Assainir la dette publique est une chose ; utiliser celle-ci comme un levier de financement des infrastructures et des priorités du Gouvernement tout en maintenant sa souténabilité comme nous le faisons depuis 2019, résulte de la cohérence de l'action publique et d'une vision stratégique.
Alors que les pays de l'Afrique Sub- Saharienne affichent en moyenne un niveau d'endettement de 60 % par rapport à leur PIB, insinuer qu'un endettement de moins de 20 % du PIB comme c'est le cas de la RDC, de nos jours, serait un fardeau, resulte soit de la mauvaise foi politique, de la méconnaissance des fondamentaux en matière de gestion économique et financière ou encore d'une absence de vision stratégique en matière du financement de développement.
Quant au fameux héritage économique du passé, on croirait que Monsieur le Senateur à vie, est tombé à la fois dans un deni et une dénégation psycologique.
On croirait entendre un ange du ciel qui parle du satan. Ironie du sors.
En 2019, il nous laisse un pays avec un PIB nominal d'environ 50 Milliards USD, au terme de ses dix huit (18) ans de gestion ; 1,3 Milliard USD des reserves de change à la BCC ; un budget de 4 Milliards USD ; un déficit du compte courant de la balance commerciale de (-3,2%) du PIB ; aucun accès aux marchés des capitaux internationaux et aucun programme avec le Fonds Monétaire International suite à la mauvaise gouvernance et l'absence de transparence.
En 2026, nous avons un PIB nominal de 120 milliards USD ; 8 milliards USD des reserves de changes ; un budget
de 18 milliards USD ; un deficit du compte courant reduit à (-1,3%) du PIB en 2024 ; un accès aux marchés financiers internationnaux et trois programmes formels avec le Fonds Monétaire International.
Entre ces deux périodes de gouvernance, aucune comparaison possible. C'est la nuit et le jour, comme diraient les communs de mortels.
Par manque de transparence et pour avoir refusé de publier des contrats léonnins signés avec nos sociétés d'Etat du secteur minier, sous sa gouvernance, la RDC a été privée d'un programme formel avec le FMI.
Et sur le plan social et autres, c'est le même constat.
Comparer la RDC de 2019, sans gratuité de l'enseignement primaire, sans gratuité de la maternité, sans aucun système d'assurance de santé pour les Professeurs des Universités et les Magistrats, sans aucune université moderne construite durant dix huit (18) ans, sans aucune nouvelle piste d'atterissage d'avion, sans aucun bâtiment administratif territorial construit dans nos 145 territoires, sans aucune route asphaltée à Isiro, Bunia, Kananga, Kikwit, Buta...; à celle de 2026, est la preuve d'une mauvaise foi criante.
La RDC d'aujourd'hui est un pays en pleine transformation économique et sociale. Une économie robuste, résiliente et engagée vers sa diversification. Un pays plus crédible et une nation qui se transforme.
Sous le leadership de SEM, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, nous continuons les efforts de la reconstruction de notre pays et faisons appel à tous ceux qui veulent participer à cette oeuvre.
Le processus du dialogue a été lancé, tous les fils et toutes filles de la RDC devront venir exprimer non seulemnt leurs desaccords, mais également renouveller le serment d'un Congo uni et indivisible.
Et même ceux qui portent les armes, deposez celles-ci, revenez à la raison, et engagez-vous sur le chemin de la paix ainsi que la redemption à travers un dialogue, sans condition.
Il est possible d'exprimer nos desaccords sans tuer nos compatriotes innoncents, comme c'est le quotidien à l'Est de notre pays.
Vivement la Paix.
When will Rwanda withdraw from DRC 🇨🇩 Mr. President? My question 🙋♀️ for today stay tuned. 🇨🇩 Monsieur le Président, quand le Rwanda se retirera-t-il de la République démocratique du Congo ? Ma question du jour. Restez à l’écoute ! 🎙️
JE SUIS UN SURVIVANT ET JE NE ME TAIRAI POINT :
Azarias Ruberwa se présente aux Etats-Unis comme un « acteur impartial » de la paix ??? Avant de lui accorder ce crédit, rappelons son parcours, tel que l'ont documenté l'ONU, Human Rights Watch, Crisis Group, et d’autres organisations crédibles.
