Ingénieur de formation. J'enseigne depuis plus de 30 ans. J'utilise le machine learning depuis 2015 dans mes projets artistiques personnels et professionnels
J’espère qu’Anthropic ou Mistral rachèteront les livres de mon père pour les détruire.
Après les avoir scannés, évidemment.
On accuse Anthropic d’avoir commis un « autodafé » en scannant puis en détruisant des millions de livres.
Je pense que c’est un contresens.
Ce qui vous scandalise n’est pas la destruction des livres. C’est qu’une IA les ait copiés avant.
La France pilonne des dizaines de millions de livres par an. Silence.
Les bibliothèques désherbent leurs propres collections. Silence.
La bibliothèque de mon père, historien reconnu, cherche preneur depuis plus d’un an. Lorsqu’il ne sera plus là, presque tout partira à la benne. Sans copie. Silence.
Une destruction qui efface le contenu ne provoque presque rien.
Une destruction qui le copie devient un crime culturel.
Pourtant, c’est le seul mode de destruction qui préserve quelque chose.
Je suis fils d’historien. J’aime les livres, le papier, les bibliothèques. J’ai passé un an à faire un livre avec mon père, un alsatique justement : « Mulhouse, 80 lieux de culte ». Ses textes, mes photos.
Mais entre une destruction qui copie et une destruction qui efface, je choisis celle qui copie.
Parce que la benne, elle, ne scanne pas.
Et derrière la bibliothèque de mon père, il y en a des dizaines, peut-être des centaines d’autres.
Des fonds alsatiques constitués pendant toute une vie par des historiens, des érudits locaux et des passionnés.
Des ouvrages consacrés à l’Alsace, à ses villages, à ses langues et à son histoire. Beaucoup sont anciens, sans ISBN, parfois absents des catalogues. Ils sont invisibles pour les bibliothèques saturées comme pour les machines d’acquisition des entreprises d’IA.
Leurs propriétaires vieillissent. Leurs héritiers vivent ailleurs et n’ont ni la place ni les moyens de reprendre des milliers de volumes.
Nous avons quelques années pour organiser leur collecte, leur numérisation et leur conservation.
Après, il sera trop tard.
La panique actuelle pourrait faire disparaître plus de contenu que tous les massicots. En rendant infréquentable toute coopération avec les entreprises d’IA, elle condamne peut-être le seul modèle économique capable de financer cette numérisation.
À une condition : que les copies ne restent pas enfermées sur les serveurs privés des laboratoires, mais soient déposées dans une archive patrimoniale pérenne.
Alors ce « pillage » pourrait devenir la plus grande opération de sauvegarde du patrimoine imprimé jamais menée.
J’ai développé cette proposition ici :
https://t.co/cnQo3WRKUh
Il faut open-sourcer l algorithme et les résultats a terme pour qu’on puisse l’étudier collectivement et l’améliorer. Sans open source ça reste une distraction marrante mais ça n a aucune signification et impact puisque on ne peut ni comprendre le calcul de l’impact des décisions ni en mesurer les erreur ni en tirer d’amélioration ou de corrections.
@Niconutzzz@KRenaudet Par contre je pense que ça a peut de sens d’aller en 95. Il est impossible d’avoir à la fois un bilan positif sur 2027 et d’avoir l’opinion et la majorité pour faire un troisième mandat. C’est tout le problème de nos politiques carriéristes …
@MrJFMoreno Great project !! Books must be preserved if possible. If not possible to preserve all the physical books scanner preservation is great and OCR is a bonus that gives full text search and AI training !
J’espère qu’Anthropic ou Mistral rachèteront les livres de mon père pour les détruire.
Après les avoir scannés, évidemment.
On accuse Anthropic d’avoir commis un « autodafé » en scannant puis en détruisant des millions de livres.
Je pense que c’est un contresens.
Ce qui vous scandalise n’est pas la destruction des livres. C’est qu’une IA les ait copiés avant.
La France pilonne des dizaines de millions de livres par an. Silence.
Les bibliothèques désherbent leurs propres collections. Silence.
La bibliothèque de mon père, historien reconnu, cherche preneur depuis plus d’un an. Lorsqu’il ne sera plus là, presque tout partira à la benne. Sans copie. Silence.
Une destruction qui efface le contenu ne provoque presque rien.
Une destruction qui le copie devient un crime culturel.
Pourtant, c’est le seul mode de destruction qui préserve quelque chose.
