Le tweet de Panot est mathématiquement bidon.
Elle affirme que les 500 plus grandes fortunes « accaparent 42 % du PIB ». Cette phrase n'a aucun sens économique.
- Le PIB est un flux : la valeur produite par la France en une année (~2 900 Md€ en 2024).
- Le patrimoine des 500 est un stock : la valorisation accumulée sur des décennies, parfois des générations (~1 228 Md€ selon Challenges 2024).
Comparer les deux, c'est comme comparer le contenu de ton compte épargne à ton salaire du mois : forcément l'épargne paraît énorme, puisqu'elle s'est accumulée sur des années.
La comparaison honnête serait :
- Stock/stock : patrimoine des 500 / patrimoine total des ménages français (~14 000 Md€) → environ 8-9 %.
- Flux/flux : revenus annuels des 500 / PIB → encore bien plus faible.
Le chiffre choc de 42 % n'existe que grâce à cette manipulation. Panot le sait, ou alors elle ne comprend pas ce qu'est un PIB. Dans les deux cas c’est grave
Si Arnault crée LVMH, sa fortune augmente sans que celle des autres diminue mécaniquement. La rhétorique du « pillage » suppose un jeu à somme nulle qui ne décrit pas comment fonctionne une économie de marché. La fortune d'Arnault, c'est LVMH. LVMH vaut cher parce que des Chinois, des Américains, des Émiratis achètent des Vuitton, du Dior, du Hennessy.
Quand l'action monte, aucun Français n'est appauvri dans l'opération. Au contraire, LVMH paie plusieurs milliards d'impôts en France par an, emploie des dizaines de milliers de personnes ici, et fait rentrer des devises étrangères. L'enrichissement de ces fortunes n'est pas un transfert depuis les Français pauvres. C'est une création de valeur captée sur les marchés internationaux. Le « pillage » est une fiction rhétorique.
Au-delà de l'arnaque mathématique, ce type de discours détruit quelque chose de plus profond : il enseigne aux gens que s'enrichir = prendre aux autres.
Le message implicite est dévastateur. Plutôt que d'inciter chacun à créer de la valeur (monter une boîte, apprendre un métier rare, prendre des risques, bâtir quelque chose) on l'incite à réclamer une part de celle des autres. On transforme une société de bâtisseurs en société de réclamants. On remplace l'ambition par le ressentiment.
C'est aussi un piège pour ceux que Panot prétend défendre. Quelqu'un qui croit que les riches « accaparent » va passer sa vie à attendre une redistribution plutôt qu'à construire. Il ne montera pas sa boîte. Il ne négociera pas son salaire. Il ne se formera pas. Il votera pour qu'on prenne aux autres, et constatera dans dix ans que sa situation n'a pas bougé, parce qu'on ne s'enrichit pas en attendant que l'État ponctionne quelqu'un d'autre.
La vraie question n'est pas « comment redistribuer le gâteau ? » mais « comment permettre à plus de gens d'en cuire un ? ».
Je suis pour la liberté d'expression totale. Que chacun soit libre de dire des bêtises. Comme ça on peut les corriger.
Le tweet de Clémence Guetté sur Mamdani est un cas d'école de foutage de gueule. Démontage.
"En 4 mois, Mamdani a ramené le budget à l'équilibre. De 12 milliards à 0."
D'abord : NYC est légalement obligée de présenter un budget équilibré chaque année depuis 1975 (Financial Emergency Act, après la quasi-faillite de la ville). C'est le 47e budget équilibré consécutif. Présenter ça comme un exploit, c'est déjà mentir par omission.
Maintenant, comment le "trou" de 12 Mds$ a été comblé :
→ ~8 Mds$ d'aide de l'État (Gouverneure Hochul a sorti le chéquier)
→ 1,64 Md$ en repoussant les paiements de pensions de 2032 à 2037
→ 500 M$ d'une taxe pied-à-terre pas encore votée
→ 1,77 Md$ d'économies réelles sur 2 ans
→ Le reste : revenus fiscaux supérieurs aux prévisions
Ce ne sont PAS les finances de la ville qui s'améliorent. C'est Albany qui paye. Les médias locaux (Vital City, THE CITY, NY Focus) appellent ça pour ce que c'est : un bailout de l'État.
