Prenez Tunisair, qui a une identité visuelle forte. Pourtant, il manque une chose essentielle pour en faire une vraie grande marque :
L'excellence opérationnelle
En tant que tunisien, j'utilise régulièrement Tunisair quand je rentre au pays.
Et visuellement, impossible de se tromper :
Le rouge, le blanc, le drapeau tunisien : la marque est immédiatement reconnaissable.
Seulement quand je pense à Tunisair, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est :
- Les retards
- Les annulations
- La mauvaise communication
Et c'est une chose qu'on oublie souvent avec le branding :
Une marque ce n’est pas seulement ce que l’entreprise décide de projeter
C’est aussi ce que ses clients vivent.
Et le tout va influencer ce qu’ils pensent de la marque et ce qu’ils en disent autour d’eux.
Et c’est valable pour toutes les entreprises :
Une commande livrée à temps, c’est du branding.
Un SAV qui répond en 48 heures, c’est du branding.
Un problème pris en charge correctement, c’est du branding.
Si vous avez pour objectif de devenir une grande marque, vous ne pouvez pas vous contenter d'être "vu".
Vous devez aussi et surtout, être "vécu".
Vous préférez payer 5 centimes pour générer une image avec l’IA ou 5 000€ pour organiser un shooting ?
D’un point de vue purement performance, il n’y a même pas de débat.
Et c’était justement le problème qu’on avait chez @Fincutmen :
On regardait le shooting comme une dépense de production, alors qu’il fallait plutôt le regarder comme un investissement de marque
Parce que si tu veux humaniser une entreprise, tu dois parfois accepter de faire des choses qui ne sont pas optimisées au centime près.
Un shooting, ce n’est pas seulement réunir des gens pendant une journée pour produire des photos.
C’est aussi :
- Créer des souvenirs
- Créer un moment collectif
- Faire se rencontrer les équipes
- Donner une incarnation à la culture
- Montrer les personnes derrière la marque
Et c’est ce que je voulais que les équipes retiennent.
L’IA est extrêmement efficace pour produire à moindre coût.
Mais construire une marque, c’est aussi créer de la connexion
Et ça, l’IA ne sait pas encore faire.
On a volontairement rendu notre produit moins rentable...et ça a cartonné :
À l’époque, 35 à 40% de nos clients revenaient acheter.
Pour moi, c’était la preuve que ceux qui passaient le cap du premier achat étaient convaincus par le produit.
Mais on avait un problème :
Notre coût par lead était trop élevé et trop peu de personnes passaient à l’achat
La principale cause que j’ai identifiée : un déficit de confiance
- Nos publicités étaient générées à l’IA
- Il y avait peu d’info sur les fondateurs
- Notre produit était un T-shirt @fincutmen vendu 40€
Pour une marque que tu ne connais pas, ça fait beaucoup à demander dès le premier achat.
Donc on a changé notre logique et baissé le prix du t-shirt à 28€.
On a accepté de gagner moins sur le premier achat pour faire entrer davantage de clients, et avec 35 à 40% de repeat, on savait qu’une part importante des clients reviendrait acheter.
De cette façon, le t-shirt est un peu devenu notre Cheval de Troie et on a pu réduire grandement la friction à l’entrée.
Mais ce genre de décision, tu peux difficilement la prendre à l’intuition.
Il faut d’abord regarder les chiffres...
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You’ve been warned.
J’ai arrêté l’école à 15 ans et des années plus tard, j’ai travaillé sur le marketing de marques comme Bershka, Benetton et Stradivarius...
J’étais plutôt bon élève mais après un accident, j’ai commencé à avoir des sautes de concentration et des périodes de panique qui m’ont poussées à arrêter mes études plus tôt que prévu.
Donc j’ai appris autrement :
- J’ai énormément lu
- J’ai pas mal cherché sur Internet
- J’ai rencontré 1 ou 2 mentors qui m’ont donné des clés importantes
Mais surtout, j’ai beaucoup appris sur le terrain :
En commençant comme vendeur dans la boutique Benetton des Champs-Élysées, avant de passer au visual merchandising et au marketing.
Puis en participant au déploiement de Bershka et Stradivarius en France mais aussi au rebranding de Benetton en 2012.
Après ça, j’ai créé mon agence et accompagné d’autres marques.
Je vais maintenant partager plus régulièrement ce que j’ai appris sur le marketing, le management et la psychologie,
mais aussi ce sur quoi je travaille aujourd’hui chez @Fincutmen.
On va voir ce que ça donne !