C'est toujours plaisant d'être surpris quand on pénètre dans une église.
Mais alors là, à St Savin, on touche au sublime.
Colonnes infinies peintes en trompe l'œil,
Étroite ef d'une longueur impressionnante...
Mais surtout, cette voûte en berceau ornée de peintures 😱
[Carnet de Culture]
Fil fresque parfait
Trois ⭐ dans le guide vert Michelin, patrimoine mondial de l'UNESCO et jamais entendu parler.
St Savin... Une église romane qui ne paye pas de mine de l'extérieur.
Sauf que dans la nef, MERVEILLE ABSOLUE
À dérouler ⤵️
Pourquoi tous les dirigeants occidentaux devraient lire The Blank Slate de @sapinker, le meilleur livre jamais écrit sur la nature humaine.
Pourquoi les belles intentions progressistes aggravent-elles si souvent les maux qu'elles prétendent guérir ? Parce qu’elles accouchent de politiques publiques qui reposent sur une mauvaise compréhension de la nature humaine. Bien gouverner, ce n'est pas afficher des objectifs vertueux, mais réussir à mettre en place les incitations (parfois cruelles en apparence) qui font converger des millions de volontés vers la paix civile et la prospérité. Or cela n'est possible que si l'on comprend ce qui meut l'individu. Voilà pourquoi l'élite occidentale ferait bien de lire le meilleur livre jamais écrit sur la nature humaine : The Blank Slate de Steven Pinker. Dans cet essai époustouflant, l’auteur montre qu’un dogme s'est emparé de notre intelligentsia : le mythe selon lequel le cerveau humain est une page blanche sur laquelle la société imprime sa marque. C'est cette croyance qui s’exprime lorsque l’on affirme que tout écart de représentation entre les sexes trahit une discrimination, que nos goûts ne sont que des conventions culturelles arbitraires, que l’échec scolaire d’un enfant est toujours imputable à son environnement, que les stéréotypes culturels sont la cause (et non le reflet) des comportements humains, ou qu'il suffirait de reconstruire la société pour façonner un homme nouveau.
Proposer une recension exhaustive d’un livre aussi riche serait impossible ; concentrons-nous donc sur l’une des manifestations les plus tenaces de la théorie de la page blanche : l’idée selon laquelle la « cause première » de la violence réside toujours dans des facteurs sociaux. « Tout le monde sait, déclarait Lyndon Johnson en 1967, que ce qui construit la violence est l’ignorance, la discrimination, la pauvreté, les maladies, le manque d’emplois. » Cette idée présuppose une anthropologie : celle du bon sauvage, pour qui la violence n'est jamais inscrite dans l'homme mais toujours dans nos institutions. Dans le monde académique, contester ce présupposé peut coûter cher. Pinker raconte en effet, parmi d’autres anecdotes édifiantes, que l'anthropologue Napoleon Chagnon fut victime d'une cabale académique après avoir documenté la fréquence des guerres et des raids chez les Yanomamö (société de chasseurs-horticulteurs en Amazonie). Il avait montré que les hommes qui tuaient le plus avaient davantage d'épouses et de descendants que les autres, ce qui impliquait que leur violence était « rationnelle » d’un point de vue évolutif (et donc que la sélection naturelle façonne peut-être autre chose que des bons sauvages). Chagnon fut accusé (à tort) d'avoir fabriqué ses données, fomenté les guerres qu'il décrivait, et même d’avoir contribué à un génocide !