Le tour de magie le plus crade : étirer l'amortissement des dettes de pensions sur 5 ans de plus.
Citizens Budget Commission (non partisan) : "un gimmick qui équilibre ce budget sur le dos des futurs New-Yorkais."
William Glasgall (Volcker Alliance) : "Étendre la période d'amortissement crée une dette plus chère que des obligations municipales." Traduction : Mamdani emprunte au taux le plus cher possible pour faire semblant d'équilibrer aujourd'hui.
Andrew Rein (CBC) : "On demande à des gens qui n'habitent même pas encore ici de nous aider à équilibrer le budget."
Ce que Mamdani n'a PAS dit dans sa présentation : son propre budget projette un déficit de 7 Mds$ pour 2028. Les experts disent qu'ils ne se souviennent pas d'un maire qui ait omis de mentionner les déficits futurs. C'est de la com pure.
Et toutes ses promesses de campagne ? KILLED.
- Taxe sur les millionnaires : tuée par Hochul
- Hausse corporate : tuée
- Bus gratuits : tués
- Property tax hike : retirée en panique
Il n'a fait passer aucune de ses idées radicales. Il a juste pris l'argent des autres et pelleté la dette sur 2037.
Ce n'est pas de la "gestion au service des gens". C'est un mirage comptable financé par l'État fédéré et payé par les générations futures.
Quand un politicien socialiste dit "j'ai mis le budget à zéro", vérifie d'où vient l'argent, vérifie les paiements différés, vérifie les déficits futurs, vérifie ce qu'il a abandonné.
La gestion publique honnête, ça ne tient pas dans un tweet de 4 lignes. La propagande, si.
Un "économiste" qui trouve le programme de Mélenchon pertinent, c'est comme un médecin qui prescrirait du mercure pour soigner la grippe. À un moment, il faut se poser des questions sur le diplôme.
Le chiffrage indépendant (IFRAP) du "programme sérieux" :
PIB : -1,3 point
Inflation : +7,9 points
Dette publique : 113% du PIB
250 Md€ de dépenses en plus par an
167 Md€ rien qu'en intérêts de la dette
Le "sérieux", visiblement, c'est de promettre l'argent des autres jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
Le mécanisme est connu : SMIC à 1600€ + retraite à 60 ans + 1 million de fonctionnaires en plus + blocage des prix + "désobéissance européenne". Soit, dans l'ordre : explosion du coût du travail, destruction de l'emploi privé, fuite des capitaux, inflation, contrôle des changes, pénurie.
Le Venezuela a appliqué la même recette point par point. Le pays produit aujourd'hui moins de pétrole qu'en 1940. Les médecins fuient à pied. Les Vénézuéliens ont perdu en moyenne 11 kg pendant la "Révolution bolivarienne". Littéralement : ils ont mangé des cailloux.
Et après vient la phase qu'on oublie toujours de mentionner pendant la campagne.
Quand l'économie planifiée échoue (elle échoue toujours), il faut un coupable.
Ce ne peut pas être la doctrine.
Donc ce sont les "saboteurs", les "ennemis du peuple", les "spéculateurs", les "traîtres".
URSS 1928 : dékoulakisation, 6 millions de morts.
Chine 1958 : Grand Bond en avant, 30 millions de morts. Cambodge 1975 : année zéro, 1,7 million de morts. Venezuela 2017 : 7 millions d'exilés, opposants emprisonnés.
Cinq fois la même séquence en un siècle. Toujours commencée par des "économistes sérieux" qui trouvaient le programme "social et juste".
Mélenchon se trompe de siècle.
La partition de Staline a déjà été jouée, et rejouée, et re-rejouée. Le 21e siècle n'a pas besoin de son petit père des peuples.
Il a besoin de builders, pas de planificateurs frustrés qui rêvent encore de Soviet Suprême derrière une carte de France.
Le seul programme qui marche, c'est celui qui fait confiance aux individus pour créer de la valeur.
