Chaque génération se croit vouée à refaire le monde ; la tâche de la nôtre est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. CAMUS
LE VRAI CLIVAGE N’EST PLUS DROITE / GAUCHE. C’EST PRODUCTION / RATIONNEMENT.
Voilà le clivage intellectuel que la décennie est en train de rendre visible.
D’un côté : construire. Produire davantage d’énergie.
Produire davantage de compute. Construire des fabs.
Automatiser. Robotiser. Extraire les matières nécessaires. Réindustrialiser.
De l’autre : rationner. Taxer. Partager la rareté.
Gérer administrativement le déclin.
Ce n’est même plus un débat abstrait de théorie politique. Le marché obligataire transforme progressivement la question en arithmétique.
Une société ne peut pas indéfiniment financer son niveau de vie en empruntant à ceux qui construisent les actifs de productivité qu’elle refuse elle-même de construire.
Le choix devient donc : PRODUIRE L’ABONDANCE OU ADMINISTRER LA PÉNURIE.
Voilà pourquoi je reste techno-optimiste.
Parce que l’histoire de l’humanité est celle de la transformation de contraintes physiques en abondance grâce : au savoir ; au capital ; à la technologie.
La décroissance n’est pas une vision du futur.
C’est l’abandon de cette ambition.
« Sous De Gaulle, la France est passée de déficitaire à excédentaire en un an. La révolution de la liberté, c’est cela qui va fonctionner” @davidlisnard
This artist performs one of Vivaldi’s most difficult pieces… on the accordion...
A work usually played by a full orchestra, here performed solo with astonishing precision and intensity.
En France, un chef d’entreprise doit justifier chaque facture, chaque note de frais, chaque euro dépensé. Un agriculteur doit respecter des centaines de normes. Un artisan doit déclarer chacune de ses recettes.
Partout, ceux qui travaillent, produisent et entreprennent sont soumis à des règles, à des contrôles et à une exigence permanente de transparence.
Mais à France Télévisions, lorsqu’il s’agit de centaines de millions d’euros de contrats conclus chaque année, cette même exigence de transparence serait, à en croire certains dirigeants et producteurs, une violation du secret des affaires ou pire une atteinte à l’État de droit.
C’est ainsi que prospère une gouvernance marquée par l’opacité, l’irresponsabilité dans la dépense et les connivences.
Comment demander toujours plus de comptes aux Français lorsque ceux qui dépensent leur argent refusent d’en rendre ?
Le patron de Renault monte au créneau en chiffrant clairement ce que les normes coûtent à la compétitivité automobile française !
Samedi, il a annoncé plus de 10 milliards d’investissements électriques en France sur cinq ans, mais seulement « si le contexte social et politique en France le permet ». Car la France, c’est 20 % de l’activité du groupe et 40 % de ses salariés, donc toute instabilité aura selon lui « un impact majeur ».
Et il présente une seconde facture : celle des normes. D’après lui, la réglementation a déjà ajouté au moins 3 000 euros au prix d’une voiture en dix ans, et elle en ajoutera au moins 3 000 de plus d’ici 2030, avec 108 nouvelles règles. Il réclame donc un gel pendant dix ans.
Pendant ce temps, vous gardez votre voiture de plus en plus longtemps : l’âge moyen des voitures en circulation atteint 11,8 ans, contre 11,4 ans un an plus tôt…
Selon ses propres chiffres, un gel des normes épargnerait au moins 3 000 euros par voiture neuve d’ici 2030, sans un euro d’argent public.
Le budget annuel de CNews est de 60 millions d’euros.
Rien ne peut justifier que cette émission coûte 120 millions par an au contribuable. Le double du budget d’une chaîne en 24/7 direct 🤡
Les marges doivent être hallucinantes.
Même nombre d’heures d’enseignement en 1990 et en 2026. Résultat inverse.
Ce n’est pas un mystère, c’est un choix.
En 1990, la terminale C faisait neuf heures de maths et cinq de physique. On calculait, on démontrait, on se plantait, on recommençait. Le français servait à lire des textes, pas à débusquer des dominations. L’histoire racontait des dates, des causes, des conséquences. L’échec existait, le redoublement aussi. Personne ne vous félicitait d’avoir une opinion.
