@apratte@fgagnon5 Vous reposez votre diatribe contre le PQ sur les positions du Bloc. C’est bancal et d’une faiblesse intellectuelle navrante. Tout votre argumentaire tombe avec la seule réplique suivante: le PQ n’est pas le Bloc.
@LucChapdelaine@Eric_Diamond Bin oui justement, on parle d’une somme de 200 G$, une telle somme ne tombe pas du ciel et impose nécessairement un choix et donc un sacrifice.
TGV fédéral : pourquoi le PQ doit exiger que les sommes en infrastructures soient dépensées sur ce qui est urgent
Parce que j’aspire à des responsabilités importantes, mon rôle comme chef du Parti Québécois est de donner l’heure juste et d’agir de manière responsable lorsqu’on nous présente des projets qui sont bâclés, irréalistes ou contraires à ce que devraient être nos priorités. Les politiciens qui ont été au pouvoir dans la dernière décennie ont amplement travaillé dans le sens inverse : sachant très bien que leurs promesses n’étaient pas souhaitables, ils se sont trop souvent entêtés à porter et réaliser des projets en fonction des sondages et non pas de l’intérêt public ou de la réalité. Lors des dernières élections au Québec, on nous a fortement invités à voter pour des éléphants blancs comme Northvolt et le 3e lien : la technique pour le TGV est la même, se vanter de la plus grosse dépense de notre histoire, en gonflant les retombées économiques et en cachant que le dossier est en fait mal ficelé et va fort probablement culminer en une dilapidation éhontée des fonds publics.
Vous me connaissez, je compte incarner une tout autre méthode de travail. Certains veulent être populaires à tout prix; je préfère être responsable avec l’argent des Québécois et donner l’heure juste au meilleur de mes capacités, même quand c’est moins populaire.
Sur le fond, il s’est dit plusieurs choses depuis hier et je souhaite apporter des correctifs sur ce que je perçois comme étant inexacte ou imprécis.
1) On essaye premièrement de minimiser l’importance des coûts. Pour vous donner un ordre de grandeur, 200 milliards de $, 200 000 millions, c’est une somme plus grande que le PIB de 75% des pays du monde. On parle de 80% du total de la dette québécoise actuelle, contractée en plusieurs décennies. Avec une part cette somme, on règlerait largement les besoins en écoles, hôpitaux, routes et désuétudes des infrastructures qu’on retrouve au Québec.
2) Le fait qu’Ottawa ne demande pas de contribution du gouvernement québécois ne signifie pas que l’argent ne vient pas de la poche des contribuables québécois. On est à droit de s’attendre à ce que l’argent qu'on envoie en impôt fédéral nous revienne en infrastructures. Et si nos infrastructures tombent en ruine au Québec, c’est normal qu’on réfléchisse au fait de ne pas mettre tout l’argent dans un TGV et d’exiger que ces mêmes sommes soient dépensées là où ça compte. Les dépenses en infrastructures devraient être le reflet de notre volonté démocratique, et non pas de la volonté de « nation building canadien » de Mark Carney. On s’apprête à dépenser la plus grande somme jamais dépensée pour un projet dans l’histoire du Canada sans même que l’Assemblée nationale ait pu être consultée ou ait son mot à dire. On ne peut pas tout faire et il faut donc faire des choix : ces choix devraient appartenir aux Québécois.
3) Ce n’est pas moi qui dit que ce projet pharaonique sert d’abord et avant tout à faire du « nation building » canadien. Ce sont les députés du gouvernement Carney eux-mêmes qui l’affirment très clairement, notamment le ministre actuel des Transports Steven Makinnon aujourd’hui. Et c’est la ministre des Transports du Canada de l’époque, Anita Anand, qui disait elle-même : « It’s a nation-building project we can all be proud of». Quand ce sont les gens qui annoncent le projet qui le disent, il faudrait peut-être les écouter.
4) En plus de son prix démesuré, ce projet est truffé d’anomalies et d’irrégularités à l’image de l’aéroport Mirabel dans les années 70 : expropriations arbitraires, absence de consultations, absence de transparence. Le gouvernement fédéral refuse notamment de dévoiler les études sur l’achalandage et les prévisions. Les organismes responsables du contrôle de ce projet ont été écartés. On a supprimé l’obligation de publier les avis d’expropriation, permettant même l’envoi de simples avis par courriel. On supprime également l’obligation de tenir des audiences publiques et de nommer un enquêteur lorsqu’il y a intention de procéder à l’expropriation. Rappelez-vous qu’à l’époque où le PQ sonnait l’alarme sur le fait que l’on contournait les règles et qu’on brulait des étapes dans le projet Northvolt, on nous répondait qu’on exagérait et chialait inutilement sur le dos d’un projet « historique ».
