Sociologie du cycliste militant, ou la piste cyclable comme chemin de croix
Il existe dans les grandes villes une espèce que l'on entend avant de la voir, à cause de la sonnette : le Cycliste Militant. Casque vissé, regard moral, vélo à 2 800 euros cadenassé avec 90 euros d'antivol.
Il vit dans le 10e ou à Nantes centre, et ne roule pas : il témoigne. Un feu rouge est une suggestion, un trottoir un détail, un sens interdit une interprétation. Il exige des automobilistes un respect absolu du code de la route, et se réserve le droit d'en débattre pour lui-même. Quand il grille un passage piéton, c'est « une question de sécurité ». Quand c'est une voiture, c'est un homicide.
Il réclame la suppression des places de parking avec la ferveur d'un croisé. Peu importe que l'infirmière de nuit finisse à 6 heures, que le plombier transporte 40 kilos d'outils ou que la grand-mère ne puisse plus faire ses courses : la piste cyclable est un horizon moral. Dans un garage de Seine-et-Marne, une Volvo familiale l'attend pour les week-ends, « parce qu'on ne peut pas tout faire à vélo ».
Son ressort profond est la supériorité sans effort. Il a trouvé le seul combat où l'on peut dominer moralement des inconnus en pédalant. Chaque coup de sonnette est un sermon, chaque embouteillage une preuve à charge.
Il est sincèrement persuadé de sauver la planète, et de rendre service aux autres en les doublant par la droite.
Cher Complément d’enquête,
Vous venez de diffuser votre reportage sur moi. Il vous aura donc fallu un an, 3 journalistes et 200 000 euros d’argent public (nos impôts) pour annoncer au grand public, qui vous rémunère bien malgré lui, tous les lieux communs qui me concernent et qu’on lit déjà partout dans la presse. Par respect pour ceux qui ont vu votre émission, je vais tout de même y répondre.
1️⃣ Je relève d’abord un élément étrange : sur les 50 minutes consacrées à ce portrait, vous évoquez à peine, et très vite, les convictions que je défends. Pas un discours, pas un vote, pas une déclaration publique et, plus étonnant encore, pas une seule phrase de mon livre. Tout le monde a été jugé dans ce portrait, sauf celle dont c’était le portrait : Éric Zemmour, des Allemands que je n’ai jamais rencontrés de ma vie, des gens qui travaillent à mes côtés. On appelle cela une tentative de diabolisation par association. C’est la méthode qu’on emploie quand on n’a rien trouvé chez la personne elle-même.
2️⃣ Mais ce n’est pas tout. Votre reportage réussit une cascade à ne surtout pas reproduire chez soi : dépeindre Éric Zemmour en affreux misogyne, et expliquer dans le même souffle qu’il est dirigé par sa compagne. Il faudrait savoir ! Puis vous me qualifiez de « mâle dominant ». Vous consacrez 10 minutes à la misogynie supposée d’Éric Zemmour, et vous commettez la vôtre en deux mots. Une femme qui a du caractère serait donc, pour vous, forcément un « mâle » ? Ce n’est pas là du journalisme, pas même du journalisme people. Bienvenue dans le service public !
3️⃣ Parlons des déplacements d’Éric Zemmour, puisque le cœur de votre « enquête » consiste à lui reprocher 5 hôtels sur des centaines de déplacements, en 5 ans de vie politique : 6 000 euros en tout et pour tout. Vous saviez pourtant qu’Éric Zemmour ne choisit pas ses hôtels : c’est sa sécurité qui fixe les règles, parce qu’il est menacé de mort depuis 2015. J’ajoute que nous sommes les seuls en France à proposer que l’État ne rembourse plus aucune campagne électorale. En attendant, la loi existe, et nous la respectons. La Commission des comptes de campagne, qui n’est pas réputée pour sa douceur, a retiré des frais d’hébergement à Raphaël Glucksmann et à Manon Aubry. Elle n’a donc été ni tendre ni distraite. En revanche, pour les déplacements d’Éric Zemmour, elle a tout validé, et elle vous l’a confirmé. Vous le saviez donc, mais avez passé des mois, aux frais du contribuable, à recontrôler une dépense que l’autorité de contrôle avait déjà vérifiée et validée. Vous appelez cela une révélation. J’appelle ce doublon une gabegie.
