🇫🇷 La France fait déjà partie des pays de l’UE avec le moins de vacances d’été : 8 semaines.
Les réduire encore, surtout avec les canicules, est-ce vraiment la bonne idée ?
À partager pour informer le grand public.
Leda, a Spartan queen, being seduced by Zeus, who took the form of a swan in Greek mythology. 1st century AD fresco, Naples National Archaeological Museum.
Merci à Christophe Clavé pour cet éclairage sur l’appauvrissement de la langue et la ruine de la pensée 🙌
"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté."
Christophe Clavé
Louis Pouzin a 95 ans.
Il vit aujourd'hui en EHPAD, atteint d'Alzheimer.
La Chine le reconnaît comme l'inventeur d'Internet.
La France, à peine.
Cette longue interview de Chantal Lebrument, sa biographe et compagne, mérite plus que le détour : elle mérite l'arrêt complet.
On y retrouve le polytechnicien entré à 17 ans, passé par le MIT où il contribue à ce qui deviendra le langage "Shell". Puis l'homme du projet Cyclades, né du Plan Calcul, qui invente en 1972 le datagramme : des paquets de données autonomes, circulant comme des cartes postales, chacun trouvant sa route. Vinton Cerf et Robert Kahn s'en inspireront directement pour TCP/IP.
Le socle de l'Internet mondial est bien une idée française.
Ce que l'interview rappelle avec une précision douloureuse, c'est que Cyclades n'a pas été vaincu par la supériorité américaine. Il a été étouffé à Paris. Les PTT, Ambroise Roux, les intérêts liés aux circuits virtuels puis au Minitel : la concurrence la plus efficace contre l'innovation française fut française.
Les Américains, eux, ont mis huit ans à stabiliser TCP/IP, en laissant de côté ce que Pouzin avait pensé dès l'origine : la sécurité.
C'est là que l'entretien bascule du témoignage vers l'actualité. Pouzin n'a jamais cessé de penser l'après. RINA (Recursive InterNetwork Architecture, architecture inter-réseaux récursive) et Open Root portent sa vision d'un réseau sûr par conception, plus rapide, moins coûteux, déjà exploré par Airbus ou l'université d'Oslo. Pendant que nous débattons de la confiance dans le cloud, l'alternative au protocole même qui nous rend vulnérables existe, et elle est française.
Prix Queen Elizabeth d'ingénierie à Londres. Reconnaissance officielle à Pékin. Silence poli à Paris, où l'homme a vécu frugalement, sans jamais monétiser ce que d'autres ont transformé en empires.
Regarder cet entretien, c'est comprendre que notre dépendance numérique ne fut pas une fatalité technique. Elle fut une décision. Et ce qui fut décidé peut se décider autrement.
👉 Lien de l'itw en commentaire.
✨ Ce n'est pas une galerie de musée, mais une simple cage d'escalier.
À l'intérieur de la Maison Hannon, à Bruxelles, chaque détail participe à une véritable œuvre d'art : fresques, mosaïques, boiseries, ferronneries et vitraux s'unissent pour créer un chef-d'œuvre emblématique de l'Art nouveau.
Construite en 1904, cette demeure a été imaginée par l'architecte belge Jules Brunfaut pour l'industriel Édouard Hannon.
La fresque monumentale qui orne la cage d'escalier a été réalisée par l'artiste français Paul Baudouin, faisant de cet intérieur l'un des plus remarquables témoignages de la collaboration artistique du début du XXᵉ siècle.
📍 Maison Hannon, Bruxelles, Belgique
🖌️ Fresque : Paul Baudouin
📸 thedustyvalise
🇫🇷 Une restauration spectaculaire redonne vie à cette stèle égyptienne !
Brisée en deux à la fin du 19ème siècle à la suite d’un accident survenu pendant la guerre franco-prussienne de 1870., cette stèle vient de retrouver toute sa splendeur grâce à une restauration exceptionnelle s’appuyant sur les technologies les plus récentes.
Elle appartenait à Imény, contrôleur des travaux sous le pharaon Amenemhat II (vers 1900 av. J.-C.). Son texte demande aux passants de faire des offrandes et des prières pour assurer sa vie éternelle et celle de sa famille. À découvrir au Louvre :
La stèle d’Imény est actuellement présentée dans le département des Antiquités égyptiennes du musée, salle 337, aile Sully.
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🌎 A spectacular restoration brings this Egyptian stele back to life!
Broken in two at the end of the 19th century following an accident during the Franco-Prussian War of 1870, this stele has just regained its full splendor thanks to an exceptional restoration using the latest technologies.
It belonged to Imeny, a works supervisor under Pharaoh Amenemhat II (circa 1900 BC). Its inscription asks passersby to make offerings and prayers to ensure his eternal life and that of his family.
See it at the Louvre: The Imeny Stele is currently on display in the Department of Egyptian Antiquities, Room 337, Sully Wing.
La mosaïque des jeunes sportives romaines en concours de la Villa Casale du IVe siècle en Sicile..
Elles portent l'ancêtre du bikini avec en haut, la fascia pectoralis en tissu et le bas un subligaculum en cuir, dont certains modèles ont été retrouvés en fouille.
📘 Aujourd’hui sort "J’apprends avec l’IA".
Un guide pensé à destination des élèves pour comprendre, vérifier, reformuler, s’entraîner, sans laisser l’outil penser à leur place.
Et si vous le croisez en librairie, je serai ravi de le voir passer ici 📷️
https://t.co/yHeBf8QqBL