🇩🇪Niemiecki europoseł Alexander Sell (AfD) staje twarzą w twarz z von der Leyen i ostrzega:
"Pani von der Leyen potrzebuje pieniędzy – 800 miliardów euro na uzbrojenie.
Co więcej, chce ona – cytuję – przekształcić oszczędności prywatne w inwestycje.
Przewodniczący Komisji nazywa to „unią oszczędności i inwestycji”.
Już sama nazwa jest oszustwem etykietowym. Oszczędzać pani von der Leyen oczywiście nie chce – wręcz przeciwnie, chce wydawać więcej, i to pieniądze obywateli.
Na wojnę na Ukrainie mają zostać ogołocone wszystkie konta oszczędnościowe w Europie.
My, Niemcy, wiemy bardzo dobrze, z jaką rzetelnością obchodzi się pani von der Leyen z pieniędzmi podatników.
Jako minister obrony w Berlinie rozdawała pani zamówienia publiczne pod stołem.
Federalny Trybunał Obrachunkowy mówił – cytuję – o „systematycznych naruszeniach prawa zamówień publicznych”.
Wielomilionowe kwoty wypłacano zaprzyjaźnionym doradcom bez przeprowadzenia przetargów, a obciążające wiadomości i czaty zostały skasowane.
Aby zbadać te zarzuty, Bundestag powołał komisję śledczą, jednak przed groźbą diony uciekła pani – pani von der Leyen – uciekając samolotem do Brukseli, gdzie została pochwalona przez Angelę Merkel.
I tutaj kontynuujecie dokładnie w ten sam sposób: szczepionki za 35 miliardów euro w środku kryzysu koronawirusowego.
Znów przez SMS-a, znów z dobrym znajomym.
W tym przypadku również śledztwo prowadzi prokuratura i w tym przypadku również zniknęły wszystkie obciążające wiadomości z pani telefonu.
Chcecie teraz 800 miliardów euro z pominięciem parlamentu.
Nie możemy na to pozwolić, koledzy.
Tej kobiecie nigdy nie wolno pozwolić na zaciąganie długu w naszym imieniu.
Ta kobieta nigdy nie może mieć dostępu do oszczędności obywateli.
My również chcemy lepszego wyposażenia Bundeswehry, ale nie chcemy, aby nasze pieniądze z podatków były rozdzielane pomiędzy przyjaciół i znajomych przewodniczącej Komisji.
Koniec z miliardowymi darowiznami za pośrednictwem mediów społecznościowych.🥸
Faites passer !!
Soutenons la seule télé de droite, ignomineusement attaquée par Macron et Mélenchon !!
Nous avons le pouvoir !! La gauche puante se mobilise...
Bougeons nous !!
Le symptôme n’est pas « la droite radicale » ni même « la polarisation ».
C’est le fait qu’une jeune femme de 22 an, Louise Montangon, soit menacée pour avoir osé débattre à la télé et assumer des positions de droite.
Elle se retrouve avec son adresse, celle de ses parents et de sa famille, circulant partout, accompagnées de menaces explicites de meurtre et de viol.
Ce n’est plus un dérapage isolé ni de l’excès militant. C’est une méthode qui se répète : doxxing ciblé, violence, et relative impunité.
On ne cherche plus à la contredire, à argumenter, on cherche à la faire taire en la terrorisant, et en terrorisant ses proches.
Le message est clair : si tu parles, on viendra te chercher, ou on viendra chercher ta famille.
Quand une partie de la société en arrive à considérer que l’autre n’a plus droit à la parole publique, à la sécurité personnelle, ni même à une existence paisible, le contrat social est mort. On passe du désaccord à la déshumanisation.
Et l’histoire, sur ce point, est d’une constance brutale : les sociétés qui normalisent l’intimidation politique, le doxxing et les menaces de violence sexuelle contre les opposants finissent toujours par basculer dans l’affrontement physique. Pas parce que « tout le monde devient extrémiste », mais parce que les menacés, à force d’être traités comme des ennemis à éliminer plutôt que comme des adversaires à convaincre, finissent par se défendre.
Ce n’est pas un pronostic militant. C’est une observation de mécanique sociale.
Mon cher Thierry, encore une fois tu racontes n'importe quoi.
Personne en France ne veut « trier les jeunes selon leur nom ou leur couleur ». Personne. Tu inventes un adversaire imaginaire pour ne pas avoir à répondre aux vrais problèmes.
Le sujet, c'est l'immigration de masse. Une immigration que les Français n'ont jamais choisie, sur laquelle on ne leur a jamais demandé leur avis, et que sondage après sondage une large majorité veut voir baisser.
Le sujet, c'est une justice laxiste où les mêmes multirécidivistes ressortent avant que les policiers aient fini de taper leur PV. Et ce n'est pas un accident.
Lis Gramsci : la gauche a compris il y a un siècle qu'on ne gagne pas le pouvoir par les urnes mais par les institutions. L'école, l'université, la magistrature, les médias. Elle a mené cette longue marche, et elle l'a gagnée. Le « mur des cons » du Syndicat de la magistrature n'en était que la partie visible.
Ce que veulent les gens, ce n'est pas un grand discours sur la République. C'est rentrer chez eux le soir sans regarder par-dessus leur épaule. Des villes propres. Des rues sûres. La base.
