Pou yo pa chache koulew depi anlè, yo pral analize:
-konbyen sipèsta ekip la genyen
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WE FOUND HIM FOR YOU
Meet Miro Magloire,
renowned choreographer in New York, is the little boy who accompanied Haiti’s national team at the 1974 FIFA World Cup and became one of the most iconic faces of Haiti’s historic journey • 🇭🇹
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5 juin 1862
Cinquante-huit ans après avoir brisé les chaînes de l’esclavage et fondé la première République noire libre du monde, Haïti reçoit enfin la reconnaissance officielle des États-Unis. #Haiti
Le 25 mai 1957, Daniel Fignolé est officiellement désigné Président de la République d’Haïti. Une vue de la cour du Palais National illustre cet événement significatif. #Haiti
🇭🇹📅 Ce jour-là, il y a 223 ans, le 18 mai 1803, sur l'habitation Mérotte, à Arcahaie, a été créé le drapeau haïtien à l'issue du Congrès d'Arcahaie. Il symbolise l'unité de tous les Haïtiens, la volonté de Liberté et d'Indépendance.
𝘖𝘵𝘦𝘻 𝘭𝘦 𝘉𝘭𝘦𝘶. 𝘊𝘦 𝘯'𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦̀𝘮𝘦 𝘯𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘢𝘭, 𝘤𝘦 𝘯'𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘭𝘢 𝘗𝘢𝘵𝘳𝘪𝘦 𝘭𝘦́𝘨𝘶𝘦́𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘯𝘰𝘴 𝘏𝘦́𝘳𝘰𝘴 𝘥𝘦 𝘭'𝘪𝘯𝘥𝘦́𝘱𝘦𝘯𝘥𝘢𝘯𝘤𝘦.
𝘋𝘦́𝘤𝘩𝘪𝘳𝘦𝘻 𝘭𝘦 𝘙𝘰𝘶𝘨𝘦, 𝘱𝘢𝘴 𝘥𝘢𝘷𝘢𝘯𝘵𝘢𝘨𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘯'𝘢𝘶𝘳𝘰𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘥𝘰𝘤𝘶𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘶𝘵𝘩𝘦𝘯𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘴𝘪𝘨𝘯𝘦 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘕𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘩𝘢𝘪̈𝘵𝘪𝘦𝘯𝘯𝘦.
𝘙𝘢𝘴𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦𝘻 𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘦𝘶𝘹 𝘴𝘶𝘳 𝘶𝘯 𝘴𝘪𝘮𝘱𝘭𝘦 𝘤𝘢𝘳𝘳𝘦́ 𝘥'𝘦́𝘵𝘰𝘧𝘧𝘦 𝘰𝘶 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦 𝘭𝘶𝘹𝘦 𝘥'𝘶𝘯 𝘳𝘦𝘤𝘵𝘢𝘯𝘨𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘰𝘪𝘦, 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪𝘵𝘰̂𝘵 𝘢𝘱𝘱𝘢𝘳𝘢𝘪̂𝘵 𝘏𝘢𝘪̈𝘵𝘪, 𝘧𝘪𝘭𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘭'𝘶𝘯𝘪𝘰𝘯, 𝘯𝘦́𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭'𝘶𝘯𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘭'𝘶𝘯𝘪𝘰𝘯.
— Hubert Papailler, ancien Ministre de l'Instruction publique d'Haïti
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The debt.
This is the mechanism nobody talks about because it requires understanding how money works and most people find finance boring, which is exactly why it is the preferred instrument.
When colonized countries gained independence, they inherited:
Debt incurred by colonial governments: for railways built to extract resources, for administrative infrastructure that served the colonizer's needs, and for the costs of suppressing their own independence movements.
Debt denominated in the colonizer's currency and owed to the colonizer's banks.
Haiti's case is the most grotesque example on record.
Haiti defeated Napoleon's army in 1803.
The first Black republic.
The only successful slave revolution in history to create an independent nation.
France's response came in 1825: it recognized Haiti's independence only after sending warships and forcing Haiti to pay 150 million gold francs, later reduced to 90 million, as compensation.
Compensation for what?
For the slaves.
France demanded that Haiti pay France for the loss of the human beings that Haiti had freed.
