Le problème avec cet article, c’est qu’il ne fait pas que rapporter un témoignage : il le met en scène pour susciter l’indignation du lecteur. À force de souligner la détresse de l’élève et de présenter le niqab comme une simple expression identitaire, le texte efface presque complètement les raisons qui justifient la loi sur la laïcité. Résultat : au lieu d’éclairer le débat, il le biaise, en poussant le lecteur à voir une mesure de laïcité comme une injustice, et le voile intégral comme quelque chose de banal.
Après, il s’agit de Radio-Canada : sommes-nous tellement surpris? Ce de traitement de l’actualité s’inscrit dans une ligne éditoriale désormais largement connue, où l’on préfère l’empathie sélective et le cadrage idéologique à une présentation rigoureuse et équilibrée des faits.
https://t.co/NLoMCzLetr
La décision d’ouvrir les cégeps anglophones aux francophones ne devrait pas être fondée sur le fait que les étudiants sont adultes, mais bien sur notre choix collectif de financer ou de ne pas financer notre propre assimilation. #Loi101
UN GOUVERNEMENT DU PARTI QUÉBÉCOIS SE RETIRERA DU PROJET DE TGV FÉDÉRAL, UN FIASCO FINANCIER À 200 MILLIARDS DE DOLLARS, AFIN DE PRIORISER L’ENTRETIEN DES INFRASTRUCTURES VÉTUSTES
Au Parti Québécois, on se bat contre le gaspillage depuis des années. Et depuis des années, on démontre que le pire gaspillage de fonds publics a lieu à Ottawa à travers des dédoublements de ce qu’on fait déjà et des dérives idéologiques inutiles pour le citoyen.
À l’heure où nous sommes devant l’un des pires déficits de notre histoire au Québec et des infrastructures qui tombent en ruine, il faut faire des choix difficiles. Chaque dollar investi doit l’être en fonction de nos priorités et servir d’abord les missions fondamentales de l’État: la santé, l’éducation et la sécurité de tous. C’est là où notre argent devrait aller d’abord.
C’est pourquoi j’annonce aujourd’hui qu’un gouvernement du Parti Québécois retirera le Québec du projet de TGV Québec-Toronto du gouvernement fédéral. Je ne peux pas justifier aux Québécois que leur argent soit investi dans un projet pharaonique qui aura, selon les études, peu d’impact sur le trafic sur nos routes et qui risque fortement d’être un énorme fiasco financier. Le projet de TGV Alto est estimé maintenant à potentiellement près de 200 milliards de dollars par le Bloc Québécois; la part du Québec pourrait donc s’élever à autour de 40 milliards de dollars. Des sommes colossales que devront payer les Québécois pour plusieurs décennies. Le vrai problème en matière de transport collectif n’est pas que les Québécois ne puissent pas se déplacer efficacement pour aller à Toronto, mais plutôt qu’ils sont incapables de le faire à l’intérieur même de leur propre ville, où l’offre demeure insuffisante. Pour remettre le 40 milliards en perspective, la rénovation de l’hôpital Maisonneuve Rosemont, qui aura attendu tout le long des huit années de gouvernance caquiste, coûte 5 milliards.
Imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec 40 milliards. D’abord, les sommes sont tellement immenses qu’on pourrait, à la place, rénover la quasi-totalité de nos infrastructures vétustes : écoles, hôpitaux, routes et infrastructures de transport collectif. Le déficit de maintien des actifs du gouvernement du Québec est de 45 milliards de dollars. Près de 40% de nos bâtiments hospitaliers et 60% de nos écoles sont considérés comme vétustes. Nos routes nécessitent maintenant 31 milliards de dollars pour être remises en état. Le métro de Montréal aura aussi grandement besoin d’être modernisé dans les prochaines années, en plus d’autres projets de transport collectif structurant qui attendent leur financement.
Bref, nous n’avons ni le luxe, ni intérêt de nous payer un train à potentiellement 200 milliards dont l’objectif premier est de répondre au désir de « nation building » et de renforcement de l’unité canadienne par le gouvernement libéral fédéral. « Il faut se méfier de politiciens qui veulent compléter un mégaprojet à tout prix », nous disait Jean-Denis Garon, député de Mirabel du Bloc Québécois. Il a parfaitement raison.