Ce que ces campagnes d’intimidation cherchaient à étouffer n'était pourtant qu'un constat scientifique. Rassemblant les données, Pinker démontre que la violence est une stratégie inscrite dans le répertoire de la nature humaine. Pour ne citer que quelques éléments : le meurtre délibéré de congénères existe chez la plupart des chimpanzés ; une corrélation entre testostérone, dominance et agressivité est établie ; la taille et la force supérieures des hommes sont la signature d'un passé évolutif de compétition violente entre mâles ; l'âge le plus violent n'est pas l'adolescence mais la petite enfance (la moitié des garçons de deux ans frappent, mordent et donnent des coups de pied). Quand on observe ce dernier fait, remarque le professeur de sciences cognitives à Harvard, on comprend que la bonne question n'est pas « comment les enfants apprennent-ils à agresser » mais « comment apprennent-ils à ne pas agresser ? »
Pourquoi tant de gens rejettent-ils l’idée que la violence puisse être « naturelle » ? Premièrement parce qu’ils croient qu’admettre cela reviendrait à la cautionner. Pourtant, répond Pinker, « la violence humaine n’a pas besoin d’être une maladie pour mériter qu’on la combatte. Au contraire, l’idée que la violence est une aberration est sans doute dangereuse, car elle nous conduit à oublier la facilité avec laquelle elle peut éclater ». D’autant qu’aujourd’hui, ajoute-t-il, la culture de l’excuse ne vient pas d’une foi dans un déterminisme biologique mais d'une foi dans un déterminisme environnemental. En effet, lorsque l’on considère que le criminel est la victime impuissante de son conditionnement social, on tend à transférer la responsabilité du mal de l’individu à la société (incriminée tout entière pour les comportements déviants de certains de ses membres) et à abolir partiellement la responsabilité individuelle (chaque acte de violence étant « expliqué » par des facteurs sociaux antérieurs).
La deuxième raison pour laquelle les progressistes rechignent à localiser le mal dans le cœur humain tient à leur volonté de croire qu’il est possible « d’éliminer la violence par de bienveillants programmes sociaux plutôt que par une dissuasion punitive ». Ramsey Clark, ministre de la Justice de l'administration Johnson, exprimait cette vision dans un best-seller des années 1970 : « Des individus sains et rationnels comprendront qu’ils sont le mieux servis par une conduite qui ne cause aucun tort. Réhabilité, un individu ne pourra plus se résoudre à blesser autrui. »
Contre cette vision naïve, Pinker propose un modèle de la nature humaine où la violence n’est pas une pathologie mais souvent un choix rationnel auquel peuvent se résoudre même des individus sains (« pourquoi les gens dévalisent les banques ? Parce que c’est là que se trouve l’argent »). De même, contre la doxa néo-féministe, popularisée par Susan Brownmiller en 1975, qui veut que le viol n’ait « rien à voir » avec le sexe et soit le produit d’une construction culturelle patriarcale, Pinker montre que le mobile sexuel des violeurs est central.
Dès lors, les politiques publiques les plus efficaces contre la violence (sexuelle ou non) ne sont ni les campagnes de rééducation culturelle, ni les ateliers de déconstruction de la masculinité toxique, ni les cours d’empathie, mais celles qui « frappent directement les incitations rationnelles : une forte probabilité de sanction déplaisante élève le coût anticipé du délit ». Les psychologues évolutifs Martin Daly et Margo Wilson décrivent d'ailleurs la soif de vengeance comme le produit d'un mécanisme mental dont la fonction adaptative est « de faire en sorte que les contrevenants ne tirent aucun bénéfice de leurs méfaits » ; cet instinct humain augmente le coût individuel de la déviance (car le déviant s’expose à des représailles), et rend possible une société pacifiée. Si cet instinct n’est pas institutionnalisé, civilisé par l’État, il réapparaît sous la forme d’une culture de l’honneur souvent sanglante.
Un autre totem progressiste que Pinker réfute est l’idée selon laquelle nous serions tous prédisposés de la même façon à la violence. « Certains individus, écrit-il, sont par leur constitution plus portés que d’autres à la violence. […] Les individus enclins à la violence ont tendance à être impulsifs, d’intelligence réduite, hyperactifs et peu attentifs. Ils sont vindicatifs, prompts à la colère, rebelles à l’autorité, perturbateurs, et ils tendent à tout mettre sur le dos des autres. Ces traits apparaissent tôt dans l’enfance, persistent tout au long de la vie et sont fortement héritables. » De là une conséquence que l'on oublie trop souvent : la prison ne sert pas seulement à dissuader. Elle sert aussi à mettre hors d'état de nuire cette petite minorité d'individus au tempérament (en partie héréditaire) très criminogène. Le bénéfice de la neutralisation de ces récidivistes, parce qu'ils concentrent une part disproportionnée des actes violents (7 % des jeunes hommes commettent 79 % des délits de violence avec récidive, rapporte Pinker) est immense.