Haiti paid.
For 122 years, Haiti paid.
The final payment was made in 1947.
That debt, and the economic strangulation it required, is a direct structural cause of Haiti's poverty today.
And today, when Haiti is poor, when Haiti struggles, when Haiti has political instability, some people look at it and say:
"See? They cannot govern themselves. They needed the stern hand."
No.
The stern hand is why they are where they are.
The invoice is still being paid.
Il y a 76 ans, soit le 10 mai 1950, le Président Dumarsais Estimé était contraint à la démission dans un contexte politique particulièrement tendu. #Haiti
🇭🇹💬 𝗣𝗿𝗼𝗰𝗹𝗮𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹'𝗶𝗻𝗱é𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱'𝗛𝗮ï𝘁𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗵𝗮ï𝘁𝗶𝗲𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗣𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀 é𝘁𝗿𝗮𝗻𝗴è𝗿𝗲𝘀
𝗣𝗥𝗢𝗖𝗟𝗔𝗠𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡
𝘑.-𝘑. 𝘋𝘦𝘴𝘴𝘢𝘭𝘪𝘯𝘦𝘴 — 𝘎𝘰𝘯𝘢ï𝘷𝘦𝘴, 𝘭𝘦 1ᵉʳ 𝘫𝘢𝘯𝘷𝘪𝘦𝘳 1804
𝗖𝗶𝘁𝗼𝘆𝗲𝗻𝘀,
Ce n'est pas assez d'avoir expulsé de votre pays les barbares qui l'ont ensanglanté depuis deux siècles ; ce n'est pas assez d'avoir mis un frein aux factions toujours renaissantes qui se jouaient tour à tour du fantôme de liberté que la France exposait à vos yeux ; 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁, 𝗽𝗮𝗿 𝘂𝗻 𝗱𝗲𝗿𝗻𝗶𝗲𝗿 𝗮𝗰𝘁𝗲 𝗱'𝗮𝘂𝘁𝗼𝗿𝗶𝘁é 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲, 𝗮𝘀𝘀𝘂𝗿𝗲𝗿 à 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗹'𝗲𝗺𝗽𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗹𝗶𝗯𝗲𝗿𝘁é 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮 𝘃𝘂 𝗻𝗮î𝘁𝗿𝗲 ; il faut ravir au gouvernement inhumain, qui tient depuis long-temps nos esprits dans la torpeur la plus humiliante, tout espoir de nous ré-asservir ; 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗲𝗻𝗳𝗶𝗻 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗶𝗻𝗱é𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗼𝘂 𝗺𝗼𝘂𝗿𝗶𝗿.
𝗜𝗻𝗱é𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗼𝘂 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗿𝘁... Que ces mots sacrés nous rallient, et qu'ils soient le signal des combats et de notre réunion.
Citoyens, mes compatriotes, j'ai rassemblé en ce jour solennel ces militaires courageux, qui, à la veille de recueillir les derniers soupirs de la liberté, ont prodigué leur sang pour la sauver ; ces généraux qui ont guidé vos efforts contre la tyrannie, n'ont point encore assez fait pour votre bonheur... 𝗟𝗲 𝗻𝗼𝗺 𝗳𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 𝗹𝘂𝗴𝘂𝗯𝗿𝗲 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿é𝗲𝘀.
Tout y retrace le souvenir des cruautés de ce peuple barbare ; nos lois, nos mœurs, nos villes, tout porte encore l'empreinte française ; que dis-je, il existe des Français dans notre île, et vous vous croyez libres et indépendants de cette république qui a combattu toutes les nations, il est vrai, mais qui n'a jamais vaincu celles qui ont voulu être libres.
Eh quoi ! victimes pendant quatorze ans de notre crédulité et de notre indulgence ; vaincus, non par des armées françaises, mais par la piteuse éloquence des proclamations de leurs agents ; quand nous lasserons-nous de respirer le même air qu'eux ? 𝗤𝘂'𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗰𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗯𝗼𝘂𝗿𝗿𝗲𝗮𝘂 ? Sa cruauté comparée à notre patiente modération ; sa couleur à la nôtre ; l'étendue des mers qui nous séparent, notre climat vengeur, nous disent assez 𝗾𝘂'𝗶𝗹𝘀 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗻𝗼𝘀 𝗳𝗿è𝗿𝗲𝘀, 𝗾𝘂'𝗶𝗹𝘀 𝗻𝗲 𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 et que, s'ils trouvent un asile parmi nous, ils seront encore les machinateurs de nos troubles et de nos divisions.