Je tiens à préciser que pour chaque élément mentionné dans ce long post, il existe des sources fiables sur internet. Je peux les fournir en cas de besoin :
1. D'octobre 2000 à juin 2003, Ruberwa est secrétaire général du RCD-Goma, mouvement armé soutenu par Kigali. Il en est le chef politique de facto.
2. 14 Mai 2002 à Kisangani (La ville où j’ai grandi) : le RCD-Goma réprime une « mutinerie » portée par les jeunes de la commune de Mangobo qui protestaient contre le Mouvement Rebelle.
Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, il y a eu au moins 163 morts, ainsi que des exécutions sommaires, des viols et des pillages.
Certains de mes amis avaient été éventrés à la baillonnette, puis les militaires du RCD avaient rempli leurs ventres de pierres, avant de jeter leurs dépouilles dans la rivière Tshopo.
3. Le Conseil de sécurité a tenu le RCD-Goma pour responsable. Il a exigé que les auteurs et ceux qui ont donné les ordres soient jugés. Aucun commandant n'a été poursuivi. Tous couverts par leur hiérarchie (dont Monsieur Ruberwa)
4. HRW arrive quand même à enquêter et cite à Kisangani une figure importante comme responsable : Laurent Nkunda, alors commandant de la 7e brigade du RCD-Goma (dont la garde rapprochée avait tiré sur nous – je n’avais que 15 ans – le 5 Juin 2000 au début de la guerre de 6 jours). Retenez ce nom : LAURENT NKUNDA.
5. En 2004, Ruberwa est vice-président de la RDC, chargé de la défense et de la sécurité. Nkunda, ex-officier du RCD-Goma, prend Bukavu. HRW documente des meurtres, des viols et des pillages.
6. Interrogé par IRIN, Nkunda renvoie la responsabilité à sa hiérarchie du RCD-Goma et cite Ruberwa en premier.
7. La suite est connue. Nkunda fonde le CNDP avec d'ex-combattants du RCD-Goma. En 2012, d'ex-CNDP créent le M23. RCD-Goma, puis CNDP, puis M23 : une même lignée armée.
8. Ruberwa n'a pas créé le M23, mais il a dirigé politiquement le mouvement dont cette lignée est issue. On attend toujours de lui un examen public et honnête de cet héritage.
9. Aujourd'hui, le M23 est redevenu le groupe le plus meurtrier à l'Est de la RDC : au moins 114 civils tués en juin 2026 selon le Kivu Security Tracker. Au Nord-Kivu seulement, OCHA comptait 1,23 million de déplacés internes suite aux conflits armés, en fin février 2026.
10. C'est dans ce contexte qu'il faut lire les propos d'hier de Monsieur Ruberwa aux États-Unis, selon lesquels les swahiliphones seraient discriminés en RDC du simple fait de leur langue.
11. Le swahili est l'une des quatre langues nationales de la RDC. La Constitution OBLIGE l'État à en assurer sa promotion sans discrimination.
12. Il peut arriver que par ignorance ou manque d’instruction, quelques hors-la-loi tiennent des propos condamnables envers une personne qui s’exprime en swahili (ça m’est déjà arrivé à Goma à cause de mon lingala), mais une dérive combattue par l'Église, la société civile et la loi n'est pas une politique d'État. La présenter ainsi à l'étranger revient à déformer la réalité pour poursuivre un agenda obscur.
13. Ce récit d'un État qui persécuterait une partie de son peuple du simple fait de sa langue ou son ethnie est précisément celui qu'utilise l'AFC/M23 pour justifier ses actions armées. Le reprendre subtilement comme l’a fait Monsieur Ruberwa, c'est s’aligner derrière une approche inconstitutionnelle qui sème mort et désolation au sein des populations Congolaises.
14. En février 2026, Ruberwa alertait sur des frappes contre les civils de Minembwe, et il avait raison de le faire. Mais une défense crédible des civils vaut pour toutes les victimes, y compris celles du M23.
La suite en commentaire. ⬇️