Comme d'hab qd j'ai un post qui perce je vous présente mes albums de musique pour enfants pour apprendre les multiplications: 4 styles musicaux (rap, rock, reggae, pop) des histoires rigolotes et du vocabulaire varié pour apprendre en rire et en chanson 😊
https://t.co/goBUxdjRj5
Cette vidéo vient d’Espagne. Elle permet de comprendre la vitesse de propagation d’un incendie.
Les flammes sont éloignées, en moins de 8 minutes elles sont au niveau de la caméra.
Flippant.
Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre.
Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement.
Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire.
Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas.
Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé.
Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin.
La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher.
Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés.
Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage.
💔🌍
Vraiment la vie privée c’est un droit qu’on refuse qu'aux plus pauvres en fait.
Les chômeurs doivent justifier leur situation tous les mois, sinon radiation.
Les gens au RSA doivent raconter leur vie familiale dans les moindres détails (sinon on t’accuse de frauder) tous les 3 mois.
Les personnes handicapées doivent remplir un dossier à la MDPH super intrusif juste pour avoir l’AAH, et qui en plus doit être renouvelé tous les 3-4-5 ans, même si t’as un handicap à vie.
Mais les députés et sénateurs, eux, peuvent refuser de justifier 6 000 € d’argent public par mois au nom de leur " vie privée" sans qu’on leur enlève quoi que ce soit.