Je suis fils d’historien. J’aime les livres, le papier, les bibliothèques. J’ai passé un an à faire un livre avec mon père, un alsatique justement : « Mulhouse, 80 lieux de culte ». Ses textes, mes photos.
Mais entre une destruction qui copie et une destruction qui efface, je choisis celle qui copie.
Parce que la benne, elle, ne scanne pas.
Et derrière la bibliothèque de mon père, il y en a des dizaines, peut-être des centaines d’autres.
Des fonds alsatiques constitués pendant toute une vie par des historiens, des érudits locaux et des passionnés.
Des ouvrages consacrés à l’Alsace, à ses villages, à ses langues et à son histoire. Beaucoup sont anciens, sans ISBN, parfois absents des catalogues. Ils sont invisibles pour les bibliothèques saturées comme pour les machines d’acquisition des entreprises d’IA.
Leurs propriétaires vieillissent. Leurs héritiers vivent ailleurs et n’ont ni la place ni les moyens de reprendre des milliers de volumes.
Nous avons quelques années pour organiser leur collecte, leur numérisation et leur conservation.
Après, il sera trop tard.
La panique actuelle pourrait faire disparaître plus de contenu que tous les massicots. En rendant infréquentable toute coopération avec les entreprises d’IA, elle condamne peut-être le seul modèle économique capable de financer cette numérisation.
À une condition : que les copies ne restent pas enfermées sur les serveurs privés des laboratoires, mais soient déposées dans une archive patrimoniale pérenne.
Alors ce « pillage » pourrait devenir la plus grande opération de sauvegarde du patrimoine imprimé jamais menée.
J’ai développé cette proposition ici :
https://t.co/cnQo3WRKUh
On parle beaucoup de liberté financière.
Pas assez de liberté de calendrier.
J’ai un fils de 5 ans.
Je bosse énormément, j’aime mon boulot, j’aime entreprendre, j’ai toujours envie de faire plus.
Mais il y a des moments où je décide simplement que je ne travaillerai pas.
Parce que je suis avec lui.
Et j’ai découvert un truc assez moche au passage :
« Je ne suis pas disponible » passe parfois beaucoup mieux que « je ne suis pas disponible, je m’occupe de mon fils ».
Même indisponibilité.
Mais pas la même information.
Alors oui, j’ai déjà perdu des jobs parce que certaines dates étaient réservées à mon fils.
Et oui, ça m’emmerde.
Pas parce que je pense qu’un client me doit quoi que ce soit.
Mais parce que je refuse l’idée qu’un père qui protège du temps pour son enfant soit nécessairement moins ambitieux, moins fiable ou moins engagé.
Je travaille parfois tard pour pouvoir être avec lui l’après-midi.
Je rattrape le soir.
Je prends sur mon sommeil.
Je compresse ailleurs.
C’est aussi pour ça que je suis indépendant.
Pas seulement pour gagner plus.
Pour pouvoir décider à quoi servent mes journées.
Et aujourd’hui, une partie de cette liberté sert à être avec mon fils.
Il a 5 ans.
Dans quelques années, il aura ses copains, ses activités, sa vie, et probablement beaucoup moins besoin ou envie de passer un mercredi après-midi avec son père.
Mon boulot, lui, sera toujours là.
Mes ambitions aussi.
L’ambition peut attendre, se déplacer, revenir.
L’âge de 5 ans, non.
Alors s’il y a des pères ici qui font le même choix, j’aimerais qu’on le dise un peu plus souvent.
Pas comme une excuse.
Pas comme un sacrifice héroïque.
Juste comme un choix parfaitement assumé :
je bosse comme un dingue.
Et parfois, je choisis mon fils.
Les deux ne sont pas incompatibles.
Et le pire c’est que ça peut encore se creuser comme ça longtemps. Les gens parlent de misent sous tutelles jouent à se faire peur ou au contraire justifient aux niveaux politiques l’absence de vrai réforme car on peut se dire que tant qu’il n’y a pas de tutelle tout va bien. Mais AUCUN programme des futurs présidentiable actuel ne propose de solutions radicales à ce problème. Et. Ous savez pourquoi ? Parce que personne ne serait élu en présentant les mesures que cela impliquerait.
On va donc lentement continuer à s’enfoncer et endetter les générations futures jusqu au point où l’économie s’étouffera de plus en plus, et où nous n’aurons plus de retraite future de soin ou d’écoles gratuites.
