Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre.
Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement.
Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire.
Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas.
Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé.
Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin.
La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher.
Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés.
Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage.
💔🌍
Pour les fans de corail, je me suis amusé à construire un tableau reprenant la numérotation de chaque voitures, leurs livrée, affectation, mise en service et réforme… j’en suis à 3000 voitures renseignées sur les 3800 🙂
Dès que c’est fini, je vous met le lien ici !
Conservatoire des Transports, Wissembourg 🇫🇷
Une association incroyable, une collection absolument titanesque qui occupe deux hangars entiers, honnêtement même si comme moi vous n'êtes pas des fans de bus, ça vaut le détour !
1/
À Clermont-Ferrand, près de la rue de l’Oradou, il existe un petit édicule caché derrière un petit bois et dans un lotissement.
La ligne C passe devant sans le savoir.
Et pourtant, ce lieu raconte trois histoires à la fois : une histoire de volcan, d’eau souterraine et de mémoire.
E. Dupond-Moretti n'a pas prononcé la formule "inceste heureux". Mais il en a défendu le principe, avec son confrère Hubert Delarue.
Comment en est-on arrivés là ?
Retour sur l'affaire Mannechez, que j'analyse dans mon essai "Qui a tué Virginie ?", paru le 1er octobre 2025 ⬇️
Violences sexuelles : Même quand l'action publique (pénale) est prescrite, il est possible d'engager la responsabilité *civile* du mis en cause.
Car les délais de prescription & leur computation diffèrent.
L'absence de suites pénales n'est donc pas synonyme d'absolution totale.
[#THREAD] Si je vous dis : "Diesel, TGV, Brioche et Puy Du Fou", vous pensez à quoi ? 🤔
Au célèbre TGV Vendée alias le "TGV Mogette" bien sûr ! 🚄🍞 !
Comment as t on fait cette expérience unique en son genre ? Focus 🔎…⬇️
Aujourd'hui, j'ai lu les documents de campagne pour les municipales dans ma commune.
Chaque paragraphe m'a fait penser au célèbre sketch de Franck Lepage.
Tous utilisent le même vocabulaire creux, les mêmes concepts vides, les mêmes tournures pompeuses et aucun ne dit vraiment quelque chose.
C'est un exercise de style, je pourrais vous écrire une profession de foi pour n'importe quel candidat, comme un publicitaire peut vous pondre un prospectus pour n'importe quel produit ou service.
Pas un impétrant ne se risque à la moindre proposition concrète : tout est flou, vague et insipide.
Tous se disent apolitiques ou transpartisans. Seule une liste sur six ose un logo d'un parti national sur son affiche. Dans le même temps, ils prônent tous la transparence, l'honêteté et la clarté.
Aucun n'ose parler du maire sortant (qui est là depuis 2001), ni des autres concurrents. Personne ne se risque à parler de la dette abyssale de la ville, ni à donner le moindre chiffre pour les rares projets évoqués.
Tous passent un long moment à vous parler de leur vie privée, de l'âge de leurs enfants, de leur expérience professionnelle, de leur enfance dans la commune ou de leurs loisirs et goûts personnels.
Certains ont fait imprimer un livret d'une bonne vingtaine de pages, dans lesquels il y a plus de photos que de texte. M. Machin au parc, Mme Michu devant la boulangerie, M. Tartanpion sur la piste d'athlétisme, Mme Irma devant une école.
Certains passages ressemblent à un mauvais modèle de lettre de motivation pour un stage de 3ème : "Fort de mon expérience, je mettrai toute mon énergie à réaliser avec vous les projets de demain. Ensemble, nous ferons rayonner la commune et l'inscrirons dans la modernité."
Je finis la journée dépité. J'irai bien sûr voter, comme je le fais à chaque scrutin depuis 30 ans. Mais sans aucun enthousiasme.
Je suis peut-être devenu un vieux, désabusé, sans espoir et résigné....
Aujourd'hui, j'ai envie de vous filer mon classement absolument pas objectif des marques de pâtes, du sacrilège industriel au chef-d'œuvre artisanal.
On va aussi démystifier 2-3 trucs au passage.
Thread avec du gluten, de l'amidon et un peu d'amour aussi dedans.⬇️
🔴 Comment comprendre la décision rendue par la cour d’assises ?
La lecture du verdict appelle une analyse en trois temps : Sefrioui, Chnina, puis le cas des deux plus jeunes accusés.
Abdelhakim Sefrioui : la confirmation de l’infraction terroriste
Pour Abdelhakim Sefrioui, la peine demeure identique à celle prononcée en première instance : 15 ans. La cour confirme donc pleinement l’analyse initiale : l’infraction d’association de malfaiteurs terroriste (AMT) est caractérisée.
La stratégie de défense renouvelée à l’audience, marquée par l’arrivée de Francis Vuillemin, n’a manifestement pas convaincu la cour. Il était même envisageable, au regard des réquisitions, que la peine soit alourdie. Elle ne l’a pas été - mais elle n’a pas été réduite non plus.
Autrement dit : la qualification terroriste tient.
Et avec elle, le message jurisprudentiel que cette affaire porte depuis le premier procès. La « fatwa numérique » - selon l’expression utilisée par les parties civiles et par la cour en première instance - demeure juridiquement inscrite dans le champ du terrorisme.