Et surtout, ils veulent qu'on arrête de leur mentir. Qu'on nomme enfin ceux qui ont fabriqué cette division. Ce n'est pas « l'identité » qui divise, Thierry. C'est le récit que la gauche martèle depuis quarante ans : la France coupable, la France raciste, la France qui doit tout et à qui on ne doit rien. Répète ça à des gamins pendant toute leur scolarité, et ne t'étonne pas qu'une partie d'entre eux finisse par haïr le pays qui les a accueillis, au point de brûler des écoles et de piller des magasins comme en 2023.
Et rajoute à ça ce que tu fais semblant d'oublier : l'entrisme de l'islam radical, porté par les Frères musulmans. L'Égypte les a interdits. L'Arabie saoudite et les Émirats les classent comme organisation terroriste. Bahreïn aussi. La Jordanie les a interdits l'an dernier. Des pays musulmans les chassent de chez eux pendant que nous, on leur ouvre nos associations, nos quartiers et nos écoles.
La République ne rassemble pas quand elle refuse de voir. Elle rassemble quand elle protège.
Commence par là.
Fidèle à sa tradition bolchevique, la gauche veut fermer CNews. 850 000 personnes ont déjà signé une pétition pour supprimer une chaîne privée que personne n’est obligé de regarder.
Dans le même temps, elle défend bec et ongles l’audiovisuel public, que tous les Français paient de force : 4 milliards d’euros par an, qu’ils le regardent ou non, et malgré un biais idéologique que plus personne ne peut nier.
En près de 60 ans, la gauche est passée de « il est interdit d’interdire » à « il faut tout interdire ». Cette fébrilité montre qu’elle n’a confiance ni dans le débat, ni dans le peuple français, ni en elle-même.
Une démocratie digne de ce nom ne fait pas taire les voix qui lui déplaisent. Elle combat les idées par les idées.
Ils ont choisi l’interdiction. Je choisirai toujours la liberté.
On me reproche de ne pas voir Poutine tel qu'il est. Alors racontons l'histoire en entier, parce qu'elle relie tout ce que j'écris depuis des semaines : la faillite, l'urgence, l'idéologie et la guerre.
Luc Ferry a rencontré Poutine au début des années 2000, quand il était ministre. Ce qu'il en a retenu ne colle pas avec le récit officiel : pas un Hitler, mais un homme attiré par la culture occidentale. Ferry le répète depuis : Poutine n'est pas Hitler.
Les faits de l'époque vont dans son sens. En 2000, Poutine évoque publiquement l'idée que la Russie rejoigne un jour l'OTAN. En septembre 2001, il parle au Bundestag, en allemand, et tend la main à l'Europe. Après le 11 septembre, il fait de la coopération avec Washington le cœur de sa politique étrangère. Ce n'est pas le profil d'un homme qui rêve de marcher sur Varsovie.
Alors que s'est-il passé ?
Ce qui suit est ma lecture, pas celle de Ferry.
Le Poutine des années 2000 voulait entrer dans l'Occident qu'il admirait : celui de la puissance, de la propriété, de la culture classique, de l'État qui tient debout. L'Occident qu'il a trouvé en face devenait autre chose. Un Occident qui dépense ce qu'il n'a pas, qui déconstruit ses propres institutions, qui fait la morale au monde entier pendant qu'il s'effondre de l'intérieur.
Un Occident qui élargit l'OTAN sans jamais demander l'avis de Moscou, qui promet en 2008 à Bucarest l'adhésion à l'Ukraine et à la Géorgie, et qui s'étonne ensuite qu'on lui réponde.
En 2007 à Munich, Poutine prévient. Personne n'écoute.
En 2021 à Valdaï, il compare la cancel culture occidentale aux bolcheviks des années 1920. Relis bien. Un homme qui a grandi en URSS, qui a servi le KGB et vu le communisme s'effondrer, regarde l'Occident et y reconnaît le système qu'il a connu.
Si tu as vécu le communisme et que tu vois ceux que tu admirais le réinventer sous une autre forme, je peux comprendre que tu deviennes hostile.
Comprendre n'est pas excuser. Rien de tout cela n'excuse l'invasion de l'Ukraine. Mais si on refuse de comprendre comment un partenaire est devenu un adversaire, on se condamne à refaire la même erreur avec le suivant.
C'est là que tout se relie. Le même communisme mental produit trois choses. J'entends par là la conviction que l'État peut tout, que la dépense ne coûte rien, que la propriété est suspecte et que la réalité doit plier devant l'idéologie.
Il ruine nos économies. Une dette à 119 % du PIB, un État qui absorbe 57 % de la richesse nationale, 77 milliards d'intérêts par an.
Il fracture nos sociétés. On a vu nos mairies brûler en 2023, et une partie de la classe politique chercher des excuses aux incendiaires plutôt qu'aux maires.
Il fabrique des ennemis. Un Occident qui n'est plus respecté finit par ne plus être craint. Et un Occident qui n'est plus craint finit par être testé.
Quand l'ennemi est là, l'État en faillite tient enfin son urgence. Il peut suspendre les règles budgétaires, emprunter sans limite, faire taire les questions. La boucle est bouclée.
On n'a pas créé Poutine. Mais on a fabriqué l'adversaire.
Croire que Poutine s'est réveillé un matin avec l'envie de conquérir l'Europe, c'est confortable. Ça évite de se regarder dans le miroir. C'est la version Marvel de la géopolitique : un méchant, des gentils, et surtout aucune cause. Avec cette grille, on ne comprend rien, donc on ne résout rien, donc la guerre continue.