Citoyens indigènes, hommes, femmes, filles et enfants, portez les regards sur toutes les parties de cette île ; cherchez-y, vous vos épouses, vous vos maris, vous vos frères, vous vos sœurs ; que dis-je, cherchez-y vos enfants, vos enfants à la mamelle ! Que sont-ils devenus... Je frémis de le dire... 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘀 𝘃𝗮𝘂𝘁𝗼𝘂𝗿𝘀. Au lieu de ces victimes intéressantes, votre œil consterné n'aperçoit que leurs assassins ; que les tigres dégouttant encore de leur sang, et dont l'affreuse présence vous reproche votre insensibilité et votre lenteur à les venger. Qu'attendez-vous pour apaiser leurs mânes, songez que vous avez voulu que vos restes reposassent auprès de ceux de vos pères, quand vous avez chassé la tyrannie ; descendrez-vous dans leurs tombes sans les avoir vengés ? Non, leurs ossements repousseraient les vôtres.
Et vous, hommes précieux, généraux intrépides, qui insensibles à vos propres malheurs, avez ressuscité la liberté en lui prodiguant tout votre sang ; sachez que vous n'avez rien fait, si vous ne donnez aux nations 𝘂𝗻 𝗲𝘅𝗲𝗺𝗽𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝗯𝗹𝗲, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲, 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗲𝗻𝗴𝗲𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗲𝘅𝗲𝗿𝗰𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗳𝗶𝗲𝗿 𝗱'𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗿𝗲𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿é 𝘀𝗮 𝗹𝗶𝗯𝗲𝗿𝘁é ; effrayons tous ceux qui oseraient tenter de nous la ravir encore : commençons par les Français... Qu'ils frémissent en abordant nos côtes, sinon par le souvenir des cruautés qu'ils y ont exercées, au moins par la résolution terrible que nous allons prendre de dévouer à la mort quiconque, né français, souillerait de son pied sacrilège le territoire de la liberté.
𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝗼𝘀é ê𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲𝘀, 𝗼𝘀𝗼𝗻𝘀 𝗹'ê𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀-𝗺ê𝗺𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀-𝗺ê𝗺𝗲𝘀 ; imitons l'enfant qui grandit : son propre poids brise la lisière qui lui devient inutile et l'entrave dans sa marche. Quel peuple a combattu pour nous ! Quel peuple voudrait recueillir les fruits de nos travaux ? 𝗘𝘁 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱é𝘀𝗵𝗼𝗻𝗼𝗿𝗮𝗻𝘁𝗲 𝗮𝗯𝘀𝘂𝗿𝗱𝗶𝘁é 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗮𝗶𝗻𝗰𝗿𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 ê𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘀𝗰𝗹𝗮𝘃𝗲𝘀. Esclaves !... Laissons aux Français cette épithète qualificative ; ils ont vaincu pour cesser d'être libres.
Marchons sur d'autres traces ; imitons ces peuples qui, portant leur sollicitude jusques sur l'avenir, et appréhendant de laisser à la postérité l'exemple de la lâcheté, 𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗿é𝗳é𝗿é ê𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘅𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝗻é𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗿𝗮𝘆é𝘀 𝗱𝘂 𝗻𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲𝘀.
Gardons-nous cependant que l'esprit de prosélytisme ne détruise notre ouvrage ; laissons en paix respirer nos voisins, qu'ils vivent paisiblement sous l'empire des lois qu'ils se sont faites, et n'allons pas, boutes-feu révolutionnaires, nous érigeant en législateurs des Antilles, faire consister notre gloire à troubler le repos des îles qui nous avoisinent ; elles n'ont point, comme celles que nous habitons, été arrosées du sang innocent de leurs habitants ; elles n'ont point de vengeance à exercer contre l'autorité qui les protège.