Dès la sortie d’audience, les avocats de Brahim Chnina ont rappelé, comme ils l’ont fait durant cinq semaines, que Sefrioui n’avait eu aucun contact direct avec Anzorov, l’assassin de Samuel Paty. En vain.
La cour a retenu que l’absence de contact matériel n’excluait pas la participation à une entreprise terroriste.
Un pourvoi en cassation est annoncé.
Brahim Chnina : une peine réduite, mais la qualification maintenue
Brahim Chnina, condamné à 13 ans en première instance, voit sa peine ramenée à 10 ans. C'était le quantum des réquisitions contre lui en première instance : les avocats de la partie civile se "consolent" comme cela.
La réduction est significative, mais elle ne change pas la nature de la condamnation : lui aussi demeure coupable d’association de malfaiteurs terroriste.
Son attitude à l’audience a manifestement pesé. Le mea culpa - ou demi-mea culpa - reconnu par les parties civiles elles-mêmes dans leurs plaidoiries, ainsi que la plaidoirie de Franck Berton, son avocat, centrée sur « il a reconnu ses fautes, c'est une "chèvre"», ont trouvé un écho.
Pour autant, la cour n’a pas dissocié son cas de celui de Sefrioui sur le terrain juridique. Plusieurs avocats le résumaient ainsi : si l’AMT est caractérisée pour l’un, elle devait l’être pour l’autre, au regard du mécanisme collectif retenu.
La distinction se fait donc sur la peine, pas sur la qualification.
Epsirkhanov et Boudaoud : le revirement
Le véritable séisme du verdict concerne les deux plus jeunes accusés, Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud.
En première instance, ils avaient été condamnés à seize ans de réclusion criminelle. En appel, les peines tombent à sept ans pour Epsirkhanov et six ans pour Boudaoud. Concrètement, ils devraient être libérables dans les mois qui viennent.
Surtout : la qualification terroriste disparaît. Ils ne sont plus reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste, mais d’une association de malfaiteurs de droit commun. La différence est majeure.
La cour semble avoir retenu qu’ils étaient proches d’Anzorov sans avoir connaissance de son intention criminelle précise, et sans avoir été des acteurs idéologiques du dossier. Ils bénéficient à la fois de leur jeunesse et de cette absence d’adhésion doctrinale au projet terroriste.
Pour la famille de Samuel Paty, c’est néanmoins un choc tant ces deux jeunes sont bientôt libérables.
***
Au fond, la décision paraît structurée autour d’un principe central : préserver la qualification d’association de malfaiteurs terroriste là où la dimension idéologique et structurée de la campagne numérique a été jugée établie, mais ne pas l’étendre à ceux qui n’en auraient été que des acteurs "périphériques".
Du côté des parties civiles, le soulagement est net sur ce point : la chute de l’AMT pour Sefrioui et Chnina aurait constitué un bouleversement majeur, presque un renversement du sens du procès.
🚨 🇫🇷 HORREUR : Pour la première fois, une cour criminelle reconnaît une CHIENNE comme victime de VIOLS et l’indemnise
Un homme de 60 ans a été condamné à 10 ans de prison ferme par la cour criminelle du Nord pour viols incestueux sur son fils handicapé et viols répétés sur sa chienne Jack Russell, Sultane à Douai.
Les faits, survenus entre 2017 et 2023, ont été révélés par le fils qui a filmé son père en train d’agresser l’animal, ce qui l’a poussé à dénoncer ses propres viols.
Une expertise vétérinaire a prouvé les graves séquelles physiques et psychologiques subies par Sultane dès l’âge d’un an. Pour la première fois en cour criminelle française, l’animal a été reconnu comme victime à part entière : représentée par Me Graziella Dode et la LPA Nord de France (partie civile), Sultane a obtenu 2 000 € d’indemnisation pour son préjudice moral et physique.
La chienne, placée puis adoptée en 2023, vit aujourd’hui dans une famille aimante. L’accusé, qui n’a pas exprimé de vrais regrets, est aussi interdit à vie de détenir un animal.
Cette décision historique ouvre la voie à une meilleure reconnaissance des animaux victimes de violences sexuelles.
#OdeurDePeintureNeuve
3ème rénovation/rafraichissement (O2D) dans la vie du TGV Atlantique, plus vieux TGV en service commercial au monde 😱🚄
La 340 ci-dessous, est de Janvier 1990 et avoisine les 14 millions de km au compteur 🌍
🔧TGVA traités en O2D : 387 & 340 !
J’adore la complexité de la langue française :
- Le plus long mot palindrome de la langue française est « ressasser ». C’est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.
· « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e ». C’est-à-dire qu’il ne comporte aucun « e ».
· L’anagramme de « guérison » est « soigneur » C’est-à-dire que le mot comprend les mêmes lettres.
· « Endolori » est l’anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal.
· « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette ».
· « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !
· Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot.
Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».
· « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d’être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.
Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l’amour au pluriel.
C’est ainsi !
· « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] .
« oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.
Eh oui ! 🧡
"Tiens y a eu un désistement" : la master class de Jérôme Commandeur.
La 51e cérémonie des César à vivre le jeudi 26 février en clair, en direct et en exclusivité sur CANAL+. #César2026