En outre, l'héritabilité partielle de la prédisposition à la violence invite à bien sélectionner les individus que l'on accueille dans notre pays : celui qui est davantage porté aux comportements prédateurs que la moyenne transmettra une part de cette prédisposition à sa descendance. « Les unes après les autres, les études montrent que la tendance à commettre des actes antisociaux, entre autres à mentir, voler, déclencher des batailles et détruire le bien d'autrui, est en partie héréditaire », écrit Pinker. On pense aux travaux de l'économiste Gregory Clark qui, dans un livre référence (The Son Also Rises), a reconstitué les trajectoires de milliers de familles immigrées sur plusieurs siècles. Son constat : les lignées qui se sont rapidement intégrées ont souvent contribué positivement au pays de génération en génération ; celles qui ont échoué d'emblée sont souvent restées à la traîne pendant des siècles. Si le statut social se transmet avec une telle inertie, c'est que sa racine est parfois partiellement génétique. Encore une fois, une compréhension de la nature humaine ancrée dans les faits (plutôt que dans le dogme) peut orienter l’action publique pour le meilleur.
Pour finir, anticipons une question : un livre qui montre que la nature humaine est traversée de passions diverses et parfois sombres n’est-il pas déprimant ? Non, au contraire. Une fois dissipées nos illusions sur la bonté originelle de l'homme, on comprend que la civilisation est une prouesse, que la paix n'est pas notre état naturel, mais une conquête. On apprend à aimer la société dans laquelle on vit. À l’inverse, c’est lorsque l’on adhère à une vision candide de la nature humaine que l’on nourrit un ressentiment envers nos sociétés, parce qu’on cherche à expliquer non pas la rareté relative du mal, mais son existence même. Aussi interprète-t-on sa persistance (par exemple aujourd’hui : celle des violences faites aux femmes) comme le symptôme d’une faillite collective (culture du viol, patriarcat, etc.). De même, dans la sphère économique, ce que l’on cherche à expliquer n’est pas la prospérité (envisagée comme l’état naturel des choses), mais la pauvreté, dont la persistance justifierait la condamnation de notre système économique. « Lorsque nous ne prenons pas la mesure des progrès laborieusement réalisés par l’humanité au fil des siècles, écrira Pinker dans Le Triomphe des Lumières (2018), nous en venons à croire que l’ordre et la prospérité sont l’état naturel des choses, et que chaque problème est un scandale qui exige de blâmer des malfaiteurs ou de démanteler des institutions ».
Pinker, lui, nous dit que l’homme est un animal imparfait dont nos institutions canalisent la part d’ombre, nous rappelle que la civilisation est un acquis fragile, et nous invite, dès lors, à entreprendre tout changement d'une main tremblante. On songe à la phrase du philosophe Thomas Sowell : « Certains intellectuels se demandent rarement pourquoi nos sociétés ne connaissent pas la pauvreté de l’Inde, l’oppression politique de la Corée du Nord, l’anarchie du Libéria, ou les massacres du Rwanda. Il ne leur vient donc pas à l’esprit que cela pourrait être lié aux valeurs, aux traditions, et aux constructions sociales qu’ils s’acharnent à déconstruire. » Pinker se définit avant tout comme un libéral, mais, comme Sowell, dans le sillage duquel il s’inscrit, cela ne l’empêche pas d'être finement conservateur.
"Vers la fin des bus à hydrogène à Pau, inaugurés par Emmanuel Macron (et François Bayrou) en 2020 : « C’était un pari perdu d’avance ». Peut-on déjà parler d’un cuisant fiasco ? Au bout de six ans seulement, les bus à hydrogène vont être abandonnés au profit de modèles électriques et hybrides. Inauguré en grande pompe fin 2019, puis par le président de la République Emmanuel Macron début 2020, le bus à hydrogène de Pau, baptisé Fébus par François Bayrou, était l’une des vitrines politiques du premier mandat de l’ex-maire. Cette énergie propre devait faire basculer la ville dans le futur. Enfin, ça, c’était sur le papier. Dans les faits, outre la mise en place très coûteuse de cette technologie (70 millions d’euros à l’époque pour l’ensemble de la ligne, avec 15 millions d’euros de subventions), la maintenance des appareils s’avère très compliquée depuis que le constructeur des bus a déposé le bilan. De plus, le fonctionnement de la station de production d’hydrogène, erratique et émaillé de pannes, a obligé l’ancienne majorité à faire acheminer régulièrement le gaz..." https://t.co/ea1EfeblWa
la clim coute 10, faisons plutôt un grand programme d'isolation qui coûte 100, auquel il faudra ajouter de la cilm qui coûte 10 quand même ; sinon c'est se vautrer dans de la politicaillerie.