5) La logique absolument boiteuse selon laquelle, si on accepte le TGV du fédéral, l’argent existe, mais que si on refusait, ces mêmes sommes fédérales pour dépenser en infrastructures disparaitraient comme par magie, ne tient pas la route. S’ils ont visiblement de l’argent à dépenser au nom des Québécois pour ce genre de projet, qu’on nous le remette et nous ferons beaucoup mieux : rénover toutes nos écoles, hôpitaux, routes, et infrastructures de transport collectif qui tombent en ruine. Un gouvernement du Parti Québécois exigera justement cela : un juste retour des choses et de notre propre argent, sur ce qui est véritablement urgent.
6) Il ne faudrait pas faire « d’équation entre le TGV et le besoin d’entretien de nos infrastructures », pouvait-on lire dans La Presse. Pourtant, l’Ordre des ingénieurs du Québec, le comité d’experts indépendants sur la programmation des travaux du MTQ et plusieurs autres experts nous répètent semaine après semaine qu’il est urgent de mettre fin à la logique du coupage de ruban et d’enfin prioriser l’entretien de nos infrastructures existantes. Permettez-moi donc de remettre en question la pertinence de lancer le projet d’infrastructure le plus coûteux de l’histoire du Canada. Selon plusieurs, puisque ce projet est porté par le gouvernement fédéral plutôt que par Québec, il faudrait faire comme s’il ne comptait pas. Je ne suis pas de cet avis.
Au final, on en sait très peu sur le projet, à part que ça ne répond à aucun besoin urgent ni volonté démocratique de l’Assemblée nationale, et que ça coute une fortune. On ne sait même pas où il va passer, on ne sait pas combien de tunnels à construire que ça va demander, on ne sait pas sur combien de terres agricoles il va passer. Mon pari est que plus les Québécois en apprendront sur le projet, plus ils trouveront que leur argent est mal investi.
Nous prenons l’engagement, de notre côté, d’être responsables avec l’argent des Québécois.
@malmesburyman@Devon_Eriksen_ But why put the the numbers in triangles? That was what confused me most - at first I was like, it must be a trigonometry problem. But no, it’s a simple arithmetic series…
@frankdedomiseur Justement, elle n’est pas souverainiste, elle est simplement partisane et limitée par cela sans même s’en rendre compte. Le choix intelligent est de l’ignorer, elle et ses semblables (A. Dumas, M-E Cotton). Ils sont en pleins délires.
@RiseOfAlberta 2/ renegociated, we would be better off by negociating ourselves for our economic sectors, in lieu of letting Ottawa pick the winners and losers among the provinces. Let’s be honest, if Ottawa has to choose between AB’s oil, OT’s cars or QC’s aeronautics, QC won’t make the cut…
@RiseOfAlberta We currently pay double for some government functions, e.g. AMF vs OSFI, Revenu Québec vs CRA. Cutting those will compensate for the loss of the net positive transfer we receive from the federal (i.e. from you). Besides, that’s more an accounting question than an economic one.
@RiseOfAlberta 1/There are more trade (economic exchange) with the USA than with the ROC. So what is exactly the economic advantage of being part of Canada? We don’t trade with each other and we don’t have the same economic priorities. At a crucial time like right now, when CUSMA 2.0 is being
@MartineDub3@cathgentilcore Justement, il y a du jeu pour que le financement public augmente. Ce n’est pas normal que le diffuseur public fasse compétition aux médias privés, ce n’est pas sa mission et ce n’est pas sain.
Choisir d’avoir des enfants et de se dédier à sa famille n’est ni une expropriation du corps des femmes par le capitalisme, ni un projet obscur qui serait l’œuvre de «tradwives». C’est de se donner à la vie d’une autre personne et de les aimer inconditionnellement, la plus belle richesse que j’ai personnellement connue de toute ma vie.