La chaîne complète :
Faillite → idéologie → affaiblissement → ennemi → guerre → urgence → plus de dette → faillite.
On ne casse pas cette boucle avec plus d'armes. On la casse à la racine : l'économie.
Un Occident prospère, libre et sûr de lui n'a pas besoin d'ennemi, et n'en fabrique pas.
Pas d'accord ? Dis-moi quel maillon est faux.
Le mec cite Sartre dans sa bio. Alors déroulons. Qui était Sartre, et qu'est-ce qu'il pensait ?
Sartre a été pendant des années le compagnon de route du Parti communiste. En 1954, il revient d'URSS et déclare que la liberté de critique y est totale. À ce moment-là, le Goulag tourne à plein régime.
En 1961, il écrit : "Tout anticommuniste est un chien."
Puis il passe au maoïsme. Il vend La Cause du peuple dans la rue, prend la défense de la Révolution culturelle. Mao, c'est des dizaines de millions de morts.
En 1972, après la prise d'otages des JO de Munich, il justifie le terrorisme comme l'arme légitime des Palestiniens.
Sur sa vie privée : avec Simone de Beauvoir, il a mis en place pendant des années un système où de jeunes élèves de Beauvoir, parfois mineures, étaient séduites puis "partagées" dans le couple. Bianca Lamblin, l'une d'elles, l'a raconté dans ses mémoires. Beauvoir a été suspendue de l'enseignement en 1943 après la plainte d'une mère.
En janvier 1977, Sartre signe dans Le Monde la pétition de Gabriel Matzneff qui prend la défense de trois hommes détenus pour des relations sexuelles avec des enfants de 12 et 13 ans.
Voilà l'homme. Voilà la pensée.
Et cet homme a façonné une génération entière d'intellectuels français. Les profs, les journalistes, les universitaires qui ont formé ceux qui nous gouvernent et nous éduquent aujourd'hui.
Le monde occidental paie encore le prix de cette pensée : la haine de soi, la complaisance envers les tyrans tant qu'ils sont du bon bord, et le mépris pour quiconque ose penser en dehors du cadre.
Et c'est ce qui sort de cette école qui me conseille la psychiatrie.
CQFD.
La Génération X va se faire démolir par ses croyances en l'Etat-providence!
Hier, je suis chez Isabelle, une amie musicienne de 63 ans, pour donner un cours de sax'.
Comme toutes les semaines, on termine notre petite séance par un café.
Sauf qu'hier, elle m'a raconté comment la maison qu'elle pensait avoir achetée pour sécuriser sa retraite va aujourd'hui de la coincer à 7 heures de route de ses enfants.
Isabelle vient de prendre sa retraite il y a quelques mois. Ses enfants, eux, sont installés près du Luxembourg.
À sept heures de route de chez elle.
Elle veut évidemment les rejoindre.
Sauf qu'il y a un sacré problème : sa maison.
Après un divorce et des années à élever seule ses enfants, Isabelle a enfin pu acheter à 58 ans.
Une petite maison de campagne, correcte, sans plus. Banale...
Achetée en 2021, à la sortie de la crise du COVID, au plus haut!
85 000 € à l'achat. 12 000 € de frais. 35 000 € de travaux : fenêtres, toiture...
132 000 € engagés.
Aujourd'hui, sa maison est estimée entre 110 et 130 000 €. 😱
Autant dire que son "opération immobilière" est un fiasco...
Et là, Isabelle me sort un raisonnement qui en dit beaucoup sur ses croyances : "Je comprends pas, ma maison est classée D, c'est pas mal D. J'ai l'impression que les gens s'en foutent du classement DPE..."
Qu'est-ce que tu comprends pas, Isabelle ? Qu'une pastille verte, jaune ou rouge décernée par l'Etat n'a aucune valeur sur le marché ?
Et elle ajoute "j'aurais dû installer des panneaux solaires au moment où c'était bien subventionné"
Même quand le réel la percute en pleine gueule, son premier réflexe reste de regretter une subvention qu'elle n'a pas touchée.
DPE, photovoltaïque, aides publiques... voilà tout ce qui l'a drivé !
Isabelle a intégré le logiciel de l'État-providence jusqu'à confondre conformité administrative et création de valeur.
Dans sa tête, une maison qui coche les bonnes cases étatiques devrait forcément valoir davantage.
Sauf que le marché immobilier n'est pas une commission d'attribution des aides publiques !
Un acheteur regarde l'emplacement, l'état général de la maison, le positionnement du bien sur l'ensemble du marché, son budget...
La petite étiquette "classe D", tout le monde s'en fout.
Et surtout le principe de l'offre et de la demande s'applique ! La terrible réalité!
Aujourd'hui, Isabelle espère une baisse des taux pour pouvoir emprunter à nouveau pour déménager.
Tellement peu probable à court terme...
Alors pour elle, deux scénarios : soit elle reste dans sa maison, loin de ses proches.
Soit elle prend sa perte et doit se résigner à finir sa vie locataire, dépendante de sa retraite par répartition, même pour se loger...
Isabelle n'a pas seulement cru que son DPE protégerait la valeur de sa maison.
Elle a surtout appris à chercher sa sécurité dans les décisions du système.
