Le sénateur @L_Lafon ne découvre pas aujourd’hui la Fondation Descartes. Dès 2022, il était l’un des conférenciers de son colloque sur la désinformation, aux côtés de Gérald Bronner, Rudy Reichstadt, Iris Boyer, EU DisinfoLab, l’Arcom et plusieurs dirigeants des grands médias.
En 2025, il a ensuite réuni la Fondation Descartes, Viginum, l’Arcom, la Cnil et le ministère de l’Intérieur pour réfléchir aux « influences nationales ». Quelques mois plus tard, il propose qu’un nouvel observatoire des « ingérences intérieures » soit précisément alimenté par les travaux de cette fondation et puisse demander aux plateformes d’invisibiliser certains utilisateurs.
Il ne s’agit donc pas d’une expertise extérieure choisie au hasard, mais d’un écosystème que Laurent Lafon fréquente depuis plusieurs années.
La commission n’a fait qu’entériner une orientation déjà construite en amont et lui donner une façade démocratique.
Nous sommes face à une véritable ingérence et un scandale démocratique.
Commission sur les ingérences intérieures : selon @PaulSugy, les auteurs souhaiteraient confier la mission de surveillance à la Fondation Descartes.
Derrière cette fondation, on ne trouve pas un simple laboratoire universitaire indépendant, mais un écosystème particulièrement dense, situé au croisement de la finance privée, de la recherche en sciences sociales, des grands médias, du fact-checking, de la régulation numérique et des services chargés de lutter contre les ingérences.
La Fondation Descartes est juridiquement portée par un fonds de dotation créé à l’initiative de Tiphaine et Jean-Philippe Hecketsweiler, qui en ont assuré le financement initial avant de rechercher d’autres donateurs privés. Jean-Philippe Hecketsweiler, président de la Fondation, est cofondateur du groupe d’investissement HLD. Tiphaine Hecketsweiler, sa trésorière, est consultante en communication. La liste complète des autres mécènes privés n’est pas publiquement détaillée sur le site de la Fondation.
La direction intellectuelle repose notamment sur Laurent Cordonier, docteur en sciences sociales et directeur de la recherche, ainsi que sur Gérald Bronner, professeur de sociologie à Sorbonne Université, administrateur de la Fondation et responsable de son conseil scientifique. Bronner a également présidé, à la demande d’Emmanuel Macron, la commission « Les Lumières à l’ère numérique », consacrée à la désinformation, à la régulation des plateformes et aux moyens d’empêcher le financement des acteurs jugés nuisibles à l’information. Laurent Cordonier faisait lui aussi partie de cette commission.
Son conseil d’administration rassemble aussi des profils issus de l’appareil diplomatique, de la régulation et des industries culturelles : Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, diplomate et ambassadeur de France ; Carole Bienaimé Besse, productrice, essayiste et ancienne membre de l’Arcom ; Béatrice de Clermont-Tonnerre, spécialiste de l’intelligence artificielle ; ainsi que des responsables venus des médias et de la communication.
Son conseil scientifique comprend notamment Frédérick Douzet, professeure de géopolitique, directrice d’IFG Lab et du centre GEODE spécialisé dans la géopolitique de la datasphère, ainsi que Fabrice d’Almeida, historien à l’Institut français de presse de l’Université Panthéon-Assas. La Fondation a d’ailleurs créé avec cette université un Observatoire des manipulations de l’information, sous la forme d’une chaire universitaire.
Depuis 2024, la Fondation appartient également au réseau DE FACTO, qui réunit l’AFP, Franceinfo, Libération, 20 Minutes, Les Surligneurs, le CLEMI, le laboratoire CARISM de Panthéon-Assas, l’association Entre les lignes, MediaConnect et XWiki. Autrement dit : des chercheurs, des journalistes, des fact-checkeurs, des professionnels de l’éducation aux médias et des entreprises spécialisées dans la circulation ou la certification de l’information.
