Les Backrooms font déjà des émules.
En décembre sortira "the Pools", inspiré par la popularité croissante des liminal spaces en y ajoutant l'angoisse des espaces inondés
Un ado y explorera un labyrinthe aquatique infini, traqué par une créature mystérieuse...
On en pense quoi?
Life of Gen Z :
- School is scam
- College degree is useless
- COVID stole prime memories
- Ai replace your jobs
- House cost your soul + 30 years
- Worst era for relationships
- And boomers still say you're lazy
Today, we're introducing Claude for WordPress.
Just connect your site and the Claude you already pay for runs the whole thing. Posts, media, SEO, themes, even the theme files. All in plain English.
No second AI subscription. Nothing to install locally.
Unlike the other "Claude for X" posts in your feed this week, this one's an actual plugin you can use today.
See below 👇
-ouais bah le loyer est pas cher mais putain comment c'est relou, l'autre jour j'ai mis deux heures pour aller jeter la poubelle; la prochaine fois c'est toi qui y vas
Manon Aubry, filmée ce week-end sur un voilier en Méditerranée pendant que la France grillait sous 35-40 °C. Pas un yacht de Bernard Arnault, rectifie-t-elle aussitôt : « un bateau à voile loué pour l’anniversaire de mon père ». « Faire le parallèle est insupportable ».
C’est pourtant exactement le point.
Manon Aubry est la caricature parfaite de la petite fille bourgeoise qui a tout eu et qui s’est inventé une cause existentielle pour donner du sens à son existence et, accessoirement, contrer l’ordre du monde qui l’a élevée.
Fille de journalistes (père passé par les cabinets locaux et les rédactions, mère militante politique d’origine corse), petit-fille d’un militant de gauche bonifacien. Bac mention très bien, Sciences Po Paris (présidente de l’UNEF locale), Columbia, Sydney. Parcours humanitaire classique des enfants de bonne famille : Médecins du Monde au Liberia, Carter Center en RDC, puis plaidoyer « justice fiscale et inégalités » chez Oxfam. Tout le cursus honorum de la bourgeoisie cultivée et connectée qui choisit de parler au nom des opprimés depuis le confort absolu.
Psychologiquement, c’est limpide. Quand on naît avec l’éducation d’élite, les voyages, la sécurité matérielle et culturelle, le capital social et le filet de sécurité familial, on a deux options : soit on assume sa position et on construit à partir d’elle, soit on développe un besoin irrépressible de se mettre du « bon côté » de l’Histoire pour compenser le vide ou la culpabilité diffuse que procure le privilège. On s’invente alors une cause radicale, on enfile le costume du justicier des inégalités, et on transforme sa trajectoire personnelle en combat universel. C’est le même mécanisme que chez une certaine frange de la gauche caviar : la révolte n’est pas contre les parents (ici la mère est déjà LFI), elle est contre l’idée même d’une existence « normale » dans un système qui, objectivement, vous a très bien traitée.
Karl Marx connaissait bien ce schéma. Son père, Heinrich Marx, avocat bourgeois respectable et éclairé, lui écrivait des lettres pleines d’inquiétude quand le jeune Karl, au lieu de poursuivre une carrière solide, se jetait dans le radicalisme hégélien, fréquentait des cercles douteux et refusait les voies honorables. En substance : pourquoi te compromettre pour des idées et des gens qui ne t’apporteront que des ennuis, au lieu de bâtir quelque chose de durable et de respectable ? Marx, fils de cette même bourgeoisie aisée, a passé le reste de sa vie à théoriser la fin du capitalisme tout en étant financé par Engels et en vivant en exil relativement confortable. La théorie la plus radicale contre la bourgeoisie est souvent produite par ses enfants les mieux lotis.
Manon Aubry fait exactement la même chose en 2026. Elle dénonce les yachts des ultra-riches tout en profitant d’un voilier familial loué. Elle veut taxer « les riches » (parfois jusqu’à 4 000 €/mois selon les seuils qu’elle évoque) tout en étant eurodéputée bien rémunérée, issue d’un milieu où l’on fait des études internationales et où l’on peut se permettre des engagements humanitaires sans craindre pour son loyer. Le voilier n’est pas le scandale. Le scandale est l’écart structurel entre le discours et la trajectoire.
C’est le triomphe de la posture sur la cohérence. La gauche qui n’a jamais connu la vraie misère matérielle mais qui en parle avec le plus de conviction depuis les tribunes du Parlement européen et les voiliers corses.
La prochaine fois, peut-être, un vrai bateau de pêche pour aller réellement à la rencontre de ceux qu’elle prétend défendre.
Masterclass.
Mon avis sur le film d’horreur “BACKROOMS”
C’était exactement ce que j’espérais en allant le voir : une ambiance angoissante et claustrophobe, avec cette sensation constante d’être perdu et jamais vraiment en sécurité. J’ai passé une bonne partie du film avec cette impression-
J’ai volontairement embrouillé ma copine pour qu’elle m’envoie dormir sur le canapé ce soir.
• France - Sénégal à 19h
• Irak - Norvège à 22h
• Argentine - Algérie à 01h
Les hommes éprouvent du plaisir à voir un tricheur puni. Pas les femmes. Et ça explique pourquoi notre justice est en crise aujourd'hui.
Pour le comprendre, il faut lire l'étude de Singer et al., publiée dans Nature (Numéro 439, p. 466-469, 2006).
Cette étude a observé 32 volontaires (16 hommes et 16 femmes) pendant qu'ils regardaient des acteurs "justes" ou "injustes" (ayant triché) recevoir de légers chocs électriques.
Le résultat ?
Quand un joueur "juste" souffre, hommes et femmes activent les mêmes aires de la douleur empathique (fronto-insulaire et cortex cingulaire antérieur).
Jusqu'ici, rien d'anormal...
En revanche, lorsque c'est un joueur « injuste » qui souffre, les hommes ne montrent aucune empathie (pas d'activation des aires de la douleur), mais une bouffée d'activité dans le noyau accumbens, le centre de la récompense, le même qui s'allume pour la nourriture, le sexe ou la drogue.
Les femmes, elles, continuaient à montrer de l'empathie, même envers le tricheur qui souffrait et était sanctionné. La partie du cerveau dédiée au plaisir de la récompense ne montrait aucune activité.
En bref, le plaisir neurologique d'infliger une punition et l'intensité de ce désir sont constitutifs du "comportement juste". A l'inverse, leur absence explique l'impossibilité, quasiment biologique, de rendre la justice.
Voilà pourquoi la justice est dysfonctionnelle aujourd'hui.