@GabrielMalek9 Toujours cette même prémisse du gâteau fini. Alors que la seule question valable est comment on augmente la taille du gâteau. C'est ce que fait l'humanité depuis que l'humanité existe.
Il faudrait repousser l'âge légal de départ à presque... 68 ans: le Conseil d'orientation des retraites revoit en forte hausse le déficit du régime pour 2070
https://t.co/7ImzmkxUuL
Conclusion: le système par répartition actuel nous mène dans le mur.
Les actifs d’aujourd’hui et de demain ne pourront pas en supporter le poids.
Le déni démographique ne peut plus durer. Il est temps de changer de système.
Ces événements sont déplorables pour l’image du pays. Quand un Elon Musk retweet ces vidéos et génère 225.000 likes et 23 millions d’impressions (!), ce sont autant de touristes et d’investisseurs potentiels en moins en France. La tolérance zéro est une urgence absolue en incluant la sanction des parents des mineurs aussi (suspension des aides sociales, expulsion des logements sociaux…). Les leviers efficaces ne manquent pas. Ce laxisme vient s’ajouter à celui dans les comptes publics et dans l’organisation de la sphère publique pour précipiter le déclassement. Stop.
La France est ruinée. Le problème, c’est que comme souvent avec les pays riches, personne ne le ressent vraiment immédiatement. On continue à vivre normalement au milieu des déficits comme un adolescent qui claque le découvert de la carte bancaire de son père en boîte de nuit en commandant des bouteilles qu’il ne pourrait jamais payer lui-même. Tant que la musique tourne et que la banque ne bloque pas la carte, tout le monde fait semblant que le problème n’existe pas.
Ça fait des décennies qu’on finance notre niveau de vie à crédit. Retraites, dépenses publiques, administrations, aides, subventions, couches bureaucratiques ajoutées les unes sur les autres comme des extensions bricolées sur un vieux serveur qui chauffe déjà trop. La dette grossit, mais comme elle grossit lentement, le pays s’habitue. C’est le syndrome de la grenouille dans l’eau tiède version macroéconomie. On normalise l’anormal jusqu’au jour où les intérêts de la dette commencent eux-mêmes à devenir un monstre budgétaire.
Et le plus fascinant, c’est qu’en France, on parle souvent de l’argent public comme s’il apparaissait spontanément dans un coffre magique caché sous Bercy. Chaque problème devient une nouvelle dépense. Chaque crise appelle un nouveau chèque. Chaque tension sociale déclenche une perfusion budgétaire. On agit comme un trader sous c qui essaye de couvrir une position catastrophique en reprenant encore plus de levier. Pendant ce temps, la machine productive réelle du pays ralentit, les entrepreneurs partent, l’industrie souffre, et la seule chose qui semble encore fonctionner à pleine vitesse, c’est l’imprimante à dette.
Le problème avec ce genre de modèle, c’est que le réveil arrive toujours. Pas forcément sous la forme d’un grand effondrement hollywoodien avec musique dramatique. Souvent c’est plus lent, plus humiliant. Une perte progressive de souveraineté. Des taux qui montent. Une croissance qui disparaît. Des arbitrages budgétaires de plus en plus violents. Un pays qui découvre soudain que vivre au-dessus de ses moyens pendant quarante ans finit par avoir des conséquences très réelles.
Et honnêtement, le plus dangereux aujourd’hui, ce n’est même plus la dette. C’est le déni collectif autour de la dette. Parce qu’une société capable de regarder ses problèmes en face peut encore les corriger. Mais une société qui transforme chaque alerte économique en débat idéologique stérile finit généralement par attendre le mur pour vérifier s’il existe vraiment. Et l’histoire montre une chose assez simple : les murs, eux, existent toujours.
Un an après le passage en scop de Duralex l’entreprise redresse la tête avec une progression de ses revenus de 22 % cette année.
Les entreprises doivent être entre les mains des salariés loin des patrons inutiles qui ne pensent qu’à se gaver. https://t.co/oeSDeQrzcL
@RaveaudGilles La droite d'aujourd’hui aspire à la prospérité pour tous, via la croissance, le travail et la production de richesse. La gauche radicalisée a intérêt à maintenir une partie de la population dans la dépendance aux aides, ce qui sécurise sa base électorale.