Tout le reste, on l'a déjà essayé. Ça finit en file d'attente devant un magasin vide.
Le capitalisme sort les gens de la pauvreté. Et uniquement ça.
Mais c'est la seule chose qui compte vraiment.
Imagine 100 gamins qui doivent traverser la France pour aller voir leur grand-mère malade. En 1800, ils sont tous à pied. Égaux. Sauf que la moitié n'arrivera jamais. Maladie, épuisement, accident. Les autres mettront 3 semaines.
C'est ça, "l'égalité" qu'on regrette.
Arrive le capitalisme. Les plus malins fabriquent des charrettes. Puis des trains. Puis des voitures. Puis des avions. Puis Elon Musk lance SpaceX et bosse sur des fusées qui feront Paris-Tokyo en 40 minutes.
À chaque étape, l'écart se creuse entre celui qui peut payer le mieux et celui qui prend le moins cher. Toujours.
Et à chaque étape, le moins cher d'aujourd'hui est mieux que le plus cher d'hier.
Un SMICard en 2026 prend un vol Ryanair Paris-Marseille pour 30 balles. Louis XIV, l'homme le plus puissant de France, mettait 5 jours en carrosse pour faire le même trajet, en risquant de mourir d'une infection à l'arrivée.
Le pauvre d'aujourd'hui voyage mieux que le roi d'hier.
Le pauvre d'aujourd'hui mange mieux que le roi d'hier (le scorbut était fréquent à Versailles).
Le pauvre d'aujourd'hui a accès à plus d'informations en 10 secondes sur son téléphone que toutes les bibliothèques royales d'Europe réunies en 1700.
Et là arrive le socialiste. Il regarde Elon Musk dans sa fusée et dit : "C'est scandaleux. Il faut taxer."
Il ne regarde pas le SMICard dans son Ryanair. Il ne regarde pas le gamin du Bangladesh qui sort de la pauvreté extrême parce qu'il bosse pour une usine textile qui exporte en Europe. Il regarde le sommet. Et il appelle ça "lutter contre les inégalités".
Voilà l'arnaque intellectuelle.
Parce que ce qu'il appelle "réduire les inégalités", c'est en réalité empêcher le bateau de monter pendant qu'il fait semblant de baisser le yacht.
Les chiffres sont là, indiscutables. En 1800, 90% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, moins de 8%. Cette chute, c'est la plus grande victoire morale de l'histoire humaine. Elle n'a pas été produite par une révolution. Pas par un programme d'État. Pas par un manifeste.
Elle a été produite par des gens qui avaient le droit de créer, de vendre, de garder ce qu'ils gagnaient, et de réinvestir.
Et c'est précisément ce moteur que la bureaucratie socialiste a capturé en France.
Le mécanisme est simple. Le capitalisme produit la richesse. Puis l'État arrive, prend 57% du PIB, redistribue une partie, et te dit : "Tu vois, sans moi tu n'aurais rien." Comme si le boulanger devait remercier le mec qui lui pique la moitié de sa fournée chaque matin.
Pire : il interdit progressivement aux gens de créer cette richesse. Il étouffe les boîtes naissantes sous les normes, les charges, les autorisations, les CDI à vie, les seuils à 50 salariés. Puis il s'étonne que la croissance soit nulle. Et il en conclut qu'il faut taxer encore plus.
C'est exactement ce qu'a décrit Hayek en 1944. Un pays qui confond "égalité de résultat" et "justice" finit toujours par devenir plus pauvre et moins libre. La France est le cas d'école.
Pendant ce temps, en Pologne, en Estonie, en Irlande, à Singapour, ils ont fait l'inverse. Bas impôts, droit de propriété solide, État léger. Résultat : ils nous rattrapent ou nous dépassent en niveau de vie en 30 ans.
Le capitalisme n'est pas un système qui crée des riches. C'est un système qui détruit la pauvreté.
Et la seule raison pour laquelle on en doute encore en France, c'est qu'on a délégué le discours économique à des gens dont le métier est de vivre de l'argent des autres.