Je sais que cette prise de position ne sera pas nécessairement populaire. Mais comme chef d’un parti politique qui aspire à former un gouvernement responsable, je ne peux pas cautionner ce gaspillage au détriment des projets vitaux pour la population. Le Parti Québécois n’est en ce sens pas opposé au TGV comme moyen de transport ou dans l’absolu, mais nous croyons tout simplement que l’urgence est à l’entretien et à la rénovation de nos infrastructures, pas au coupage de rubans. C’est pourquoi un gouvernement du Parti Québécois mettra un terme au projet de TGV Alto et exigera que les sommes nous soient directement versées sans condition afin d’investir dans ce qui est prioritaire au Québec : nos hôpitaux, nos écoles, notre réseau routier et notre propre réseau de transport collectif.
@PaulPlamondon@MarkoBlais J’invite tous les chefs de partis politiques au Québec à prendre un engagement aussi clair que celui de Paul St-Pierre Plamondon: « Un gouvernement du @partiquebecois mettra un terme au projet de TGV Alto Train! »
@SebBovetSRC@JFLisee@DimitrisSoudas@FBoivinGatineau Avant de bâtir du neuf, il faut réparer l'existant. Investir 40 milliards de dollars alors que les réseaux actuels en ont cruellement besoin serait une erreur de gestion majeure.
« FEMMES » OU « PERSONNES AYANT DES MENSTRUATIONS » : LE DÉBAT DOIT DEVENIR ÉLECTORAL
François Chapleau, professeur émérite, Département de biologie, Université d’Ottawa.
LA CONTROVERSE
Le débat des derniers jours est parti de deux pétitions déposées à l’Assemblée nationale par la députée libérale Jennifer Maccarone, au nom d’élèves de l’école secondaire FACE. Ces pétitions réclament la gratuité des produits menstruels, mais parlent de « personnes ayant des menstruations » plutôt que de « femmes » ou de « filles ».
Pour plusieurs, dont l’ancienne députée libérale et ex-présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat, c’est inacceptable (JdeM, 6 juin). Elle y voit une « insulte aux Québécoises » et une « invisibilisation des femmes ». La députée péquiste Catherine Gentilcore [1] tient le même discours en affirmant que la députée Maccarone et le chef libéral Charles Milliard cautionnent un effacement des femmes sous prétexte de rectitude politique.
Pourquoi des réactions aussi fortes, alors que, concrètement, les pétitions visent à améliorer l’accès à des produits essentiels ?
Parce qu’en arrière-plan, il y a une question fondamentale qui n’a pas de réponse politique claire : qu’est-ce qu’une femme ?
QU’EST-CE QU’UNE FEMME ?
La biologie est claire. Une femme est un être humain adulte de sexe femelle, c’est‑à‑dire dont le corps est construit, à la base, pour la production potentielle de gros gamètes (ovocytes). Cette définition ne dépend pas du fait que la personne puisse produire des gamètes à tous les moments de sa vie, ce qui compte c’est la structure de base de l’organisme (son appareil reproducteur, son développement) et le type de gamètes qu’il est conçu pour produire.
Les menstruations, les grossesses, certains risques de santé spécifiques sont liés à cette réalité corporelle. C’est sur cette base que se sont construites les luttes féministes et ont été obtenus les droits liés au sexe : contrôle de la fécondité, droits liés à la grossesse, protections face à la violence, sports féminins, etc.
Remplacer systématiquement le mot « femme » par des formules neutres comme « personne ayant des menstruations » pose donc problème pour celles et ceux qui considèrent qu’on efface ainsi une réalité biologique bien définie, précise et immuable pour tout être humain. En fait, cela constitue un déni de réalité.
LE CADRE LÉGAL ET LA CONFUSION ENTRE SEXE ET GENRE
Au Québec, le Code civil a été modifié pour permettre de modifier la mention du sexe inscrit dans ses documents civils par l’« identité de genre » (art. 70.1). Concrètement, on est passé d’un sexe fondé sur le corps (biologique) à un « sexe » déclaratif (identitaire), fondé sur un ressenti, et ce, sans véritable débat public de fond. Les formations politiques qui s’indignent aujourd’hui du déni de la réalité biologique des femmes, ou s’en disent « mal à l’aise », ont pourtant entériné juridiquement cette confusion.
On se retrouve donc devant deux visions du sexe.
Pour une majorité des femmes et une partie du mouvement féministe, le mot « femme » reste une catégorie matérielle liée au sexe femelle. Je le répète, en biologie humaine, la réalité de deux sexes et de seulement deux sexes est un fait.