Hier une étiquette étatique. Aujourd'hui les taux d'intérêt. Demain sa retraite et la SECU pour ses vieux jours...
Toujours attendre que quelqu'un décide à sa place.
Combien de Français arrivent aujourd'hui à 60 ans avec exactement ce logiciel ?
Au moment où ils commencent à devenir fragiles, beaucoup vont découvrir que leurs croyances les conduiront à leur perte!
Aujourd'hui, quelqu'un m'a écrit : « J'ai 13 abonnés, suis-je moins importante que vous ? »
J'ai répondu que j'étais 238 000 fois plus intéressant. C'était volontairement brutal. Je vais expliquer pourquoi, parce que cette question en dit beaucoup sur ce qui ne va pas en France.
Elle a confondu deux mots qui n'ont rien à voir : important et intéressant.
Importante, elle l'est autant que moi. Même dignité, mêmes droits, même voix devant la loi. Là-dessus, aucun débat.
Intéressante, c'est autre chose. Ça se mesure à ce qu'on a à transmettre. Et ça, ce n'est pas égal. Ça ne l'a jamais été.
J'ai écrit récemment sur les individus exceptionnels. Le top 0,001 % de l'histoire humaine, peut-être 200, 300, 400 personnes en tout. Einstein, Tesla, Ford. Des gens dont l'œuvre de vie a fait avancer l'espèce entière. Leurs biographies et leur manière de penser sont parmi les choses les plus inspirantes qu'on puisse lire.
Redescendez d'un étage, dans le monde réel. Les compétences ne tombent pas du ciel, elles viennent de ce qu'on a fait. Quelqu'un qui a 20 ans de business derrière lui, qui est encore connecté au terrain et qui sait raconter ce qu'il a vu a plus à vous apprendre que quelqu'un qui débute. Il n'a pas plus de droits que vous. Il a plus à vous transmettre. Si vous voulez apprendre, c'est lui qu'il faut écouter.
Alors pourquoi cette réaction ? Parce que des décennies de socialisme mental nous ont appris à confondre égalité de dignité et égalité de valeur.
On est tous égaux devant la partie. Tout le monde peut s'asseoir à la table et jouer. Mais celui qui joue depuis 20 ans joue mieux que vous dans le domaine où vous voulez progresser. Le reconnaître n'a rien d'humiliant, c'est la première condition pour apprendre. Celui qui refuse d'admettre que quelqu'un est meilleur que lui s'interdit d'apprendre de lui.
Ma recette ? Il n'y a aucun secret. Dès que je veux comprendre un sujet, je vais chercher les meilleurs penseurs de ce sujet. Pour l'entrepreneuriat, la tech et les startups : Musk, Thiel, Paul Graham. Pour la stratégie : les biographies de Napoléon, de César. Pour la philosophie : le top 20 des philosophes de l'histoire. Et j'en extrais la valeur maximale.
Je ne cherche pas l'avis moyen. Je cherche le meilleur, et je me mets en position d'élève. C'est exactement l'inverse de ce que le communisme mental nous enseigne, à savoir que toutes les opinions se valent et que personne n'est au-dessus de personne.
Et les 238 000 ? Ce n'est pas un titre, ce n'est pas un diplôme. Personne ne me les a attribués. C'est le jugement du marché sur ce que j'ai produit et partagé gratuitement. Le marché a toujours raison.
Et ce jugement n'est jamais acquis. Je ne vis pas sur une rente. Sur X, l'algorithme me remet quasiment à zéro à chaque post. Mes abonnés ne garantissent rien : j'ai des posts qui ne performent pas, et c'est normal. Le seul moyen de continuer à exister ici, c'est d'apporter de la valeur, encore et encore. Si demain j'arrête d'être pertinent, le marché me punira. Je me ferai rect. Et ce sera très, très bien.
C'est ça, une hiérarchie saine. Pas un statut gravé dans le marbre, mais une place qu'on remet en jeu chaque jour.
Le socialisme mental a tué toute forme de hiérarchie dans nos systèmes. On a remplacé la hiérarchie du mérite par la hiérarchie des titres, puis on a fini par refuser toute hiérarchie. Si la France veut repartir un jour, elle devra réapprendre une chose simple : certaines personnes méritent d'être écoutées. Pas pour leurs titres. Pour ce qu'elles ont réellement produit, et pour ce qu'elles continuent de produire.
Travaillez. Produisez. Et un jour, c'est vous qu'on écoutera.
L’ARCOM doit aux Français une exigence fondamentale : l’équité de traitement des opinions politiques.
La saisine de Sarah Knafo soulève une question essentielle pour notre démocratie : le service public audiovisuel est-il encore capable de traiter avec la même impartialité toutes les sensibilités politiques ?
Le rôle d’un journaliste est de questionner et de confronter les idées aux faits. Pas de se transformer en procureur ni de substituer son jugement moral au débat contradictoire.
Le pluralisme n’est pas une faveur accordée aux opinions que l’on tolère. C’est un droit qui protège aussi celles que l’on combat.
L’ARCOM doit garantir ce principe avec la même rigueur pour tous. Car un audiovisuel financé par les Français doit rendre des comptes à tous les Français, quelles que soient leurs convictions.
"Mélenchon, c'est pas la gauche, c'est l'extrême gauche et le RN ce n'est pas l'extrême droite, c'est la droite, ça ressemble énormément au RPR de l'époque.
