branche sur laquelle ils sont assis et sur laquelle ils vivent grassement.
5. L’argent de l’aide publique au développement a généré de l’irresponsabilité, aussi bien de la part des responsables gouvernementaux, à tous les niveaux, que des partenaires de développement qui fournissent cette aide.
6. Les populations bénéficiaires de cette aide, elles, ne reçoivent qu’une petite portion de l’argent. L’agriculture vivrière est délaissée, les productions d’exportation ont considérablement baissé, tandis que les infrastructures routières, énergétiques et sociales se sont délabrées, sans qu’elles soient renouvelées ou réhabilitées.
7. Le Gouvernement ne rend aucun compte de la gestion de ces ressources, destinées à la lutte contre la pauvreté et la faim, et au développement national. Pour les fonctionnaires de l’Etat, ce qui les intéresse, c’est le montant des commissions qui sera encaissé. L’aide étrangère, c’est l’argent de personne. Ces fonctionnaires se comportent comme si c’était de l’argent créé ex nihilo.
8. LE PEUPLE A LE DEVOIR DE DEMANDER DES COMPTES SUR LA GESTION DE SES RESSOURCES.
Entre quatre murs, loin de sa fille, chaque jour a été un supplice.
Ce soir elle est rentrée
La petite fille a posé la tête sur la poitrine de sa mère
Elle entend les battements forts et réconfortants du cœur de sa mère
Le temps est suspendu
Bonnes retrouvailles, Floriane
Gracié par le Président @GeneralNeva dans un décret signé le 14 août, la journaliste Floriane Irangabiye, a été libérée après avoir passé 720 jours derrière les barreaux. Elle avait été condamnée à 10 ans de prison ferme, assortie d'une amende d'un million de BIF pour « atteinte à l'intégrité du territoire national. » Sa défense a salué cette décision : « C’est une bonne nouvelle pour sa famille et ses proches et sa défense, nous tenons à dire merci pour ce geste. Elle va enfin retrouver sa famille ».
https://t.co/9egYGLiKMr
#Burundi
URGENT
La journaliste Floriane Irangabiye libre. Elle bénéficie d'une grâce présidentielle.
Le décret présidentiel a été signé ce 14 août 2024
@RSF_Africa ; @pressfreedom ; @IFJGlobal
Ce 23 juillet, une cérémonie en la mémoire de notre collègue Jean Bigirimana a eu lieu dans les enceintes du Groupe de presse Iwacu.
« La douleur est toujours la même. Les questions que nous avons posées, il y a 8 ans, sont toujours les mêmes. Nous les posons de nouveau, nous les poserons encore demain jusqu'à ce que nous obtenions une réponse : Où est Jean Bigirimana, qui a enlevé notre collègue, quel crime a-t-il commis ? Jean était un fils, un frère, un époux, un père », a indiqué le directeur d’@iwacuinfo, Léandre Sikuyavuga.
« En ce triste anniversaire, nous pensons aussi à son épouse Godeberthe et ses deux fils Jean de Dieu de Grâce et John Timmy Terry, en exil. Que cette famille sache qu'elle peut toujours compter sur nous. »
M. Sikuyavuga a remercié les journalistes qui ont vaincu la peur. « Merci d'être restés debout, merci d'avoir gardé la flamme allumée. C'est le meilleur moyen d'honorer Jean Bigirimana. Faites toujours courageusement votre travail, soyez professionnels, notre rôle est essentiel, les Burundais ont besoin d'une information diversifiée, d'une information de qualité. »
#Burundi
Après l'attaque par jet de pierres des locaux du journal @iwacuinfo , personnalités politiques et membres de la société civile ont exprimé leur soutien. Pour le fondateur du journal, @AntoineKaburahe : « Il nous faut rester debout. »
https://t.co/qErU58V2Py
#Burundi
🔴Alerte/
Au milieu de la nuit de lundi à mardi, le siège du journal @iwacuinfo a été la cible d'un important jet de pierres. Les vigiles ont dû faire appel à la police qui est intervenue.Cette attaque suscite une grande inquiétude. Des détails suivront
@CNC_BDI ; @RSF_Africa
Dans l'Essentiel de @iwacuinfo de ce 19 juin
-Le bilan des 4 ans de @GeneralNeva décortiqué
- #Bujumbura fatiguée du "jeu de lumière" de la @Regideso_bdi
-@nshingamateka planche sur le code des communications électroniques et postales
Lire https://t.co/nMHwQCTBUV
Comme ces chèvres muselées tentant de brouter l’herbe verte, les journalistes sont entravés par tant d’obstacles dans leur quête de la vérité et de l’information. Ces muselières et œillères symbolisent toutes ces intimidations, mises en garde, menaces à peine voilées, tentatives d’enlèvement, pressions politiques et financières, et les nombreuses barrières dressées sur le chemin de la liberté d’informer.
https://t.co/0uLtwHa5tq
#Burundi
Chers lecteurs, retrouvez "L'Essentiel" de @iwacuinfo
Chaque jour de l'information, mais aussi des commentaires succulents comme ce lundi avec la "chèvre" d' Abbas 😊
Lisez L'Essentiel-Iwacu sur https://t.co/WztqK2Aun3
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Bonne semaine
"Je continue à suivre de loin Iwacu, honorée d’avoir pu et de continuer à y apporter ma petite pierre lorsque cela est nécessaire". Non ! Chère Prof @ohmyshambles Tu nous apportes bcp. Le site @iwacuinfo (très professionnel) c'est toi l'architecte. Toutes les missions pour des formations au #Burundi, le programme spécial conçu pour notre webmaster Elvis Mugisha @El_mugisha à @ULBruxelles . Et puis tes idées pour nous aider à tenir, ton amitié, tes mots quand ça va très mal... Tu es un pilier pour notre média. Merci pour tout
https://t.co/2kkHmxVRuz
Tentative de rapt d'un journaliste de @iwacuinfo
Notre avis
- soit une action isolée de quelques policiers agissant de leur propre chef : une « violence décentralisée »,
-soit une action planifiée et exécutée par une autorité de sécurité: gravissime.
https://t.co/tVdLSmTW4D