Le titre « 26,3 milliards d’euros en neuf ans : la facture colossale des aides aux EnR » donne l’apparence d’une addition définitive. Pourtant ce chiffre ne désigne pas le coût de ces énergies, mais seulement une fraction spécifique, comptable et budgétaire. Les 26,3 milliards correspondent exclusivement aux charges de service public de l’énergie (SPE), c’est-à-dire aux compensations versées par l’État pour garantir les tarifs aux producteurs. Ce chiffre ne capture qu’un seul mécanisme, le soutien direct. Or, comme le reconnaît la Cour, le rapport « ne couvre pas la totalité des coûts induits par le déploiement des énergies renouvelables »
Dès lors, ce chiffre brandi ne saisit qu’une surface. Il laisse hors champ tout ce qui fait système : les investissements dans les réseaux nécessaires pour intégrer des productions dispersées et intermittentes, les coûts d’équilibrage qu’impose leur variabilité, les charges indirectes répercutées sur les consommateurs via les tarifs d’acheminement...
À cela s’ajoutent les engagements futurs déjà contractés, ainsi que des coûts plus diffus encore (coûts d’opportunité, rigidités induites, choix énergétiques contraints... ) qui ne figurent dans aucune comptabilité immédiate.
Si l’on cherche malgré tout à reconstituer un ordre de grandeur plus réaliste, l’addition change d’échelle. Aux 26,3 milliards de soutien direct passés, il faut ajouter, au minimum, plusieurs dizaines de milliards de coûts de réseau, d’intermittence et d’effets système.
Sans prétendre à une exactitude impossible faute de comptabilité consolidée, on peut raisonnablement estimer que le coût élargi engagé sur la période récente se situe non plus autour de 26 milliards, mais plutôt dans une fourchette de 50 à 70 milliards d’euros. Et si l’on y ajoute les engagements futurs déjà inscrits hors bilan (87 milliards d’€ fin 2024), on comprend que la question n’est plus celle d’une dépense ponctuelle, mais d’une architecture financière de long terme.
Car ici réside la limite méthodologique essentielle : seuls les flux monétaires directs de l’État sont comptabilisés. Tout ce qui transite par les consommateurs, les marchés ou les opérateurs disparaît de l’analyse centrale.
Le chiffre de 26,3 milliards donne ainsi l’illusion qu’on peut circonscrire le coût, le mesurer, le maîtriser. Alors qu’en réalité, on est face à un système diffus, aux effets multiples, dont une grande partie échappe à la comptabilité publique...
Le problème n’est donc pas que ce chiffre soit faux, il est qu’il soit présenté comme suffisant. Car l’enjeu n’est pas seulement celui du montant, mais celui de la lisibilité. Une politique dont le coût réel ne peut être appréhendé qu’indirectement tend, avec le temps, à se soustraire au débat qu’elle devrait pourtant éclairer...
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Ursula von der Leyen dit s'être "trompée" sur le nucléaire européen. Dix ans après. Dix ans !!!
Certes, on peut se tromper, et je suis le premier à défendre le droit à l'erreur. C’est d'ailleurs le quotidien de tout entrepreneur. Mais ce droit à l’erreur doit avoir une contrepartie non négociable : l’agilité et la capacité à se remettre en question. En d’autres termes, on prend une décision, on observe, et si on fait fausse route, on pivote immédiatement. On corrige. On assume. Tout de suite. Pas dix ans plus tard.
Ici, on a fait l'exact opposé. On a regardé une filière d'excellence mondiale s'effondrer en connaissance de cause. On a tué SuperPhénix, qui nous mettait en pole position mondiale sur les surgénérateurs. On a liquidé le programme Astrid. On a eu un Président prêt à fermer 14 réacteurs... avant de commander des EPR dont le premier ne sortira pas de terre avant... 2038 !
Ceci n'est pas une erreur de gestion. C'est du sabotage industriel.
Quand il faut dix ans pour admettre l'évidence, après avoir ruiné un avantage stratégique construit sur des décennies, ça ne s'appelle pas un "mea culpa." Ça s'appelle une faute lourde.
Et affirmer comme le fait la présidente de la Commission européenne "j'assume mon erreur, donc circulez il n'y a rien à voir" quand les factures des citoyens ont explosé et que nos industries ont perdu leur souveraineté énergétique, c'est une insulte à ceux qui font tourner l'économie réelle.
La politique énergétique européenne ne manque pas de stratèges. Elle manque de responsables qui paient le prix de leurs décisions.
Le droit à l'erreur est devenu un luxe de technocrates payés avec l'argent des autres.
Écoutez la détresse des maires ruraux impuissants devant le saccage de leur commune par les promoteurs éoliens adossés à des multinationales que rien n'arrête.
A voir ici:
https://t.co/q7NVK0Lj8E
ALERTE - L’académie des sciences vient de publier un rapport majeur : « Les scientifiques préviennent « 50 % d’énergies intermittentes entraineront une chute trop forte du rendement global du pays. Ils en appellent à une réévaluation urgente de la stratégie énergétique française avant la signature de la #PPE3, afin d’éviter un effondrement de la sécurité énergétique et un affaiblissement économique durable. »
Il faut le lire pour prendre la mesure de la folie ecolo-technocratique dans laquelle nous pouvons tomber d’un instant à l’autre, si le décret est signé par le gouvernement 👉🏻 https://t.co/AQyDpVZBXY
Pas d’autre issue que la #PPEdesGueux pour faire baisser la facture des particuliers de 25 % en sécurisant le système.
#fed @AcadSciences
Heureusement qu'on est là !
@MaeldeCalan si vous avez besoin d'un conseiller pour préserver le patrimoine paysager et culturel du Finistère contre le saccage éolien, on peut vous donner un nom!
https://t.co/SkPnZ88B7h
🔴Courcemain, 87 habitants, 529 éoliennes dans un rayon de 30km et on veut leur en ajouter 4 de 200m de haut à 1000m des habitations. 😱
Des habitants désespérés, un conseil municipal "intéressé" (6 sur 11). 🧐
L'enquête se termine Samedi 11/10...
https://t.co/pKLTJMFn68
💥 Pot de terre contre pot de fer 💥
Face aux lobbies qui défigurent nos campagnes, notre combat est inégal.🌿✊
On se bat pour nos paysages, notre biodiversité, notre cadre de vie.
🙏 Aidez‑nous avec un don ou un partage, chaque geste compte !
https://t.co/0iOgQDqw9s
📣 Voici les conséquences concrètes de la #PPE3 que vous êtes sur le point d’adopter par décret @FerracciMarc. Comment peut-on vouloir cela pour son pays lorsque l’on est ministre ? Pourquoi le Président @EmmanuelMacron tolère-t-il ce massacre ?
Merci @pascalperri pour cette démonstration. J’espère que les nombreux députés qui n’étaient pas à l’@AssembleeNat pour débattre de la #PPE3 étaient devant leur télé pour vous écouter ! « Il faut lever le pied sur les ENRi »
Stephane Dubois, président du collectif Environnement Champenois En Péril sur les éoliennes :"On a des cas de figure où malgré nos manifestations, le Préfet peut donner une autorisation de construire. On porte ensuite recours et après tout se passe au tribunal administratif d'appel."
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Marc Collard, jeune agriculteur, Président de l'association Non aux éoliennes à Courtioux :"J'ai appris qu'un projet éolien allait voir le jour proche de la commune. 7 éoliennes tout d'un coup, très près des maisons. L'installation est prévue d'ici 3 ou 4 ans."
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