Quand j'entends le mot FACHO. J'ai regardé la définition du fascisme : attitude autoritaire, arbitraire, que quelqu'un impose à un groupe ou à une personne. Désolé, mais c'est LFI"
🗣️@PatSebastien
Tout le système ne fonctionne plus.
21 députés présents sur 577 (!) ont décidé furtivement de plumer les Français en se disant qu’on manquait tous de problèmes.
21 sur 577 payés mensuellement : je propose qu’on aille tous sur https://t.co/RiWQyk8fz7 pour exiger que l’on puisse être 47 millions a décider bénévolement ce qui est important pour nous tous !
@RefCitoyen@lesGueuxZFE se rebiffent
Voici ce qu’il va se passer.
D’ici 5 ans, 2 ans d’après les plus optimistes, les IA sauront faire à peu près tout ce que 99 % des humains savent faire aujourd'hui.
D’ici 15 ans, peut-être 10 d’après les plus optimistes, les robots sauront faire à peu près tout ce que 99 % des humains savent faire aujourd'hui.
Mais cela ne veut pas dire que tous les humains seront remplacés dans leurs emplois instantanément.
Pour trois raisons :
1. La société sera longue à s’adapter.
Tous les process d’entreprises, les masses salariales, les procédures RH, les organisations d’usines, les méthodes de travail, etc. devront se réinventer. Cela prendra du temps, des consultants, créera beaucoup d’hétérogénéités entre entreprises. Une grande part de l'organisation sociale actuelle repose sur des conventions, pas des nécessités économiques. Pléthore de gens doivent leur emploi à l'inertie des institutions, au fait que les chefs veulent de grosses équipes, que c'est souvent plus facile d'embaucher que de licencier.
Beaucoup d'entreprises ne s'adapteront jamais, et continueront tant que leur rente de situation leur permettra, avant de disparaître et se faire remplacer. Ce processus pourra durer longtemps.
2. La société ne voudra pas s’adapter.
Non seulement les lois limiteront beaucoup d’usages (en médecine, dans les professions réglementées, dans l’éducation, le recrutement, la justice, les infrastructures critiques, que l’AI Act européen classe déjà « à haut risque »), mais aussi de grands mouvements luddites réclameront plus de lois. On a l’exemple de ces dernières semaines des mathématiciens : vingt-cinq médaillés Fields ont dénoncé dans Le Monde, le 11 septembre, un « grave désalignement » de l’IA en mathématiques, et plus d’un millier de chercheurs réunis dans l’Association for Human Mathematics se sont engagés à ne pas travailler pour les entreprises d’IA ni à publier de texte généré par une machine, une partie d’entre eux renonçant à tout usage de l’IA dans leur recherche. On sait bien que ça n’empêchera pas les Américains et les Chinois de les rendre obsolètes en quelques années, mais ces résistances locales ralentiront la transition.
Il y aura des centaines de pétitions anti-centres de calcul, et des milliers de zadistes qui mettront le feu à des grands projets d’infrastructure IA. Bientôt notre quotidien sera fait de tribunes et d'actions anti-IA.
3. Les contraintes physiques ne se relâcheront pas tout de suite.
Il va falloir beaucoup, beaucoup d’électricité, de centres de calcul, mais aussi d’usines à servomoteurs, actuateurs, d’acier de précision. Et construire, ça prend du temps, ça demande des permis, des négociations. Construire des centrales nucléaires en masse, ça prendra 20 ans, avoir un écosystème qui produit à l'échelle, sans doute autant.
Mais il faut se rendre compte d'une chose : me plus probable est que le monde soit déjà engagé sur un chemin irréversible.
Nous sommes déjà tous morts (en tant qu’organisations sociales) mais beaucoup ne le savent pas encore.
Tout comme une fois que la révolution industrielle avait commencé à Manchester à la fin du XVIIIe siècle, les sociétés traditionnelles partout sur terre étaient déjà mortes sans le savoir.
La Chine des Qing, la plus grande puissance mondiale de l’époque, n’est morte qu’en 1912. Mais elle a fini par mourir. Le Japon n’est pas mort, mais il s’est transformé avec Meiji de telle façon qu’il soit totalement méconnaissable.
Ainsi, dans les 20 ans à venir, de grandes nations tomberont, et la plupart seront au mieux totalement méconnaissables.
La période de transition durera une vingtaine d’années.
Et à l’issue de cette période, le monde aura connu l’équivalent au moins d’un bon siècle de développement. Le passage de 1820 à 1920.
Pour un dirigeant français au XIXe siècle, il n’y avait en réalité qu’un seul véritable enjeu : faire en sorte que la France passe du stade de grande puissance agraire à celui de grande puissance industrielle.
De la même façon, il n’y a qu’un seul enjeu pour nous désormais : que nous réussissions notre passage au stade de grande puissance IA.
Car sinon, ce ne sera pas seulement la paupérisation et la vassalisation, mais aussi l’explosion sociale et la montée de la violence. 15 ans sans croissance et la France s’embrase déjà et ses élites s’enfuient.
Imaginons 30 ans de plus.