4️⃣ Car l’audiovisuel public coûte 3,8 milliards d’euros par an aux Français, c’est-à-dire 7 230 euros par minute. Les 6 000 euros que vous reprochez à Éric Zemmour sur 5 ans, l’audiovisuel public les dépense en 50 secondes. Le temps de lire ce paragraphe. 💣
5️⃣ Seconde « révélation » que vous croyez fracassante, mais qui constitue pour moi un motif de fierté : vous attaquez l’association de conseils de lecture que j’ai fondée à 26 ans, bénévolement, sur mon temps libre et sans toucher un seul centime, parce que je voulais que des jeunes puissent recevoir tout ce que la lecture m’a donné. La mairie du Blanc-Mesnil m’avait, à l’époque, proposé un partenariat pour faire profiter les jeunes du 93 de ma plateforme. Le conseil municipal a alloué 20 000 euros à ce partenariat, la DRAC a inspecté et validé. Nous en avons dépensé 2 200 : chaque centime a été justifié, et vous avez reçu toutes les factures. Mieux : quand j’ai dissous l’association, parce que la plateforme était devenue obsolète avec le développement de l’IA, j’ai fait restituer les 17 800 euros restants, de ma propre initiative. Je ne connais pas beaucoup d’associations qui en font autant.
6️⃣ Je passe sur vos erreurs, vos approximations, ou votre communiqué de presse que vous avez dû rectifier en vitesse, parce qu’il contenait une erreur. Une erreur en 15 lignes. Sur 50 minutes, je vous laisse extrapoler !
👉 La prochaine fois que vous vous poserez des questions sur moi, deux conseils :
1) Contactez-moi, je me ferai un plaisir de vous livrer gratuitement toutes les pièces du dossier que vous souhaitez réunir. L’audiovisuel public aura enfin fait sa première économie : 200 000 euros.
2) Demandez-vous s’il est bien raisonnable d’appauvrir ainsi les contribuables pour attaquer la seule qui les défend.
L’investigation est une magnifique activité, indispensable à nos démocraties, même et surtout si elle dérange nos politiciens. Si vous souhaitez vous y former, je vous conseille un livre paru le 2 septembre dernier. Merci de bien vouloir vous l’offrir sur vos propres deniers. Contrairement à votre émission, Le Casse du siècle est respectueux de l’argent public !
Sarah Knafo
Ce qui différencie Sarah Knafo du reste de la classe politique tient en une vidéo.
France 2 lui consacre ce soir un Complément d'enquête à charge. Sa réponse : une parodie du documentaire, publiée avant même sa diffusion. Sans un centime d'argent public.
Elle sait être d'un sérieux total quand il le faut. Elle sait manier l'humour quand il le faut. Passer de l'un à l'autre au bon moment, c'est rare. C'est le signe d'une grande intelligence. Et surtout d'une intelligence connectée au réel.
Sur l'économie comme sur les questions de société, elle n'est pas dans la mise en scène de la recherche de solutions. Elle est dans la recherche de la vérité. Les chiffres, les mécanismes, les responsables. Ça se voit, ça se sent.
C'est exactement le profil qu'on devrait vouloir aux commandes. Je veux une société où les meilleurs sont aux postes les plus importants. C'est l'antithèse exacte du collectivisme égalitariste.
Le système médiatique legacy va faire ce qu'il sait faire de mieux. Sarah a déjà répondu, avant le premier plan.
Elle a 10 coups d'avance.
Don't bet against Sarah.
Ne ratez pas le reportage de Complément d'enquête qui m'est consacré ce soir ! Pour les curieux, voici le resumé, en exclusivité. 👀⤵️
PS : CECI EST UNE PARODIE. 😇
Réalisée sans un centime d’argent public, contrairement au reportage de France 2 qui, lui, a coûté 200 000 euros au contribuable.
Ce soir sur @CNEWS, @JphTanguy affronte Bruno Le Maire.
Rappel utile : ça fait 8 jours que Tanguy visionne en boucle le débat Knafo/Le Maire.
Il a même pris des notes, surligné les passages « banc des accusés » et « +1000 milliards de dette », et testé les répliques devant son miroir.