"On est dans une société qui a une fascination pour la jeunesse", qui va "invisibiliser les personnes âgées", constate @JeromeGuedj. Il estime que la société doit "s’adapter au vieillissement" en l'intégrant à "toutes les politiques publiques". #ChaqueVoix
@Babar_le_Rhino Ce type de militant politique qui utilise son statut de journaliste et instrumentalise un film de cinéma pour promouvoir directement un parti politique est un danger pour la démocratie
La formule frappe, mais le raisonnement est faible, et le discours est convenu.
Avant le capitalisme, 90 % de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté, l'espérance de vie atteignait à peine 30 ans, et les famines étaient récurrentes. Aujourd'hui, ce taux est tombé sous les 10 %. Voilà ce qui devrait "sauter au visage".
L'idée que « tout » serait devenu marchandise est empiriquement fausse. Amitié, famille, art, science, bénévolat, recherche, engagement associatif : tout cela existe massivement hors marché, souvent plus qu'avant.
Le procédé rhétorique mérite d'être nommé : transformer une évidence - certains biens s'échangent sur des marchés - en accusation morale. Le glissement dispense de toute comparaison sérieuse avec ce qui existait avant, ou avec les sociétés qui ont tenté de supprimer le marché. Elles n'ont pas produit moins de marchandisation, mais davantage de privations et de violences.
Et si le capitalisme était aussi inhumain que Descola le décrit, comment expliquer que tant de gens, partout dans le monde, se battent pour venir vivre chez nous ? Les flux migratoires vont dans un seul sens, et ce sens dit quelque chose que les formules ne disent pas.
Il faut aussi voir que, dans une partie du monde intellectuel, attaquer le capitalisme est devenu un marronnier, un passage obligé, presque un rituel. On ne démontre plus, on signale son appartenance à une communauté de pensée. Cela explique pourquoi les mêmes formules reviennent depuis des décennies, indifférentes aux faits. C'est une paresse intellectuelle. Un conformisme de passions tristes.
Le travers de fond : la nostalgie pré-moderne, qui prête au passé des vertus qu'il n'a jamais eues.
Les vrais perdants ne sont pas les auteurs de cette critique, confortablement installés. Ce sont les populations dont l'intégration aux échanges est la seule voie de sortie de la pauvreté.
Pourquoi les intellectuels sont-ils si souvent socialistes ?
Les intellectuels pourraient avoir un faible pour les théories qui ouvrent la porte à une forme d’ingénierie sociale, qui impliquent que les changements positifs doivent être impulsés par le haut, de manière verticale. Pourquoi ? Parce que si le progrès naît de la mise en place de la recette de la bonne société, alors les intellectuels sont les garants du bonheur de leurs concitoyens, investis d’une mission : orienter la société vers un avenir meilleur. En revanche, si le progrès advient surtout par le bas, par l’initiative spontanée d’individus, par la société civile, par le marché, alors les intellectuels doivent se limiter à un travail descriptif, et ne peuvent avoir d’influence significative, en tout cas pas d’influence positive significative.
« L’idée de reconstruire entièrement la société, notait Hayek, séduit davantage l’intellectuel que les réflexions plus pragmatiques des tenants d’une amélioration graduelle de l’ordre établi. » Dans L’Opium des intellectuels, Raymond Aron raconte que si l’intelligentsia française, pendant la guerre froide, était plutôt hostile aux États-Unis, c’était justement parce que le pays avait enregistré d’immenses progrès grâce à l’entreprise individuelle de ses citoyens plutôt que par le biais d’une idée de génie (le communisme) appliquée à tous. [...]
Thomas Sowell, lui, constate que les intellectuels ont tendance à étudier, décrire et s’enthousiasmer pour les périodes de l’Histoire où ont eu lieu des changements législatifs (nouveaux droits, acquis sociaux, etc.) dont ils imaginent pouvoir s’attribuer partiellement le mérite, mais semblent indifférents aux améliorations de la condition humaine, parfois plus significatives, imputables à la vitalité de la société civile (même lorsque ce sont précisément ces progrès qui rendent possibles les acquis sociaux des décennies suivantes). [...]