Mais, pour un mouvement social et politique motivé par l’inclusion des personnes trans, le respect absolu des droits individuels et les dangers de la binarité sexuelle (patriarcat), les mots « sexe » et « femme » sont de plus en plus compris comme des identités déclarées, indépendamment du corps. Pour eux, est « femme » toute personne adulte qui se reconnait elle-même comme appartenant au sexe féminin. Cette confusion entre sexe et identité de genre se retrouve donc actuellement dans le droit québécois.
Le langage des deux pétitions faisant l’objet de la controverse montre que les jeunes sont à ce point confus dans leur vocabulaire qu’ils utilisent le terme « personnes menstruées » pour une réalité pourtant strictement liée aux corps femelles. Nier ainsi la réalité du sexe dans le discours scolaire ne relève pas d’une éducation éclairée : c’est un échec de la mission éducative de l’école et un échec de l’apprentissage de la pensée critique. Un programme scolaire de qualité devrait mettre l’accent sur la distinction entre les faits objectifs et les constructions sociales et les choix de vocabulaire.
LES PARTIS POLITIQUES ET LES FEMMES : L’ART DE MÉNAGER LA CHÊVRE ET LE CHOU
Charles Milliard affirme défendre les droits des femmes, mais ne rejette pas des formulations qui contournent le mot « femme » (JdeM, 6 juin). La CAQ propose une nouvelle constitution qui s’appuie sur l’égalité entre les femmes et les hommes, mais refuse de corriger l’article 70.1 du Code civil qui entretient la confusion entre sexe et identité de genre. Les membres du PQ ont adopté des positions reconnaissant la réalité des femmes, mais le parti ne les a toujours pas inscrites dans sa plateforme électorale.
Bref, on se dit « mal à l’aise » ou on affirme reconnaitre les femmes, sans remettre en question le cadre juridique et le vocabulaire qui créent la confusion. On entretient cette confusion plutôt que de la résoudre. Or, ce statu quo est malsain : on ne peut pas impunément traiter avec légèreté les droits et la réalité de 50 % de la population.
LES ACTIONS POLITIQUES À PRENDRE
Si les partis sont réellement sérieux à propos du respect de la réalité biologique et des droits des femmes, il ne suffit plus de belles déclarations. Il faut :
• Reconnaître explicitement que, pour toutes les questions liées au corps (santé, reproduction, sécurité, violences spécifiques, données statistiques), la catégorie « femmes » doit être définie sur une base biologique claire.
• Rouvrir le Code civil pour distinguer nettement le sexe (réalité corporelle) de l’identité de genre (réalité vécue et déclarée).
• Adopter une définition de « femme » qui reflète la réalité biologique, tout en maintenant, par ailleurs, des protections solides contre la discrimination fondée sur l’identité ou l’expression de genre.
Tout ceci ne nierait pas l’existence ni la dignité des personnes trans ou non binaires. Cette clarification des termes protégerait à la fois les droits fondés sur une réalité de corps (les femmes au sens biologique) et les droits fondés sur l’identité de genre.
Sans cette clarification, les controverses, comme celle des « personnes ayant des menstruations », vont se multiplier et la confiance du public, en particulier des femmes, envers les partis politiques continuera de s’éroder.
[1] https://t.co/TNR3DIfoQA
@anne0188@DroletRenee@VertPrisme28 Incroyable.. déconcertant...inadmissible. @FrChapleau , prof émérite de biologie, pourrait témoigner de cette dérive vers la 'fausse science" . Il a produit des vidéos explicatives sur la binarité des se*xes.
Lorsqu’une députée dépose deux pétitions qui remplacent le mot « femme » par l’expression « personne ayant des menstruations », ce n’est pas un progrès, il s’agit d’un recul et d’un manque de respect envers toutes les femmes.
« Le Parti libéral du Québec s’est fait complice d’une insulte aux Québécoises en déposant des pétitions occultant le mot « femmes », dénonce l’ex-députée libérale Christiane Pelchat. Elle somme Charles Milliard de corriger le tir ».
https://t.co/nSXQWS1P60
Le dépôt récent d’une pétition à l’Assemblée nationale utilisant l'expression « personnes ayant des menstruations » au détriment du mot « femmes » démontre un grave manque de jugement de la part de la députée libérale Jennifer Maccarone, une erreur maintenant cautionnée par son propre chef, Charles Milliard.
Ce dernier ne voit pas qu’il s’agit d’une erreur de cautionner l’invisibilisation des femmes. Tout comme il a manqué de jugement en affirmant qu’il y a deux langues officielles au Québec ou en annonçant qu’il ne protégera pas nos lois sur la laïcité.