Le Maire va retrouver un adversaire déjà échauffé… et très à jour sur le casse du siècle.
Préparez le popcorn.
. @grm_off a posté un truc qui tient en une phrase : « L'islam, c'est pas un jeu. »
Il faut l'écouter. Parce que cette phrase, des milliers de militants de gauche l'ont apprise en Iran. Trop tard. La plupart en sont morts.
Retour en 1978. L'Iran du Shah vacille. Dans la rue, une coalition improbable : le Toudeh, parti communiste pro-soviétique. Les Fedayin du peuple, guérilla marxiste. Les Moudjahidin du peuple, mélange de marxisme et d'islam. Les nationalistes laïcs de Mehdi Bazargan. Des étudiants, des intellectuels, des féministes. Et au centre, l'ayatollah Khomeini.
Les marxistes ont un plan. Khomeini, c'est la masse. Les mosquées, c'est le réseau. Les croyants, c'est l'énergie de la rue. Une fois le Shah tombé, le vieux religieux rentrera à Qom et les gens sérieux dirigeront le pays. Ils pensaient l'utiliser.
Pendant ce temps, Khomeini passe quatre mois en exil à Neauphle-le-Château, dans les Yvelines. Il enchaîne les interviews avec la presse occidentale. Il parle de liberté, il jure que le clergé ne gouvernera pas. Michel Foucault s'enthousiasme dans le Corriere della Sera pour cette « spiritualité politique ». L'intelligentsia applaudit.
Février 1979, le Shah est tombé. Le compte à rebours commence.
8 mars 1979, moins d'un mois après la victoire. La veille, Khomeini a déclaré que les femmes devront se couvrir. Des dizaines de milliers d'Iraniennes descendent dans la rue à Téhéran. Une partie de la gauche leur explique que ce n'est pas le moment, que l'ennemi principal c'est l'impérialisme, qu'il ne faut pas diviser le front. Quelques années plus tard, le voile est obligatoire pour toutes.
Novembre 1979, Bazargan, le Premier ministre laïc, démissionne après la prise d'otages de l'ambassade américaine. Il servait de vitrine respectable. On n'en a plus besoin.
Juin 1981, Bani-Sadr, premier président de la République islamique, est destitué et s'enfuit en France. Les Moudjahidin basculent dans l'opposition. Réponse du régime : des milliers d'exécutions, y compris d'adolescents.
Le Toudeh, lui, joue la loyauté. Il soutient Khomeini, dénonce ses anciens alliés, applaudit la répression des autres. En 1983, c'est son tour : parti démantelé, dirigeants arrêtés et exhibés à la télé pour des « aveux » où ils renient le marxisme.
Puis vient l'été 1988. Khomeini signe une fatwa. Des « commissions de la mort » passent dans les prisons. Dans l'une d'elles siège un certain Ebrahim Raïssi, futur président du pays. Les détenus, dont beaucoup avaient déjà été condamnés à de la prison et certains avaient presque fini leur peine, passent quelques minutes devant ces juges. Une question sur leur appartenance politique, une question sur leur foi. Mauvaise réponse : la corde. Des milliers de morts en quelques semaines. Les Moudjahidin d'abord, puis les communistes, les athées, les gauchistes. Enterrés dans des fosses communes comme celle de Khavaran.
Dix ans. Il aura fallu dix ans pour que l'alliance révolutionnaire finisse au bout d'une corde. Vergniaud le disait déjà en 1793 : la révolution, comme Saturne, dévore ses propres enfants. En Iran, elle a commencé par ceux qui lui avaient ouvert la porte.
La leçon est simple. Quand tu t'allies avec un mouvement qui a une vision totale du monde, avec sa loi, sa morale et sa transcendance, et que toi tu n'as qu'une stratégie électorale, ce n'est pas toi qui l'utilises. C'est lui qui t'utilise. Et le jour où tu ne sers plus, tu deviens un obstacle.
C'est exactement le pari de LFI aujourd'hui. Capter l'énergie et le vote de quartiers entiers, fermer les yeux sur l'islamisme politique qui s'y installe, et se dire que le moment venu, ce sont eux qui tiendront la barre. La vidéo le montre en miniature : des militants d'extrême gauche qui jouent avec « Bismillah » comme avec un slogan, et un islamiste qui les recadre sèchement. Ils pensaient manier un symbole. Ils découvrent que c'est sacré pour quelqu'un d'autre, et que ce quelqu'un ne négocie pas.