En 2026, l’horaire n’a presque pas bougé : 26 à 29 heures. Ce qui a disparu, c’est l’exigence à l’intérieur de l’heure. Les maths de masse ont fondu. La dissertation est devenue un exercice de posture. L’histoire-géo s’est mise à juger le passé au nom du présent. On a remplacé « est-ce vrai ? » par « qui parle, et de quel endroit ? ».
Résultat : des élèves qui savent de quel côté il faut être avant de savoir de quoi on parle.
Même volume, mais autre produit.
Avant, l’heure fabriquait une compétence, maintenant, elle fabrique une identité.
On ne demande plus de résoudre, on demande d’adhérer, on ne note plus une démonstration, on note une sensibilité.
Et on s’étonne ensuite que la calculatrice mentale ait été remplacée par le réflexe moral.🤭
En quelques jours, ce qui éclate à la figure de ceux qui n’avaient pas encore compris :
- L’effondrement du niveau d’expression et plus généralement du niveau culturel d’un très (très) grand nombre de jeunes
- L’absence évidente d’avenir de la plupart de ce ces jeunes dans le monde de l’IA qui naît
- L’ultra-violence banalisée (attisée par cette absence d’avenir)
- La guerre civile en gestation (tant nous abritons désormais des hordes qui n’ont aucune envie de « vivre ensemble »)
- La perte de contrôle de ces éruptions de violences par les mouvements politiques, y compris ceux qui comptaient cyniquement dessus pour surfer sur le chaos
- L’inutilité de l’argent déversé (ça ne sera jamais assez, puisque la haine du système semble grandir en même temps que la redistribution)
- Enfin le mur de la dette que l’on vient de toucher, qui sonne la fin de l’Etat-providence dans sa forme actuelle.
Ça fait beaucoup.
🚨🇫🇷 Une dizaine de maire (principalement de gauche) ont imposé le "permis de louer" ces derniers mois.
Encore hier, la maire SOCIALISTE de Rennes :
"Il n'y aura pas de dérogation". 😓
Concrètement :
→ Entre 60 et 480€ de frais à CHAQUE changement de locataire.
→ Visite obligatoire.
→ Délai d'instruction.
L'objectif : lutter contre les marchands de sommeil.
Sauf que… ce dispositif existe depuis 2014 dans certains territoires d’Île-de-France.
Et 10 ans plus tard, la FNAIM du Grand Paris constate elle-même qu’il est devenu "un dispositif contraignant pour tous les propriétaires de bonne foi", dont "la lourdeur administrative annihile les velléités d’investissement".
💀
Les marchands de sommeil, eux, ne demandent pas de permis de louer (par définition).
Il y a quelques années, le droit 🇫🇷 fonctionnait sur un principe simple : liberté par défaut, interdictions ciblées.
Un propriétaire pouvait louer son bien.
La loi lui interdisait de :
- louer un logement insalubre
- de discriminer
- de ne pas respecter les normes
Le permis de louer inverse ce principe. Ce n'est plus "vous pouvez louer sauf si vous violez ces règles" MAIS "vous ne pouvez pas louer sauf si on vous y autorise".
Conséquence : des propriétaires qui retirent leur bien du marché locatif (vacant, vendu, ou converti en location saisonnière...).
On résout la pénurie de logements décents... En créant une pénurie de logements tout court.
SCANDALEUX : il faut sauver l'andouille de Guémené !
Les ventes d’andouilles fumées au feu de bois sont à l’arrêt depuis septembre à cause des normes européennes.
Les élus bretons en appellent à Madame le ministre de l’Agriculture.
Quand l'andouille quémande aux truffes
L’UE en 2006: « les subventions aux renouvelables intermittentes sont provisoires, juste le temps de permettre à la filière de se lancer, elle deviendra très vite rentable ».