Charles Milliard abdique son rôle de leadership et accepte de balayer l'existence même des femmes sous le tapis de la rectitude politique. Dans chacune de ses actions, un élu a le devoir de guider et de nommer les choses correctement, particulièrement lorsqu'il s'agit de réalités biologiques et de luttes historiques.
Ce n'est malheureusement pas un cas isolé, mais bien une tendance inquiétante. J’aimerais vous rappeler ma sortie sur les réseaux sociaux l’an dernier face à une publication de la ministre fédérale des Femmes et de l’Égalité des genres, Rechie Valdez, au sujet des menstruations, et qui elle aussi avait complètement et volontairement éludé le mot « femmes ». Elle avait ensuite dû se raviser et rectifier le tir.
Le combat des femmes pour la reconnaissance de leurs droits, de leur santé et de leur sécurité est toujours d'actualité. Le respect des Québécoises exige de la clarté et du courage politique, deux qualités qui font cruellement défaut à la direction du Parti libéral du Québec.
Au-delà des lignes politiques partisanes, je partage donc entièrement ces propos de l'ancienne députée libérale et ex-présidente du Conseil du statut de la femme, Christiane Pelchat : « Il faut respecter les femmes et respecter le droit des femmes à l’égalité. Et ça, ça passe par la non-invisibilisation des femmes. Et on ne peut pas se faire complice d’insultes aux femmes en déposant une pétition. »
Ce midi, j’ai eu l’occasion de m’adresser à la communauté d’affaires de Montréal, à l’invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, afin de présenter les grandes orientations économiques d’un gouvernement du Parti Québécois.
J’ai parlé de l’intention du Parti Québécois de changer totalement d’approche et de modèle économique, dans le but d’améliorer notre productivité ainsi que la croissance de notre PIB par habitant, qui est l’une des pires en Occident. Pour ce faire, nous donnerons le coup de barre nécessaire pour alléger la réglementation qui touche les entreprises, mais aussi les groupes communautaires et les autres organisations. Le Parti Québécois aura le courage et la volonté politique de mettre en place ce grand chantier de déréglementation.
Je n’ai pas utilisé la tribune de la CCMM pour faire des annonces coûteuses, contrairement à certains de mes collègues, puisqu’on doit reprendre le contrôle des finances publiques. Retrouver le chemin de la prospérité est absolument nécessaire, et, pour ce faire, il faut mettre fin au gaspillage éhonté. La mission de l’État, c’est d’offrir un environnement propice à la croissance économique, et non de distribuer des subventions au pif du ministre de l'Économie.
J’ai également réitéré qu’un gouvernement du Parti Québécois placera les PME québécoises au cœur de sa vision et mettra fin au bar ouvert des subventions afin que toutes les PME québécoises aient la même chance de prospérer. Nous irons de l'avant avec une diminution historique de leur fardeau fiscal.
Sur la sécurité et la paix sociale, j'ai annoncé il y a quelques semaines qu'un gouvernement du Parti Québécois fera de la lutte à l'itinérance la grande priorité sociale de sa première année. C’est 12 000 personnes qui sont désormais sans logement, une augmentation de 20 % en seulement trois ans. C’est inacceptable et on ne peut consentir à ce que la situation continue de se dégrader de cette manière.
Puis enfin, j’ai parlé de liberté, le dernier volet de notre politique économique qui est d’être pleinement maîtres de nos affaires. L’indépendance est un projet de création de richesse, un projet d’entrepreneuriat et une occasion inégalée de faire avancer le Québec économiquement, financièrement, en plus de nous débarrasser d’un gouvernement de trop.
Je tends donc la main à la communauté d’affaires pour qu’on se mette ensemble sur le chemin de la prospérité.
Quelle honneur de vous retrouver parmi les grands. Inspirante, courageuse et fière de son pays d’accueil, sans négliger ses origines, vous saurez propager les vraies valeurs et la fierté d’être https://t.co/UnaVH5ORwc. Félicitations madame Aboubakr! Vous avez tout mon soutien.
En principe des amis de la CAQ sont allés écouter Paul St-Pierre Plamondon ce midi à Montréal et reviendront au PQ.
En principe Christine Fréchette modifiera quelques éléments de son discours sur sa politique économique dès la semaine prochaine.
Ne soyons pas dupes.
Votons PQ.
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