L’agonie sera lente et horrible et non la mise sous tutelle ne viendra pas comme un sauveur parce que les électeurs majoritairement depuis 30 ans et pour les 30 ans à venir sont incapables de comprendre ce que vous expliquez la.
Bref nous sommes une minorité et nous pissons dans des violon à parler de ce sujet autour de nous
Mais vous savez quoi ? Et bien moi aussi malgré tout je vais continuer d’en parler ;)
Merci !
@RetroGrie@Korben@vinceflibustier Restons en contact. Et malheureusement malgré votre supposition les grands programmes de numérisation sont à l’arrêt ou au ralenti faute de moyens.
Oui il faudra trouver un partenaire pour la conservation patrimoniale mais celui ci devrait garantir un délai de publication car sinon les labs n’ont rien à y gagner sinon financer des datasets pour leur concurrence. Les mécanismes existent déjà dans d’autres domaines. C’est pas innovant et ça marche très bien.
Merci 🙏 c est un sujet qui me tient à cœur. Et je pense que la polémique actuelle est largement surfaite. Il vaudrait mieux faire des entreprise de l’IA des partenaires efficaces à la préservation des contenu en les incitant à garantir la conservation car aujourd’hui tous les grands projets de numérisation patrimoniale sont à l’arrêt faute de financement.
On peut légitimement se poser la question. Surtout quand elle affirme qu’il n’y a aucun lien alors que le piratage actuel est passé par La PlateForme d’un Agent du service des impôts et que ces agents auront bien accès à l’ensemble des données de facturation électronique dans le futur, on peut donc tout à fait imaginer un piratage de millions voire de milliards de factures via le même circuit.
C’est l’idée faire financer par des entreprises privées qui ont un besoin, une action d’intérêt collectif et général. On pourrait même financer à l’image de ce qui est fait pour les plantes ou le software, des bunkers de conservation. Tiens à ça La Fondation ;) et je ne plaisante qu’à moitié sur le dernier point vue le context actuel 😅
Bon. Petite minute d’autosatisfaction collective :
on a quand même raison d’être ici.
Hier, je publie le même sujet sur X et LinkedIn, à quelques minutes d’intervalle.
LinkedIn : 8 381 relations → 684 impressions.
Ici : 128 abonnés → 3 700 vues.
Oui.
128 abonnés.
Le post a donc été vu environ 29 fois plus que mon nombre d’abonnés sur X.
Pendant que LinkedIn l’a montré à l’équivalent d’environ 8 % de mon réseau.
Et si on commet le crime statistique consistant à rapporter brutalement la diffusion à la taille du réseau de départ, on obtient un écart d’environ ×350.
Évidemment, impressions, vues, relations et abonnés ne sont pas exactement les mêmes métriques.
Ceci n’est pas une étude scientifique.
Mais ça illustre assez merveilleusement ce que j’aime ici.
Sur X, 128 abonnés ne signifient pas une audience de 128 personnes.
Ils sont juste le point de départ.
Si ce que vous écrivez intéresse des gens qui ne vous connaissent pas, le réseau est encore capable d’aller les chercher.
Et au fond, c’est exactement ce que j’attends d’un réseau social.
Je me fous assez largement que mes connaissances voient ce que j’écris.
Je veux que des inconnus qui s’intéressent au même sujet le voient.
C’est la différence entre un graphe social et un graphe d’intérêt.
Il existe évidemment une autre hypothèse :
les gens sur X sont peut-être simplement plus intelligents que ceux qui sont restés sur LinkedIn. 😇
L’expérience ne permet malheureusement pas encore de trancher.
(Oui, oui. J’ai bien écrit cette phrase sur X en 2026. Ça devrait à peu près contrebalancer les 14 000 articles expliquant qu’il ne reste ici que des bots, des idiots et des trumpistes.)
Donc aidons un peu la science.
Le post qui a servi de cobaye est ici :
https://t.co/cnQo3WRKUh
« Pourquoi j’espère qu’Anthropic ou Mistral récupéreront les livres de mon père pour les détruire. »
Après les avoir scannés, évidemment.
Continuez à le lire, le partager, le commenter et à faire exploser artificiellement mes magnifiques statistiques.
Je referai le point dans une semaine.
On verra jusqu’où 128 abonnés peuvent emmener un texte quand le réseau décide que le nombre d’abonnés n’est pas le sujet.