C'est parfois à travers des explications terre-à-terre que l'on se rend compte de l'ampleur du mercantilisme et de la prostitution intellectuelle qui règnent parmi certaines élites congolaises aux diplômes et titres universitaires impressionnants.
Bientôt 2 semaines que l’humanitaire Benjamin Babunga est détenu par les services des renseignements burundais. C’est un soulagement qu’il ne soit pas extradé à Kinshasa, même si la menace reste permanente tant qu’il sera détenu !
Nous demandons qu’il soit relaxé, ou expulsé alors du Burundi pour qu’il retrouve sa famille en Belgique.
Depuis Paris, Rodriguez Katsuva.
#FREEBABUNGA
Le paradoxe des sans-gêne
Hier, ils le vouaient aux gémonies. Ils lui attribuaient tous les noms d’oiseaux imaginables. À chacune de ses publications, le journaliste Stanys @StanysBujakera était devenu la cible idéale sur laquelle les partisans du pouvoir déversaient leur venin, leur ressentiment et leur profonde aversion pour toute vérité qui échappait à leur récit.
Aujourd’hui pourtant, Stanys @StanysBujakera, celui que beaucoup surnomment désormais « l’information certifiée », continue de démontrer, jour après jour, le sérieux et la rigueur de son travail. Et c’est là que commence le spectacle le plus savoureux.
Car ceux qui, hier encore, contestaient tout ce qu’il écrivait, ne ratent plus aucune de ses interventions. Mieux encore : ils attendent fébrilement chacune de ses publications comme on attend le verdict d’un laboratoire indépendant. L’information n’est pleinement vraie à leurs yeux qu’après avoir reçu le sceau de validation de celui qu’ils prétendaient mépriser.
Le plus amusant est que les mêmes procureurs autoproclamés de la veille occupent aujourd’hui les premiers rangs de ses Spaces. Ils écoutent religieusement celui qu’ils insultaient bruyamment, scrutent ses publications et ses analyses avec une attention presque dévote et guettent sa confirmation avant de se forger une opinion.
Il existe peu de spectacles plus comiques que celui d’un homme qui passe son temps à dénigrer une source tout en dépendant d’elle pour distinguer le vrai du faux. À ce stade, ce n’est plus de la contradiction : c’est une forme de fidélité honteuse. Ils détestent Stanys avec tant d’ardeur qu’ils ne peuvent plus se passer de lui. Voilà sans doute la forme la plus achevée de l’admiration déguisée.
@StanysBujakera@StanysBujakera le sujet ne porte pas sur l'est de la RDC, mais du bilan des droits de l'homme sous Félix. Vous pouvez rappeler à l'ordre vos invités