“People ruin the calmest souls and call them toxic when they finally react.”
- Albert Camus
Albert Camus devoted much of his writing to exploring the absurd, human freedom, mortality, rebellion, and the conflict between our desire for meaning and a universe that offers no clear answers. In works such as The Myth of Sisyphus, The Stranger, and The Plague, he examined how individuals confront existence when traditional beliefs and comforting explanations no longer provide certainty. Rather than embracing comforting illusions or concluding that life is worthless without an ultimate purpose, Camus argued that we must confront the absurd without surrendering to despair.
For Camus, recognizing life’s inherent uncertainty could become an act of liberation. When we abandon the expectation that the universe must provide us with meaning, we gain the freedom and responsibility to determine how we live. Yet he believed this freedom carried an ethical obligation toward others. Rebellion against injustice and suffering becomes significant because human vulnerability is something we all share. Even in a world without a predetermined purpose, Camus maintained that we can choose compassion, human dignity, solidarity, and resistance, creating meaning through the way we respond to life and to one another.
"Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux- mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond: je suis médecin, je suis comptable...j'ajoute doucement: vous me comprenez mal. Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ? Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux. On me dit: je suis médecin ou comptable mais rarement: ce matin, quand j'allais pour écarter le rideau, je n'ai plus reconnu ma main...ou encore: je suis redescendu tout à l'heure reprendre dans la poubelle les vieilles pantoufles que j'y avais jetées la veille; je crois que je les aime encore...ou je ne sais quoi de saugrenu, d'insensé, de vrai, de chaud comme un pain chaud que les enfants rapportent en courant du boulanger. Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ? Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l'exact périmètre de l'insignifiance: les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles. Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l'âge, ni le métier, ni la situation familiale; j'ose prétendre que tout cela m'est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau. Ce que je veux savoir, c'est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d'être séparé de l'Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez- vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n'être pas tout sur cette terre. Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et mafieux: ce qu'une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions ! Je veux savoir ce qu'ils perçoivent de l'immensité qui bruit autour d'eux. Et j'ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd'hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l'immensité du monde créé.. Mais ce dont j'ai plus peur encore, c'est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre."
Christiane Singer
Dans cette église, il est impossible de chanter vite. Une note traîne si longtemps que la suivante la rattrape, et tout se brouille.
C'est l'abbatiale du Thoronet, au fond d'un vallon de chênes verts, dans l'arrière-pays du Var.
Les moines qui l'occupent le comprennent très tôt. Ils chantent lentement, et tous sur la même note.
40 mètres de long, 20 de large.
Pas un vitrail de couleur, pas une statue, pas une peinture. De la pierre nue et des ouvertures étroites.
Ce dépouillement n'est pas une économie, c'est une consigne.
Les cisterciens sont un ordre de moines né en réaction au luxe des grandes abbayes. Chez eux, rien ne doit retenir l'œil pendant l'office.
Les bâtisseurs n'ont donc qu'un seul matériau à travailler : le volume.
Ils le règlent sur la voix. Les murs renvoient le son au lieu de l'absorber, et chaque syllabe reste en l'air un moment après avoir été prononcée.
Un chœur qui accélère s'entend lui-même en désordre. Un chœur qui ralentit et s'aligne produit une seule nappe de son, qui semble sortir des murs.
Le bâtiment corrige les hommes.
Les moines arrivent en 1146. Le cloître se monte à partir de 1175, sur un terrain en pente que personne ne veut niveler : ses quatre galeries ne sont pas à la même hauteur.
Ils sont six quand ils s'en vont, en 1791. L'abbaye est vendue comme bien national pour 132 700 francs, et sert d'étable et de grange.
L'État la rachète en 1854, sur l'insistance de son inspecteur des monuments historiques, Prosper Mérimée.
On y chante encore, le dimanche. Huit siècles plus tard, le bâtiment impose toujours son tempo.
@aLilacAngel@naomicfisher I don’t have the same view on change. Change is a natural pathway when things are not going as you expect. It is not the change act itself which is uncomfortable, it is the circumstances and related emotions that require change that are uncomfortable. And they need validation.
As you already know, ""Cancer rates are rising in adults under 55, and new research suggests accelerated biological aging may be one piece of the puzzle.
Scientists found that people from more recent generations tended to have bodies that appeared biologically older than those of earlier generations at the same chronological age.
Greater biological age acceleration was linked to a higher risk of early onset cancers, with specific patterns seen for lung, gastrointestinal, uterine and colorectal cancers."
Living with COVID is to accept aging with cancer.
'Cancer is rising in younger adults. Faster biological aging may help explain why'
https://t.co/Uo2OM3EmFi
@AlmightyBaa@DoctorAnanas Oui tout à fait. Je soulignais juste que les médecins que l’on pourrait penser formés au bio risque parce que c’est directement dans leur rayon d’action, ne le sont pas. Et j’ai découvert qu’à part prescrire, la majorité ne sait pas réfléchir. C’est littéralement effrayant.
@DoctorAnanas C’est clair que les chercheurs c’est aussi quelque chose, il suffit de regarder combien portent un masque… y compris parmi les virologistes, microbiologistes et biologistes moléculaires dont c’est le quotidien.
Mais les médecins, mon Dieu, aucune capacité de réflexion.
Depression is not a “disorder” that can be separated from the context in which people live. Feeling depressed is a human response to circumstances the person may feel are intolerable, can be related to loss, a reaction to trauma & indicative of genuine circumstances that are dispiriting (like poverty, violence, illness, others pain, loss of freedom)
It’s still hard to believe its spoken about as a biochemical problem requiring a drug and treated as such.