Vous voulez encore plus rire ?
Après 5 ans, le PEA est exonéré d’impôt sur le revenu.
Mais le taux des prélèvements sociaux sur les gains atteint désormais 18,6 %.
Pendant ce temps :
🇬🇧 Royaume-Uni : 0 % dans un ISA
🇨🇭 Suisse : 0 % pour l’investisseur privé
🇱🇺 Luxembourg : 0 % après 6 mois si la participation détenue reste inférieure à 10 %
🇧🇪 Belgique : 10 %, après 10 000 € d’exonération annuelle
🇫🇷 France : 18,6 % pour un PEA ouvert depuis 2018, même après 5 ans
La véritable prouesse française ?
Réussir à davantage taxer notre enveloppe défiscalisée que certains pays voisins ne taxent les plus-values réalisées sur un compte ordinaire 🇫🇷
Les jeunes: "Bon OK je n'aurais pas de retraite malgré les cotisations folles que je me tape. Mais au moins j'ai de quoi m'en constituer une moi même."
Le gouvernement:
La reconsidération des ETF synthétiques dans le PEA prouve une chose.
La vie des Français, du salaire net à la retraite, n'est qu'une suite de bidouillages destinés à légitimer des carrières politiques.
La bête (l'État) vous prend votre liberté. Les politiques s'arrosent.
On me demande beaucoup ce que je pense du risque d'interdiction des ETF synthétiques dans le PEA.
J'ai regardé nos données ce matin: sur les PEA synchronisés sur Finary, 84% contiennent au moins un ETF synthétique. Parmi ceux qui détiennent un ETF, c'est 97%...
Le message par le gouvernement 7,3 millions de détenteurs de PEA: le système des retraites est au bord du gouffre, mais ceux qui prennent leur épargne en main seront sanctionnés. La preuve avec la hausse prélèvements sociaux passés de 17,2% à 18,6% en janvier, et qui a touché le PEA.
Mais pourquoi ce sujet des ETF synthétiques est-il sans cesse ramené sur le devant de la scène ?
Car il ferait "fuir" les capitaux hors d'Europe à l'heure ou la souveraineté est un enjeu capital.
Pourtant, un ETF synthétique sur PEA détient un panier composé à 75% minimum d'actions européennes. De vraies actions, qui financent des entreprises européennes.
Interdire ces ETF, c'est couper le robinet qui alimente ces paniers, voire forcer leur liquidation. L'Etat organiserait la vente d'actions européennes au nom du financement des entreprises européennes.
Le coût pour l'épargnant est énorme. Entre 2015 et aujourd'hui, et pour 1000€ investis, cela représente un manque à gagner de 70%:
🇺🇸 S&P -> 3550€
🇪🇺 Stoxx 600 -> 2100€
Si cela se fait, l'Etat risque de combler, en aides sociales, le rendement qu'il aura retiré à l'épargne privée. Cela ne fera qu'empirer la situation des finances publiques.
Pendant ce temps, nos voisins encouragent l'investissement en Bourse:
🇬🇧 UK: 20k GBP par an dans l'ISA (équivalent PEA), 0% d'impôts à la sortie
🇸🇪 Suède: 0% d'impôts jusqu'à 27.000€, puis 1,065% forfaitaires
🇩🇪 Allemagne: 26,375% sur les plus-values, 5 points sous notre flat tax
🇳🇱 Pays-Bas: pas d'imposition des plus-values, et forfait sur le patrimoine au-delà de 57.000€
Au-delà de l'Etat, qui va gratter quelques recettes, ce sont les assureurs qui vont y gagner. L'assurance-vie pèse 2.162 milliards d'euros, dont 1.470 milliards en fonds euros, très largement investis en dette d'Etat. Affaiblir le PEA, c'est rapatrier des encours vers le seul produit qui finance le déficit.
Politiquement, cette enveloppe sera très difficile à toucher car les encours sont massivement détenus par les 60 ans et plus, les faiseurs de rois des élections.
Ce ballon d'essai sur les ETF n'est pas nouveau. Vu l'état des finances publiques, il pourrait finir par passer... Nous allons tout faire pour que cela n'arrive mais !
Par contre, on peut compter sur les candidats à la présidentielle pour en proposer d'autres "idées" fiscales encore plus contraignants. Il n'y a qu'à voir le niveau des débats autour de la dette française.
C'est pour ça qu'il faut diversifier ses enveloppes autant que ses actifs afin de se protéger de... l'Etat.
Un PEA, une assurance-vie, un compte-titres. Prendre date sur une AV coûte quelques centaines euros d'aujourd'hui et protège d'une future loi.
Le PEA a été créé en 1992 avec une promesse simple : 0 % d’impôt sur les plus-values.
4 ans plus tard, on crée un nouvel impôt : les prélèvements sociaux.
« Ne vous inquiétez pas, c’est temporaire. »
« Et ce n’est que 0,5 %. »
Résultat :
➡️ 1996 : 0,50 %
➡️ 1997 : 3,90 %
➡️ 1998 : 10 %
➡️ 2004 : 10,30 %
➡️ 2005 : 11 %
➡️ 2009 : 12,10 %
➡️ 2011 : 13,50 %
➡️ 2013 : 15,50 %
➡️ 2019 : 17,20 %
➡️ 2026 : 18,60 %
Et aujourd’hui, on envisage d’interdire les ETF synthétiques, alors qu’ils contiennent pourtant au minimum 75 % d’actions 🇪🇺.
Ce serait une énième remise en cause de la promesse faite aux épargnants.
Et surtout, un signal catastrophique envoyé aux investisseurs.
Toujours la même mécanique : attirer l’épargne avec une enveloppe fiscale... puis rogner progressivement ses avantages une fois l’épargne captive.
C’est triste à dire, mais la 🇫🇷 adopte parfois des pratiques qui ressemblent à celles d’un État mafieux.
💰RETRAITES – @IanBrossat cotise VOLONTAIREMENT à la CAPITALISATION des élus locaux, alors qu'il est communiste.
👉🏻 EXIGEONS QU'IL Y RENONCE
Il ne faut pas le lâcher sur ce point.