Les résultats de Google sont exceptionnels,
Les résultats d’Amazon sont exceptionnels,
Les résultats de Microsoft sont exceptionnels,
Les CEO commencent à nous dire sans détour que la croissance du cloud accélère à une vitesse totalement délirante, grâce à la demande en IA.
Je suis désolé de dire ça, mais…
À compter d’aujourd’hui, je considère que toute personne qui continue d’être pessimiste sur l’une de ces 3 entreprises ne sait tout simplement pas lire un rapport trimestriel.
Il est bon de rappeler que messieurs T.Piketty et G.Zucman annonçaient le pire pour l’Argentine sous Milei.
Normalement, lorsque les faits vous donnent tort dans des proportions aussi peu communes, cela devrait être disqualificatif.
Je discutais il y a quelques lustres avec un gestionnaire de logements sociaux « tu vois Franck, quand on nous demande de louer pas cher, de veiller à la mixité sociale et en donnant la priorité aux plus précaires, il y a deux objectifs de trop. Un HLM c’est « loyer modéré ». Si on nous laissait faire que cela on le ferait très bien. C’est quand on nous impose d’autres objectifs que l’on se casse la gueule ».
Je pensais à cela en lisant la prose de ce qui nous sert d’écologie politique. Viser à généraliser les produits bios, locaux ET de qualité, ça va juste à l’encontre des principes de base de l’économie alimentaire. Par exemple, le bon beurre se produit dans les régions de pâtures grasses. Dans les Landes ou en garrigues, le beurre local et bio ne peut pas être de meilleure qualité que celui de Normandie. Du coup cette « écologiste » elle permet aux cantines occitanes le bon beurre de Normandie ou elle impose le beurre médiocre local ?
Et si en plus de cela il faut tenir compte de ce qui est « bon »pour le paysan ET le consommateur ET la planète ET le climat ET la biodiversité locale ET le pouvoir d’achat, on ne s’en sortira pas.
La noblesse du politique, c’est de savoir hiérarchiser les priorités, et trancher entre intérêts contradictoires. Ce que l’on fait de moins en moins depuis Jospin il y a maintenant 30 ans, et plus du tout ces 15 dernières années de hollando-macronisme (le « en même temps » ça vous parle ?)
Ce n’est pas étonnant que la France ressemble de plus en plus à une cité HLM dégradée, c’est la même politique qui est mise en œuvre, avec les mêmes effets.
One month maths and AI.
En 1 mois, c'est plus de 2 revendications par jour en moyenne de problèmes mathematiques ouverts resolus par ou grace à l'IA.
What a time to be alive.
On associe en général le monopole à des profits trop importants captés par les actionnaires. Mais ce n'est pas systématique.
En France, les monopoles publics bénéficient d'abord à leurs salariés qui s'octroient des rémunérations et des avantages sur le dos des clients et des contribuables. C'est le cas d'EDF mais aussi de la SNCF, de la RATP, de l'audiovisuel public, des contrôleurs aériens, et de manière générale des opérateurs publics.
Le monopole est alors utilisé comme un moyen de blocage, et la remise en cause des privilèges conduit systématiquement à la grève. Et le mythe du service public et du manque de moyens sert alors de paravent au maintien des rentes.
C'est pour cela que la privatisation et la mise en concurrence est généralement une bonne chose pour les contribuables comme pour les consommateurs: plus d'efficacité, moins de rentes.
La mairie de Paris a publié un document de 92 pages pour "préparer Paris à un dôme de chaleur". A aucun moment il n'est mentionné la nécessité de climatiser écoles ou logements individuels.
Dans le Monde, une tribune démontre par A+B que le DPE « pénalise l’électricité au profit des énergies fossiles ». C’est donc pire que de l’inaction climatique, c’est de l’action à contresens.. https://t.co/VY3ZG1Z9xb
En France, celui qui consomme les services publics locaux ne les paie pas. Celui qui les paie ne les consomme pas. Et il lui est INTERDIT, par décret, de les refacturer. 🌀
Suivez bien, parce que cette anomalie-là, personne n'en parle jamais.