Pour être clair, Jean-Luc Mélenchon sous-entend que la France peut décider seule d’effacer sa dette. Voici ce qui se passerait si …
Avec plus 3500 milliards d’euros de dette publique en 2026, environ 116 % du PIB, la France figure parmi les États les plus endettés de la zone euro. Cette année la charge annuelle des intérêts dépassera les 63 milliards d’euros, soit davantage que le budget de la défense. Désormais, la France emprunte 300 milliards d’euros par an pour financer son déficit. Un record. Auxquels s’ajoutent les 230 milliards émis par l’Agence France Trésor pour rembourser les anciennes dettes arrivant à échéance. 530 milliards au total. Un défaut souverain volontaire en 2027, portant à la fois sur le capital et les intérêts, provoquerait un choc financier sans précédent. Le premier effet serait l’effondrement immédiat du système bancaire français. Les grandes banques (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole) détiennent des centaines de milliards d’OAT dans leurs bilans. Leur dépréciation brutale provoquerait des appels de marges en cascade, des retraits massifs des déposants et l’insolvabilité probable de plusieurs établissements. Le crédit à l’économie réelle se gripperait instantanément.
Parallèlement, la France perdrait tout accès aux marchés financiers internationaux, probablement pour une décennie. Or l’État dépense structurellement bien plus qu’il ne perçoit : sans emprunt possible, il faudrait tailler immédiatement 100 à 150 milliards d’euros dans les dépenses publiques (retraites, salaires des fonctionnaires, remboursements de santé. La récession serait violente, de l’ordre de -15 à -20 % du PIB en deux ans, accompagnée d’une inflation à deux chiffres et d’un chômage de masse.
La France représente environ 20 % du PIB de la zone euro. Son défaut ne serait pas un incident localisé mais un choc systémique mondial. La BCE, qui détient une part significative des OAT via ses programmes d’achats, se retrouverait en pertes colossales et dans un vide juridique total : les traités européens n’ont tout simplement pas prévu qu’un grand État membre puisse faire défaut.
Le Pacte de stabilité et de croissance, ainsi que le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), seraient violés de manière frontale. Des procédures d’infraction s’ouvriraient, mais elles seraient largement symboliques face à l’ampleur du désastre politique. L’Italie, l’Espagne et la Belgique subiraient une contagion spéculative immédiate, menaçant la survie même de l’union monétaire. L’euro se déprécierait fortement, et la France perdrait toute crédibilité diplomatique au sein du G7, du FMI et des institutions européennes.
En Conclusion :
1. Un défaut ne supprime pas les déficits. Sans accès aux marchés, la France devrait imposer des coupes budgétaires immédiates et massives, bien plus douloureuses que n’importe quelle réforme structurelle.
2. La contagion serait incontrôlable. Une économie du G7 en défaut déstabilise l’ensemble de la zone euro et les marchés mondiaux, le remède serait infiniment plus destructeur que le mal initial.
3. L’isolement serait total et durable. Diplomatiquement, financièrement et commercialement, la France se retrouverait exclue pendant des années, perdant toute capacité d’influer sur la construction européenne qu’elle a co-fondée.
Bloquer le prix de l'essence à 1,70€. Voilà ce qui se passe par A+B. Démonstration qu'un enfant de 8 ans peut comprendre.
Étape 1. Le prix réel de l'essence est dicté par le coût du baril sur les marchés mondiaux, plus le raffinage, plus le transport, plus les taxes (60% du prix à la pompe en France). Tu ne décides pas du prix du baril à Paris. Il est fixé à Rotterdam, Houston, Singapour, en fonction de l'offre et de la demande mondiales.
Étape 2. Imaginons que le prix réel de l'essence soit à 2€ et tu décrètes 1,70€. Trois choses se passent immédiatement.
Un. Les distributeurs perdent 30 centimes par litre vendu. Personne ne vend à perte longtemps. Soit ils ferment, soit ils réduisent les volumes importés.
Deux. La demande explose parce que c'est artificiellement pas cher. Les gens font le plein plus souvent, stockent, gaspillent.
Trois. Résultat mécanique : pénurie. L'offre baisse, la demande monte. Les stations ferment ou rationnent. File d'attente. Marché noir qui apparaît immédiatement à 3€ le litre dans les bidons sous le manteau.