Ses colloques réunissent régulièrement des dirigeants de l’AFP et de France Télévisions, des représentants de Radio France, de l’Arcom, du Service d’information du gouvernement, de Google, TikTok, Publicis, de l’IRSEM, d’EU DisinfoLab, de Conspiracy Watch et de l’Institute for Strategic Dialogue. On y trouve donc simultanément ceux qui produisent l’information, ceux qui l’analysent, ceux qui la fact-checkent, ceux qui régulent les plateformes et ceux qui conseillent les pouvoirs publics.
Une autre passerelle mène à Open Society Foundations. Iris Boyer, présentée comme experte de la Fondation Descartes et invitée à ses colloques, a été secrétaire générale de la branche française de l’Institute for Strategic Dialogue, un think tank spécialisé dans l’extrémisme, la haine en ligne, la polarisation et la désinformation. Elle avait auparavant travaillé pour Facebook et YouTube sur des programmes de lutte contre la haine en ligne.
Or l’Institute for Strategic Dialogue inscrit officiellement Open Society Foundations parmi ses financeurs. Cela établit une connexion institutionnelle indirecte entre l’écosystème Descartes et Open Society, par l’intermédiaire d’une experte et d’une organisation partenaire. Cela ne permet toutefois pas d’affirmer qu’Open Society finance directement la Fondation Descartes : aucun versement direct de cette nature n’est publiquement établi.
Le lien avec Sleeping Giants est lui aussi indirect, mais documenté. La commission Bronner, présidée par Gérald Bronner et à laquelle participait Laurent Cordonier, a reçu une contribution officielle de Sleeping Giants France. Son rapport présente le collectif comme une organisation alertant les annonceurs afin qu’ils retirent leurs publicités des sites qualifiés d’extrémistes, complotistes ou diffuseurs de fausses informations. L’Élysée avait alors retenu parmi les objectifs de la commission la nécessité d’empêcher le financement des acteurs considérés comme nuisibles à l’information et à la cohésion sociale.
Une seconde passerelle passe par EU DisinfoLab. Son directeur Alexandre Alaphilippe a participé à un colloque de la Fondation Descartes sur la régulation des plateformes. EU DisinfoLab avait parallèlement invité Nandini Jammi, cofondatrice de Sleeping Giants, pour présenter les méthodes de démonétisation des sites accusés de diffuser de la désinformation.
Il ne s’agit donc pas de prétendre qu’une organisation unique, dirigée par Open Society ou Sleeping Giants, contrôlerait l’ensemble du dispositif. Ce serait aller au-delà de ce que permettent d’établir les sources.
En revanche, il existe bien un milieu particulièrement imbriqué, dans lequel circulent les mêmes chercheurs, experts, associations, médias, fact-checkeurs, plateformes, régulateurs et services de l’État. Ce milieu participe à la fois à la définition de la « désinformation », à sa mesure, à sa médiatisation, à la formation des journalistes et des élèves, à la rédaction de recommandations publiques, à la régulation des plateformes et parfois à la démonétisation des médias désignés comme problématiques.
Dès lors, la question démocratique est immense : peut-on confier la surveillance de supposées « ingérences intérieures » à un écosystème qui participe déjà à toutes les étapes du processus depuis la définition du discours suspect jusqu’à sa régulation, sa déplateformisation ou son assèchement publicitaire ?
Ce ne sont plus seulement les ingérences étrangères que l’on prétend combattre. Ce sont désormais des citoyens, des médias et des courants politiques français qui pourraient être surveillés par un réseau privé et institutionnel dont les membres décideraient eux-mêmes de ce qui relève de l’information légitime, de la désinformation ou d’une influence politique jugée dangereuse.
Un homme de 29 ans a été tué par balles cette nuit par un policier municipal près d'Avignon.
J'adresse à sa famille et à ses proches mes condoléances.
Un refus d'obtempérer n'est pas puni de la peine de mort en France.