N’en déplaise aux marxistes qui ont envahis les ondes de Radio-Canada (une antenne objective et fiable qui ne verse jamais dans l’idéologie et la désinformation, rappelez-vous), le fait de présenter comme candidate une doctorante en sciences de la famille et de se pencher sur les raisons pour lesquelles des familles désireuses d'avoir des enfants ne peuvent pas en avoir est loin d’être illégitime ou obscurantiste.
Parmi ces raisons, il y a fort probablement la crise du logement, le coût de la vie, le temps qui semble toujours manquer dans notre époque, la perte de confiance envers l’avenir ou la pression d’être des parents parfaits, mais il y a également la dévalorisation de la famille par des idéologies radicales, mais pourtant combien présentes dans le discours public, qui font la promotion de la déconstruction de notre société, notamment la déconstruction des familles.
Lors des prochaines élections, le Parti Québécois s’engagera dans plusieurs mesures fortes pour soutenir nos familles et ceux qui ont ce projet, notamment au niveau du coût de la vie, du logement, des services et de la fertilité. Il me fera plaisir de collaborer avec Marwah et tous les autres élus qui s’intéressent à ce sujet très important pour plusieurs Québécoises et Québécois.
Chers amis,
J’ai pris connaissance, avec un sourire en coin, de la une du Journal de Montréal et des résultats du sondage Léger où on indique que le PQ formerait une supermajorité s’il mettait de côté sa promesse de tenir un référendum dans un premier mandat. Je note d'abord que le sondage de ce matin est déjà très positif: notre soutien dans la population est solide et constant, les libéraux perdent cinq points et nous sommes en terrain majoritaire. De plus, l'indépendance monte de six points dans ce sondage par rapport au sondage précédent, ce qui n'est pas rien.
J’ai eu l’occasion de le répéter à de nombreuses reprises, et je vais le refaire aujourd’hui : je n’ai aucune intention de mettre de côté la solution principale aux dérives idéologiques et tout le gaspillage de fond public que nous impose le régime fédéral. Je ne serais pas en mesure de regarder les électeurs dans les yeux et de leur dire le contraire de ce que je pense vraiment de notre situation. Ce serait un manque d’intégrité envers les Québécois et un manque d’intégrité envers moi-même. Ma compréhension de la situation politique du Québec en 2026 est qu’il n’a pas d’avenir linguistique et culturel dans le Canada, que le dédoublement fédéral et le gaspillage qui en découle limite gravement notre capacité à financer convenablement les services à la population et je préfère donc faire le pari de dire la vérité. Cette conviction est d’ailleurs partagée par des millions de Québécoises et de Québécois.
En politique, si l’on manque de sincérité sur ce qu’il y a de plus fondamental dans notre engagement, on sera tôt ou tard rattrapé par notre manque de transparence. On ne fait par ailleurs jamais avancer ses idées en les reniant ou en les balayant sous le tapis.
Il y a deux façons de faire de la politique. Certains politiciens choisissent de naviguer au gré des sondages, et d’adapter leur position en fonction de la saveur du moment. Certains sont prêts à dire quelque chose pour être élu, quitte à faire exactement le contraire plus tard. La CAQ nous a fait cette démonstration à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, tout indique que Christine Fréchette va poursuivre dans cette voie : alors qu’elle nous promettait, il y a quelques jours à peine, un conseil des ministres plus petit et plus restreint, elle s’apprête à faire exactement le contraire de ce qu’elle annonçait, selon ce que nous rapporte les médias ce matin. D’autres s’adaptent et changent de position trois fois en quatre jours sur un enjeu aussi fondamental que la défense du français : c’est le cas de Charles Milliard qui a défendu le oui, le non et le peut-être durant cette courte période. En essayant de plaire à tout le monde, on en vient parfois à manquer de sincérité et donc de crédibilité. Si de nombreux Québécois n’ont plus confiance envers les politiciens, c’est justement en raison de ces nombreux changements de cap, de cette constante improvisation, et des politiciens qui cèdent sur l’essentiel de leur engagement à la moindre adversité ou variation des sondages.
Il est vrai que le Parti Québécois n’a pas choisi le chemin le plus facile, mais c’est certainement celui qui est le plus responsable pour l’avenir des Québécoises et des Québécois. C’est la façon dont nous avons choisi de faire de la politique, et c’est la meilleure façon d’être dignes de la confiance des citoyens. J’invite les Québécois à nous juger là-dessus.
Photo: @Drowster