Étape 3. L'État doit alors choisir. Soit il subventionne la différence (et alors ce n'est pas "bloquer le prix", c'est faire payer à tous les contribuables y compris ceux qui ne roulent pas, le carburant de ceux qui roulent). Soit il nationalise la distribution (et alors on a une Direction nationale du carburant qui décide combien chacun a droit, avec des cartes de rationnement).
Dans les deux cas, le "blocage" n'a pas baissé le coût réel. Il l'a déplacé. De la pompe vers l'impôt, ou de l'impôt vers la file d'attente.
Étape 4. Maintenant les exemples historiques, parce que ce que je viens de décrire n'est pas une théorie, c'est ce qui s'est passé à chaque fois qu'on l'a essayé.
Édit du Maximum, Dioclétien, 301 après J.-C. Pour lutter contre l'inflation, l'empereur fixe par décret le prix maximum de plus de 1000 produits. Peine de mort pour les contrevenants. Résultat : marchés vides, troc généralisé, marché noir massif. Édit abandonné en quelques années. L'inflation a continué.
Loi du Maximum, France révolutionnaire, 1793. La Convention bloque le prix du pain et des denrées. Peine de mort pour les spéculateurs. Résultat : disparition immédiate des produits dans les marchés officiels, explosion du marché noir, famine aggravée. Robespierre tombe en juillet 1794, la loi est abrogée en décembre 1794. Les prix se rééquilibrent.
Nixon Shock, 1971. Le président des États-Unis bloque les prix et les salaires par décret fédéral. Résultat : pénuries massives d'essence en 1973 (l'embargo OPEP arrive sur un marché déjà déstabilisé par les contrôles), files d'attente kilométriques aux stations-service, rationnement par numéro de plaque. Les contrôles sont levés en 1974, l'économie met des années à s'en remettre.
Venezuela, années 2010. Chávez puis Maduro bloquent par décret le prix du lait, du pain, de la farine, du papier toilette. Résultat : rayons vides, files d'attente de 6 heures, marché noir qui représente la moitié de l'économie, exode de 7 millions de Vénézuéliens. Le pays qui avait les plus grandes réserves pétrolières du monde s'est retrouvé à importer du carburant.
Contrôle des loyers à Stockholm. Bloqués depuis les années 70 pour "protéger les locataires". Résultat : aujourd'hui il faut attendre 20 ans en moyenne sur liste d'attente pour obtenir un appartement à loyer contrôlé à Stockholm. Le marché locatif libre n'existe quasiment plus. Les jeunes quittent la ville.
Le schéma est toujours le même. Annonce politique, applaudissements, blocage. Puis pénurie, puis marché noir, puis aggravation du problème initial, puis reculade.
Étape 5. Pourquoi les politiques continuent malgré ça ?
Parce que le bénéfice politique de l'annonce est immédiat et visible. Le coût économique arrive plus tard et est diffus. Quand les pénuries arrivent, le politique accuse les "spéculateurs", les "profiteurs", les méchants pétroliers. Jamais sa propre décision.
C'est pour ça que ce discours est dangereux. Il ne ment pas seulement sur l'économie. Il prépare déjà le bouc émissaire pour quand sa solution échouera.
Le vrai sujet du prix de l'essence en France n'est pas TotalEnergies. C'est que 60% du prix à la pompe est de la taxe. Si Mme Trouvé voulait baisser le prix de l'essence à 1,70€, elle pourrait demander la baisse de la TICPE et de la TVA demain matin. Ça marcherait immédiatement, sans pénurie, sans marché noir, sans nationalisation.
Mais ce n'est pas ce qu'elle propose. Parce que le but n'est pas de baisser le prix. Le but est de désigner un coupable.