Le féminisme, les droits LGBT, la liberté de blasphémer, l'émancipation sexuelle : tout ce que cette gauche prétend défendre est incompatible avec le projet islamiste. Les Iraniennes de mars 1979 l'ont appris. Les communistes du Toudeh l'ont appris. Tous ont cru qu'on réglerait les désaccords après la victoire. Il n'y a pas eu d'après.
Et que ce soit clair : je ne parle pas des millions de musulmans français qui vivent leur foi tranquillement et qui sont souvent les premières cibles de l'islamisme. Je parle d'un projet politique. En Iran aussi, les premières victimes des mollahs étaient des Iraniens.
Je le dis sans détour : si LFI arrive au pouvoir avec cette stratégie, il y a de fortes chances que la France disparaisse. Pour de bon. Pas en un jour. Comme en Iran : par étapes, chaque concession présentée comme un détail, chaque alerte balayée au nom de l'unité du front.
Aux ados et aux étudiants qui défilent derrière ces drapeaux en pensant être du bon côté de l'histoire : en 1978, les étudiants de Téhéran aussi étaient sûrs d'eux. Beaucoup de leurs noms figurent aujourd'hui sur des listes d'exécutés. Dans toutes les révolutions, les idiots utiles finissent pareil. Utiles, puis gênants, puis éliminés.
Lisez l'histoire avant de la rejouer.
01/2021 Pascal Praud : « Si je suis vacciné, j'ai envie d'aller dans un théâtre, je suis content si tout le monde l'est en même temps. »
Charlotte d'Ornellas : « Mais qu'est-ce que ça peut vous faire puisque vous êtes vacciné ! »
Pascal Praud : « ... ... … »
To every American, and to everyone watching France burn from abroad:
Do not blame the French people for this.
We never asked for it. We never voted for it. And the one time we were clearly asked, we said no.
Here are the numbers your media won't show you.
70% of the French say there are too many immigrants in France today.
79% want a tougher immigration policy.
77% disapprove of the government's record on immigration.
83% want foreign criminals and long-term unemployed foreigners sent home.
And no, it's not just the old. 69% of French 18 to 24 year olds support suspending legal immigration for three years.
This is not a fringe. This is the French people.
In 2005, we were asked if we wanted the European Constitution. 55% voted no. Three years later, our politicians passed the same text under another name, through parliament, without ever asking us again.
That is modern France in one sentence. The people say no. The elites do it anyway.
So who is responsible? The politicians who lied to us. A class of leaders formed in the same schools, the same forums, the same networks, loyal to each other before they are loyal to their nations.
In 2017, at Harvard, Klaus Schwab, founder of the World Economic Forum, bragged about his Young Global Leaders program in four words: "We penetrate the cabinets." He added that it was true in France. Emmanuel Macron was one of his Young Global Leaders.
It's the same project in Brussels with Ursula von der Leyen and in Paris with Macron. Borders treated as an obstacle. Nations treated as relics. The people treated as a problem to be managed.
What you are watching in France is not the French people failing. It is the end of the globalist project, an abject, quasi-communist dream of a world run by unelected planners. It is collapsing everywhere in Europe at once, and the West has to cut this cancer out before it takes the rest of the body with it.
The peoples of Europe don't want this. They never did.
So when you see our town halls burning, don't say "the French chose this."
The French never chose this.
They were forced into it.
If you're French and you agree, repost this so the world hears it from us.
If you're American, look at us carefully. Then choose differently on November 3rd.
En 2019, j’avais créé un média – FranceLibre24 – pour vous expliquer exactement ce que cette jeune femme vient de comprendre douloureusement hier soir.
Pour vous écrire la vérité sur la direction dans laquelle vous allez – la vérité sur tout ce sur quoi tous les autres médias vous mentent à longueur de journée.
Au bout de six mois, nous nous sommes fait attaquer de toutes parts par ces médias menteurs : traités d’« extrême droite », de désinformation, bloqués de partout.👇🏻
Sans aucune recette, financés de notre poche, nous avons persévéré.