Pour devenir une grande puissance IA, il n’y a que trois choses à faire, par ordre de difficulté :
1. Acquérir le maximum de maillons et de goulets d’étranglement de la révolution IA.
De l’énergie en abondance (construire du nucléaire en masse et tenir le cycle du combustible), des centres de calcul bien sûr et tout ce qui les alimente (transformateurs, aciers électriques, électronique de puissance, refroidissement), mais encore se remettre à faire des terres rares et des aimants, du silicium, du gallium, du lithium, des puces et de la mémoire, des équipements et gaz de fab, des réducteurs, moteurs et actionneurs, de la machine-outil de précision, des capteurs et de la photonique, des câbles et réseaux, etc. La révolution IA est une révolution qui s'apuie sur de l'infrastrcuture physique. Sans ça, non seulement nous serons les vassaux de ceux qui posséderont ces maillons, mais toute la richesse fuira vers ceux qui les possèdent.
2. Adapter notre système socio-économique à l’IA.
Donc modifier toutes les lois, toutes les contraintes. Faire basculer l’administration, les entreprises, le plus rapidement possible dans le monde de l’IA. Créer des incitations, des facilités, des formations. Adapter les institutions, l’école, la médecine, etc. Les révolutions technologiques sont dépendantes des institutions qui les diffusent, et les nôtres sont faites pour le monde d’avant.
3. Créer une organisation sociale qui accompagne la transition sans exploser.
Lors de la révolution industrielle, les campagnes se sont vidées, les villes se sont remplies d’ouvriers, la pauvreté de masse est devenue la grande question de l’époque, des révoltes, le quotidien était rythmé par les révolutions, les instabilités, les avènements de régimes autoritaires. La bascule rapide du système économique a provoqué des changements sociaux qui ont créé beaucoup de souffrance et ont emporté les gouvernements.
Pour notre transition, nous allons avoir besoin de beaucoup d’électriciens, de constructeurs de data centers, d’ingénieurs nucléaires, de techniciens de puces. Mais une grande partie des métiers du tertiaire seront devenus inutiles. Des cohortes entières de diplômés du supérieurauront encore moins de débouchés professionnels qu'aujourd'hui. C'est ma recette habituelle des révolutions.
Le cas extrême, c'est la révolte des Taiping, chez les Qing. En 15 ans, trente millions de morts. Presque deux fois la première guerre mondiale, parce que l'ordre social ancien ne pouvait survivre à la révolution industrielle.
Nous avons donc trois choses à faire seulement, mais trois défis majeurs, qui se heurtent à deux problèmes :
1. Le déni. Notre cerveau n’est pas fait pour penser les ruptures. Il est fait pour penser que demain ressemblera à hier, en un peu différent. Or, l'histoire fonctionne par sauts. Et nous sommes sur le point de faire un des plus grands sauts de l'histoire de notre espèce.
2. Le conservatisme des élites. Les élites par définition sont les bénéficiares du statu quo. Leur incitaiton ets donc de ralentir la transition pour maintenir leur pouvoir le plus longtemps possible.
Reste donc à sortir du déni et changer nos élites.
À tous les globalistes qui nous gouvernent encore :
Vous serez jugés un par un, comme vous avez jugé les peuples.
Les Européens ne veulent pas de votre Europe fédérale. Ils veulent une Europe des nations souveraines, où le droit national prime sur le droit bruxellois, où les frontières sont défendues et où ce sont les électeurs qui décident pas une technocratie non élue.
Vous avez confondu l’intégration avec la soumission. Vous avez traité le refus de la migration de masse, le rejet des politiques imposées et la défense des compétences nationales comme des « menaces à l’État de droit ».
Vous avez cru pouvoir dissoudre les nations dans un super-État européen sans conséquence.
Ce temps est révolu. Partout, les peuples reprennent la parole.
Votre chute n’est plus une hypothèse : c’est une question de temps.
Un par un, vous rendrez des comptes non devant vos commissions, mais devant la justice.
JE SAISIS L’ARCOM pour demander la mise en demeure de Radio France après mon interview sur franceinfo.
Je suis plus que jamais pour la privatisation de l’audiovisuel public, mais tant que nous le paierons, il devra respecter la loi, et l’Arcom est là pour l’y obliger.
73 interruptions en 24 minutes, simulacre de procès avec un bandeau « Knafo répond aux accusations » affiché dès la première minute, une interview qui méconnaît l’une après l’autre les trois obligations que la loi impose au service public : honnêteté de l’information, impartialité, égalité de traitement.
📂 Tout est étayé, tout est vérifiable, la lettre complète et les preuves sont ici : 👉 https://t.co/D3KIWA4Dhs
« L’enjeu est de comprendre une pensée que d’aucuns jugent sulfureuse. Pestiféré à l’université, banni des grands médias, Emmanuel Todd publie pourtant chez Gallimard et est traduit dans le monde entier. Faute de plateaux, il s’est trouvé un public sur YouTube, d’où le soupçon d’une lente « soralisation ». Même ChatGPT, que l’anthropologue aime interroger sur lui-même, le juge avec sévérité, avant de concéder qu’en privé il serait « beaucoup plus sympa ». Cela l’enchante.
Ses fréquentations n’arrangent rien. Il a débattu à Tokyo avec Peter Thiel, rencontré Viktor Orban, donné une conférence à l’Académie des sciences de Russie en pleine guerre, et aime discuter avec des diplomates iraniens. Sans remords : « Je suis désolé : Orban est un homme intelligent. Vous passez deux heures avec Orban, il vous apprend quelque chose. Vous passez deux heures avec François Hollande, vous ne savez pas ce qui s’est passé. » Il a même inventé une unité de bêtise : le « hollande ». »
Mon portrait d’Emmanuel Todd ! À retrouver dans @Le_Figaro en kiosque aujourd’hui.