La phrase qui m'irrite le plus:
"on accepterait de payer autant d'impôts si on avait des serrvices publics de qualité"
Mon grand, l'Etat est une structure inefficace par nature:
- hyper centralisé et pyramidal
- doit gérer 10,000 problèmes à la fois
- favorisera toujours la prochaine élection à l'efficacité à long terme
- en situation de monopole le plus souvent, vous traite comme des utilisateurs captifs
- sans pression concurentielle, aucune incitation à innover ou à se réformer
- employés à vie quasimenent invirables
- aucune incitation à la performance dans les administrations
- effectifs pléthoriques résistants à tout changement
- décisions prises à Paris totalement déconnectées de la réalité du terrain
Ça ne peut juste PAS bien fonctionner.
Certains me diront "mais ça fonctionnait mieux il y a 30 ans".
Plusieurs raisons:
1. La situation était moins complexe (vieillissement, immigration massive, faible croissance)
2. Le pays était en forte croissance, peu endetté et augmentait les impôts chaque année => l'Etat pouvait faire exploser les budgets chaque année permettant de mettre la poussière sous le tapis à court-terme.
3. Les administrations étant irréformables, les problèmes et les dysfonctionnements s'accumulent de façon exponentielle au cours du temps puisqu'aucun problème n'est réglé et chaque administrateur en rajoute des nouveaux. Vous pouvez mettre qui vous voulez à leur tête, la situation sera pire dans 10,20 ou 30 ans.
La seule solution pour des services de qualité?
Tronçonner l'arbre malade qu'est l'Etat français.
@caillouxquiroul C'est totalement faux. Il n'y a absolument aucun débat sur le sujet, la masse salariale représente globalement le même pourcentage du PIB dans tous les pays.
Les employeurs réfléchissent en salaire total et en fonction de l'offre/demande, sinon tout le monde serait au SMIC !
"Si t'es d'extrême droite, désolé, pas de thune. Si t'es mon pote, je te sauce le projet."
Elle vient de résumer en 30 secondes pourquoi les subventions publiques sont un système de corruption légalisé.
Suivez la logique, étape par étape :
- L'état prélève ton argent via les impôts
- L'état crée un fonds (ici le CNC Talent)
- L'état nomme un petit groupe de personnes pour décider qui reçoit cet argent
- Ce petit groupe de personnes est composé d'humains, avec des amis, des ennemis, des opinions politiques
- Ces humains favorisent leurs amis et bloquent ceux -qui ne pensent pas comme eux
- Ton argent finance les potes du jury
Et honnêtement, j'ai presque de la peine pour elle. Elle dit tout ça fièrement, devant son audience, sans réaliser ce qu'elle est en train de décrire. Elle ne dénonce pas le système. Elle ne le défend pas non plus. Elle est juste une pièce dans un mécanisme dysfonctionnel qu'elle ne comprend pas elle-même. Elle pense être une jurée bienveillante qui soutient les bons projets. En réalité elle est devenue, malgré elle, un agent de corruption soft dans un système qui transforme n'importe qui en ça.
Et avant qu'on me dise que je défends un camp : inversez tout.
Mettez un jury 100% de droite.
Résultat ? Les potes de droite passent devant, les autres dégagent.
Mettez un jury de centristes, de gamers, de cathos, de vegans, peu importe.
Le résultat sera toujours le même. Parce que le problème c'est pas les gens dans le jury.
C'est le fait qu'il y ait un jury.
L'histoire l'a déjà prouvé à grande échelle. Micode a fait une excellente vidéo sur la corruption qui explique ce mécanisme.
Et le cas le plus extrême reste l'URSS : le système le plus égalitaire jamais conçu sur le papier. Résultat ?
Les apparatchiks vivaient dans des datchas pendant que le peuple faisait la queue pour du pain.
L'allocation centralisée était tellement dysfonctionnelle que les marchés parallèles ont explosé partout.
Les soviétiques eux-mêmes ont prouvé malgré eux que le marché revient toujours, même quand tu essaies de l'interdire.
Le marché c'est le seul système qui ne te demande pas ton bord politique ni si t'es pote avec le jury. Tu produis de la valeur, les gens paient. C'est brutal, c'est imparfait, mais c'est le seul mécanisme qui ne peut pas être capturé par une caste.
Chaque euro de subvention discrétionnaire est un euro de pouvoir donné à quelqu'un qui finira par favoriser les siens. C'est pas de la morale, c'est de la mécanique.