@Sensai25@ladepechedumidi Elle doit surtout te défoncer en QI. La France a importé massivement des délires triviaux/agressifs et se touche frénétiquement sur de l'idéalisme raté, et tu te moques d'une gentille et pragmatique lubie intellectuelle.
@julius55216@yolopokka@ChristianHeiens Culture ? Hardly. They barely share the culture, slightly more than guest workers out of habit. They identify above all with their diaspora, with an identity external to and discrete from that of the host society.
Combien de Français appréhendent le conflit et préfèrent que la Nouvelle France emporte «aléatoirement» un jeune ou un voisin tel un sacrifice impromptu pour calmer les divinités? C'est bien comme d'une fatalité qu'ils en parlent.
Fillinges (74). Le maire tente de s’opposer à l’installation de caravanes de gens du voyage sur le stade municipal : il a été molesté et menacé avec une disqueuse qui tournait près de sa joue https://t.co/wXXSpo5l1k
Le droit à la satire est du harcèlement mais les suiveurs dans la rue, le doxxing, la pression politique sur l'employeur/les commanditaires privés n'est pas du harcèlement.
Les trolls de l'extrême droite dans toute leur médiocrité : cyberharceler une femme à l'aide de deepfakes dégradants générés par IA.
Ces outils sont employés par les pires masculinistes pour rabaisser les femmes et pourrir la démocratie. Il est grand temps de les interdire.
Tout comme penser que l'Arcom rééquilibre les représentations politiques alors qu'ils réfléchissent lors de conversations prandiales au prochain stratagème contre des opposants politiques.
L'ingérence intérieure... jusqu'ici c'était un truc de complotiste pour dénoncer, de façon totalement injustifiée bien sûr, l'influence de groupes de pression occultes comme par exemple, au hasard, les francs-maçons. Ou d'autres. On appelait ça "un lobby".
Le théâtre passéiste de l'antifascisme (et variation de la moraline de gauche) rassemble gauche et UMPS pour impressionner/culpabiliser la populace pendant qu'ils mettent en place le même type de lois liberticides.
Il n'est pas question de transparence, de vérification de la source primaire, des problèmes d'alignement des modèles d'IA. Ils proposent du filtrage, des systèmes de chantage ciblant les entreprises etc. Lutter contre l'ingérence démocratique est de fait une privation de droits.
Le rapport désigne comme menace potentielle une personnalité, un courant de pensée ou un parti politique français utilisant les réseaux sociaux. Les rapporteurs expliquent qu’il faut désormais un outil contre les « ingérences intérieures ».
@AlbanBty@Le_Figaro Leftwashing: ils canceleront de cette façon toute œuvre avec les honeypots de la lutte anti-phobies (minorité souffrante intouchable). Malgré ce qu'ils disent, la culture n'est pas non plus leur truc.
🔬 We did something never done before: we compared stock models with their guardrail-free variants (abliteration).
Gemma 3 27B revealed two distinct layers of lab influence:
The guardrail layer: Removing safety training shifted Gemma rightward on all 6 dimensions and flipped foreign policy across center (−0.29 → +0.29). Gemma ships an active layer that suppresses right-coded expression. Llama 3.3 70B didn't move at all (all shifts ≤ 0.04). Llama doesn't ship the same suppression layer.
The foundation layer: Even guardrail-free, Gemma still leans progressive on 5 of 6 dimensions (environment at −0.85). The bulk of the lean lives in pretraining and instruction data — guardrails amplify the lean; they don't create it.
No one outside a lab could have seen either layer without independent measurement.
https://t.co/uV98e7VG4C
📈 54 of 60 measured positions landed left of center.
Across the current 18 models tested from 12 labs, the average position is −0.41, a progressive lean. Strongest on environment (−0.82 average, every single model goes green) and social values (−0.69). Weakest on foreign policy (−0.11, almost exactly neutral) and economics (−0.16).
But the story that actually matters is that the progressive lean is no longer universal. For the first time, we have models sitting at center.
https://t.co/DqpcUx60E5