Mais le pire, c’est qu’il n’y avait pas une seule voix pour nous défendre. Personne.
Vous avez voulu ne pas savoir – et maintenant vous êtes étonnés du résultat.
Ce n’était pas un manque d’information. L’information était là – nous la donnions gratuitement. C’était un choix. Il est plus confortable de croire le journal de 20 heures que d’entendre qu’on va dans le mur. Le malade qui ne va pas chez le médecin n’est pas en meilleure santé – il est seulement moins inquiet. Pour un temps.
Et ceux qui savaient – il y en avait – se sont tus. Par peur d’être traités de complotistes, de perdre un poste, un dîner, une invitation. Chacun a fait son petit calcul. Et la somme de tous ces petits calculs, c’est le pays que vous voyez aujourd’hui.
Car un média menteur ne vit pas seul. Il vit de ceux qui veulent être trompés. Le mensonge se fait à deux : celui qui ment, et celui qui préfère ne pas savoir.
Cette jeune femme a compris hier soir, dans la douleur. Des millions d’autres vont comprendre dans les mois qui viennent – de la même manière. Car la réalité n’a pas besoin de médias. Elle ne demande pas d’abonnement. Elle vient chez vous.
Alors la prochaine fois que quelqu’un vous dit la vérité et qu’on l’attaque de toutes parts, ne vous taisez pas. Ce n’est pas lui que vous défendez. C’est vous.
Un certain Maël de Calan, porte-parole d'Édouard Philippe, consacre une tribune entière à mon livre. Quand on n'a rien à proposer, on passe son temps à commenter ce que proposent les autres. Répondons point par point.
1️⃣ Il parle de « café du commerce ». Maël de Calan et Édouard Philippe devraient apprendre qu'être ennuyeux ne veut pas dire être sérieux. Il attaque mon livre qui serait « truffé d'erreurs ». Il n'en cite pas une. Même pas un chiffre contesté, même pas une source démentie, même pas un calcul refait. Voilà un porte-parole qui ne démontre rien, au service d'un candidat qui ne propose ni ne chiffre rien. C'est donc cela, le sérieux budgétaire qu'on m'oppose.
2️⃣ Maël de Calan m'accuse ensuite d'avoir appartenu à la Cour des comptes. Mon métier était de contrôler l'usage que l'État faisait de votre argent, y compris celui qu'en faisait Édouard Philippe. Drôle d'accusation ! J'ai quitté la Cour des comptes en 2021, mon poste a été supprimé, et je n'ai pas touché un seul centime de la fonction publique depuis. Mais il y a plus gênant pour lui... Figurez-vous que l'homme qu'il sert, Édouard Philippe, n'a jamais démissionné du Conseil d'État. Le 4 juillet 2020, au lendemain même de son départ de Matignon, il l'a réintégré pour en réclamer la mise en disponibilité. Monsieur de Calan, vous venez de marquer un but contre votre camp !
3️⃣ Ce porte-parole prétend que j'oublie que les prélèvements « financeront sa retraite et son assurance maladie ». Il me reproche d'ignorer où passe l'argent. Il dévoile ainsi qu'il n'a pas ouvert Le Casse du siècle. Car c'est la seule question qui vaille, et c'est celle que je pose pendant 286 pages. J'ai pris la santé et j'ai compté chaque étape, de la ligne sur la fiche de paie jusqu'au lit d'hôpital, en passant par les frais de gestion, la fraude et l'administration hospitalière. Sur ce qu'un salarié au salaire médian verse chaque mois pour sa santé, moins d'un tiers finance le soin. C'est ça, le casse. J'aurais dû mettre des images pour Monsieur de Calan.
4️⃣ Il écrit que les 4 000 agents de son département seraient « tous inutiles selon Mme Knafo ». Il invente une phrase de moi pour pouvoir s'en indigner. Ce que dit le livre est tout autre : sur les 5,9 millions d'agents publics que compte la France, 2,2 millions soignent, enseignent, protègent et jugent. Les 3,7 millions restants administrent l'administration, et c'est là que se trouvent les 800 000 postes que je propose de ne pas remplacer sur les 2,3 millions de départs prévus dans les cinq prochaines années.