La solution ? Elle existe déjà. Elle s'appelle l'offre et la demande.
YouTube, Twitch, TikTok, Patreon, les abonnements, le sponsoring. Le marché de la création web n'a jamais eu besoin d'un jury pour décider qui mérite de réussir. Ce sont les viewers qui votent, chaque jour, avec leur temps et leur argent. Squeezie n'a pas eu besoin du CNC. Micode non plus. MrBeast non plus. Aucun des créateurs que vous regardez n'a eu besoin qu'un comité de 10 personnes décide qu'il "méritait" d'être financé.
Et c'est la beauté du truc : quand c'est le public qui décide, personne ne peut capturer le système. T'as pas de pote à appeler, pas de jury à convaincre, pas de bord politique à afficher. Tu fais un bon contenu, les gens viennent. Tu fais de la merde, ils partent. C'est le seul système de feedback qui ne ment pas.
Chaque fois que l'état intervient pour "aider", il remplace des millions de décisions individuelles libres par la décision de quelques personnes dans une salle. Et ces quelques personnes, comme on vient de le voir en direct, financent leurs potes avec ton argent.
La meilleure politique culturelle, c'est pas de politique culturelle. C'est de laisser les gens décider eux-mêmes ce qu'ils veulent regarder, financer, et soutenir. Ils le font déjà très bien sans demander la permission à personne.
Hier, j’ai assisté à un débat scolaire entre jeunes.
Les libéraux étaient 3 ou 4.
Les étatistes largement majoritaires.
Et pourtant, les libéraux ont dominé le débat.
Pourquoi ?
Parce qu’ils ne raisonnaient pas sur les intentions, mais sur les conséquences.
Petit fil.
1/n
L’exemple est parfait sur la toxicité de ce système : Comment cet extrait vous manipule pour vous faire réagir ?
Au départ on pourrait croire qu’il s’agit d’un extrait anodin issu de la dernière émission Popcorn mais c’est plus vicieux que ça 👇
La hausse de la flat tax est confirmée.
Les PEA, comptes titres, PER et les dividendes des patrons de TPE/PME sont impactés (à priori étant donné l’incompétence des rédacteurs).
Pour autant faut il se barrer ?
Non ! On reste et on se bat !
À la fin nous gagnerons et vous pouvez compter sur moi pour me battre en 2026 pour que ça change !
Prenez votre argent en main !
Il faut regarder la réalité en face.
Notre système de retraite par répartition va DANS LE MUR.
S’obstiner, c’est faire payer toujours plus les actifs et creuser la dette.
D’autres pays ont sauté le pas. Les résultats sont sans appel.
Vivement la CAPITALISATION 🚀
La taxe Zucman ayant été retoquée, les députés ont sorti un nouvel impôt de leur chapeau : l’impôt sur la fortune improductive.
Si vous avez plus de 2 M€ de patrimoine net, vous allez payer 1 % d’impôt sur vos cryptos, les fonds en euros, l’or et… vos meubles meublants ?
Nous sommes donc passés de la taxe Zucman, la méthode miracle pour taxer les milliardaires, à cet ISF 2.0 qui taxe une population beaucoup plus large.
Ironie absolue : les fonds en euros sont principalement constitués d’OAT, des obligations du Trésor français permettant de financer le déficit.
L’État taxe donc ceux ... qui financent sa gabegie. Tout va bien.
C’est horrible ce que l’extrême gauche essaye de faire croire.
Explications.
En fait, naturellement, si on ne s’intéresse pas à l’économie et à ce qu’il s’est déjà passé dans l’histoire, on peut se dire que oui, en effet, taxer ces ultra-riches à 2 %/an c’est cool.
C’est légitime : pourquoi nous, les travailleurs, on devrait payer plus d’impôts que les énormes riches capitalistes qui ont en plus une somme d’argent bien trop grande et inutile au quotidien. Qu’ils partagent !!!
Ça, c’est globalement la vision de BEAUCOUP de monde. Mais la réalité est tout autre.
L’économie d’un pays repose sur le travail.
Pourquoi ?