Un locataire s'installe. Il scolarise ses enfants dans l'école communale. Il roule sur la voirie communale, profite de l'éclairage, de la crèche, du gymnase, de la médiathèque. Qui finance tout cela ? La taxe foncière.
Et qui paie la taxe foncière ? Pas lui. Le propriétaire. Qui, souvent, n'habite pas la commune, n'y consomme aucun service, et n'y vote même pas. 🏫
Vous pensez : « le propriétaire n'a qu'à la répercuter dans les charges ». Impossible. Le décret du 26 août 1987 fixe une liste LIMITATIVE des charges récupérables sur le locataire. La taxe foncière n'y figure pas. Toute clause contraire est réputée non écrite. Seules les ordures ménagères (TEOM) passent. Le reste : interdit. 📜
« Dans le loyer, alors ? » Raté aussi : le loyer est encadré. Double verrou. Le propriétaire absorbe — 1 117 € par an en moyenne, +41 % en dix ans.
Maintenant, le plus fort. Ce système avait autrefois une logique.
Jusqu'en 2023, le locataire payait la taxe d'HABITATION : sa contribution aux services qu'il consommait. L'occupant payait l'usage, le propriétaire payait la détention. Bancal, mais cohérent.
Puis on a supprimé la taxe d'habitation. Applaudissements généraux. Personne n'a lu les petites lignes :
🕳️ L'occupant ne paie plus RIEN pour les services locaux dont il est l'unique bénéficiaire.
🕳️ Les communes, privées de recette, se sont rattrapées sur la seule matière captive restante : la taxe foncière. +7,1 % en 2023. +41 % sur dix ans.
🕳️ Le bailleur est devenu le contribuable local captif : il paie l'école des enfants d'un autre, dans une commune où il ne met pas les pieds — et où il ne vote pas.
Il existe un nom historique pour ça : TAXATION WITHOUT REPRESENTATION. C'est le slogan qui a déclenché la Révolution américaine en 1776. En France, en 2026, c'est le statut ordinaire du bailleur. 🇺🇸
Et la preuve que ce n'est pas un « principe comptable » mais un choix politique pur :
⚖️ En bail COMMERCIAL, la taxe foncière est librement refacturable au locataire. Même pays, même impôt, même logique économique — mais un locataire qui vote moins nombreux.
🇩🇪 En Allemagne, la Grundsteuer est une charge récupérable ordinaire, ligne banale du décompte annuel du locataire.
🇬🇧 Au Royaume-Uni, la council tax est due par l'occupant. Logique : c'est lui qui consomme.
La France a inversé le principe le plus élémentaire de la fiscalité — le bénéficiaire-payeur — et l'a verrouillé par décret.
Ces « anomalies comptables » ne sont jamais des accidents. Prises une par une, elles semblent techniques. Mises bout à bout — charges non récupérables, loyers encadrés, DPE, foncière en explosion — elles dessinent toutes la même flèche : déplacer silencieusement la charge vers celui qui possède, en pariant qu'ils sont trop peu nombreux pour compter dans une urne. 🪤
Le locataire croit que son loyer est trop cher. Il ne voit pas que dedans, il y a l'école de ses enfants — que son bailleur n'a pas le droit de lui montrer sur la quittance.
La transparence serait révolutionnaire : une ligne « votre part d'impôts locaux » sur chaque quittance. C'est précisément pour ça qu'elle est interdite. Comme ça tout parait gratuit ⬇️
(Sources : décret n° 87-713 du 26 août 1987 ; loi de finances 2018-2020 — suppression de la taxe d'habitation ; DGFiP Statistiques n° 46, mai 2026 ; UNPI ; droit comparé : Betriebskostenverordnung (DE), Local Government Finance Act 1992 (UK))
@VaeVix Bon, là, l'idée est de leur payer une centrale nucléaire par an, ça aura plus d'effets sur les émissions que tout ce que la France pourra faire, et accélérera leur decarbonation.
@VaeVix Que penses tu de l'idée d'offrir des centrales nucléaires à l'Inde ou de les faire payer 1 Md€, histoire de préserver leur fierté ? Ça aura plus d'effet que tout ce qu'on peut faire en France.