📎 https://t.co/yBWiGMv51R
Je parle souvent de La Route de la servitude de Friedrich Hayek. Je vais être direct : pour moi, quiconque lit ce livre en étant sain d'esprit et n'en ressort pas libéral et profondément anti-étatiste est soit fou, soit stupide, soit corrompu. Soit les trois à la fois.
Voici pourquoi. Masterclass.
D'abord, l'homme.
Friedrich Hayek naît à Vienne en 1899, dans un empire qui se croit éternel. À 18 ans, il est sur le front italien. Quand il rentre, l'empire n'existe plus. Il voit l'Autriche sombrer dans l'hyperinflation, les économies d'une vie effacées en quelques mois.
Il devient l'élève de Ludwig von Mises, celui qui avait démontré qu'un planificateur sans prix libres navigue à l'aveugle. En 1931, il part enseigner à Londres et devient le grand rival intellectuel de Keynes. En 1938, il voit son pays natal avalé par Hitler sous les acclamations de la foule. Il prend la nationalité britannique.
C'est là, en pleine guerre, entre 1940 et 1943, qu'il écrit son livre. Pas contre les nazis : tout le monde l'était déjà. Contre quelque chose de bien plus dérangeant. Il voit les élites anglaises, les meilleurs esprits, les gens les mieux intentionnés, reprendre exactement les idées qui avaient mené l'Allemagne au désastre. Planification, direction de l'économie, organisation « scientifique » de la société.
Il dédie le livre « aux socialistes de tous les partis ». Tout est dit.
Trois éditeurs américains le refusent. Il sort en 1944, s'épuise en quelques semaines, puis le Reader's Digest le condense pour des millions de lecteurs. Keynes lui-même, son grand adversaire, lui écrit qu'il en approuve moralement et philosophiquement presque chaque ligne. Trente ans plus tard, Hayek reçoit le prix Nobel. Thatcher relit le livre en 1974 et change la trajectoire de l'Angleterre.
Le titre, d'ailleurs, est un hommage à un Français : Tocqueville, qui avait vu venir le despotisme doux.
Maintenant, ce que dit le livre. En clair.
Première idée : personne ne sait assez pour planifier.
La connaissance qui fait tourner une économie n'est dans aucun bureau. Elle est éparpillée dans des millions de têtes : l'agriculteur qui sait quand sa terre est prête, le commerçant qui sent son quartier changer, l'artisan qui connaît son fournisseur. Le prix libre est le seul système capable de rassembler tout ça en un signal. Remplacez les prix par un plan, et vous remplacez le savoir de millions de gens par l'ignorance de quelques-uns.
Deuxième idée : contrôler l'économie, c'est contrôler la vie.
On croit que l'économie est un domaine à part, matériel, secondaire. Faux. Celui qui contrôle les moyens contrôle les fins. S'il décide de ce que vous pouvez produire, acheter, chauffer, cultiver, il décide de la façon dont vous vivez. Il n'y a pas de liberté politique sans liberté économique.
Troisième idée : une démocratie ne peut pas se mettre d'accord sur un plan.
Tout le monde veut « un plan ». Personne ne veut le même. Le Parlement débat, tergiverse, se divise. L'impatience monte, et on finit par dire : laissons faire les experts. On délègue à des agences, des commissions, des autorités « indépendantes ». La démocratie ne meurt pas d'un coup d'État. Elle se dessaisit elle-même, par lassitude.
Quatrième idée : l'État de droit contre l'arbitraire.
Dans un pays libre, l'État fixe des règles générales, connues à l'avance, les mêmes pour tous, comme le code de la route. Vous savez à quoi vous attendre et vous construisez votre vie autour. Dans un pays planifié, l'État décide au cas par cas : qui a droit à quoi, quel secteur survit, quelle région est sacrifiée. Ce n'est plus la loi qui gouverne, c'est la volonté de quelqu'un.
Cinquième idée, la plus terrible : pourquoi les pires arrivent au sommet.
C'est le chapitre que tout le monde devrait lire. Quand le plan échoue, et il échoue toujours, il faut contraindre. Il faut des gens prêts à faire ce que les gens honnêtes refusent de faire. Le système ne promeut pas les meilleurs, il sélectionne ceux qui n'ont pas de scrupules. Et pour souder une majorité autour du plan, rien ne marche mieux qu'un ennemi commun : le riche, l'étranger, le récalcitrant.
Sixième idée : la fin de la vérité.
Un plan a besoin que tout le monde y croie. Alors l'information devient un instrument. Ce qui sert le plan est vrai, ce qui le gêne devient de la « désinformation ». La propagande n'est pas un accident du dirigisme. C'est une nécessité.
Et la leçon centrale, celle qui glace le sang : ceux qui ouvrent la route ne sont pas des monstres. Ce sont des gens sincères, cultivés, bien intentionnés. Ils veulent la justice, la sécurité, le progrès. Ils ne voient pas où mène le chemin. Les monstres arrivent après, quand le terrain est prêt.
Ce livre est une bouteille à la mer. Hayek nous a laissé le mode d'emploi pour reconnaître la pente avant qu'elle devienne un précipice.
Et que fait l'Europe ? Elle rejoue le livre, chapitre par chapitre.