2026: un parc solaire géant démantelé à la fin de sa période de subvention en Allemagne. « Sans subvention, ce n’est pas rentable ! »
Pourtant ce bon vieux Patrick Cohen adore faire des listes, en rappelant aux spectateurs du service public que ''NON !", vous n'avez pas le droit de penser ce que vous voulez...
Source: C à vous (mars 2013)
Ce qui m'interroge, c'est pourquoi :
1/ l'enseignement de l'économie à l'école, dès la 6è, ne met pas en évidence cette vérité fondamentale énoncée par Aghion : la capitalisme a fait décoller le monde, l'a sorti de la misère !
2/ la faillite du communisme fut universelle ; partout où il fut tenté, le pays retomba dans la misère, la dictature, la pauvreté.
J'ai pour la France une petite idée quand je vois Melechon applaudi par des ignares au lieu de recevoir des tomates ! L'enseignement est comme la télé, à gauche !
La France aurait pu devenir le Moyen-Orient de l’électricité décarbonée !
Au lieu de cela, nous payons dix ans de renoncements, marqués par la fermeture de Fessenheim par Édouard Philippe et l’absence de stratégie énergétique de macronistes toujours prompts à découvrir la crise au pied du mur avant d’en tendre l’addition aux Français.
Richard Ferrand déplore la défiance qui monte envers nos institutions : il devrait se demander d’abord d’où elle vient. Quand le Conseil constitutionnel a écarté sans fondement réel des lois que les Français attendaient, dont le pays avait besoin, que le parlement avait largement adoptées, il a pris une immense responsabilité dans la crise que notre démocratie connaît aujourd’hui.
Le soviet de France Inter vote la grève (à main levée, pour conforter les plus timorés...) pour tenter d'obtenir l'exclusion d'un esprit jugé "déviant" par rapport à la doxa officielle.
Cette grotesque mascarade a au moins un mérite : celui de jeter une lumière crue sur une rédaction en plein naufrage idéologique.
Qui peut encore croire que @Franceinter respecte les critères d'équilibre et de neutralité auxquels l'astreint pourtant son cahier des charges ?
Les 55 centrales nucléaires construites en France entre 1973 et 1980, c'est environ 100 milliards de nos euros actuels pour 75 % de notre électricité.
La facture éolienne elle, représente plus de 150 milliards pour en fournir 8% de manière aléatoire.
Effarant !
« Le bonus écologique a favorisé l’acquisition de 56 000 véhicules en 2021, pour un coût moyen par véhicule de 17 800 €. » Ce montant avancé par une présidente de chambre de la Cour des comptes alerte.
Entre 2018 et 2024, l’État a consacré 18 milliards d’euros à la filière automobile, en combinant aides à la demande (bonus écologique, prime à la conversion, leasing social) et aides à l’offre (subventions, crédits d’impôt, soutien à l’innovation) .
Mais le plus frappant n’est pas le coût. C’est le résultat.
La Cour des comptes le constate sans détour : malgré l’ampleur des aides, “les dispositifs de soutien n’ont pas permis d’enrayer le déclin de la filière” .
Les indicateurs sont accablants.
La production française s’est effondrée de 59 % en vingt ans, le pays est passé de la troisième à la 14e place mondiale, et le déficit commercial du secteur atteint désormais 22,5 milliards d’euros.
Le paradoxe devient vertigineux lorsqu’on regarde à qui profitent réellement ces aides. La Cour souligne que, jusqu’en 2024, “le bonus écologique a bénéficié à seulement 20 % des voitures assemblées en France”.
La transition écologique devient alors un mécanisme discret de transfert industriel : on subventionne la demande nationale, mais l’offre est importée. Le contribuable paie, la production part ailleurs. Christine Lavarde, rapporteuse spéciale au Sénat, résume la situation : « le contribuable français a donc financé l’automobile chinoise. »
L’État ne corrige plus les déséquilibres du marché : il les compense à grand frais, tout en en déplaçant les effets. Et à mesure que les aides s’accumulent, une chose devient de plus en plus claire : ce n’est pas seulement leur efficacité qui est en cause, mais la cohérence même de la stratégie qu’elles prétendent servir...
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