Parce que quand toi tu reçois ta fiche de salaire, tu vois 2 000 € net. Tu vois aussi 2 500 € brut. Mais l’entreprise, elle, pour te verser 2 000 € net, ne paye pas que « 2 500 ». Elle dépense environ le double de ton net, c’est-à-dire 4 000 €.
Y’a bien plus de prélèvements qu’on ne le croit sur un salarié.
Alors pour le coup, y’a débat : certains vont dire que c’est le salarié qui paye ces 2 000 € d’impôts vu qu’il travaille, d’autres diront que c’est l’entreprise.
Pour moi c’est 50/50, mais bref : quoi qu’il en soit, c’est ta boîte qui doit verser ça à l’État tous les mois.
(Je simplifie, parce que ça ne va pas tout exactement au même endroit.)
Ce qu’il faut savoir, c’est que ce prélèvement, globalement, représente environ 50 % du total des recettes publiques.
Sur environ 1 200 milliards € récoltés chaque année, près de 600 milliards viennent directement des cotisations liées au travail.
Tu comprends donc bien que c’est ULTRA important comme recette pour le pays : quand quelqu’un taffe, l’État vient prendre à peu près autant que ce qu’il touche, donc bénéf.
Quand il taffe pas, y’a rien, et en plus à la fin faut souvent payer des aides : APL, RSA, chômage…
Bon bah alors c’est quoi le rapport avec cette taxe de 2 % qui concerne presque personne ?
Le rapport est simple : 85 % des millionnaires français sont entrepreneurs.
Concrètement, ils sont millionnaires grâce à la valorisation de leur entreprise.
C’est d’autant plus vrai pour le top 0,01 % des fortunes françaises : absolument personne n’a des centaines de millions sur son compte bancaire.
Si cette taxe passait/passe plus tard, alors il se passe quoi ?
Bon bah nos grandes fortunes vont devoir payer.
Sauf que ces grandes fortunes, elles n’ont pas l’argent en perso.
Leur argent, c’est la valeur de leur entreprise.
Donc elles doivent vendre un bout de leur boîte.
Déjà, c’est catastrophique : si tu vends un bout de ta boîte, t’es par nature moins impliqué toi-même, et donc tu vas petit à petit moins viser le sommet.
À quoi bon ? Si tu montes trop haut, de toute façon, 2 % ça commence à faire mal.
Années après années, on tuerait les entreprises…
On tuerait les millions de personnes employées, parce qu’à cette échelle, à eux seuls, ils font travailler des millions de gens et rapportent des millions en impôts.
Et comme on l’a dit, 50 % de ce que perçoit l’État vient du travail.
Donc y’a rien de plus utile que nos entreprises pour créer du taf.
Mais ça, c’était le scénario gentil…
La vérité : la plupart vont partir.
On est déjà le pays le plus imposé du monde, c’est la goutte de trop.
Pas pour rien que des boîtes comme Michelin partent déjà.
Ils vont payer l’impôt une fois, et petit à petit, ils vont se casser.
Résultat final : la France va finir comme la Grèce.
Ils ont subi le même sort : grosse fuite des capitaux, et plus de 15 ans plus tard, c’est la classe moyenne et les travailleurs/pauvres qui payent.
Moins d’aides sociales, travail +40 h/semaine, retraite à 70 ans, 1 100 € de salaire.
C’est ça que vous voulez ?
Bah oui, les riches, eux, ont les moyens de se barrer, ils s’en foutent.
Tu payes une fois, mais si la France n’est pas concurrentielle, tu changes de pays.
On a des voisins comme la Suisse bien plus attractifs, tiens.
Bref, voilà une brève explication.
Ne vous laissez pas berner par les discours d’extrême gauche.
On peut penser qu’ils veulent notre bien — je sais, je viens d’une famille ouvrière — mais si tu regardes les faits : continuer à taxer dans le pays déjà le plus taxé des pays développés, c’est rarement une bonne idée.
(Et je vous invite à écouter les discours de François Lenglet, l’un des économistes les plus réputés en France, qui passe dans les médias, ou encore Philippe Aghion, notre prix Nobel de l’économie 2025, ils sont du même avis.)
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