Mais il y a dans sa tribune une phrase que ce porte-parole n'a pas dû relire, celle où il explique qu'Édouard Philippe propose « la réduction du nombre de fonctionnaires ». Combien de postes, dans quels ministères, pour quelle économie ? On cherche en vain. Il me reproche donc de chiffrer ce que son candidat se borne à évoquer. Rien d'étonnant : le gouvernement d'Edouard Philippe promettait 120 000 postes en moins en 2017, et les macronistes en ont ajouté plus de 300 000. Voilà ceux qui osent donner des leçons.
5️⃣ Il oppose « le poujadisme des années 1950 » au « gaullisme de 1958 ». Les Maël de Calan de l'époque devaient traiter le général de Gaulle de café du commerce, car 1958, c'est le plan Rueff, le redressement le plus ambitieux de notre histoire récente, qui a réussi en 6 mois à couper massivement dans les dépenses de l'Etat, et Jacques Rueff est l'un des auteurs que je cite dans mon livre. S'il veut vraiment un plan Rueff, nous sommes d'accord. Il lui reste à changer de candidat.
6️⃣ Il affirme qu'Édouard Philippe a ramené le déficit à 2 % du PIB. Fake news. Le déficit n'est jamais descendu à 2 %. Il s'établissait à 2,3 % en 2018 et à 2,4 % en 2019, chiffres de l'Insee. Et s'il a baissé en 2018, ce n'est pas grâce à des économies. Sous Édouard Philippe, la dépense publique est passée de 1 292 à 1 348 milliards d'euros, soit 56 milliards de plus en deux ans, et la dette a enflé de plus de 120 milliards. Il n'a pas réduit la dépense d'un seul euro. Il l'a augmentée.
Ce qui a comblé le trou, c'est l'impôt : la CSG a augmenté de 1,7 point au 1er janvier 2018, prélevée sur les salariés et sur les retraités. Le pire dans tout cela, c’est que se féliciter de 2% de déficit c'est nous condamner à l'endettement à vie, au déclin. A la même époque nos voisins étaient en excédent budgétaire, portés par une bonne conjoncture. Tant qu'il y aura des irresponsables pour se satisfaire de 2% de déficit, le casse continuera. Voilà le modèle qu'on m'oppose : augmenter la dépense, augmenter la dette, et faire payer les Français pour que le solde ait l'air présentable.
7️⃣ Enfin, parce que cette tribune ne visait que l'autopromotion de son auteur, Maël de Calan met en avant son bilan dans le Finistère, 5 000 allocataires du RSA en moins, obtenus en conditionnant l'aide, en exigeant une activité et en luttant contre la fraude. Il a raison, c'est un bon résultat, et je propose dans mon livre d’aller plus loin pour la France entière. Il a donc appliqué chez lui ce qu'il appelle chez moi du café du commerce. Ah, les politiciens…
8️⃣ Il conclut qu'il faut « tailler les branches, pas abattre le tronc », autrement dit raboter à la marge sans toucher à la structure. C'est ce que font tous les gouvernements depuis cinquante ans, et la France n'a pas voté un budget à l'équilibre depuis 1974. Pendant que chacun prétendait tailler sa petite branche, le tronc a atteint 1 714 milliards d'euros de dépense publique, soit 57 % du PIB, le record d'Europe. Se contenter de tailler les branches n'est pas la solution. C'est ce qui nous a conduits là où nous sommes.
Ces hommes ont gouverné. Ils ont augmenté la CSG, renoncé à leur promesse sur la baisse du nombre de fonctionnaires, laissé filer le déficit et fait exploser la dette. Ils viennent aujourd'hui expliquer à ceux qui veulent agir que c'est plus compliqué qu'il n'y paraît. Ce n'est pas plus compliqué. Ils n'ont simplement pas voulu le faire. Nous le ferons.
Knopfler dejó de cantar y se quedó tres minutos más. Ese cierre de "Sultans of Swing" no está en el disco. Londres, 1996. La Fender limpia, sin teatro, y el público quieto. ¿Esto es mejor que la versión del álbum, o el disco ya lo dijo todo? Los leo
#DireStraits#ClassicRock 👇
Carburants, gaz : les prix explosent et vous cherchez les coupables partout, sauf dans cette salle.