Les règles générales remplacées par des milliers de normes au cas par cas. Des décisions qui pèsent sur nos vies prises par une Commission que personne n'a élue et que personne ne peut renvoyer. Des plans à vingt-cinq ans pour l'énergie, l'agriculture, l'industrie, l'automobile, comme si quelqu'un à Bruxelles savait mieux que 450 millions d'Européens ce qu'il faudra produire en 2050. Et quand ça échoue, on ne remet jamais le plan en cause. On ajoute une couche : une taxe, une interdiction, un régulateur.
Le plus cruel, c'est l'ironie. En 1939, Hayek défendait l'idée d'une fédération européenne. Mais une fédération où ni le centre ni les États ne pourraient diriger l'économie. Une union pour libérer les échanges, pas pour piloter les vies. Nos européistes ont gardé le mot « fédération » et jeté tout le reste. Ils ont construit exactement ce contre quoi il nous mettait en garde.
Ils avaient le livre à portée de main. Ils refont les mêmes erreurs, avec les mêmes bonnes intentions et le même mépris pour ceux qui doutent.
Je ne crois pas que l'histoire se répète à l'identique. Je crois qu'elle rime. Au XXe siècle, la route de la servitude a mené au pire : des tyrans fous, des peuples broyés, des dizaines de millions de morts. Ceux qui avaient ouvert la route n'avaient jamais voulu ça.
J'espère que, pour une fois dans l'histoire, nous saurons nous arrêter avant. Que nous n'attendrons pas le tyran pour comprendre où menait le chemin.
Hayek nous a tout dit il y a quatre-vingts ans. La seule question est de savoir si nous saurons le lire à temps.
Lisez La Route de la servitude. Puis offrez-le à quelqu'un que vous aimez.
Christine Lagarde publie son autobiographie le 4 février 2027. Titre : « Lady First ».
Pile au moment où elle s'apprête à quitter la BCE avant la fin de son mandat.
Officiellement, c'est pour laisser Macron choisir son successeur. Et la rumeur l'envoie à la tête de Davos.
Un livre-portrait, une sortie anticipée, une présidentielle trois mois plus tard. Vous croyez aux coïncidences ?
On va essayer de vous la vendre. Pour comprendre ce qu'on va vous vendre, il faut d'abord comprendre ce qu'est le mondialisme.
Le mot est tellement utilisé qu'il ne veut plus rien dire. Reprenons.
Le mondialisme, ce n'est pas le commerce international. Des pays libres qui échangent des biens, c'est le marché. Le mondialisme, c'est l'inverse : l'idée que les grandes décisions (monnaie, énergie, frontières, normes, dépenses) doivent remonter toujours plus haut, vers des instances que personne n'a élues et que personne ne peut révoquer.
Ce projet a un nom. C'est un projet de planification centrale. C'est un projet communiste.
Pas le communisme du drapeau rouge et du kolkhoze. C'est le communisme des comités, des normes, des « trajectoires », des objectifs fixés d'en haut pour 450 millions de personnes.
Mises l'a démontré dès 1920 : sans prix libres, un planificateur ne peut pas calculer. Aussi intelligent soit-il, il navigue à l'aveugle.
Hayek a enfoncé le clou en 1945. Le savoir qui fait tourner une économie est dispersé dans des millions de têtes : entrepreneurs, agriculteurs, artisans, ingénieurs. Aucun bureau ne peut le centraliser. Ceux qui prétendent le faire ne planifient pas l'économie, ils la détruisent.
Dans La Route de la servitude, il décrit la suite. Quand le plan échoue, on ne remet jamais le plan en cause. On accuse le peuple, on serre la vis, on retire des libertés. C'est mécanique : plus le centre est loin, plus il doit contraindre.
Le Gosplan avait ses plans quinquennaux. Nous avons des « Green Deal », des « Pactes » et des « Agendas 2030 ». C'est la même logique, avec un meilleur marketing.
Ce projet n'est pas un fantasme, il est écrit noir sur blanc. Jacques Attali, l'ancien conseiller de Mitterrand, plaide ouvertement pour un gouvernement mondial.
Lisez « Demain, qui gouvernera le monde ? ». Il ne s'en cache pas. C'est la matrice intellectuelle de toute une génération de dirigeants français.
Attal. Philippe. Glucksmann. Lagarde.
Les étiquettes changent, la direction reste la même : toujours plus de pouvoir loin de vous, toujours moins de pouvoir chez vous.
Lagarde en est l'incarnation parfaite : Bercy, le FMI, la BCE, et peut-être Davos.
Jamais élue au suffrage universel à une fonction exécutive, toujours aux commandes. Le récit est déjà prêt : la femme des premières fois, la compétente, la rassurante, celle « au-dessus des partis ». La candidate idéale d'un système qui n'a plus de candidat.
Ne vous faites pas avoir.
Place au Brivadamus.
Si l'extrême centre rafle encore 2027, ce seront les dernières vraies élections de ce pays.
On ne supprimera pas le vote, mais il ne décidera plus de rien, parce que tout ce qui compte aura été transféré plus haut. Vous voterez encore, comme on vote dans ces pays où le résultat ne change rien.
Ce sera 1984 avec un label RSE. Et l'Europe, la vraie, celle des nations, des peuples et des cultures, ne s'en relèvera pas.
2027 n'est pas une élection comme les autres.
C'est la dernière sortie avant l'autoroute.
Brivadamus a parlé.