Encore aujourd’hui, les sciences sociales ne se passionnent pas pour l’extraordinaire amélioration des conditions de vie en quelques décennies à Hong Kong, à Singapour, ou en Corée du Sud, permise par la réduction du poids de leurs gouvernements dans l’économie. Ce qui soulève une question : les intellectuels se disant attachés à la justice sociale ont-ils comme priorité l’amélioration du sort des plus malheureux, ou bien l’affirmation de leur propre importance dans l’amélioration du sort des plus malheureux ? « Ce qui préoccupe réellement les doctrinaires, écrivait Gustave Le Bon, ce n’est pas l’avènement du socialisme mais l’avènement des socialistes. »
Dans la même veine, l’essayiste Vera Nikolski a montré que les intellectuels sous-estiment l’influence du progrès technique dans la libération de la femme (électroménager, pilule, avortement, augmentation générale de la productivité ayant dévalué l’importance de la force physique) et surestiment celle des idées égalitaristes. Il est aussi amusant de noter qu’au XIXe siècle, pendant que John Stuart Mill appelait les universités à former « des esprits capables d’améliorer et de régénérer la société », décrivant l’élite intellectuelle comme des « têtes pensantes », « en avance sur le reste de la société », « sans qui la vie humaine serait stagnante » , la révolution industrielle transformait radicalement la condition humaine. Elle était menée entre autres par Thomas Edison et Henry Ford, qui n’étaient presque pas allés à l’école, et par les frères Wright (inventeurs du premier avion), qui n’avaient pas le bac. [...]
La discussion présente peut offrir une réponse à cette interrogation : comment expliquer la « tyranophilie » des intellectuels ? Pourquoi, tout au long du 20ème siècle, ont-ils affiché une telle complaisance pour les dictateurs de la pire espèce ? Réponse du philosophe Roger Scruton : « Les intellectuels sont naturellement séduits par l’idée d’une société planifiée, car ils pensent qu’ils en seront les responsables. » Selon l’anarchiste russe Bakounine, le but réel des intellectuels marxistes était l’instauration d’une « pédantocratie », c’est-à-dire un régime dans lequel les pédants (ici, les théoriciens marxistes) exerceraient les responsabilités. Le tort des démocraties libérales serait donc qu’étant libérales, elles « laissent une part à l’action spontanée de tous et de chacun, s’interdisent l’ambition de construire l’ordre social selon un plan et de soumettre l’avenir à leur volonté » (Aron). Si à l’inverse, le communisme a tant plu à l'intelligentsia, c’est peut-être car il s’agit, selon la formule de Jan Waclav Makhaïski, d’un « régime basé sur l’exploitation des ouvriers par les intellectuels ».
Orwell, dès 1946, livrait la même analyse. Au Royaume-Uni, les intellectuels les plus favorables à Staline, écrivait-il, sont « en général des individus sans éclat, frustrés par le système […], avides de plus de pouvoir et de reconnaissance. Ces individus se tournent vers l’URSS et y voient, ou croient y voir, un système qui élimine la classe supérieure, maintient la classe ouvrière à sa place et accorde un pouvoir absolu aux gens comme eux. […] Leur désir inavoué : remplacer le socialisme égalitaire par une société hiérarchisée où l’intellectuel pourrait enfin s’emparer du fouet ».
De retour d’un voyage à Cuba, Simone de Beauvoir, enthousiaste, a raconté la façon dont Sartre, elle-même et Fidel Castro ont arpenté l’île, notamment pour que ce dernier puisse « gronder » les paysans, leur « demander de faire mieux ». Un jour, ils sont passés devant des ouvriers qui construisaient un village. En un coup d’œil, Castro a discerné des défauts dans le projet architectural. Alors il « s’est jeté par terre de tout son long et il a dessiné sur le sable le plan d’un village ; on lui a apporté un bout de carton où il a recopié le plan. Les paysans l’ont acclamé : ils suivront ses indications. » Les ouvriers cubains, relate-t-elle avec ravissement, avaient « tout le temps la tête levée » pour voir si l’hélicoptère de Castro arrivait, avec l’espoir que celui-ci descende du ciel pour les éclairer de ses lumières. On ne peut donner plus belle métaphore de la verticalité.
En lisant l’entretien où de Beauvoir dit toute son admiration pour la dictature cubaine, il est difficile de ne pas y déceler une forme de paternalisme intellectuel, une fascination romantique pour un modèle de société où une élite éclairée guide le petit peuple dans le droit chemin. Cela semblait d’ailleurs être l’un des fils directeurs de sa pensée politique. Quelques années plus tôt, elle se réjouissait que le régime maoïste, par son appareil de propagande, tienne le peuple « au courant des événements », « lui en explique le sens et les raisons » et « le forme politiquement ». Comme le notait Orwell, certains intellectuels ne voient pas « la révolution comme un mouvement des masses auxquelles ils souhaitent s’associer ; ils l’envisagent comme un ensemble de réformes que eux, savants, vont imposer aux autres, membres de l’ordre inférieur ».