Chacune de vos lois a un prix et ce sont les Européens qui le paient. Vous voulez les aider ? Prenez des vacances.
Mon message à Ursula von der Leyen ⤵️
La macronie n'aura fait que diviser la France pendant 10 ans.
Elle a instrumentalisé la police pour au final la lâcher.
Elle a fait le lit de la radicalité décomplexée.
Au passage, tous les services publics sont exsangues.
Ils ont opposé les générations, le villes contre la ruralité, les vax aux non vax, la police aux pompiers, etc etc...
Le mal que ce pouvoir a fait au pays est indescriptible.
La perversité et le cynisme leur sont intarissables.
C'est littéralement dégoûtant.
Il faut être bien idiot pour penser encore aujourd'hui que c'est par simple incompétence :
Statistiquement il est impossible de prendre les pires décisions 100% du temps sans volonté de le faire.
Bon gars t'es forcément sur ce réseau ou tes potes alors écoute bien. T'as un profil psychopathique préoccupant. Tu crois que tout ça n'est qu'un jeu. Tu souris de façon flippante toutes les 5s. Tu joues complètement un personnage. Du verbal à la gestuelle. On sait pas qui t'es. C'est sans doute une carapace. Une forme de dissociationn. Donc fais attention à ce que tu fais. T'as un profil psy fragile malgré ce que tu penses. Tu mets ton image en jeu et en payes déjà les premières conséquences avec cette sortie stigmatisante sur cette habitante de Marseille. Clairement tu sur-estimes tes capacités intellectuelles et la leçon que viens de te mettre Louise Montagnon le prouve. T'étais en détresse psychologique face à elle. Tu cherchais tes mots. T'avais que l'insulte et la caricature à la bouche. Comme avec cette prof à qui t'a manqué de respect. Mais tu t'en es même pas rendu compte. T'es incapable de raisonner et développer une réflexion logique et cohérente. Donc un conseil : arrête toi là. T'as eu ta petite heure de gloire, mais ça commence à déraper car t'es pas assez stable mentalement et tes pics maniaques déforment ta perception de la réalité. Déjà la bise à Mélenchon c'était hyper limite. Tu franchis des lignes sans t'en rendre compte. Tu te crois sur-puissant mais c'est qu'une illusion. T'es encore capable de dire des dingueries en public qui pourraient être bien pires que celle là. Tu peux encore te retirer sans trop de degats et faire redescendre la pression en te mettant en securité, donc fait le et joue pas au con.
Ce garçon exprime surtout un fort mimétisme avec Jean-Luc Melenchon, dont il a repris (probablement inconsciemment) tous les tics de langage. C’est ce phrasé et ces intonations « mélenchonesques » qui donnent cette impression d’un langage type « XIXème siècle » alors que ce court extrait montre un vocabulaire moins développé qu’un enfant de 11 ans des années 1960. Les enfants instruits du XIXeme ou mi-XXème maîtrisaient un français tout à fait incomparable (faut lire ce qu’écrivaient Hugo, Musset ou Françoise Sagan à son âge, on n’est pas dans la même dimension…).
Le langage de nos « jeunes » s’est tellement détérioré en quelques décennies que le simple fait d’entendre un garçon de 17 ans utiliser le « nous » plutôt que « on », le « cela » plutôt que « ça », et la négation double (« NE…pas ») le transforme en Arthur Rimbaud au regard de ses contemporains. C’est le plus triste. Ce jeune homme n’a pas l’air bête loin de la, mais j’ai entendu beaucoup d’autres lycéens s’exprimant tout aussi bien sans calquer l’intonation de Melenchon, qui le rende peu naturel et le discrédite de mon point de vue. Quant à la personne derrière ce compte (manifestement faux), elle est aussi « enseignante » que moi je suis astronaute.
🚀Le débat @FigaroMagazine_ que j’ai eu la chance d’animer entre @knafo_sarah et @BrunoLeMaire, sur le thème « Qui sont les responsables du casse du siècle ? », a déjà été visionné par plus de 500 000 personnes.
À retrouver dès maintenant, en intégralité, sur YouTube !
📎 https://t.co/nzZ5zMKqtt