Этот ролик я начал делать ещё в 2024 году, но потом чот то одно, то другое — и я его забросил.
Вернуться к нему и закончить получилось только сейчас — в 2026-м, поэтому не удивляйтесь концовке. Надеюсь, вы оцените мою работу и не сильно напихаете в панамку.
В общем, смотрите, комментируйте, делитесь с друзьями.
ЕжоFF Band - Putin
Factuel, Alexis : tu intervenais déjà sur RT France et RT en français te présente aujourd’hui comme membre de son équipe. RT, que le Conseil de l’UE décrit comme sous contrôle direct ou indirect des autorités russes. Ça, c’est factuel.
Maintenant ton petit comparatif 🤡
Oui, sans guerre, l’Ukraine aurait voté en 2023 et 2024. Sauf qu’une loi ukrainienne adoptée en 2015, donc sept ans avant l’invasion à grande échelle, interdit les élections sous loi martiale. La Constitution prolonge également les institutions jusqu’à ce que des élections puissent légalement avoir lieu.
Et ta merveilleuse « démocratie russe » ? Pas d’observateurs OSCE invités, candidats anti-guerre largement exclus, observateurs indépendants neutralisés et élections organisées jusque dans les territoires ukrainiens occupés. Beau modèle 😂
Comparer des frappes de drones en russie avec un pays envahi, partiellement occupé, dont des millions de citoyens ont été déplacés et dont une partie des électeurs combat au front, ce n’est pas du « factuel ». C’est retirer tout le contexte jusqu’à obtenir le récit qu’on voulait raconter.
Et le détail assez gênant : si l’Ukraine est sous loi martiale depuis 2022, c’est précisément parce que la russie l’a envahie.
Merci pour la démonstration, Alexis.
@MLP_officiel Les Ukrainiens ont le droit de se défendre contre l’agresseur russe.
C’est notre devoir de les aider à défendre la démocratie contre le boucher du Kremlin.
Il ne fait pas se tromper de camp. Poutine n’est rien d’autre qu’un criminel de guerre.
La Russid se retire et c’est fini.
Anti Trump
anti Poutine
anti RN
anti LFI
J'avoue que les algorithmes de X ne me sont pas favorables,
et pourtant, beaucoup d'entre vous arrivent à me lire, et certains de s'abonner à mon compte.
Soyez en remercié !
🇺🇦 Zelensky: How do you want to make elections? How can you make elections with 9 million people who are abroad? Usually, 500,000 people abroad voted.
And what do you do with the people who are living in occupied territories? How will they vote? There are Russian soldiers there.
Pourquoi une intox complotiste ou prorusse récolte-t-elle souvent des milliers de likes, tandis que son démontage sourcé passe presque inaperçu ?
Parce qu’un mensonge efficace est conçu pour les réseaux sociaux. Il offre un coupable, un scandale caché, une explication simple et surtout une sensation très valorisante : celle d’appartenir aux rares personnes qui auraient « compris » pendant que les autres seraient des moutons.
Pas besoin de démontrer. Une image sortie de son contexte, deux incohérences apparentes et un énorme « ON VOUS MENT » suffisent. Ça provoque immédiatement de la colère, de la peur ou du mépris. Donc des réactions, des partages et des likes.
Le débunk, lui, arrive avec des dates, des sources, du contexte et parfois une conclusion beaucoup moins spectaculaire : « Voici ce qui est établi, voici ce qui est faux et voici ce qu’on ignore encore. » C’est plus honnête, mais beaucoup moins excitant.
Surtout, une intox tient en une phrase alors qu’il faut parfois quinze paragraphes pour la démonter. Le mensonge a déjà fait trois fois le tour de X lorsque les vérifications commencent seulement à sortir.
Ensuite, il y a l’effet de meute. Les communautés complotistes et prorusses fonctionnent en circuit fermé : elles se suivent, se citent et relaient simultanément les mêmes récits. Cela fabrique une impression de consensus alors qu’on observe souvent la même poignée de comptes parlant à la même communauté.
Le like devient alors un signe d’appartenance. On ne valide plus une information parce qu’elle est démontrée, mais parce qu’elle attaque le bon ennemi et conforte son camp.
Et lorsqu’un débunk arrive, reconnaître les faits obligerait certains à admettre qu’ils ont partagé une connerie. Beaucoup préfèrent donc déplacer le sujet, attaquer la source ou inventer une nouvelle couche de complot plutôt que reconnaître leur erreur.
Le but de la propagande russe n’est d’ailleurs pas toujours de vous faire croire une version précise. Il suffit de multiplier les récits contradictoires pour installer l’idée que personne ne sait rien, que tous les médias mentent et que la vérité est inaccessible. Le récit du Kremlin peut alors se glisser tranquillement dans le brouillard comme « une version parmi les autres ».
Voilà pourquoi une intox peut obtenir dix fois plus de likes que sa réfutation. Les compteurs mesurent la capacité d’un récit à exciter une communauté, pas sa véracité.
Le mensonge rassemble immédiatement ceux qui veulent y croire. Le débunk, lui, travaille surtout chez les silencieux qui lisent, vérifient et ne mettent pas forcément un cœur.
La vérité fait souvent moins de bruit. Cela ne la rend pas moins vraie.