Heureuses de n'avoir jamais connu les fléaux qui nous ont détruit, elles ne peuvent que faire des vœux pour notre prospérité.
𝗣𝗮𝗶𝘅 à 𝗻𝗼𝘀 𝘃𝗼𝗶𝘀𝗶𝗻𝘀 ! 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮𝗻𝗮𝘁𝗵è𝗺𝗲 𝗮𝘂 𝗻𝗼𝗺 𝗳𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 ! 𝗵𝗮𝗶𝗻𝗲 é𝘁𝗲𝗿𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 à 𝗹𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 ! voilà notre cri.
Indigènes d'Haïti ! mon heureuse destinée me réservait à être un jour la sentinelle qui dût veiller à la garde de l'idole à laquelle vous sacrifiez : j'ai veillé, combattu, quelquefois seul ; et, si j'ai été assez heureux de remettre en vos mains le dépôt sacré que vous m'avez confié, songez que c'est à vous maintenant à le conserver. En combattant pour votre liberté, j'ai travaillé à mon propre bonheur. Avant de la consolider par des lois qui assurent votre libre individualité, vos chefs, que j'assemble ici, et moi-même, nous vous devons la dernière preuve de notre dévouement.
Généraux, et vous chefs, réunis ici près de moi pour le bonheur de notre pays, 𝗹𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗿 𝗲𝘀𝘁 𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃é, 𝗰𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗼𝗶𝘁 é𝘁𝗲𝗿𝗻𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗴𝗹𝗼𝗶𝗿𝗲, 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗶𝗻𝗱é𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝗰𝗲.
S'il pouvait exister parmi vous un cœur tiède, qu'il s'éloigne et tremble de prononcer le serment qui doit nous unir.
𝗝𝘂𝗿𝗼𝗻𝘀 à 𝗹'𝘂𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗿, à 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝘀𝘁é𝗿𝗶𝘁é, à 𝗻𝗼𝘂𝘀-𝗺ê𝗺𝗲𝘀, 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿 à 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 à 𝗹𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝘂𝗿𝗶𝗿 𝗽𝗹𝘂𝘁ô𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗮 𝗱𝗼𝗺𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻.
𝗗𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂'𝗮𝘂 𝗱𝗲𝗿𝗻𝗶𝗲𝗿 𝘀𝗼𝘂𝗽𝗶𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹'𝗶𝗻𝗱é𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘆𝘀 !
Et toi, peuple trop long-temps infortuné, témoin du serment que nous prononçons, souviens-toi que c'est sur ta constance et ton courage que j'ai compté quand je me suis lancé dans la carrière de la liberté pour y combattre le despotisme et la tyrannie contre lesquels tu luttais depuis quatorze ans. Rappelle-toi que j'ai tout sacrifié pour voler à ta défense, parents, enfants, fortune, et que maintenant je ne suis riche que de ta liberté ; que mon nom est devenu en horreur à tous les peuples qui veulent l'esclavage, et que les despotes et les tyrans ne le prononcent qu'en maudissant le jour qui m'a vu naître ; et si jamais tu refusais ou recevais en murmurant les lois que le génie qui veille a tes destinées me dictera pour ton bonheur, tu mériterais le sort des peuples ingrats.
Mais loin de moi cette affreuse idée. Tu seras le soutien de la liberté que tu chéris, l'appui du chef qui te commande.
𝗣𝗿ê𝘁𝗲 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗿𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝗱é𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁, 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗿é𝗳é𝗿𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗿𝘁 à 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗮𝗶𝘁 à 𝘁𝗲 𝗿𝗲𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗴. Jure enfin de poursuivre à jamais les traîtres et les ennemis de ton indépendance.
𝘚𝘪𝘨𝘯é : 𝘑. 𝘑. 𝘋𝘦𝘴𝘴𝘢𝘭𝘪𝘯𝘦𝘴
𝘎𝘰𝘯𝘢ï𝘷𝘦𝘴, 𝘭𝘦 1ᵉʳ 𝘫𝘢𝘯𝘷𝘪𝘦𝘳 1804 — 𝘈𝘯 𝘐 𝘥𝘦 𝘭'𝘐𝘯𝘥é𝘱𝘦𝘯𝘥𝘢𝘯𝘤𝘦